Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/24 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Abroger la réforme des 64 ans et rétablir la retraite à 60 ans (re-1) a été chiffré par Institut Montaigne, pour une proposition très proche en 2022, entre 36 et 112,8 Md€ par an dès 2027 (85,8 Md€ au scénario médian, soit plus de 3 points de PIB) ; combinée au refus de la règle des 3 % de déficit (di-1) sans plan de financement alternatif documenté, l'effet sur la dette dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, di-1.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Rediriger une partie des 211 Md€ d'exonérations et d'aides aux entreprises et réaliser 2,3 à 3 Md€ d'économies de fonctionnement (di-1), ainsi que taxer les méga-héritages et le 1 % le plus riche (di-2), rapporteraient au mieux quelques milliards d'euros par an, un ordre de grandeur trop faible face à une dette projetée entre 126 et 140 % du PIB en 2032 pour changer la trajectoire de plus d'un point de PIB.
Fondé sur : di-1, di-2.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Comparateur des programmes — présidentielle 2027 Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures pour les métiers pénibles sans perte de salaire (tr-2) revient à augmenter le coût horaire du travail d'environ 12,5 % pour un temps de travail inchangé en salaire ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans les métiers concernés dès le début de la mise en œuvre.
Fondé sur : tr-2, pa-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC net à 1 600 € en deux ans en réduisant cotisations et CSG (pa-1) reproduit le mécanisme testé par l'OFCE pour une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € en 2024 : l'effet net sur l'emploi y était proche de zéro (perte de 322 000 emplois par le coût du travail, compensée par 142 000 emplois de la demande et 151 000 emplois si les exonérations sont maintenues, soit -29 000 au net), ce qui laisse un effet incertain mais faible sur la croissance potentielle.
Fondé sur : pa-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
Rétablir l'âge légal à 60 ans (re-1) inverserait la totalité du gain budgétaire du recul de l'âge à 64 ans que le gouvernement avait chiffré à 0,4 point de PIB sur le solde du système en 2030 ; Institut Montaigne chiffrait en 2022 une proposition très proche à 85,8 Md€ par an, très au-dessus du seuil de 0,3 point de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Voir la fiche du candidat →
Faire reposer davantage le financement sur le capital et les gros héritages et corriger les inégalités d'espérance de vie dans le calcul des pensions (re-1) modifierait la structure du financement sans changer les paramètres d'âge ou de durée de cotisation, ce qui laisse un effet net faible sur le solde du système que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : re-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
Fermer progressivement les centrales nucléaires (en-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions de GES puisque le nucléaire est déjà bas-carbone ; à cet horizon rapproché, la fermeture ne fait que débuter et la « règle verte » constitutionnelle (en-2) ne change pas la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) au-delà des mesures déjà légiférées.
Fondé sur : en-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Combiner électrification massive, renouvelables et nucléaire « sans dogme » (en-1) prolonge la stratégie bas-carbone déjà engagée, sans rupture par rapport à la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) à cet horizon rapproché, la loi climat visant -90 % en 2040 (en-2) n'ayant pas encore d'effet mesurable.
Fondé sur : en-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
La fermeture des centrales nucléaires ne serait qu'amorcée à cet horizon (en-1) et RTE juge la sécurité d'approvisionnement assurée jusqu'en 2035 dans son scénario central, qui suppose cependant un parc nucléaire globalement maintenu contrairement à la trajectoire du candidat.
Fondé sur : en-1.
Un mix « sans dogme » combinant nucléaire et renouvelables (en-1) est proche du scénario central de RTE qui assure la sécurité d'approvisionnement jusqu'en 2035 sous réserve des investissements en flexibilité déjà prévus, sans écart marqué par rapport à la trajectoire de référence à cet horizon.
Fondé sur : en-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La revalorisation immédiate du SMIC net indexé sur l'inflation (pa-1), le blocage du carburant à 1,70 €/L et la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes, dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, même si le blocage des prix pose un risque de pénurie ou de report de charge sur d'autres postes.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC net à 1 600 € en deux ans (pa-1) et tripler le chèque énergie/carburant de 150 à 500 € pour les ménages modestes (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes ; la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC montre un effet positif net sur le revenu des bénéficiaires même si l'effet sur l'emploi total est proche de zéro.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
La revalorisation du SMIC indexé sur l'inflation (pa-1), la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité et le blocage du carburant (pa-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024) en relevant le revenu des ménages les plus modestes, un effet de redistribution directe cohérent avec les mécanismes déjà mesurés par l'INSEE sur les prestations de solidarité.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le chèque énergie/carburant porté de 150 à 500 € pour les ménages modestes et moyens (pa-2) et la hausse du SMIC net (pa-1) réduiraient mécaniquement le nombre de ménages sous le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur en points de taux de pauvreté n'ait été trouvé.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures (tr-2) et le blocage des prix (pa-2) renchériraient le coût de production et contraindraient les marges des entreprises industrielles, sans mesure ciblée de R&D dans le programme pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Rediriger une partie des 211 Md€ d'exonérations aux entreprises (di-1) pourrait réduire le soutien à certaines activités industrielles sans mesure ciblée de R&D annoncée, ce qui laisse un effet net incertain sur la dépense de R&D, à 2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030.
Fondé sur : di-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers (im-1) et garantir la carte de séjour de dix ans (im-2) augmenteraient la population active en emploi déclaré, ce qui soutiendrait marginalement le ratio actifs/inactifs face aux 44 pour 100 projetés par l'INSEE en 2032, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-1, im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Créer des guichets uniques d'intégration sur le modèle portugais et permettre le droit au travail dès le dépôt de la demande d'asile (im-2) accélérerait l'insertion professionnelle des migrants déjà présents, ce qui soutiendrait marginalement la population active face au ratio de dépendance projeté à 44 pour 100 en 2032 par l'INSEE, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
Sortir de la règle européenne des 3 % de déficit et faire racheter la dette par la BCE (di-1) se heurte à l'interdiction du financement monétaire des États (article 123 du TFUE), déjà rejetée par le gouverneur de la Banque de France en septembre 2026 comme contraire aux traités et inflationniste ; une telle rupture unilatérale risquerait d'aggraver, plutôt que de réduire, le spread OAT-Bund déjà à plus de 100 points de base.
Fondé sur : di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Créer un fonds européen de défense de 500 Md€ financé par un emprunt commun (eu-1) et un ancrage pro-européen constant renforceraient la crédibilité de la France dans les négociations budgétaires européennes après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, sans que l'ampleur de l'effet sur le spread lui-même soit chiffrable.
Fondé sur : eu-1.
France 10Y vs Germany 10Y spread Raphaël Glucksmann et la défense européenne Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
La volonté de sortir de l'OTAN et de promouvoir un système de sécurité collective paneuropéen non aligné (eu-1) s'écarterait de la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, en rupture avec le cadre d'alliance dans lequel elle s'inscrit, sans qu'un chiffrage indépendant du coût ou du bénéfice de cette réorientation n'ait été trouvé.
Fondé sur : eu-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Présidentielle 2027 : Mélenchon plaide pour une sortie de l'OTAN Voir la fiche du candidat →
Un fonds européen de défense de 500 Md€ par emprunt commun et l'extension du parapluie nucléaire français aux partenaires européens (eu-1) rapprocheraient la France de l'objectif otanien intermédiaire de 3 % du PIB en 2030, qui nécessiterait sinon un effort national supplémentaire estimé à 24,7 Md€ par l'IFRAP.
Fondé sur : eu-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Loi de programmation militaire : nos solutions pour atteindre les 3 % du PIB en 2030 Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Consacrer 50 Md€ à la rénovation des écoles, augmenter les salaires enseignants de 20 % et recruter 160 000 enseignants (ec-1), ainsi qu'investir massivement dans l'hôpital public (sa-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Un plan de sauvetage de l'école publique sur cinq ans (ec-1 : revalorisation des enseignants, classes plus petites, écoles rénovées) et l'augmentation de l'investissement hospitalier (sa-1) iraient dans le sens d'un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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