Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 9/22 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 6/24 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/18 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Le recentrage des dépenses de l'État sur les fonctions régaliennes ne compense pas, dans les évaluations disponibles, l'allègement de l'impôt sur les sociétés, la simplification du barème de l'impôt sur le revenu et la réforme de l'IFI : l'Institut Montaigne chiffrait un ensemble de mesures comparables du programme 2022 à +145,8 Md€ de déficit net par an, un ordre de grandeur bien supérieur au seuil de cinq points de PIB à cet horizon. Le principal risque, signalé par l'iFRAP elle-même, est qu'aucun chiffrage indépendant du programme 2027 réactualisé n'existe pour confirmer ou infirmer cette trajectoire.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Financer toute hausse du budget de la défense par la fiscalité plutôt que par la dette (dette-1) et instaurer une taxe plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 M€ (impots-2, estimée à 20 Md€/an par La Relève et la Peste mais jugée largement surestimée par l'IFRAP) resteraient d'un ordre de grandeur trop incertain pour changer sensiblement la trajectoire de dette à 5 ans (126-140 % du PIB en 2032).
Fondé sur : dette-1, impots-2.
Ciblée sur les 1 800 plus riches, la taxe Zucman rapporterait 20 milliards d'euros par an en France Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'euro et de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1), présentée comme la source de financement de la réduction du déficit (dette-1) plutôt qu'une hausse d'impôts ou une baisse de la dépense, se heurte à l'impact récessif de première année modélisé par la DG Trésor (modèle MESANGE, via Institut Montaigne) : -0,6 % à -3,2 % de PIB, médiane à -2,3 %, ce qui dégraderait mécaniquement le ratio dette/PIB bien au-delà du seuil de 5 points retenu ici, même sans hausse du stock de dette. Le CEPII documente en outre un risque juridique et financier de redénomination de la dette (principe de lex monetae), long, partiel et risqué, qui s'ajoute à ce choc.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes et l'allègement de l'impôt sur les sociétés soutiendraient la demande et l'investissement à court terme, un mécanisme de relance que l'Institut Montaigne associait à des mesures comparables du programme 2022. Le financement non identifié de ces baisses fait cependant peser un risque sur la soutenabilité de cet effet dès le moyen terme.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
Réduire la durée du travail à 32 heures pour les métiers pénibles ou de nuit (travail-1) renchérirait le coût horaire du travail dans les secteurs concernés ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans un premier temps, en partie compensé par le soutien aux TPE-PME annoncé pour la hausse du SMIC (pouvoir-achat-1).
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'euro (europe-1) correspond au scénario modélisé par la DG Trésor (modèle MESANGE) pour la première année d'une sortie de la monnaie unique, avec un impact médian de -2,3 % de PIB (fourchette -0,6 % à -3,2 %), très supérieur à la croissance potentielle actuelle de la France (0,7 % à politiques inchangées). Le principal risque est l'ampleur exacte, qui dépend du scénario de dévaluation retenu par le CEPII (réalignement principalement vis-à-vis de l'Allemagne et de trois autres pays de la zone euro plutôt qu'une dévaluation généralisée).
Fondé sur : europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
En se disant favorable à un départ à 64 ans voire 65 ans, Éric Zemmour s'oppose à la suspension de la réforme de 2023 pour les générations 1964-1965 qu'intègre le scénario de référence du COR (coût de 1,8 Md€/an jusqu'en 2032) et va dans le sens de la trajectoire d'âge que le COR juge nécessaire à l'équilibre (64,4 ans dès 2030). L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites pensions en-dessous de 1 300 €/mois représente en retour un coût limité qui n'inverse pas cette amélioration à cet horizon.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Revenir à un âge légal de 62 ans, avec maintien à 60 ans pour les carrières longues (retraites-1), annulerait la plus grande partie du gain budgétaire de 0,4 point de PIB sur le solde du système que le gouvernement attribuait au recul de l'âge à 64 ans pour 2030, un montant supérieur au seuil de 0,3 point retenu pour un effet net.
Fondé sur : retraites-1.
Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
La baisse de l'âge légal de départ à la retraite (retraites-1), présentée comme rendue possible par la sortie de l'UE, n'est assortie d'aucun chiffre dans le programme ; à titre de comparaison, un simple retour à 62 ans est chiffré par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027, soit environ 0,3 point de PIB. Le principal risque est que la marge budgétaire supposée par la sortie de l'UE est elle-même contredite par le choc récessif et le coût de transition identifiés au critère dette.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
L'arrêt immédiat de tous les projets éoliens en cours et à venir, terrestres comme en mer, retirerait une capacité bas-carbone déjà engagée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, que le Haut Conseil pour le climat juge déjà insuffisante pour atteindre l'objectif SNBC3 de -50 % en 2030. La prolongation du parc nucléaire existant à 60 ans est elle-même bas-carbone et n'aggrave pas directement les émissions, mais ne compense pas la capacité éolienne perdue à cet horizon.
Fondé sur : energie-climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sortir progressivement du nucléaire sur environ 20 ans (energie-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions à cet horizon puisque le nucléaire est déjà bas-carbone et que la sortie ne fait que commencer ; la trajectoire d'émissions à 2032 resterait proche de l'AME (-39,5 % en 2030) sans mesure supplémentaire pour les transports ou le bâtiment.
Fondé sur : energie-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
La sortie du marché européen de l'électricité (energie-1) retirerait le bénéfice de mutualisation avec les capacités renouvelables et bas-carbone des pays voisins que RTE intègre à ses scénarios de décarbonation, sans que l'investissement annoncé dans le nucléaire de nouvelle génération ne puisse produire d'électricité avant la fin de la décennie 2030 au plus tôt.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
L'arrêt de la fermeture de 12 réacteurs et la suppression de l'objectif de réduction du nucléaire à 50 % maintiendraient en service une capacité pilotable que RTE identifie comme le principal facteur ayant ramené le risque de défaillance à un niveau historiquement bas ; RTE observe par ailleurs une surcapacité temporaire actuelle, ce qui limite le risque immédiat lié à l'arrêt des nouveaux projets éoliens. Le principal risque à surveiller est l'indemnisation des projets éoliens déjà engagés que la mesure interromprait.
Fondé sur : energie-climat-1.
L'arrêt des nouveaux projets d'EPR2 et de SMR ainsi que le moratoire sur Cigéo (energie-1) ne modifient pas la sécurité d'approvisionnement à cet horizon, RTE jugeant le scénario central assuré jusqu'en 2035 sur la base d'un parc nucléaire globalement maintenu, contrairement à la trajectoire de sortie visée par le programme.
Fondé sur : energie-1.
RTE a explicitement évalué un scénario de sortie du marché européen de l'électricité et conclu qu'un isolement complet est opérationnellement très risqué pour la sécurité d'approvisionnement et entraîne des surcoûts importants, ce qui qualifie un effet marqué au sens du seuil retenu ici (risque explicitement qualifié de majeur par RTE).
Fondé sur : energie-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes, la prime « zéro charge » et l'exonération de CSG/CRDS pour les petites retraites augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle (1,8 % en 2024, INSEE). Aucun chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet n'a été retrouvé.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC à 2 000 € brut par mois (pouvoir-achat-1) et plafonner les prix du logement, de l'alimentation et des transports (pouvoir-achat-2, « bouclier social et environnemental ») auraient un effet direct et large sur le revenu disponible des ménages modestes, un mécanisme dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, avec un effet de premier tour plus important du fait du cumul avec le bouclier prix.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
L'allègement de l'impôt des classes moyennes (impots-1) et le rétablissement des indemnités chômage réduites (travail-1) soutiendraient le pouvoir d'achat de certains ménages, mais l'impact récessif de première année d'une sortie de l'euro modélisé par la DG Trésor (médiane -2,3 % de PIB) se traduirait vraisemblablement par une inflation importée et des pertes de revenu réel qui domineraient ces mesures ciblées. Faute de trajectoire de référence chiffrée, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : europe-1, impots-1, travail-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites retraites et la baisse de la CSG pour les travailleurs modestes réduiraient directement le risque de pauvreté monétaire pour ces catégories, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC à 2 000 € brut (pouvoir-achat-1) et plafonner les prix du logement, de l'alimentation et des transports (pouvoir-achat-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024), les prestations de solidarité représentant déjà 36 % du revenu disponible des ménages pauvres selon la DREES.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le rétablissement des indemnités chômage réduites par les réformes récentes (travail-1) réduirait la pauvreté des demandeurs d'emploi concernés, mais le choc récessif d'une sortie de l'euro (-2,3 % de PIB en médiane la première année selon la DG Trésor) tend historiquement à augmenter le chômage et la pauvreté de façon plus large, un effet macroéconomique qui l'emporterait vraisemblablement sur la mesure ciblée.
Fondé sur : travail-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
La baisse de l'impôt sur les sociétés pourrait soutenir l'investissement des entreprises, mais le recentrage des dépenses publiques sur les seules fonctions régaliennes impliquerait aussi une réduction des subventions industrielles et de recherche, ce qui compenserait en partie cet effet sur la compétitivité et l'innovation. Aucun chiffrage indépendant de cet arbitrage n'existe pour 2027.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La sortie des nouveaux projets nucléaires (EPR2, SMR, energie-1) prive la filière industrielle nucléaire française d'un débouché majeur, et le passage à 32 heures pour certains métiers (travail-1) renchérirait le coût du travail, sans mesure ciblée de R&D pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : energie-1, travail-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1) ferait perdre à la France l'accès préférentiel au marché unique du jour au lendemain sauf accord négocié, un risque documenté par le CEPII, qui chiffre par ailleurs à 21,5 Md€ l'exposition des banques françaises à un réalignement de change vis-à-vis de l'Allemagne. Le principal risque est la durée et l'issue de la négociation d'un nouvel accord commercial, non précisée dans le programme.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
La limitation du droit d'asile à une centaine de personnes par an (contre 140 000 aujourd'hui) et la fin du regroupement familial rapprocheraient rapidement la trajectoire migratoire d'un niveau plus bas que la variante basse déjà testée par l'INSEE (solde net de +20 000/an, contre un solde central de +150 000/an dans la trajectoire de référence), ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique. Faute de seuil fixé par le protocole pour ce critère, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier un effet marqué.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Accueillir sans condition les réfugiés climatiques (immigration-1) et réexaminer les OQTF au cas par cas (immigration-2) auraient un effet incertain et probablement faible sur la population active à cet horizon, l'essentiel de l'effet démographique dépendant du volume de flux plutôt que de la procédure d'examen, non chiffré par une source indépendante.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Mettre fin à l'immigration massive, sortir de l'espace Schengen et de la CEDH, dissoudre Frontex, supprimer l'AME et renvoyer les personnes en situation irrégulière (immigration-1) rapprocherait le solde migratoire du scénario bas de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), ce qui dégraderait plus vite le ratio de dépendance démographique.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
La réduction de 20 % (plafonnée à 20 Md€/an) de la contribution française au budget de l'UE et la coupe de moitié du Fonds social européen sont des mesures que le cadre financier pluriannuel, négocié à l'unanimité des 27 États membres, rend juridiquement très difficiles à mettre en œuvre unilatéralement. Une telle confrontation ouverte avec le cadre budgétaire européen interviendrait dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base en septembre 2026 et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Financer toute hausse du budget de la défense par la solidarité nationale et la fiscalité plutôt que par la dette (dette-1, defense-1) éviterait d'aggraver la trajectoire de dette dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà franchi les 100 points de base en septembre 2026, sans que l'ampleur de cet effet de second tour sur le spread lui-même soit chiffrable.
Fondé sur : dette-1, defense-1.
France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE, de l'euro, de Schengen, de la CEDH et de l'OMS sur la base de l'article 50 (europe-1) est la rupture la plus complète possible avec le cadre européen : le CEPII documente un risque juridique et financier majeur de redénomination de la dette (principe de lex monetae, conflit avec l'article 63 du TFUE sur la libre circulation des capitaux en cas de contrôle des changes), dans un contexte où le spread OAT-Bund dépasse déjà 100 points de base et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Aucun chiffrage de budget de défense pour la campagne 2027 n'a été retrouvé ; les montants parfois cités dans la presse (70 Md€ à l'horizon 2030) proviennent en réalité du programme 2022, et le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » sur ce volet, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Accepter une hausse du budget de la défense si elle est financée par la solidarité nationale et la fiscalité, sans réduire les dépenses sociales (defense-1), est compatible avec la trajectoire de la LPM actualisée en 2026 sans l'accélérer ni la freiner par elle-même, l'essentiel de l'effet dépendant du volume finalement voté plutôt que du mode de financement.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Porter immédiatement le budget de la défense à 3 % du PIB (defense-1) accélérerait la trajectoire par rapport à la LPM actualisée en août 2026, qui ne vise cet objectif qu'en 2030, ce qui constitue une hausse claire et quantifiable des moyens. La sortie de l'OTAN réduirait toutefois l'influence française sur les standards techniques et l'interopérabilité avec les forces alliées, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans réduire le besoin de financement d'une défense purement nationale.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Le recrutement de 1 000 médecins salariés par l'État sur cinq ans dans les déserts médicaux est d'une ampleur marginale au regard des 241 255 médecins actifs recensés en France, et le système de garde obligatoire s'est heurté par le passé à une forte opposition des syndicats de médecins libéraux, ce qui limite son effet probable sur l'indice de densité médicale de la DREES.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Recruter massivement à l'hôpital public et créer 2 000 nouveaux centres de santé d'ici 2030 (sante-1), ainsi qu'augmenter le salaire des enseignants de 15 % et plafonner les classes à 19 élèves (ecole-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La suppression des agences régionales de santé et la réduction de la bureaucratie hospitalière au profit de l'investissement dans les soins de proximité et l'hôpital public (sante-1) pourraient améliorer l'allocation des moyens existants, sans qu'un chiffrage indépendant de l'effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'existe. Le principal risque est le financement de cet investissement dans un contexte budgétaire dégradé par la sortie de l'euro.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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