Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque note a une confiance. Touchez une case pour savoir pourquoi.
Jusqu'à 6 candidats côte à côte. L'ordre suit votre choix, pas un classement.
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 6/24 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 9/22 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Le financement annoncé (jusqu'à 100 Md€/an de fraude fiscale et sociale récupérée, dette-impots-3) est très supérieur aux montants que la Cour des comptes et le Haut Conseil du financement de la protection sociale jugent crédibles (fraude sociale estimée à 13-14 Md€/an, TVA éludée à 6-10 Md€/an, recouvrement effectif de 11,4 Md€ en 2024), alors que le programme cumule des dépenses non financées (hausse de salaire de 20 puis 40 % pour les enseignants, recrutement de 10 000 policiers et 10 000 douaniers, réouverture d'un établissement de santé par département) et des pertes de recettes (suppression de la TVA sur la TICPE, suppression des droits de succession en ligne directe). La renationalisation des autoroutes sans indemniser les concessionnaires (pouvoir-achat-2) créerait par ailleurs un risque juridique et budgétaire majeur, une expropriation sans indemnité étant susceptible d'être contestée devant le Conseil constitutionnel et les juridictions arbitrales.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Voir la fiche du candidat →
Financer toute hausse du budget de la défense par la fiscalité plutôt que par la dette (dette-1) et instaurer une taxe plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 M€ (impots-2, estimée à 20 Md€/an par La Relève et la Peste mais jugée largement surestimée par l'IFRAP) resteraient d'un ordre de grandeur trop incertain pour changer sensiblement la trajectoire de dette à 5 ans (126-140 % du PIB en 2032).
Fondé sur : dette-1, impots-2.
Ciblée sur les 1 800 plus riches, la taxe Zucman rapporterait 20 milliards d'euros par an en France Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Voir la fiche du candidat →
Le recentrage des dépenses de l'État sur les fonctions régaliennes ne compense pas, dans les évaluations disponibles, l'allègement de l'impôt sur les sociétés, la simplification du barème de l'impôt sur le revenu et la réforme de l'IFI : l'Institut Montaigne chiffrait un ensemble de mesures comparables du programme 2022 à +145,8 Md€ de déficit net par an, un ordre de grandeur bien supérieur au seuil de cinq points de PIB à cet horizon. Le principal risque, signalé par l'iFRAP elle-même, est qu'aucun chiffrage indépendant du programme 2027 réactualisé n'existe pour confirmer ou infirmer cette trajectoire.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC financée par une baisse des cotisations salariales sans alourdir le coût du travail pour les entreprises (travail-1), combinée au gel puis à la suppression des péages autoroutiers (pouvoir-achat-2), soutiendrait la demande intérieure sans peser sur la compétitivité-coût des entreprises, contrairement aux mesures de hausse du salaire minimum d'autres candidats. Le principal risque est le financement de la baisse de cotisations salariales, non identifié en dehors du chiffrage contesté de la fraude.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Réduire la durée du travail à 32 heures pour les métiers pénibles ou de nuit (travail-1) renchérirait le coût horaire du travail dans les secteurs concernés ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans un premier temps, en partie compensé par le soutien aux TPE-PME annoncé pour la hausse du SMIC (pouvoir-achat-1).
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes et l'allègement de l'impôt sur les sociétés soutiendraient la demande et l'investissement à court terme, un mécanisme de relance que l'Institut Montaigne associait à des mesures comparables du programme 2022. Le financement non identifié de ces baisses fait cependant peser un risque sur la soutenabilité de cet effet dès le moyen terme.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
L'abrogation du report de l'âge légal à 64 ans par référendum d'initiative partagée (retraites-1), soit un retour à 62 ans, est chiffrée par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027 dans son scénario médian, et à 14,1 Md€ par an en 2030 sur la base de l'étude d'impact du gouvernement, soit de l'ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB, ce qui dépasse le seuil retenu ici pour un effet marqué. L'indexation annuelle des pensions sur l'inflation (retraites-2) ajoute un coût supplémentaire plus modeste mais non chiffré.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Revenir à un âge légal de 62 ans, avec maintien à 60 ans pour les carrières longues (retraites-1), annulerait la plus grande partie du gain budgétaire de 0,4 point de PIB sur le solde du système que le gouvernement attribuait au recul de l'âge à 64 ans pour 2030, un montant supérieur au seuil de 0,3 point retenu pour un effet net.
Fondé sur : retraites-1.
Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
En se disant favorable à un départ à 64 ans voire 65 ans, Éric Zemmour s'oppose à la suspension de la réforme de 2023 pour les générations 1964-1965 qu'intègre le scénario de référence du COR (coût de 1,8 Md€/an jusqu'en 2032) et va dans le sens de la trajectoire d'âge que le COR juge nécessaire à l'équilibre (64,4 ans dès 2030). L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites pensions en-dessous de 1 300 €/mois représente en retour un coût limité qui n'inverse pas cette amélioration à cet horizon.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
L'arrêt du financement de l'éolien et du solaire par la Contribution au service public de l'électricité (energie-climat-2) réduirait le rythme de déploiement des renouvelables sur lequel comptent tous les scénarios de RTE, y compris les plus favorables au nucléaire, pour couvrir la hausse de la demande électrique liée à l'électrification des usages d'ici 2030. Le plancher de 70 % de nucléaire et le pari sur la génération IV et le thorium (energie-climat-1) ne peuvent compenser ce retrait à cet horizon, aucun réacteur de ce type n'étant en développement industriel en France.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Sortir progressivement du nucléaire sur environ 20 ans (energie-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions à cet horizon puisque le nucléaire est déjà bas-carbone et que la sortie ne fait que commencer ; la trajectoire d'émissions à 2032 resterait proche de l'AME (-39,5 % en 2030) sans mesure supplémentaire pour les transports ou le bâtiment.
Fondé sur : energie-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt immédiat de tous les projets éoliens en cours et à venir, terrestres comme en mer, retirerait une capacité bas-carbone déjà engagée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, que le Haut Conseil pour le climat juge déjà insuffisante pour atteindre l'objectif SNBC3 de -50 % en 2030. La prolongation du parc nucléaire existant à 60 ans est elle-même bas-carbone et n'aggrave pas directement les émissions, mais ne compense pas la capacité éolienne perdue à cet horizon.
Fondé sur : energie-climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
L'arrêt du soutien financier aux nouvelles capacités éoliennes et solaires (energie-climat-2) retirerait une partie des 4 à 10,5 GW de flexibilité que RTE attend d'ici 2030 pour sécuriser l'approvisionnement, sans capacité nucléaire nouvelle disponible avant 2038 pour compenser.
Fondé sur : energie-climat-2.
L'arrêt des nouveaux projets d'EPR2 et de SMR ainsi que le moratoire sur Cigéo (energie-1) ne modifient pas la sécurité d'approvisionnement à cet horizon, RTE jugeant le scénario central assuré jusqu'en 2035 sur la base d'un parc nucléaire globalement maintenu, contrairement à la trajectoire de sortie visée par le programme.
Fondé sur : energie-1.
L'arrêt de la fermeture de 12 réacteurs et la suppression de l'objectif de réduction du nucléaire à 50 % maintiendraient en service une capacité pilotable que RTE identifie comme le principal facteur ayant ramené le risque de défaillance à un niveau historiquement bas ; RTE observe par ailleurs une surcapacité temporaire actuelle, ce qui limite le risque immédiat lié à l'arrêt des nouveaux projets éoliens. Le principal risque à surveiller est l'indemnisation des projets éoliens déjà engagés que la mesure interromprait.
Fondé sur : energie-climat-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La suppression de la TVA sur la TICPE, le gel puis la suppression des péages autoroutiers d'ici 2030, la hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC et l'indexation annuelle des pensions sur l'inflation combinent plusieurs canaux directs de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes et médians, sans mécanisme de destruction d'emplois identifié puisque la hausse salariale ne pèse pas sur le coût du travail des entreprises. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2, travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC à 2 000 € brut par mois (pouvoir-achat-1) et plafonner les prix du logement, de l'alimentation et des transports (pouvoir-achat-2, « bouclier social et environnemental ») auraient un effet direct et large sur le revenu disponible des ménages modestes, un mécanisme dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, avec un effet de premier tour plus important du fait du cumul avec le bouclier prix.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes, la prime « zéro charge » et l'exonération de CSG/CRDS pour les petites retraites augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle (1,8 % en 2024, INSEE). Aucun chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet n'a été retrouvé.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC (travail-1) et l'indexation des pensions sur l'inflation (retraites-2) bénéficieraient proportionnellement plus aux ménages modestes et aux retraités les plus exposés à la pauvreté monétaire, sans chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC à 2 000 € brut (pouvoir-achat-1) et plafonner les prix du logement, de l'alimentation et des transports (pouvoir-achat-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024), les prestations de solidarité représentant déjà 36 % du revenu disponible des ménages pauvres selon la DREES.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites retraites et la baisse de la CSG pour les travailleurs modestes réduiraient directement le risque de pauvreté monétaire pour ces catégories, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Réserver 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (« Buy French Act », travail-2) redirigerait immédiatement un volume important de commandes vers l'industrie française, ce qui soutiendrait à court terme l'activité et l'emploi industriels mesurés. Le principal risque est la conformité de la mesure aux directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait empêcher son application avant qu'un effet mesurable ne se produise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
La sortie des nouveaux projets nucléaires (EPR2, SMR, energie-1) prive la filière industrielle nucléaire française d'un débouché majeur, et le passage à 32 heures pour certains métiers (travail-1) renchérirait le coût du travail, sans mesure ciblée de R&D pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : energie-1, travail-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
La baisse de l'impôt sur les sociétés pourrait soutenir l'investissement des entreprises, mais le recentrage des dépenses publiques sur les seules fonctions régaliennes impliquerait aussi une réduction des subventions industrielles et de recherche, ce qui compenserait en partie cet effet sur la compétitivité et l'innovation. Aucun chiffrage indépendant de cet arbitrage n'existe pour 2027.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
La sortie de l'espace Schengen avec rétablissement des contrôles aux frontières (immigration-1), la suppression du droit du sol par référendum avec naturalisation conditionnée à dix ans de résidence (immigration-2) et la suppression de l'Aide médicale d'État et des aides sociales non contributives pour les étrangers (immigration-3) réduiraient sensiblement les flux migratoires nets par rapport au scénario central de l'INSEE (solde de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), rapprochant la trajectoire de son scénario migratoire bas.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2, immigration-3.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Accueillir sans condition les réfugiés climatiques (immigration-1) et réexaminer les OQTF au cas par cas (immigration-2) auraient un effet incertain et probablement faible sur la population active à cet horizon, l'essentiel de l'effet démographique dépendant du volume de flux plutôt que de la procédure d'examen, non chiffré par une source indépendante.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
La limitation du droit d'asile à une centaine de personnes par an (contre 140 000 aujourd'hui) et la fin du regroupement familial rapprocheraient rapidement la trajectoire migratoire d'un niveau plus bas que la variante basse déjà testée par l'INSEE (solde net de +20 000/an, contre un solde central de +150 000/an dans la trajectoire de référence), ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique. Faute de seuil fixé par le protocole pour ce critère, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier un effet marqué.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
L'annonce d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne (europe-defense-1), la sortie de l'espace Schengen (immigration-1) et le « Buy French Act » en conflit avec le droit européen des marchés publics (travail-2) créeraient une incertitude sur la place de la France dans l'UE, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base en septembre 2026 sur fond d'inquiétudes budgétaires. L'effet reste toutefois plus limité qu'une sortie engagée, puisque la sortie de l'UE elle-même est conditionnée à un vote qui n'a pas eu lieu.
Fondé sur : europe-defense-1, immigration-1, travail-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Financer toute hausse du budget de la défense par la solidarité nationale et la fiscalité plutôt que par la dette (dette-1, defense-1) éviterait d'aggraver la trajectoire de dette dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà franchi les 100 points de base en septembre 2026, sans que l'ampleur de cet effet de second tour sur le spread lui-même soit chiffrable.
Fondé sur : dette-1, defense-1.
France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La réduction de 20 % (plafonnée à 20 Md€/an) de la contribution française au budget de l'UE et la coupe de moitié du Fonds social européen sont des mesures que le cadre financier pluriannuel, négocié à l'unanimité des 27 États membres, rend juridiquement très difficiles à mettre en œuvre unilatéralement. Une telle confrontation ouverte avec le cadre budgétaire européen interviendrait dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base en septembre 2026 et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
L'objectif de porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB (europe-defense-2) est inférieur à la trajectoire déjà engagée par la LPM actualisée en août 2026, qui vise environ 3 % du PIB en 2030, ce qui représenterait un ralentissement par rapport à la trajectoire légiférée plutôt qu'une accélération. La sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et doctrinaux de l'Alliance, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans qu'il ne réduise nécessairement les besoins de financement des capacités nationales.
Fondé sur : europe-defense-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
Accepter une hausse du budget de la défense si elle est financée par la solidarité nationale et la fiscalité, sans réduire les dépenses sociales (defense-1), est compatible avec la trajectoire de la LPM actualisée en 2026 sans l'accélérer ni la freiner par elle-même, l'essentiel de l'effet dépendant du volume finalement voté plutôt que du mode de financement.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Aucun chiffrage de budget de défense pour la campagne 2027 n'a été retrouvé ; les montants parfois cités dans la presse (70 Md€ à l'horizon 2030) proviennent en réalité du programme 2022, et le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » sur ce volet, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
La réouverture d'un établissement de santé par département et l'arrêt des fermetures de lits (sante-1), ainsi que la bourse pour étudiants en médecine en échange d'une installation de cinq ans en zone sous-dotée (sante-2), iraient dans le sens d'un renforcement de l'offre de soins, mais le durcissement de l'agrément des médecins diplômés à l'étranger (sante-2) réduirait une source de recrutement dont dépendent aujourd'hui de nombreux territoires sous-dotés, ce qui tempère l'effet net.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2025 (citation Sénat) Voir la fiche du candidat →
Recruter massivement à l'hôpital public et créer 2 000 nouveaux centres de santé d'ici 2030 (sante-1), ainsi qu'augmenter le salaire des enseignants de 15 % et plafonner les classes à 19 élèves (ecole-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Le recrutement de 1 000 médecins salariés par l'État sur cinq ans dans les déserts médicaux est d'une ampleur marginale au regard des 241 255 médecins actifs recensés en France, et le système de garde obligatoire s'est heurté par le passé à une forte opposition des syndicats de médecins libéraux, ce qui limite son effet probable sur l'indice de densité médicale de la DREES.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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