Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 10/28 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Si la trajectoire de 120 Md€ d'économies se poursuit jusqu'en 2032 comme annoncé et que la réforme des retraites à 65 ans produit les 40 Md€ visés, l'écart avec la trajectoire de la dette à politiques inchangées se réduirait progressivement. L'absence de tout chiffrage indépendant de cette trajectoire et l'échec de deux plans d'économies récents faute de majorité limitent fortement la confiance dans cette amélioration.
Fondé sur : dette-1, retraites-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'écart entre les recettes réalistes de lutte contre la fraude (de l'ordre de 15 à 25 Md€/an selon les estimations combinées de la Cour des comptes et du HCFiPS) et le chiffre de 100 Md€/an avancé par le candidat se maintiendrait dans la durée, tandis que les hausses de salaires des enseignants et les recrutements de sécurité deviennent des dépenses pérennes qui s'ajoutent à la trajectoire de la dette déjà dégradée à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies structurelles n'est identifiée pour combler cet écart.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, securite-1.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Si les incitations à l'activité et la baisse des impôts de production se maintiennent, l'effet sur la croissance potentielle resterait positif, tempéré par un numerus clausus migratoire qui réduirait modérément la population active par rapport à la trajectoire de référence, sans l'ampleur des réductions annoncées par le RN ou Reconquête.
Fondé sur : travail-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le « Buy French Act » réservant 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (travail-2) réduirait la mise en concurrence des marchés publics, un mécanisme que la littérature économique standard associe à une perte d'efficacité et d'innovation à moyen terme, ce qui commencerait à compenser le soutien à la demande identifié à cinq ans. Le principal risque est la légalité de la mesure au regard des directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait limiter son application avant même qu'un effet économique ne se matérialise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se réduirait avec le temps, celle-ci intégrant déjà une progression de l'âge moyen de départ vers 65,8 ans en 2045, ce qui rapproche mécaniquement le scénario de référence de la position du candidat et diminue l'effet différentiel apporté par sa réforme.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023, déjà chiffré à 14,1 Md€/an par l'Institut Montaigne pour 2030, continuerait de peser sur le solde du système bien au-delà du seuil de 0,3 point de PIB retenu ici, alors que le COR prévoit déjà une dégradation tendancielle du solde à politiques inchangées. Aucun financement compensatoire n'est identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
L'arrêt des subventions aux renouvelables prolongerait sur la décennie l'écart avec la trajectoire AME qui prévoit déjà seulement -46 % vers 2037, sans que le calendrier des nouveaux EPR2 (Penly 2038, Gravelines vers 2040) ne permette de compenser ce manque à cet horizon.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'effet négatif du ralentissement des renouvelables se prolongerait jusqu'en 2037, avant même l'entrée en service du premier EPR2 (2038), creusant l'écart avec la trajectoire AME sur laquelle repose déjà l'essentiel du retard par rapport à l'objectif SNBC3.
Fondé sur : energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
RTE table sur une électrification croissante de la demande (+135 TWh sur dix ans) qui suppose la poursuite du développement renouvelable en parallèle du nucléaire ; retirer les projets non attribués réduit l'offre disponible pour cette trajectoire avant que les nouveaux EPR2 ne soient en service.
Fondé sur : energie-1.
La période 2030-2037 resterait la plus exposée, RTE plaçant l'entrée en service du premier EPR2 en 2038 ; un ralentissement des renouvelables sur cette période prolongerait le risque sur la sécurité d'approvisionnement identifié par RTE, sans qu'aucune source ne chiffre précisément l'ampleur pour ce scénario spécifique.
Fondé sur : energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
L'abrogation du volet électricité de la PPE3, prévue pour 2030, prolongerait l'effet de baisse de facture au-delà du premier volet CEE, sous réserve des arbitrages budgétaires nécessaires pour la financer sans recette de substitution identifiée.
Fondé sur : pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Si l'ensemble de ces mesures se maintient, l'effet positif sur le pouvoir d'achat persisterait, mais la dégradation de la trajectoire de la dette qu'elles engendrent (voir critère dette) pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans, ce qui tempère la confiance sur la durabilité de l'effet.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le déploiement progressif du Revenu d'incitation à l'activité et du Compte social unique prolongerait cet effet de resserrement des aides non contributives, sous réserve que le système d'information interadministrations nécessaire soit effectivement mis en place, ce qu'un précédent projet comparable (revenu universel d'activité, 2019-2020) n'a pas réussi à faire aboutir.
Fondé sur : travail-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait positif, mais son ampleur dépend du même risque d'ajustement budgétaire identifié au critère pouvoir-achat, faute de financement crédible du programme dans son ensemble.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
Aucune projection officielle de la R&D ou de l'industrie n'existe au-delà de 2030, et la composition exacte des 50 Md€ d'aides supprimées n'est pas connue, ce qui empêche de conclure sur le sens net de l'effet à dix ans.
Fondé sur : impots-1.
La réduction de la mise en concurrence des marchés publics commencerait à peser sur l'incitation à l'innovation des entreprises protégées, un mécanisme que l'OCDE associe généralement aux politiques de préférence nationale, ce qui compenserait progressivement le soutien initial à l'activité industrielle.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
Un numerus clausus reconduit chaque année maintiendrait cet écart avec le scénario central sur la décennie, sous réserve que le Parlement vote effectivement un quota bas chaque année, ce qui n'est pas garanti compte tenu de l'absence de majorité dédiée.
Fondé sur : immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique de la sortie de Schengen (négociation avec l'UE) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit pleinement atteinte.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
Aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon, et l'issue d'une éventuelle renégociation des compétences européennes, comme celle de la trajectoire de consolidation budgétaire, restent trop incertaines pour conclure.
Fondé sur : europe-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si le référendum sur l'appartenance à l'UE aboutit à une sortie, l'ampleur de la dégradation se rapprocherait de celle estimée par l'Institut Montaigne pour une sortie de la monnaie unique (impact PIB de -0,6 % à -3,2 % la première année selon le scénario), mais cette issue reste conditionnelle et non acquise, ce qui justifie de retenir un effet du même ordre qu'à cinq ans plutôt qu'une aggravation automatique.
Fondé sur : europe-defense-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Si le niveau de 100 Md€ atteint en 2032 se maintient au-delà, l'effort de défense resterait supérieur à la trajectoire actuelle, mais aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 et aucun engagement chiffré n'a été pris pour la décennie suivante.
Fondé sur : defense-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de l'horizon 2030 déjà couvert par la cible de 2,5 % du PIB, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée de la DREES (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, un facteur largement indépendant de la réforme de gouvernance hospitalière proposée ici.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la bourse pour étudiants en médecine produit ses effets d'ici 2032-2037, période où la DREES situe déjà le retour de la densité médicale à son niveau de 2021, elle pourrait renforcer l'implantation en zones sous-dotées au-delà de la seule trajectoire de rattrapage déjà prévue par le flux de médecins en formation, tandis que la hausse de 20 puis 40 % des salaires des enseignants (ecole-1) améliorerait l'attractivité du métier.
Fondé sur : sante-2, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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