Bruno Retailleau
Sénateur de la Vendée depuis 2025 · naissance en 1960
- Fiabilité
- correcte
- Faisabilité des 23 promesses
- 1 réalisable9 réalisable sous conditions13 difficile0 irréaliste en l'état
- Signaux d'alerte
- 5/23 promesses
- Bilan
- 0/2 tenues
- Vérifications
- 1 imprécis 2 trompeur
- Programme chiffré
- non
réalisable sous conditions difficile irréaliste alerte : Constitution, UE, coût ≥ 10 Md€/an
Pourquoi cette fiabilité : Un bilan globalement cohérent avec ses annonces (à Beauvau, l'essentiel des indicateurs a évolué dans le sens restrictif promis), mais une affirmation chiffrée jugée trompeuse par franceinfo et une reprise imprécise d'une statistique migratoire par un centre de recherche indépendant ; aucun chiffrage global indépendant du programme 2027 n'existe encore pour trancher sur la tenue de ses promesses budgétaires.
Promesses touchez pour la citation et les sources
Pouvoir d'achat 2
-
Ne pas relever le SMIC par décret et privilégier la baisse du coût du travail pour augmenter le pouvoir d'achat. réalisable Il s'agit du statu quo réglementaire, réalisable sans texte nouveau.
Selon Élysée Scope : Il y a une smicardisation de la société française.
- Voie
- décret
- Majorité
- Aucune majorité parlementaire n'est nécessaire pour ne pas décider d'un coup de pouce discrétionnaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le niveau du SMIC est fixé par décret sur une formule d'indexation ; ne pas aller au-delà de cette indexation légale ne requiert aucun texte nouveau et n'a pas de dimension européenne.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Application dès l'entrée en fonction, par défaut.
- Précédent
- Les gouvernements successifs depuis 2012 n'ont plus donné de « coup de pouce » discrétionnaire au SMIC, se limitant à l'indexation légale.
Sources : Élysée Scope
-
Réduire la facture d'électricité des ménages de l'équivalent de deux mois en supprimant des charges liées aux certificats d'économie d'énergie et en abrogeant le volet électricité de la 3e programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3). sous conditions Techniquement réalisable par décret et loi de finances, mais l'ampleur de la baisse annoncée dépend d'arbitrages budgétaires disputés.
Selon Batinfo : Réduire la facture d'électricité de l'équivalent de deux mois.
- Voie
- décret, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- La suppression de la part CEE de la facture et l'arbitrage budgétaire correspondant passent par la loi de finances, donc par une majorité à l'Assemblée.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — La PPE est fixée par décret en application du code de l'énergie ; la fiscalité énergétique relève de la loi de finances mais la mesure elle-même ne modifie pas de règle du marché intérieur de l'énergie de l'UE.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Dès 2027 pour le premier volet (CEE), 2030 pour le second (PPE3).
- Précédent
- Les gouvernements ont déjà modifié plusieurs fois le TURPE et les charges de service public de l'énergie par décret ou en loi de finances.
Sources : Batinfo · Gaz d'Aujourd'hui
Retraites 2
-
Porter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, avec un âge minimum à 63 ans, une décote annuelle de 7 % et des options de capitalisation, pour un objectif de 40 Md€ d'économies sur cinq ans. difficile Aller au-delà de la réforme de 2023, déjà votée dans la douleur sans majorité claire, exige un rapport de force à l'Assemblée que les Républicains ne détiennent pas seuls.
Selon Élysée Scope : 40 milliards d'euros d'économies sur cinq ans.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une réforme des retraites passe par une loi de financement de la Sécurité sociale, qui nécessite une majorité à l'Assemblée ou le recours à l'article 49-3.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le système de retraite par répartition est une compétence nationale ; la réforme de 2023 a montré qu'aucun texte européen n'encadre l'âge de départ.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Annoncée pour le début du mandat, comme la réforme de 2023.
- Précédent
- La réforme de 2023 a porté l'âge légal de 62 à 64 ans par une loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, adoptée sans vote final à l'Assemblée (art. 47-1) après un recours répété au 49-3.
Sources : Élysée Scope · Public Sénat
-
S'opposer à toute contribution supplémentaire des retraités (désindexation des pensions élevées, suppression de l'abattement de 10 %) dans le budget 2027 et demander le retour à l'application intégrale de la réforme de 2023. sous conditions Position de blocage budgétaire plus simple à tenir qu'une réforme active, mais dépend du rapport de force sur le budget 2027.
Selon Public Sénat : Il faut revenir à la pleine application de la réforme des retraites plutôt que d'appauvrir les retraités.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Se joue dans le vote du budget de la Sécurité sociale 2027, où aucune majorité n'est acquise d'avance.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Mesure de loi de financement de la Sécurité sociale, sans dimension européenne.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Discussion budgétaire de l'automne 2026.
- Précédent
- Les gels et désindexations de pensions ont déjà été appliqués ou envisagés lors des budgets 2024 et 2025.
Sources : Public Sénat
Santé 2
-
Décentraliser la gouvernance hospitalière vers les régions et redonner aux médecins la direction des hôpitaux plutôt qu'aux administrateurs, en maîtrisant la dépense par la prévention et la lutte contre les actes redondants. difficile Une réorganisation aussi profonde de la gouvernance hospitalière se heurte historiquement aux résistances administratives et syndicales.
Selon Élysée Scope : Remettre les médecins aux commandes des hôpitaux.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Réforme structurelle de la gouvernance hospitalière nécessitant une loi et l'accord des acteurs régionaux.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Organisation du système de santé, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les lois Hôpital, patients, santé et territoires (2009) et Ma Santé 2022 ont déjà tenté des réorganisations de la gouvernance hospitalière avec des résultats partiels.
Sources : Élysée Scope
-
Renforcer la formation des médecins généralistes par une 4e année d'internat effectuée en priorité dans les zones sous-denses, plutôt que d'imposer une régulation coercitive de l'installation. sous conditions Le dispositif a déjà franchi l'étape du Sénat ; sa généralisation dépend surtout des moyens de formation et de l'accord de l'Assemblée.
Selon Élysée Scope : Une 4e année de professionnalisation des internes en médecine générale pour lutter contre les déserts médicaux.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le Sénat a déjà adopté un texte similaire en 2022 ; sa généralisation nécessite un accord avec l'Assemblée.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Organisation des études de santé, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Rentrée universitaire suivant l'entrée en fonction.
- Précédent
- Une proposition de loi de Bruno Retailleau sur la 4e année d'internat a été adoptée par le Sénat le 18 octobre 2022.
Sources : Élysée Scope
École 2
-
Revaloriser le salaire des enseignants vers la moyenne européenne et donner plus d'autonomie aux établissements publics et privés, en sortant d'une gestion des carrières fondée sur l'ancienneté et les points. difficile Le coût d'une revalorisation générale vers la moyenne européenne et la réforme de la gestion des carrières se heurtent à la contrainte budgétaire et aux syndicats enseignants.
Selon Public Sénat : Refonder l'école autour de quatre axes : les professeurs, la transmission des savoirs, l'autonomie des établissements et l'autorité.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- La revalorisation salariale passe par la loi de finances, l'autonomie des établissements par une loi ordinaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Rémunération et statut des enseignants, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Non précisé, présenté comme un projet de mandat.
- Précédent
- Les précédentes revalorisations partielles (Grenelle de l'éducation, 2021-2023) ont buté sur leur coût budgétaire.
Sources : Public Sénat
-
Créer des internats disciplinaires pour les élèves violents ou harceleurs récidivistes, encadrés par des enseignants expérimentés volontaires, et interdire l'usage de l'intelligence artificielle avant le collège. difficile Aucun financement ni calendrier de déploiement n'a été détaillé à ce stade ; les dispositifs comparables (ERS) sont restés d'ampleur limitée faute de moyens.
Selon Orange Actu : Ils auront affaire à un cadre strict, on leur apprendra le respect de la règle et le respect des autres.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Créer un nouveau type d'établissement et son financement nécessite une base légale et des crédits votés.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Organisation scolaire, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les internats relais et les établissements de réinsertion scolaire (ERS), dispositifs comparables, ont eu une capacité d'accueil restée limitée faute de moyens.
Sources : Orange Actu
Sécurité 2
-
Réviser la Constitution pour durcir la politique pénale applicable aux mineurs et permettre des peines plus courtes mais plus fermes.
Selon Élysée Scope : Il faut réviser la Constitution pour durcir la politique pénale des mineurs.
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une révision constitutionnelle requiert soit 3/5 du Congrès, soit un référendum (art. 89).
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Justice pénale des mineurs, compétence nationale ; l'ordonnance de 1945 relève de la loi, mais le candidat vise un verrou constitutionnel plus large.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Présenté comme un préalable, dès le début du mandat.
- Précédent
- La dernière réforme sensible de la justice des mineurs (ordonnance de 1945 remplacée par le code de la justice pénale des mineurs en 2021) s'est faite par voie d'ordonnance, sans révision constitutionnelle.
Sources : Élysée Scope
-
Augmenter le nombre de magistrats et de greffiers pour accélérer la réponse judiciaire, moderniser l'équipement des forces de l'ordre et renforcer leur formation à la gestion des conflits. sous conditions Une hausse d'effectifs prolonge des trajectoires de programmation déjà votées, ce qui la rend plus aisément finançable qu'une réforme structurelle nouvelle.
Selon Élysée Scope : Accélérer la réponse judiciaire en augmentant le nombre de magistrats et de greffiers.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Se traduit par des créations de postes votées en loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Organisation judiciaire et effectifs de sécurité intérieure, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Sur la durée du quinquennat.
- Précédent
- Les lois de programmation de la justice (2023-2027) et de la sécurité intérieure (LOPMI, 2023) ont déjà engagé des trajectoires de hausse d'effectifs.
Sources : Élysée Scope
Immigration 2
-
Supprimer le droit du sol et le remplacer par des conditions d'assimilation, notamment un test de connaissance de l'histoire et de la culture françaises.
Selon Élysée Scope : Suppression du droit du sol.
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une proposition de loi constitutionnelle sur la nationalité et l'immigration a déjà été déposée par des sénateurs LR en 2023 ; le candidat s'inscrit dans cette voie plutôt que dans une simple modification du code civil.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le droit de la nationalité relève de la compétence exclusive des États membres, non du droit de l'Union.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les réformes du droit du sol (lois Pasqua-Méhaignerie de 1993, loi Chevènement de 1998) se sont faites par voie de loi ordinaire modifiant le code civil, sans révision constitutionnelle.
Sources : Élysée Scope · Sénat
-
Créer un numerus clausus migratoire annuel voté chaque année par le Parlement, réduire le regroupement familial élargi et durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État.
Selon Élysée Scope : Un numerus clausus migratoire débattu et voté chaque année par le Parlement.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Un vote annuel par le Parlement suppose de reconstituer une majorité chaque année.
- Droit de l'UE
- conflit — La directive européenne 2003/86/CE fixe des standards minimaux en matière de regroupement familial que des restrictions nationales pourraient recouper ; un numerus clausus migratoire toucherait aussi les ressortissants de l'UE si mal circonscrit.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Premier vote visé dès le budget suivant l'élection.
- Précédent
- La loi « immigration » de janvier 2024 a déjà vu plusieurs articles censurés par le Conseil constitutionnel comme cavaliers législatifs.
Sources : Élysée Scope · Sénat
Énergie et climat 2
-
Relancer la production nucléaire par une loi de programmation énergétique, remplacer le Versement nucléaire universel par des contrats de long terme entre EDF et les fournisseurs, et arrêter les subventions publiques à l'éolien et au solaire. sous conditions La relance nucléaire fait déjà l'objet d'un large consensus politique depuis 2022 ; l'arrêt total des subventions renouvelables est plus contesté, y compris au sein de LR.
Selon Gaz d'Aujourd'hui : Une loi de programmation énergétique pour acter la relance du nucléaire.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une loi de programmation énergétique nécessite un vote du Parlement.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le choix du mix énergétique national relève de la compétence des États membres (art. 194 TFUE) ; l'arrêt de tarifs de soutien déjà engagés (contrats en cours) peut toutefois poser des questions de sécurité juridique.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Loi de programmation visée en début de mandat.
- Précédent
- La loi relative à l'accélération du nucléaire (2023) et la PPE3 ont déjà engagé une trajectoire de relance nucléaire consensuelle depuis le discours de Belfort de 2022.
Sources : Gaz d'Aujourd'hui
-
Abroger le volet électricité de la 3e programmation pluriannuelle de l'énergie et mettre fin aux appels d'offres éolien et solaire non attribués. sous conditions Juridiquement accessible par décret, mais l'ampleur de l'arrêt annoncé dépend d'arbitrages contestés y compris dans la majorité sénatoriale.
Selon Gaz d'Aujourd'hui : Abroger le volet électricité de la PPE3 et annuler les appels d'offres solaires et éoliens non attribués.
- Voie
- décret
- Majorité
- Une abrogation par décret ne nécessite pas en soi un vote, mais peut être contestée devant le juge administratif.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — La PPE est un acte réglementaire pris en application du code de l'énergie, sans texte européen imposant un mix précis.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Dès l'entrée en fonction pour les appels d'offres non attribués.
- Précédent
- Les gouvernements précédents ont déjà révisé les objectifs de la PPE par décret à plusieurs reprises depuis 2016.
Sources : Gaz d'Aujourd'hui
Dette et impôts 2
-
Redresser les finances publiques de 120 Md€ d'ici 2032 uniquement par la baisse de la dépense publique, sans hausse d'impôt au-delà de celles annoncées en juillet 2025. difficile Deux plans d'économies récents ont échoué faute de majorité ; rien n'indique qu'un gouvernement LR minoritaire ferait mieux.
Selon Fondation IFRAP : Redresser les finances publiques de 120 Md€ d'ici 2032 uniquement par la baisse des dépenses et sans hausses d'impôts.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Se traduit par des lois de finances annuelles successives, à majorité incertaine.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Trajectoire de finances publiques nationale, encadrée par les règles budgétaires européennes (pacte de stabilité) sans les contredire frontalement puisqu'il s'agit de réduire le déficit.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Sur l'ensemble du quinquennat, jusqu'en 2032 (au-delà du mandat de 2027-2032 stricto sensu).
- Précédent
- Les plans d'économies de 2024 (gouvernement Barnier) et 2025 (gouvernement Bayrou) ont l'un comme l'autre buté sur l'absence de majorité à l'Assemblée.
Sources : Fondation IFRAP
-
Baisser les impôts de production de 50 Md€ tout en supprimant 50 Md€ d'aides publiques jugées improductives aux entreprises, sans créer de nouvel impôt sur le capital ou le patrimoine. difficile Financer 50 Md€ de baisses d'impôts de production dans un contexte de déficit à 175 Md€ suppose de trouver une contrepartie budgétaire nette, non détaillée à ce stade.
Selon Fondation IFRAP : Baisser de 50 Md€ les impôts de production et supprimer 50 Md€ d'aides publiques improductives.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Mesure de loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité des entreprises, compétence nationale, sous réserve des règles européennes sur les aides d'État pour la suppression des aides.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Progressif sur le quinquennat.
- Précédent
- Le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE, 2013) puis sa transformation en baisse de charges pérenne (2019) montrent la difficulté à financer de telles baisses sans contrepartie budgétaire nette.
Sources : Fondation IFRAP
Travail 2
-
Instaurer un seuil « zéro cotisation » à 1623 heures travaillées par an (contre 1607 aujourd'hui), exonérant de cotisations sociales salariales et patronales les heures travaillées au-delà, pour sortir de fait des 35 heures. sous conditions S'inscrit dans la continuité d'exonérations déjà votées par le passé (loi TEPA de 2007), ce qui en facilite le vote, mais le candidat présente lui-même la mesure comme « neutre » pour les finances publiques sans validation indépendante de ce calcul.
Selon Les Républicains : Nous proposons d'instaurer un seuil « zéro cotisation », fixé à 1 623 heures par an, au lieu de 1 607 heures aujourd'hui.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Mesure de loi de financement de la Sécurité sociale, votée chaque année.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Cotisations sociales et durée du travail, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Dès la première loi de financement de la Sécurité sociale du mandat.
- Précédent
- L'exonération de charges sur les heures supplémentaires existe déjà depuis 2007 (loi TEPA) sous une forme plus limitée.
Sources : Les Républicains (candidat ou parti) · Public Sénat
-
Remplacer le RSA, la prime d'activité et l'allocation de solidarité spécifique par un Revenu d'incitation à l'activité (RIA) conditionné à une activité, et plafonner l'ensemble des aides sociales non contributives à 70 % du SMIC net par adulte via un Compte social unique (CSU). difficile Un précédent projet de fusion des minima sociaux (revenu universel d'activité, 2019-2020) a été abandonné faute de consensus technique et politique ; la création du CSU suppose un système d'information interadministrations qui n'existe pas encore.
Selon Les Républicains : Le cumul des aides sociales ne devrait jamais dépasser 70 % du SMIC net par adulte.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Fusion de plusieurs prestations nécessitant une loi et un système d'information nouveau (le CSU).
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Prestations sociales non contributives, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Déploiement progressif, le candidat évoque un objectif d'environ 13 Md€ de gains liés à la lutte contre la fraude et au plafonnement.
- Précédent
- La fusion RSA/prime d'activité a déjà été discutée sans aboutir (rapport sur le revenu universel d'activité, 2019-2020, abandonné).
Sources : Les Républicains (candidat ou parti) · Public Sénat
Logement 2
-
Construire 1 million de logements en 5 ans en rétrocédant aux communes qui construisent 9 000 € de TVA par logement neuf, dans le cadre du plan « Mieux se loger, et moins cher ». difficile Les objectifs chiffrés de construction annoncés par les gouvernements précédents n'ont pas été tenus dans leur totalité, et le coût de la rétrocession de TVA aux communes n'est pas financé dans le cadre des 120 Md€ d'économies annoncés par ailleurs.
Selon Journal de l'Agence : Mieux se loger, et moins cher.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Mesure de loi de finances (rétrocession de TVA) et d'incitations aux communes.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité du logement et urbanisme, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Objectif sur la durée du quinquennat.
- Précédent
- Les objectifs successifs de construction de logements (plan logement 2017, loi ÉLAN 2018) n'ont généralement pas été atteints intégralement.
Sources : Journal de l'Agence
-
Créer une déduction fiscale sur les intérêts d'emprunt immobilier pour les familles ayant des enfants mineurs, afin de favoriser l'accession à la propriété et la natalité. sous conditions Le dispositif a déjà existé entre 2007 et 2011 sous une autre forme, ce qui en simplifie la remise en œuvre technique, sous réserve de son coût budgétaire.
Selon Bourse des Crédits : Déduire les intérêts d'emprunt pour les familles avec enfants mineurs.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Mesure de loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité des ménages, compétence nationale.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Dès la première loi de finances du mandat.
- Précédent
- La déduction des intérêts d'emprunt immobilier avait déjà existé en France entre 2007 et 2011 (loi TEPA) avant d'être supprimée.
Sources : Bourse des Crédits
Europe et défense 2
-
S'opposer à la transformation de l'Union européenne en « super-État », réclamer le retour de compétences nationales en matière agricole et halieutique, et réduire le train de vie des institutions européennes.
Selon Gaz d'Aujourd'hui : L'Union européenne ne doit pas devenir un super-État.
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Toute renégociation de traité suppose l'unanimité des 27 États membres, hors de portée d'une décision unilatérale française.
- Droit de l'UE
- conflit — Rapatrier des compétences agricoles et halieutiques suppose une renégociation des traités européens, qui organisent la politique agricole commune et la politique commune de la pêche comme compétences partagées ou exclusives de l'Union.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les tentatives françaises de renégociation ciblée de compétences européennes (ex. politique agricole commune) n'ont historiquement abouti qu'à la marge, par voie de règlement plutôt que de révision des traités.
Sources : Gaz d'Aujourd'hui
-
Porter le budget des armées à 100 Md€ par an protégés en fin de quinquennat, respecter le seuil OTAN de 2 % du PIB et présenter un nouveau Livre blanc de la défense suivi d'une loi de programmation militaire. sous conditions S'inscrit dans le prolongement d'une trajectoire de hausse déjà votée par la LPM 2024-2030 et d'un consensus politique large sur l'effort de défense depuis 2022.
Selon Gaz d'Aujourd'hui : Un budget des armées protégé de 100 milliards d'euros par an en fin de quinquennat.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une loi de programmation militaire est votée par le Parlement.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Défense nationale, compétence des États membres au sein de l'OTAN, non de l'Union européenne.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Nouveau Livre blanc puis loi de programmation en début de mandat.
- Précédent
- La loi de programmation militaire 2024-2030, adoptée en 2023, a déjà engagé une trajectoire de hausse continue du budget des armées vers 2 % du PIB.
Sources : Gaz d'Aujourd'hui
Institutions 1
-
Réviser la Constitution pour élargir l'article 11 à toute question législative, abaisser le seuil de signatures du référendum d'initiative partagée, et créer une procédure permettant au peuple ou au Congrès de « censurer la censure » d'une loi par le Conseil constitutionnel.
Selon Public Sénat : Lorsque le Conseil constitutionnel censurera une loi votée par le Parlement, le président de la République pourra donner la parole au peuple français pour censurer la censure.
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une révision constitutionnelle par la voie du Parlement requiert 3/5 du Congrès, ou par la voie de l'article 11/89 un référendum ; sans majorité, le second chemin est le seul réaliste mais son fondement juridique pour ce type de révision est disputé depuis le référendum de 1962.
- Droit de l'UE
- incertain — Des juristes ont averti que ce mécanisme, en permettant de passer outre une décision du Conseil constitutionnel, pourrait fragiliser des garanties protégées par des engagements européens et internationaux de la France (CEDH notamment), sans qu'un texte européen précis soit directement en cause.
- Coût
- non chiffré par une source indépendante
- Calendrier
- Présentée au Parlement dès le début du mandat, référendum visé à la rentrée 2027.
- Précédent
- Le seul précédent de révision constitutionnelle par référendum direct sur le fondement de l'article 11 est celui de 1962 (élection du président au suffrage universel direct), une voie jugée irrégulière par une partie de la doctrine constitutionnelle mais jamais annulée.
Sources : Public Sénat · Les Républicains (entretien Le Figaro repris) (candidat ou parti)
Positions 24 sur 24 connues
déclarée déduite du programme inconnue
Pouvoir d'achat
Retraites
Santé
École
Sécurité
Immigration
Énergie et climat
Dette et impôts
Travail
Logement
Europe et défense
Institutions
Bilan promesses de mandats passés
- non tenue Obtenir le soutien de l'État à la reprise des travaux de l'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes. (Président du conseil régional des Pays de la Loire, 2015) : non tenue. Gouvernement français (info.gouv.fr)
- partielle Faire baisser l'immigration irrégulière et exécuter davantage d'obligations de quitter le territoire français (OQTF). (Ministre de l'Intérieur, 2024) : partielle. Public Sénat
Vérifications par des vérificateurs indépendants
- trompeur « Un tiers des Français se retrouvent à découvert chaque 17 du mois, signe d'une « tiers-mondisation » de la France. » — franceinfo Vrai ou faux a jugé cette affirmation trompeuse le 16 septembre 2026. franceinfo — Le Vrai ou Faux (Armêl Balogog)
- imprécis « L'immigration de travail ne représente que 14 % des arrivées en France. » — Club 21e siècle (Hakim El Karoui) a jugé cette affirmation imprécise le 15 juillet 2026. Club 21e siècle (Hakim El Karoui)
- trompeur « Il existe un lien direct entre l'immigration et la délinquance en France. » — Complément d'enquête (France 2) / méta-analyse CEPII a jugé cette affirmation trompeuse le 1 novembre 2025. Wikipédia
Sources
26 sources, dont 24 indépendantes : Orange Actu / AFP, Wikipédia, Les Républicains, Public Sénat, Orange Actu, Élysée Scope, Gaz d'Aujourd'hui, Batinfo, Les Républicains (entretien Le Figaro repris), Bourse des Crédits, Journal de l'Agence, Fondation IFRAP, franceinfo — Le Vrai ou Faux (Armêl Balogog), Club 21e siècle (Hakim El Karoui), Ligue des droits de l'Homme, vie-publique.fr (Direction de l'information légale et administrative), Sénat, Gouvernement français (info.gouv.fr), Wikimedia Commons
- Les Républicains : Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, David Lisnard... a fait son choix Orange Actu / AFP, 19 avril 2026
- Bruno Retailleau Wikipédia, 27 septembre 2026
- Nos propositions pour la France — Le travail gagnant Les Républicains, 1 décembre 2025, candidat ou parti
- Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut refonder l'école autour de quatre axes principaux Public Sénat, 31 août 2026
- Des internats disciplinaires : Bruno Retailleau dévoile sa première mesure pour l'école en cas d'élection Orange Actu, 1 septembre 2026
- Le radar — Bruno Retailleau et l'âge de la retraite Élysée Scope, 23 septembre 2026
- Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites Public Sénat, 16 septembre 2026
- Le radar — Bruno Retailleau et la sécurité 2027 Élysée Scope, 20 septembre 2026
- Nucléaire, facture, souveraineté : le pari radical de Bruno Retailleau Gaz d'Aujourd'hui, 7 mai 2026
- Présidentielle : Retailleau (LR) veut réduire la facture d'électricité de l'équivalent de deux mois Batinfo, 12 mai 2026
- Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut renverser la table avec une profonde réforme constitutionnelle Public Sénat, 3 septembre 2026
- En France, la seule cour suprême, c'est le peuple. Je lui donnerai le dernier mot Les Républicains (entretien Le Figaro repris), 2 septembre 2026, candidat ou parti
- Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau propose de déduire les intérêts d'emprunt pour les familles Bourse des Crédits, 29 mai 2026
- Présidentielle 2027 : les propositions de Bruno Retailleau pour relancer le logement Journal de l'Agence, 10 juin 2026
- Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Fondation IFRAP, 27 septembre 2026
- Vrai ou faux. Un tiers des Français sont-ils à découvert chaque 17 du mois, comme l'affirme Bruno Retailleau ? franceinfo — Le Vrai ou Faux (Armêl Balogog), 17 septembre 2026
- Ce que disent vraiment les chiffres sur l'immigration — Hakim El Karoui répond à Bruno Retailleau Club 21e siècle (Hakim El Karoui), 21 juillet 2026
- La LDH saisit la Cour de justice de la République des propos tenus par Bruno Retailleau sur la « submersion migratoire » Ligue des droits de l'Homme, 22 mai 2025
- Immigration, sécurité : après 6 mois à Beauvau, Bruno Retailleau assume sa stratégie de rupture Public Sénat, 10 avril 2025
- Discours de M. Bruno Retailleau sur l'obligation de quitter le territoire français vie-publique.fr (Direction de l'information légale et administrative), 11 juin 2025
- Proposition de loi constitutionnelle relative à la souveraineté de la France, à la nationalité, à l'immigration et à l'asile Sénat, 25 mai 2023
- Bruno Retailleau — programme sécurité et immigration, mai 2026 Élysée Scope, 31 mai 2026
- Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes est abandonné Gouvernement français (info.gouv.fr), 17 janvier 2018
- NDDL : « il reste un goût de cendre dans cette évacuation car les zadistes ont déjà... » Public Sénat, 9 avril 2018
- File:Bruno Retailleau - Ministre de l'Intérieur français (3x4 cropped).jpg Wikimedia Commons, 5 juin 2025
- « La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d'activité et plafonner les aides sociales pour relancer l'emploi Public Sénat, 7 janvier 2026
Fiche mise à jour le 27 septembre 2026. Méthode · Signaler une erreur sur cette fiche