Retraites
L'âge de départ à la retraite et la façon de financer les pensions.
Faut-il revenir à un âge légal de départ plus bas ou le maintenir voire le relever ?
Revenir à 62 ans ou moins ↔ 64 ans ou plus
Un âge plus bas permet de partir plus tôt à ceux qui le souhaitent ou qui ont des métiers pénibles, mais réduit le nombre d'actifs cotisants par retraité et donc les ressources du système, sauf à trouver l'argent ailleurs. Un âge plus élevé fait l'inverse : il rapporte des cotisations supplémentaires et retarde les départs, ce qui pèse d'abord sur les salariés proches de la retraite dans des métiers physiques ou aux carrières longues.
Si le système manque de ressources, faut-il augmenter cotisations et impôts, ou développer la capitalisation et accepter une baisse relative des pensions ?
Plus de cotisations ou d'impôts ↔ Capitalisation ou baisse relative des pensions
Augmenter cotisations ou impôts fait porter l'effort sur les actifs et les entreprises dès aujourd'hui, en maintenant le niveau des pensions par répartition. Développer la capitalisation ou laisser les pensions décrocher par rapport aux salaires reporte le risque sur chaque épargnant individuellement, et profite d'abord à ceux qui ont les moyens d'épargner tôt.
Propositions sur ce thème
Abroger la réforme des 64 ans et rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
Selon La France insoumise : Instaurer la retraite à 60 ans, mesure phare de l'Avenir en commun depuis 2017.
Faisabilité : difficile ≥ 10 Md€/anCoût estimé d'au moins 10 Md€ par anRevaloriser les pensions de retraite au moins au niveau du SMIC revalorisé.
Selon La France insoumise : Revaloriser les pensions de retraite a minima au niveau du SMIC revalorisé.
Faisabilité : difficileFaire reposer davantage le financement des retraites sur le capital et les gros héritages, et corriger les inégalités d'espérance de vie dans le calcul des pensions.
Selon wikiglucksmann.fr (site tiers de suivi de campagne) : Un nouveau contrat entre les générations, prenant en compte les inégalités d'espérance de vie dans le calcul des retraites.
Faisabilité : difficileSe dit favorable à un départ à la retraite à 64 ans, voire 65 ans.
Selon Orange / BFMTV (Face à BFM) : Favorable au départ à la retraite à 64 ans voire 65.
Faisabilité : réalisable sous conditionsExonérer de CSG et de CRDS les petites retraites inférieures à 1 300 € par mois et revaloriser les pensions de réversion.
Selon Fondation iFRAP : Revaloriser jusqu'à 600 € / an les petites retraites inférieures à 1300 € / mois par l'exonération de CSG et CRDS.
Faisabilité : réalisable sous conditionsRevenir à un âge légal de départ à la retraite de 62 ans, avec un départ à 60 ans maintenu pour les carrières longues et les métiers pénibles.
Selon LCP : Marine Tondelier défend un retour à 62 ans, en réservant 60 ans (avec 40 annuités) aux carrières longues et aux métiers pénibles
Faisabilité : difficileRevenir à la retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète, financée par une hausse des cotisations et une taxation des revenus financiers.
Selon LCP : Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein
Faisabilité : irréaliste en l'état ≥ 10 Md€/anCoût estimé d'au moins 10 Md€ par anPorter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, avec un âge minimum à 63 ans, une décote annuelle de 7 % et des options de capitalisation, pour un objectif de 40 Md€ d'économies sur cinq ans.
Selon Élysée Scope : 40 milliards d'euros d'économies sur cinq ans.
Faisabilité : difficileS'opposer à toute contribution supplémentaire des retraités (désindexation des pensions élevées, suppression de l'abattement de 10 %) dans le budget 2027 et demander le retour à l'application intégrale de la réforme de 2023.
Selon Public Sénat : Il faut revenir à la pleine application de la réforme des retraites plutôt que d'appauvrir les retraités.
Faisabilité : réalisable sous conditionsPorter l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans comme préalable urgent, tout en garantissant un socle de pension minimale par répartition et un minimum vieillesse de 1 000 € par mois.
Selon Nouvelle Énergie : La norme de l'âge légal de 65 ans est un impératif national urgent pour des raisons d'équilibre financier.
Faisabilité : difficileFaire évoluer progressivement, par tranches, tous les régimes de retraite autres que le socle minimal vers la capitalisation individuelle, gérée par une Agence Centrale Publique de Retraite, pour atteindre environ 116 Md€ de capitalisation, soit 40 % du montant total des retraites.
Selon Nouvelle Énergie : La transition entre le système actuel et le nouveau se fera par tranches successives, soit environ 8 tranches, pour atteindre un montant de capitalisation évalué à 116 milliards d'euros, soit environ 40 % du montant total des retraites.
Faisabilité : irréaliste en l'étatRamener l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, voire 60 ans pour les carrières longues, avec 40 à 42 annuités de cotisation.
Selon LCP - Assemblée nationale : Le retour à un âge légal à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, avec selon les cas 40 à 42 années de cotisation.
Faisabilité : difficileRéindexer les pensions sur l'inflation, revaloriser le minimum vieillesse à 1 000 € et rétablir la demi-part fiscale des veuves et veufs.
Selon Rassemblement national : Réindexer les pensions de retraite sur l'inflation, augmenterai les petites pensions au-dessus de 1000€ et rétablirai la demi-part fiscale des veuves et des veufs.
Faisabilité : réalisable sous conditionsCréer un mécanisme de capitalisation volontaire dans le système de retraite, via un « fonds d'investissement dans l'avenir de la France ».
Selon Fondation iFRAP : Instaurer une part de capitalisation « volontaire » dans le système des retraites, dans le cadre d'un « fonds d'investissement dans l'avenir de la France ».
Faisabilité : difficileCréer un pilier de capitalisation représentant 10 à 15 % des pensions d'ici quinze ans, confié aux partenaires sociaux.
« Garantir l'équilibre de notre système de retraites pour protéger les générations futures : travailler plus tout en prenant en compte la diversité des carrières, créer un pilier de capitalisation à 10-15 % des pensions d'ici quinze ans, confier la gestion du régime à l'équilibre aux partenaires sociaux. »
Faisabilité : difficile ConstitutionExige de réviser la ConstitutionConfier la gestion à l'équilibre du régime de retraite aux partenaires sociaux plutôt qu'à l'État.
« confier la gestion du régime à l'équilibre aux partenaires sociaux. »
Faisabilité : réalisable sous conditionsRéformer les retraites en tenant compte de la pénibilité des métiers, mais en demandant à chacun de travailler un peu plus longtemps.
« une réforme qui prenne en compte toutes les différences dans les métiers, qui doit être parfaitement soucieuse de la justice entre les individus, mais qui accepte l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps. »
Faisabilité : difficileNe plus raisonner en âge légal de départ mais en durée de cotisation pour augmenter le taux d'emploi des seniors.
« l'enjeu ne sera plus l'âge de départ à la retraite, mais la durée de cotisation. »
Faisabilité : difficileMettre en place un système de retraite universel comportant une part de capitalisation.
« mettre en place un système universel avec une part de capitalisation. »
Faisabilité : difficileRamener l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans avec une pension complète et une durée de cotisation réduite.
Selon ÉlyséeScope : Ramener l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans avec une pension complète, sans décote, et réduire la durée de cotisation nécessaire pour l'obtenir.
Faisabilité : irréaliste en l'étatBaisser l'âge légal de départ à la retraite, rendu possible selon le candidat par la sortie de l'Union européenne.
« Baisser l'âge de départ à la retraite. Délivrée de la menace bruxelloise, la France pourra souverainement déterminer les conditions d'accession à la retraite et baisser l'âge de départ si les Français le désirent. »
Faisabilité : irréaliste en l'étatInscrire dans la Constitution le principe de la retraite par répartition et garantir par la loi une revalorisation annuelle des pensions au moins égale à l'inflation.
« Nous proposerons ainsi aux Français d'inscrire dans la Constitution le principe selon lequel le régime général de retraites se fait par répartition. [...] La loi imposera donc que le montant des pensions soit systématiquement réévalué, chaque année, d'un niveau au moins égal au taux d'inflation. »
Faisabilité : difficile ConstitutionExige de réviser la ConstitutionCréer un droit automatique à des trimestres de retraite supplémentaires pour compenser la pénibilité du travail, à raison d'un trimestre pour quatre trimestres cotisés dans un métier pénible.
« Nous voulons réformer le dispositif actuel de prise en compte de la pénibilité dans le calcul des droits à la retraite, en sortant de la logique individuelle du C3P et en lui substituant l'octroi automatique de trimestres supplémentaires : pour quatre trimestres cotisés dans un métier exposé à la pénibilité, un trimestre supplémentaire de retraite sera accordé. »
Faisabilité : réalisable sous conditionsS'opposer au report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans et demander un référendum d'initiative partagée pour l'abroger.
Selon Public Sénat : Réforme abominable, inutile et injuste.
Faisabilité : difficile ConstitutionExige de réviser la ConstitutionIndexer les pensions de retraite sur l'inflation chaque année pour préserver le pouvoir d'achat des retraités.
« Indexer les retraites à minima sur l'inflation pour augmenter les retraites chaque année de manière juste : les retraités ne doivent plus perdre de pouvoir d'achat. »
Faisabilité : réalisable sous conditions