Marine Le Pen
Députée de la 11e circonscription du Pas-de-Calais depuis 2017 · naissance en 1968
- Fiabilité
- fragile
- Faisabilité des 24 promesses
- 0 réalisable8 réalisable sous conditions11 difficile5 irréaliste en l'état
- Signaux d'alerte
- 12/24 promesses
- Bilan
- 0/1 tenues
- Vérifications
- 1 trompeur 1 faux
- Programme chiffré
- non
réalisable sous conditions difficile irréaliste alerte : Constitution, UE, coût ≥ 10 Md€/an
Pourquoi cette fiabilité : Programme 2027 non publié et non chiffré indépendamment à la date de recherche. Deux affirmations publiques récentes (logement social, alcool) ont été jugées trompeuse ou fausse par des vérificateurs indépendants en 2026. Un économiste (Philippe Aghion) et une agence de notation (Scope Ratings) pointent une incohérence entre baisse de la fiscalité, hausse de certaines dépenses et objectif de réduction du déficit. N'ayant jamais exercé de fonction exécutive, elle n'a pas de bilan de promesses tenues en gouvernement, mais son abandon du projet de sortie de l'euro entre 2017 et 2022 montre qu'un engagement structurant a déjà été retourné.
Promesses touchez pour la citation et les sources
Pouvoir d'achat 2
-
Baisser la TVA sur les produits énergétiques (carburants, gaz, fioul, électricité) de 20 % à 5,5 %.
Selon Orange Actu : L'énergie et les carburants doivent être taxés à 5,5 % comme des biens de première nécessité.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une loi de finances nécessite une majorité à l'Assemblée nationale, que le RN n'a pas seul.
- Droit de l'UE
- conflit — La directive TVA de l'UE fixe un taux minimal de 15 % ; les carburants ne figurent pas parmi les exceptions autorisées à taux réduit (électricité, biogaz, chauffage urbain en bénéficient partiellement).
- Coût
- Le RN chiffre la mesure à 12 Md€ ; la ministre de l'Énergie Maud Bregeon l'estime à 15 Md€ de recettes perdues.
- Calendrier
- Dès le budget suivant l'élection, selon les déclarations de 2026.
- Précédent
- Aucune baisse de cette ampleur n'a été appliquée aux carburants en France ; le gouvernement a écarté la mesure en 2026 au nom du droit européen.
Sources : Orange Actu
-
Permettre aux entreprises d'augmenter les salaires de 10 % jusqu'à 3 SMIC en exonérant cette hausse de cotisations patronales. sous conditions Levier fiscal déjà pratiqué par le passé sous d'autres formes, mais dépend d'une majorité parlementaire et d'un chiffrage à préciser.
Selon Rassemblement national : Permettre aux entreprises une hausse des salaires de 10 % (jusqu'à 3 smic) en exonérant cette augmentation de cotisations patronales.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une loi de financement de la Sécurité sociale nécessite une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Mesure de politique sociale nationale, sans dimension européenne directe.
- Coût
- Non chiffré pour la version 2027 ; l'Institut Montaigne a chiffré la même mesure (programme législatif RN 2024) à 0,8 Md€ en 2025, 4,8 Md€ en 2027 et 12 Md€ en rythme de croisière (2029), en soulignant un effet d'aubaine important.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Des exonérations ciblées de cotisations sur les hausses de salaire existent déjà (dispositifs Fillon, primes exceptionnelles).
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Institut Montaigne
Retraites 3
-
Ramener l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, voire 60 ans pour les carrières longues, avec 40 à 42 annuités de cotisation. difficile Coût budgétaire important et absence de majorité parlementaire propre, dans un contexte de déficit public déjà tendu.
Selon LCP - Assemblée nationale : Le retour à un âge légal à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, avec selon les cas 40 à 42 années de cotisation.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une réforme des retraites nécessite une loi votée par le Parlement ou un recours à l'article 49.3, sans majorité absolue acquise au RN.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale, aucun conflit européen direct.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante pour la version 2027 ; le Conseil d'orientation des retraites n'a pas publié d'évaluation spécifique de cette proposition à la date de recherche.
- Calendrier
- Annoncée comme applicable dès le début d'un éventuel mandat.
- Précédent
- La réforme Borne de 2023 a porté l'âge légal à 64 ans par la voie inverse (49.3) ; elle est suspendue jusqu'en 2028 par le gouvernement Lecornu.
Sources : LCP - Assemblée nationale
-
Réindexer les pensions sur l'inflation, revaloriser le minimum vieillesse à 1 000 € et rétablir la demi-part fiscale des veuves et veufs. sous conditions Mesures ponctuelles de revalorisation déjà pratiquées par le passé, mais s'ajoutent à un système déjà déficitaire.
Selon Rassemblement national : Réindexer les pensions de retraite sur l'inflation, augmenterai les petites pensions au-dessus de 1000€ et rétablirai la demi-part fiscale des veuves et des veufs.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de financement de la Sécurité sociale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne.
- Coût
- Non chiffré isolément par une source indépendante pour cette mesure précise ; la Fondation iFRAP juge par ailleurs que l'abrogation complète de la réforme des retraites de 2023 porterait à elle seule un coût de 10 Md€ dès 2027, ce qui l'amène à douter de la soutenabilité de l'ensemble du volet retraites du programme RN.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- La demi-part des veuves a existé avant sa suppression en 2009 ; la réindexation totale sur l'inflation n'est pas systématique aujourd'hui.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Fondation iFRAP
-
Créer un mécanisme de capitalisation volontaire dans le système de retraite, via un « fonds d'investissement dans l'avenir de la France ». difficile Mesure nouvelle dont les modalités (fonds, gouvernance, montants) ne sont pas encore précisées.
Selon Fondation iFRAP : Instaurer une part de capitalisation « volontaire » dans le système des retraites, dans le cadre d'un « fonds d'investissement dans l'avenir de la France ».
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de financement de la Sécurité sociale ou loi ordinaire dédiée.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne directe.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; modalités non précisées.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Aucun mécanisme comparable n'existe dans le système de retraite obligatoire français actuel (le PER relève de l'épargne individuelle facultative hors répartition).
Sources : Fondation iFRAP
Santé 2
-
Supprimer les agences régionales de santé (ARS) et confier de nouveau la tutelle des hôpitaux aux préfets de région. sous conditions Réorganisation administrative réalisable techniquement, mais dont l'effet sur les déserts médicaux et les fermetures de lits reste incertain.
Selon Fondation iFRAP : La tutelle des hôpitaux sera de nouveau confiée aux préfets de région à travers les Directions régionales des affaires sanitaires et sociales : les ARS seront purement et simplement supprimées.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Réorganisation administrative nécessitant une loi.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Organisation administrative interne.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les ARS ont remplacé les anciennes DRASS/ARH en 2010 ; un retour à une tutelle préfectorale directe serait un changement de doctrine.
Sources : Fondation iFRAP
-
Lancer un plan de soutien d'urgence de 20 milliards d'euros pour l'hôpital public et revaloriser les salaires des soignants.
Selon Rassemblement national : Lancer un plan de soutien d'urgence pour la santé de 20 milliards d'euros. Arrêter les fermetures des lits à l'hôpital public et des maternités. Revaloriser les salaires des personnels soignants.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de financement de la Sécurité sociale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne.
- Coût
- Chiffre avancé par le RN lui-même (20 Md€ de dépenses supplémentaires) ; la Cour des comptes recommande à l'inverse 20 Md€ d'économies sur les dépenses de santé d'ici 2029, ce qui va dans le sens opposé et n'a pas isolé de chiffrage indépendant de la mesure du RN elle-même.
- Calendrier
- Non précisé pour 2027.
- Précédent
- Le « Ségur de la santé » de 2020 a représenté un effort budgétaire comparable en ordre de grandeur pour les revalorisations salariales.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Public Sénat (rapportant la Cour des comptes)
École 2
-
Rétablir l'autorité scolaire par un uniforme au primaire et au collège et sanctionner les absences et incivilités. sous conditions Mesure réglementaire simple à mettre en œuvre juridiquement, indépendamment de son efficacité pédagogique.
Selon Rassemblement national : Rétablir l'autorité de l'institution scolaire par l'instauration d'un uniforme au primaire et au collège tout en sanctionnant les absences et les incivilités.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Décret et circulaires pour l'essentiel, loi pour les sanctions les plus lourdes.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- L'uniforme a été expérimenté dans certaines communes (ex. Provins) sans généralisation nationale.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · vie-publique.fr
-
Revaloriser les salaires des enseignants et refonder leur formation. difficile Coût budgétaire non chiffré, à mettre en regard des économies annoncées par ailleurs sur la fonction publique.
Selon Rassemblement national : Revaloriser les salaires des enseignants et refonder leur formation.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances pour la masse salariale de l'Éducation nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante pour la mesure RN elle-même ; l'iFRAP a chiffré qu'une revalorisation générale des enseignants coûterait plusieurs dizaines de milliards d'euros par an selon son ampleur, sans que le RN ait précisé de montant vérifiable.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Des revalorisations ponctuelles ont déjà eu lieu (Pacte enseignant 2023).
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Fondation iFRAP
Sécurité 2
-
Rétablir les peines planchers, mettre fin aux aménagements de peine pour les violences aux personnes, instaurer une perpétuité réelle et une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. difficile Déjà expérimentées puis abrogées faute d'effet démontré sur la récidive ; nécessite une majorité que le RN n'a pas seul.
Selon Poligraph : Mettre en place des peines planchers pour les récidivistes, les atteintes aux personnes dépositaires d'une mission de service public et le trafic de drogue.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi pénale nécessitant une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence pénale nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante (coût carcéral lié à l'objectif des 85 000 places non isolé).
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Les peines planchers ont existé de 2007 à 2014 avant d'être abrogées ; leur efficacité sur la récidive a été jugée limitée par plusieurs études judiciaires.
Sources : Poligraph
-
Créer 7 000 postes de policiers et gendarmes et 3 000 postes administratifs, et augmenter le budget sécurité-justice de 7,5 Md€.
Selon Fondation iFRAP : Créer 7000 postes de policiers et gendarmes.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances pour les effectifs et le budget du ministère de l'Intérieur et de la Justice.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne.
- Coût
- Chiffre avancé par le RN ; non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Des plans de recrutement de policiers et gendarmes ont déjà été menés (LOPMI 2022).
Sources : Fondation iFRAP
Immigration 2
-
Réduire l'immigration légale et illégale de 80 à 90 %, mettre en place des quotas annuels et mettre fin au regroupement familial.
Selon Rassemblement national : Mettre fin à l'immigration de peuplement et au regroupement familial.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi et éventuellement révision constitutionnelle ou référendum, selon les mesures.
- Droit de l'UE
- conflit — Le regroupement familial est encadré par une directive européenne (2003/86/CE) et par la Convention européenne des droits de l'homme (article 8) ; une réduction aussi radicale nécessiterait une renégociation ou une dénonciation d'engagements internationaux.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Référendum annoncé « dès mon élection » dans les discours de campagne.
- Précédent
- Aucune réduction de cette ampleur n'a été mise en œuvre par le passé en France ; des tentatives partielles ont été retoquées par le Conseil constitutionnel (loi immigration 2023, partiellement censurée).
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Fondation iFRAP · Kohen Avocats
-
Supprimer le droit du sol et réserver l'accès à la nationalité française à la naturalisation sur des critères de mérite et d'assimilation.
Selon Rassemblement national : Supprimer le droit du sol et limiter l'accès à la nationalité à la seule naturalisation sur des critères de mérite et d'assimilation.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modification du code civil par la loi, nécessitant une majorité à l'Assemblée.
- Droit de l'UE
- incertain — Le droit de la nationalité reste une compétence nationale, mais une application restrictive doit rester compatible avec les conventions internationales sur l'apatridie.
- Coût
- Non chiffré ; mesure sans coût budgétaire direct.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Le droit du sol a déjà été modifié par la loi Pasqua-Méhaignerie de 1993, puis largement rétabli en 1998 ; sa suppression totale n'a jamais été votée.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Fondation iFRAP
Énergie et climat 2
-
Sortir du marché européen de l'électricité, revenir à un prix national, lancer un grand plan nucléaire et démanteler progressivement le parc éolien en fin de vie.
Selon Fondation iFRAP : Sortir du marché européen de l'électricité. Retourner à un prix national de l'électricité. Mettre en place un « grand plan nucléaire » et le démantèlement progressif des parcs éoliens existants lorsqu'ils arrivent en fin de vie.
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessiterait à la fois une loi nationale et une renégociation avec l'UE, voire un contentieux devant la Cour de justice de l'UE.
- Droit de l'UE
- conflit — Le marché européen de l'électricité (couplage des marchés, règlement 2019/943) est une compétence partagée de l'UE ; en sortir unilatéralement contreviendrait au droit européen de l'énergie.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; l'Ifri juge le volet énergétique global « extravagant et inquiétant » sans en donner un chiffrage précis.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Aucun État membre n'est jamais sorti unilatéralement du marché européen de l'électricité.
Sources : Fondation iFRAP · Euractiv · Ifri (Cédric Philibert)
-
Respecter les accords de Paris sur le climat, mais à un rythme et avec des moyens laissés à la discrétion de la France.
Selon Fondation iFRAP : Respecter les accords de Paris à un rythme et avec des moyens discrétionnaires.
- Voie
- décret, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Réglementaire pour l'essentiel, budgétaire pour le financement de la transition.
- Droit de l'UE
- incertain — Les objectifs climatiques nationaux s'inscrivent dans le cadre du paquet climat européen (Fit for 55) ; un ralentissement discrétionnaire pourrait entrer en tension avec les objectifs contraignants fixés au niveau de l'UE.
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Aucun retrait ni dénonciation des accords de Paris par la France à ce jour.
Sources : Fondation iFRAP
Dette et impôts 2
-
Supprimer l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) et créer à la place un impôt sur la fortune financière (IFF) excluant la résidence principale. sous conditions Mesure fiscale techniquement praticable (retour à une assiette proche de l'ancien ISF), mais son rendement net par rapport à l'IFI supprimé n'est pas chiffré indépendamment.
Selon Fondation iFRAP : Créer l'impôt sur la fortune financière (IFF), inspiré de l'ancien ISF, mais excluant la résidence principale (ou une résidence secondaire au choix).
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances nécessitant une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité nationale, sans dimension européenne directe.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; la Fondation Jean-Jaurès critique la mesure comme favorable aux propriétaires sans en donner de chiffrage global.
- Calendrier
- Réaffirmée le 16 septembre 2025 sur Europe 1/CNews.
- Précédent
- L'ISF a existé jusqu'en 2017, remplacé par l'IFI (recentré sur l'immobilier) sous Emmanuel Macron.
Sources : Fondation iFRAP · Public Sénat
-
Annoncer un plan d'économies de 125 milliards d'euros sur les dépenses publiques.
Selon Scope Ratings : Plan d'économies de 125 milliards d'euros.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Lois de finances successives nécessitant une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Sans dimension européenne directe, si ce n'est le respect des règles budgétaires européennes de déficit.
- Coût
- Chiffre annoncé par la candidate elle-même le 31 août 2026 ; non détaillé mesure par mesure et non chiffré par un institut indépendant (le comparateur iFRAP indique « proposition non encore connue » sur ce point).
- Calendrier
- Sur le quinquennat, selon l'annonce du 31 août 2026.
- Précédent
- Aucun plan d'économies de cette ampleur n'a été mis en œuvre en France sur un seul quinquennat récent.
Sources : Scope Ratings · LCP - Assemblée nationale
Travail 1
-
Recenser et simplifier les normes jugées « toxiques » pour les entreprises via un système de classification dit « tricolore ».
Selon Fondation iFRAP : Recenser les normes « toxiques » qu'il faut supprimer et celles qu'il faut simplifier par un travail « tricolore » (système de classification des normes).
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Décrets pour la simplification administrative, loi pour la suppression de normes législatives.
- Droit de l'UE
- incertain — Certaines normes visées peuvent être d'origine européenne (droit du travail, environnement), ce qui limiterait la marge de manœuvre nationale.
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Plusieurs vagues de simplification administrative ont déjà été menées (choc de simplification 2013, loi PACTE 2019) avec des résultats jugés limités par la Cour des comptes.
Sources : Fondation iFRAP
Logement 2
-
Abroger la loi SRU, supprimer la norme ZAN et lever les contraintes liées au diagnostic de performance énergétique (DPE).
Selon Journal de l'Agence : Supprimer toutes les contraintes basées sur le DPE dès les premières semaines de son mandat.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi nécessitant une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- conflit — La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD) impose des obligations de diagnostic et de rénovation que la suppression pure et simple du DPE contredirait.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- « Dès les premières semaines » d'un éventuel mandat, selon le discours du 13 septembre 2026.
- Précédent
- La loi SRU date de 2000 et a déjà résisté à plusieurs tentatives d'assouplissement ; le DPE a été renforcé en 2021 (loi Climat et résilience).
Sources : Journal de l'Agence
-
Faciliter l'accession à la propriété (portabilité des crédits immobiliers, allongement de leur durée, exonération des plus-values à 15 ans) et réserver l'accès au logement social et aux APL aux Français.
Selon Journal de l'Agence : Rendre obligatoire la portabilité des crédits immobiliers. [...] Ramener à 15 ans le délai d'exonération des plus-values immobilières. [...] Donner la priorité d'accès aux Français pour les logements sociaux et étudiants, ainsi que pour certaines aides au logement.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- La priorité nationale nécessiterait une révision constitutionnelle par référendum, selon le comparateur iFRAP lui-même ; les autres mesures relèvent d'une loi ordinaire.
- Droit de l'UE
- conflit — La « priorité nationale » d'accès au logement social pour les seuls Français entre en tension avec le principe européen de non-discrimination entre citoyens de l'UE ; le Club des juristes et l'Union sociale pour l'habitat soulèvent des obstacles constitutionnels et de compatibilité européenne.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Aucune priorité nationale de ce type n'a été inscrite dans la Constitution française à ce jour ; des dispositions comparables ont par le passé été censurées par le Conseil constitutionnel au nom du principe d'égalité.
Sources : Journal de l'Agence · Le Club des Juristes (Pr. Denys de Béchillon)
Europe et défense 2
-
Réduire fortement la contribution française au budget de l'Union européenne.
Selon Fondation iFRAP : Réduire de moitié la contribution de la France au budget de l'UE.
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Décision budgétaire nationale possible par la loi de finances pour la part française, mais toute renégociation du cadre européen nécessite l'unanimité au Conseil européen.
- Droit de l'UE
- conflit — Le budget de l'UE (cadre financier pluriannuel) est négocié à l'unanimité des 27 États membres ; une réduction unilatérale de la contribution française nécessiterait l'accord des autres États ou une violation des traités.
- Coût
- Le contre-budget RN 2026 chiffrait une réduction de 8,7 Md€ pour 2026 ; le comparateur iFRAP (2027) évoque une réduction « de moitié », sans que l'on sache si les deux chiffrages portent sur la même mesure.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Aucun État membre n'a réduit unilatéralement sa contribution au budget de l'UE sans accord collectif.
Sources : Fondation iFRAP · Poligraph · Informat.ro
-
Porter le budget de la défense à 55 milliards d'euros à l'horizon 2027.
Selon Rassemblement national : Porter le budget de la défense à 55 milliards d'euros à l'horizon 2027.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une loi de programmation militaire nécessite une majorité parlementaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — La politique de défense reste une compétence nationale.
- Coût
- Chiffre porté au programme RN 2022 (55 Md€ à l'horizon 2027) ; l'Institut Montaigne l'a évalué à un surcoût d'environ 4 Md€ par rapport à la trajectoire de la loi de programmation militaire déjà votée, non retrouvé réactualisé pour un mandat 2027-2032.
- Calendrier
- Objectif fixé à l'origine pour 2027, donc à actualiser.
- Précédent
- La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit déjà une trajectoire de hausse du budget de la défense.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Institut Montaigne
Institutions 2
-
Instaurer un référendum d'initiative citoyenne (RIC) déclenché par 500 000 signatures, et rendre obligatoires les référendums sur les traités limitant la souveraineté et sur l'immigration.
Selon Rassemblement national : Instaurer le Référendum d'Initiative Citoyenne et mettre en place la proportionnelle.
- Voie
- référendum (art. 11), majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le recours direct à l'article 11 pour réviser des dispositions de nature constitutionnelle est jugé par le Pr. Denys de Béchillon contraire à l'article 89, qui exige un vote des deux chambres avant tout référendum constituant ; sans majorité aux deux chambres, la voie choisie est contestée juridiquement.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Mécanisme institutionnel interne.
- Coût
- Non chiffré ; coût organisationnel des référendums non isolé.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Le RIC n'existe pas en droit français ; le référendum d'initiative partagée créé en 2008 (article 11) n'a jamais abouti faute des soutiens parlementaires requis.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · Le Club des Juristes (Pr. Denys de Béchillon)
-
Instaurer une dose de proportionnelle (listes départementales avec prime majoritaire) et revenir à un septennat présidentiel non renouvelable. difficile La réforme du mode de scrutin est réalisable par une majorité simple, mais le retour au septennat nécessite une majorité qualifiée que le RN n'a pas.
Selon Rassemblement national : Proportionnelle avec listes départementales et prime majoritaire.
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le mode de scrutin relève d'une loi organique (majorité simple suffit en principe), mais le retour au septennat suppose une révision constitutionnelle par la voie de l'article 89, nécessitant une majorité des trois cinquièmes au Congrès, hors de portée du RN seul.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Mécanisme institutionnel interne.
- Coût
- Non chiffré ; coût organisationnel limité.
- Calendrier
- Non précisé.
- Précédent
- Le septennat a existé jusqu'en 2000, remplacé par le quinquennat après le référendum de 2000 ; la proportionnelle intégrale a été utilisée en 1986 avant un retour au scrutin majoritaire.
Sources : Rassemblement national (candidat ou parti) · vie-publique.fr
Positions 21 sur 24 connues
déclarée déduite du programme inconnue
Pouvoir d'achat
Retraites
Santé
École
Sécurité
Immigration
Énergie et climat
Dette et impôts
Travail
Logement
Europe et défense
Institutions
Bilan promesses de mandats passés
- non tenue Sortie de l'euro et référendum sur la sortie de l'Union européenne (« Frexit »). (Candidate à l'élection présidentielle (non élue), 2017) : non tenue. Public Sénat
Vérifications par des vérificateurs indépendants
- trompeur « « Aujourd'hui, 70 % des Français sont éligibles au logement social et seulement 11 % en bénéficient. » » — franceinfo Vrai ou faux a jugé cette affirmation trompeuse le 17 septembre 2026. franceinfo (Vrai ou faux, via Poligraph)
- faux « Déclaration minimisant les risques du vin et de l'alcool pour la santé. » — AFP Factuel a jugé cette affirmation fausse le 2 juin 2026. Vigie Citoyenne / AFP Factuel
Sources
30 sources, dont 29 indépendantes : Public Sénat, PRISME, LCP - Assemblée nationale, Journal de l'Agence, Fondation iFRAP, Rassemblement national, Orange Actu, Euractiv, Poligraph, Scope Ratings, Institut Montaigne, franceinfo (Vrai ou faux, via Poligraph), TF1 Info (via Poligraph), Vigie Citoyenne / AFP Factuel, Wikipédia, Le Club des Juristes (Pr. Denys de Béchillon), Ifri (Cédric Philibert), Informat.ro, vie-publique.fr, Public Sénat (rapportant la Cour des comptes), Kohen Avocats
- Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet mais éligible en 2027, pourrait être candidate à la présidentielle Public Sénat, 7 juillet 2026
- Marine Le Pen — Programme Présidentielles 2027 (Rassemblement national) PRISME, 26 septembre 2026
- Présidentielle : que proposent les candidats à l'Élysée sur les retraites ? LCP - Assemblée nationale, 23 septembre 2026
- Présidentielle 2027 : quelles sont les propositions de Marine Le Pen sur le logement ? Journal de l'Agence, 22 septembre 2026
- Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Fondation iFRAP, 26 septembre 2026
- Les 22 mesures pour 2022 Rassemblement national, 1 janvier 2022, candidat ou parti
- Question du jour : la baisse de la TVA sur l'énergie proposée par le RN Orange Actu, 21 septembre 2026
- Le Pen's climate programme: pro-nuclear and pro-hydrogen but anti-wind Euractiv, 20 juillet 2026
- Marine Le Pen : mettre en place des peines planchers pour les récidivistes... Poligraph, 28 août 2026
- Marine Le Pen : réduire de 8,7 milliards d'euros la contribution française au budget de l'UE en 2026 Poligraph, 1 septembre 2026
- Budget 2027 : Marine Le Pen préfère un budget imparfait à une loi spéciale et pose ses lignes rouges LCP - Assemblée nationale, 19 septembre 2026
- L'impôt sur la fortune financière proposé par le RN, une mesure pour faire plaisir aux propriétaires Public Sénat, 16 septembre 2025
- Scope Ratings research announcement on France's fiscal trajectory Scope Ratings, 1 juillet 2026
- Programme de Marine Le Pen : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Institut Montaigne, 20 avril 2022
- Vrai ou faux : est-il vrai que « 70 % des Français sont éligibles » au parc social ? franceinfo (Vrai ou faux, via Poligraph), 17 septembre 2026
- Vérif : les Français sont-ils seulement 11 % à vivre dans un logement social ? TF1 Info (via Poligraph), 16 septembre 2026
- Fiche de suivi citoyen : Marine Le Pen (fact-checks recensés, dont AFP Factuel sur le vin) Vigie Citoyenne / AFP Factuel, 2 juin 2026
- Sur l'Europe, Marine Le Pen a-t-elle vraiment changé ? Public Sénat, 18 avril 2022
- Marine Le Pen Wikipédia, 27 septembre 2026
- Programme de Marine Le Pen : le recours direct au référendum constituant se heurte à des obstacles juridiques infranchissables Le Club des Juristes (Pr. Denys de Béchillon), 1 mars 2022
- Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Ifri (Cédric Philibert), 15 juillet 2026
- Une victoire de Marine Le Pen pourrait mettre la France en conflit avec l'UE sur le budget, l'élargissement et l'énergie Informat.ro, 1 août 2026
- Le vrai coût du programme du Rassemblement National Fondation iFRAP, 20 juin 2024
- Salaire des enseignants : ce qu'une augmentation coûterait (vraiment) à l'État Fondation iFRAP, 15 décembre 2021
- Exonérer les entreprises des cotisations patronales sur les hausses de 10 % des grilles de salaires pour tous les salariés sous 3 Smic Institut Montaigne, 1 juin 2024
- Porter le budget de la défense à 55 milliards d'euros à l'horizon 2027 Institut Montaigne, 1 avril 2022
- Uniforme à l'école : un premier bilan mitigé vie-publique.fr, 12 mai 2026
- Médicaments, hôpital, prévention : les pistes de la Cour des comptes pour diminuer les dépenses de santé de 20 milliards d'euros d'ici 2029 Public Sénat (rapportant la Cour des comptes), 14 avril 2025
- Quelle est la procédure de révision de la Constitution de 1958 ? vie-publique.fr, 27 septembre 2026
- Le moratoire Darmanin sur l'immigration légale : analyse juridique des obstacles constitutionnels et conventionnels Kohen Avocats, 26 mai 2026
Fiche mise à jour le 27 septembre 2026. Méthode · Signaler une erreur sur cette fiche