Fabien Roussel
Secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018 · naissance en 1969
- Fiabilité
- fragile
- Faisabilité des 17 promesses
- 1 réalisable0 réalisable sous conditions9 difficile7 irréaliste en l'état
- Signaux d'alerte
- 7/17 promesses
- Bilan
- pas de mandat exécutif
- Vérifications
- 1 trompeur
- Programme chiffré
- non
réalisable sous conditions difficile irréaliste alerte : Constitution, UE, coût ≥ 10 Md€/an
Pourquoi cette fiabilité : Fiabilité fragile : le chiffrage global de 2022 de Fabien Roussel était jugé par la Fondation iFRAP et l'Institut Montaigne très déséquilibré (287 milliards de dépenses nouvelles contre 131,4 milliards de recettes nouvelles par an) et «non consolidé, pas de bouclage» selon l'Institut Montaigne, et son programme 2027 reconduit plusieurs de ces mêmes mesures (retraite à 60 ans, 32h) sans chiffrage actualisé indépendant. Un fact-check indépendant (AFP Factuel) a par ailleurs qualifié de «raccourci historique» une affirmation répétée sur l'origine de la Sécurité sociale.
Promesses touchez pour la citation et les sources
Pouvoir d'achat 2
-
Revaloriser fortement le SMIC dans le cadre d'une hausse générale des salaires, des minima sociaux et des pensions. difficile Juridiquement simple mais une hausse de cette ampleur pose, selon les économistes du travail, un risque sur l'emploi peu qualifié si elle n'est pas accompagnée de compensations pour les entreprises.
Selon LCP : Porter le SMIC à 1 923 euros brut (1 500 euros net)
- Voie
- décret
- Majorité
- Le SMIC se relève par décret ; les mesures d'accompagnement (exonérations, aides aux entreprises) nécessitent une loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante pour la version 2027 ; le chiffrage 2022 du SMIC à 1 923 euros brut n'a pas été isolément estimé par un institut indépendant dans les sources trouvées.
- Calendrier
- Applicable en début de quinquennat.
- Précédent
- Les "coups de pouce" au SMIC historiques (jusqu'en 2012) montrent la faisabilité administrative d'une hausse discrétionnaire au-delà de la formule légale.
Sources : LCP
-
Plafonner le prix du carburant à 1,60-1,70 euro le litre, baisser la TVA sur l'énergie de 20% à 5,5%, réduire les prix de l'électricité de 30 à 40%, et bloquer les marges des compagnies pétrolières.
Selon TV5 Monde / AFP : Plafonner le prix du litre de carburant à 1,60-1,70 euro
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances pour la fiscalité, négociation européenne pour la dérogation TVA.
- Droit de l'UE
- conflit — Le taux réduit de TVA à 5,5% sur les carburants se heurterait à la directive européenne TVA (2006/112/CE), qui encadre strictement les biens éligibles aux taux réduits et exclut en principe les carburants routiers.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; la baisse de TVA sur l'énergie de 20% à 5,5% représenterait, à titre de comparaison, plusieurs milliards d'euros de recettes de TVA en moins par an selon l'ordre de grandeur des recettes de TVA énergie, mais aucun institut n'a publié de chiffrage spécifique de cette mesure pour 2027.
- Calendrier
- La baisse de TVA nécessiterait d'abord une dérogation européenne, donc un délai de négociation ; le plafonnement des prix pourrait être plus rapide par décret d'urgence.
- Précédent
- La France a déjà obtenu des dérogations de taux de TVA pour d'autres secteurs, mais aucune sur les carburants routiers à ce jour ; le blocage des prix du gaz et de l'électricité en 2021-2023 montre la faisabilité technique d'un plafonnement temporaire.
Sources : TV5 Monde / AFP
Retraites 1
-
Revenir à la retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète, financée par une hausse des cotisations et une taxation des revenus financiers.
Selon LCP : Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- PLFSS ou loi ordinaire, nécessitant une majorité à l'Assemblée.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Chiffrage de l'Institut Montaigne pour la campagne 2022 sur la même mesure (retraite à 60 ans à taux plein) : entre 54,8 et 176,6 milliards d'euros par an, médiane 87,7 milliards. Roussel reconduit cette mesure en 2027 sans chiffrage nouveau identifié.
- Calendrier
- Applicable dès le premier PLFSS en cas de majorité.
- Précédent
- La réforme de 2023 (62 à 64 ans) a été adoptée par 49.3 ; un retour à 60 ans irait à l'inverse de la trajectoire démographique retenue par le Conseil d'orientation des retraites, qui projette un besoin de financement croissant.
Sources : LCP · Institut Montaigne
Santé 1
-
Financer les services publics de santé et d'éducation par une hausse de la fiscalité des grandes entreprises réalisant d'importants profits. difficile Le principe (taxer les grands groupes) a un précédent récent, mais l'ampleur voulue par Roussel pour financer un large volet de dépenses sociales dépasse les précédents chiffrés.
Selon Fondation iFRAP : Taxer davantage les grandes entreprises pour financer les services publics
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité directe nationale, sous réserve des règles de concurrence fiscale européenne.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante pour 2027 ; en 2022, la Fondation iFRAP évaluait l'ensemble du volet fiscal du programme de Fabien Roussel à 131,4 milliards d'euros de recettes nouvelles par an, tous postes confondus (pas seulement la fiscalité des entreprises).
- Calendrier
- Applicable dès le premier PLF en cas de majorité.
- Précédent
- Des taxes exceptionnelles sur les superprofits (énergie, 2022-2023) ont déjà été votées ponctuellement en France et en Europe.
Sources : Fondation iFRAP
École 1
-
Augmenter les budgets scolaires sans réduire les recrutements d'enseignants malgré la baisse démographique, améliorer le statut et les conditions de travail des AESH, et créer un dispositif de tutorat pour les élèves en difficulté. difficile Budgétairement possible mais contraire à la trajectoire de réduction de postes suivie ces dernières années, ce qui suppose un changement net d'arbitrage budgétaire.
Selon PCF : Ne pas se servir de la baisse démographique pour réduire les moyens ou les postes
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Crédits votés en loi de finances (mission Enseignement scolaire).
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante.
- Calendrier
- Applicable dès le premier budget du quinquennat.
- Précédent
- Les précédents gouvernements ont au contraire réduit des postes d'enseignants au nom de la démographie (suppressions actées dans plusieurs budgets récents), ce qui indique une inversion de tendance à opérer.
Sources : PCF (candidat ou parti) · Vers le Haut
Immigration 2
-
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et refuser les quotas d'immigration, la loi française régulant déjà les migrations de travail par secteur. difficile Le levier juridique (circulaire) existe et a un précédent, mais l'ampleur "générale" annoncée dépasse tout précédent et se heurterait à une opposition politique majoritaire à l'Assemblée actuelle.
Selon Public Sénat : Régularisation de tous les travailleurs sans-papiers
- Voie
- décret
- Majorité
- Une régularisation par circulaire administrative ne nécessite pas de vote parlementaire, à la différence d'une réforme légale du CESEDA.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — La régularisation par le travail relève de circulaires (comme la circulaire Valls de 2012) et de la compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; une régularisation générale aurait un effet net incertain sur les finances publiques (hausse des cotisations perçues vs coûts de régularisation administrative).
- Calendrier
- Applicable rapidement par voie de circulaire.
- Précédent
- La circulaire Valls de 2012 a déjà organisé une régularisation par le travail à critères, sans pour autant être générale ; une régularisation "de tous les travailleurs sans-papiers" serait d'une ampleur inédite.
Sources : Public Sénat
-
Refuser la "préférence nationale" dans l'attribution des logements sociaux et attribuer les HLM selon la seule urgence sociale. réalisable Réalisable sans difficulté puisqu'il s'agit de maintenir un principe déjà consacré par le droit en vigueur et la jurisprudence constitutionnelle.
Selon SeLoger : Attribuer le logement social selon l'urgence sociale, pas la préférence nationale
- Voie
- décret
- Majorité
- Statu quo réglementaire, ne nécessite pas de nouvelle loi pour être maintenu.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le droit français interdit déjà la discrimination selon la nationalité dans l'attribution des HLM (sous réserve de titre de séjour régulier) ; il s'agit ici surtout d'une position défensive face à des propositions adverses.
- Coût
- Sans coût budgétaire direct (règle d'attribution, pas de dépense nouvelle).
- Calendrier
- Immédiat (maintien de la règle actuelle).
- Précédent
- Le Conseil constitutionnel a déjà censuré par le passé des dispositions de "priorité nationale" dans l'accès au logement social pour rupture d'égalité.
Sources : SeLoger
Énergie et climat 1
-
Relancer massivement le nucléaire : jusqu'à 20 EPR (6 d'ici 2035, 14 d'ici 2045), prolonger le parc existant à 60-70 ans, sortir du marché européen de l'électricité et de l'ARENH pour rétablir des tarifs réglementés.
Selon Société française d'énergie nucléaire (SFEN) : 6 EPR d'ici 2035, 14 d'ici 2045 ; sortie de l'ARENH et du marché européen de l'électricité
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de programmation énergétique, autorisations de l'Autorité de sûreté nucléaire, et négociation européenne pour le volet marché.
- Droit de l'UE
- incertain — Sortir du marché européen de l'électricité et de l'ARENH nécessiterait une renégociation avec la Commission européenne, le marché intérieur de l'énergie étant une compétence partagée encadrée par plusieurs règlements européens.
- Coût
- Non chiffré globalement pour les 20 EPR proposés par Roussel. Pour comparaison, EDF a fixé en décembre 2025 le coût plafond des 6 premiers EPR2 déjà engagés par l'État à 72,8 milliards d'euros hors financement (+40,8% par rapport au devis 2022 de 51,7 milliards), et la Cour des comptes estime que ce coût dépasserait 100 milliards d'euros en intégrant les frais financiers. Le programme de 20 réacteurs proposé par Roussel serait donc, par extrapolation, d'un ordre de grandeur très supérieur, sans chiffrage officiel de cette extrapolation.
- Calendrier
- Sur plusieurs décennies pour la construction des réacteurs (délai de construction d'un EPR de l'ordre de 10 à 15 ans en France).
- Précédent
- L'EPR de Flamanville (mis en service en 2024) a connu 12 ans de retard et un coût total réévalué à 23,7 milliards d'euros par la Cour des comptes (contre un devis initial de 3,3-3,4 milliards en 2007) ; les 6 EPR2 déjà engagés ont vu leur devis passer de 51,7 à 72,8 milliards d'euros entre 2022 et 2025, ce qui interroge la faisabilité d'un programme de 20 réacteurs dans les délais annoncés.
Sources : Société française d'énergie nucléaire (SFEN) · Vie publique (reprise du rapport de la Cour des comptes) · Gaz d'aujourd'hui
Dette et impôts 2
-
Rompre avec les traités budgétaires européens et l'austérité imposée par Bruxelles, avec un plan d'investissement public de 500 milliards d'euros sur 5 ans pour la planification écologique et sociale.
Selon PCF : Pacte d'investissement de 500 milliards d'euros sur 5 ans
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Lois de finances successives et négociation diplomatique avec les institutions européennes.
- Droit de l'UE
- conflit — Une remise en cause frontale des règles budgétaires européennes (pacte de stabilité et de croissance révisé) entrerait en conflit direct avec les engagements pris par la France dans le cadre de la procédure de déficit excessif ouverte en 2024.
- Coût
- Chiffre du candidat lui-même (500 milliards sur 5 ans, soit 100 milliards par an) ; aucun institut indépendant n'a publié de contre-estimation de ce plan à la date de la recherche. Pour comparaison, la Fondation iFRAP évaluait en 2022 l'ensemble des dépenses nouvelles du programme de Fabien Roussel à 287 milliards d'euros par an (mesure différente, mais du même ordre de grandeur que le plan 2027).
- Calendrier
- Sur la durée du quinquennat (plan annoncé sur 5 ans).
- Précédent
- La France est déjà sous procédure de déficit excessif de la Commission européenne depuis 2024 ; un plan de relance de cette ampleur irait à contre-courant des engagements de réduction du déficit déjà pris.
Sources : PCF (candidat ou parti) · Fondation iFRAP
-
Rétablir et étendre l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et augmenter l'impôt sur les sociétés au-delà d'un certain seuil de profit.
Selon Fondation iFRAP : Rétablissement et extension de l'ISF
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité directe nationale.
- Coût
- En 2022, la mesure de triplement de l'ISF portée par Roussel était intégrée dans un chiffrage global de la Fondation iFRAP (131,4 milliards d'euros de recettes nouvelles au total, dont environ 8 milliards attribués à l'ISF x3) ; aucun chiffrage isolé et actualisé pour 2027 n'a été trouvé.
- Calendrier
- Applicable dès le premier PLF en cas de majorité.
- Précédent
- L'ISF a existé de 1989 à 2017 avant sa transformation en IFI ; sa suppression avait été justifiée par un risque d'exil fiscal des grandes fortunes, un effet documenté mais dont l'ampleur reste débattue entre études.
Sources : Fondation iFRAP · Fondation iFRAP
Travail 2
-
Remplacer le RSA par une "Sécurité sociale de l'emploi et de la formation" garantissant à chacun un emploi ou une formation qualifiante rémunérée, financée par les cotisations sociales et les budgets liés au chômage. irréaliste Irréaliste en l'état à l'échelle nationale annoncée (cinq ans) au vu du coût probable et de l'absence de chiffrage crédible, malgré un précédent local encourageant à petite échelle.
Selon Reportage TV (rediffusion YouTube) : Sécurité sociale de l'emploi et de la formation
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Réforme législative de grande ampleur du code du travail et du financement de la protection sociale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale (droit du travail et de la protection sociale).
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; le RSA actuel coûte plus de 11 milliards d'euros par an pour 1,8 million de foyers, une garantie d'emploi générale coûterait vraisemblablement bien davantage selon les économistes du travail, sans chiffrage publié identifié.
- Calendrier
- Mise en oeuvre progressive sur cinq ans selon l'objectif annoncé par Roussel.
- Précédent
- L'expérimentation "Territoires zéro chômeur de longue durée" (depuis 2016) constitue un précédent partiel de garantie d'emploi local, à une échelle bien plus limitée que la généralisation nationale proposée.
Sources : Reportage TV (rediffusion YouTube)
-
Instaurer la semaine de 32 heures sans perte de salaire.
Selon LCP : Semaine de 32 heures sans réduction de salaire
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modification du code du travail.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale (code du travail), conforme aux directives européennes sur le temps de travail qui fixent des plafonds et non des planchers.
- Coût
- Chiffrage de l'Institut Montaigne en 2022 pour la même mesure (32h) : entre 4,8 et 7,4 milliards d'euros par an selon les hypothèses de productivité, médiane 6,2 milliards. Mesure reconduite en 2027 sans nouveau chiffrage identifié.
- Calendrier
- Applicable après adoption de la loi, avec négociations de branche.
- Précédent
- Le passage aux 35 heures (lois Aubry, 1998-2000) montre la faisabilité technique d'une réduction généralisée du temps de travail, mais avait suscité un débat prolongé sur son coût et son effet sur l'emploi.
Sources : LCP · Institut Montaigne
Logement 1
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Porter le taux obligatoire de logement social à 30% (loi SRU2), construire 200 000 logements sociaux par an, renforcer l'encadrement des loyers et rétablir l'aide à la pierre de l'État. difficile L'objectif de construction dépasse largement les records historiques récents de production de logements sociaux, ce qui rend le calendrier annoncé optimiste malgré un cadre juridique existant (loi SRU) à durcir plutôt qu'à créer.
Selon PCF : Une loi SRU2 avec un taux de logements sociaux porté à 30%
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modification de la loi SRU et crédits de la mission Cohésion des territoires en loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; le rétablissement de l'aide à la pierre à un niveau significatif représenterait plusieurs milliards d'euros par an selon les ordres de grandeur historiques (l'aide à la pierre budgétée était de l'ordre de 400 millions d'euros avant sa quasi-suppression), mais aucun institut n'a publié de chiffrage du plan Roussel dans son ensemble.
- Calendrier
- Objectif quinquennal (200 000 logements sociaux par an sur cinq ans).
- Précédent
- La production annuelle de logements sociaux n'a dépassé 130 000 unités qu'à de rares reprises depuis 2010 ; l'objectif de 200 000/an dépasse tous les records récents.
Europe et défense 2
-
Renégocier les traités européens jugés libéraux, mettre fin à l'austérité budgétaire imposée par Bruxelles, et renforcer le pouvoir des parlements nationaux face aux institutions européennes.
Selon France-Vote : Rupture avec les traités libéraux européens
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Ratification par le Parlement (ou référendum) de toute modification de traité, et accord des 26 autres États membres.
- Droit de l'UE
- conflit — Une renégociation des traités européens nécessite l'unanimité des 27 États membres ; la France ne peut l'imposer seule.
- Coût
- Non applicable directement (réforme institutionnelle et diplomatique, pas de coût budgétaire chiffrable isolément).
- Calendrier
- Long terme : toute révision des traités européens prend plusieurs années de négociation (exemple : le traité de Lisbonne, plusieurs années de négociation après l'échec du traité constitutionnel de 2005).
- Précédent
- Les tentatives françaises de renégociation substantielle des règles budgétaires européennes (2012, 2017) ont abouti à des aménagements limités, jamais à une rupture du cadre existant.
Sources : France-Vote
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Sortir de l'OTAN, rejeter une "Europe du surarmement" et la course aux armements, et promouvoir un système de sécurité collective paneuropéen non aligné. irréaliste Irréaliste en l'état dans le contexte géopolitique actuel (guerre en Ukraine, réarmement européen) où la quasi-totalité des partenaires européens et de l'appareil diplomatico-militaire français s'oppose à un retrait complet de l'Alliance.
Selon France-Vote : Sortie de l'OTAN ; refus de l'Europe du surarmement
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Décision relevant du pouvoir exécutif en matière de politique étrangère et de défense (domaine réservé), avec ratification parlementaire pour la dénonciation du traité de l'Atlantique Nord.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — L'OTAN n'est pas une institution de l'Union européenne (l'eu_conflict porte ici sur le droit de l'UE, non affecté directement par un retrait de l'OTAN) ; en revanche cela affecterait la politique de sécurité et de défense commune, dont la France est un pilier militaire majeur.
- Coût
- Non chiffré ; une sortie de l'OTAN aurait des conséquences budgétaires et diplomatiques (perte du bouclier de dissuasion élargi, coûts de reconversion des structures de commandement intégré) non chiffrées par une source indépendante.
- Calendrier
- Un retrait de l'OTAN suit une procédure de préavis d'un an prévue par le traité de Washington (article 13).
- Précédent
- La France s'est retirée du commandement militaire intégré de l'OTAN en 1966 sous de Gaulle avant d'y revenir en 2009 sous Sarkozy ; un retrait complet du traité lui-même (pas seulement du commandement intégré) n'a jamais été mis en oeuvre par la France.
Sources : France-Vote
Institutions 2
-
Passer à une 6e République réduisant les pouvoirs du président de la République au profit du Parlement, et instaurer la proportionnelle intégrale aux élections législatives.
Selon LCP : 6e République et proportionnelle intégrale
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une révision constitutionnelle nécessite une majorité des 3/5 du Congrès (art. 89) ou un référendum ; la proportionnelle intégrale aux législatives ne nécessite qu'une loi ordinaire (mode de scrutin), à la différence de la 6e République.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Question de droit constitutionnel interne.
- Coût
- Non applicable (réforme institutionnelle sans coût budgétaire direct significatif).
- Calendrier
- Long terme pour la 6e République (majorité qualifiée difficile) ; la proportionnelle pourrait être plus rapide (loi ordinaire) si une majorité se dégageait.
- Précédent
- Le PCF réclame la proportionnelle intégrale depuis plusieurs décennies sans qu'aucune majorité ne se soit dégagée pour l'adopter ; la dernière élection législative partiellement proportionnelle en France remonte à 1986.
Sources : LCP
-
Créer un référendum d'initiative populaire à deux seuils : 500 000 signatures pour forcer l'inscription d'une proposition de loi à l'ordre du jour du Parlement, 1 000 000 pour déclencher un référendum sur l'organisation des pouvoirs publics, une révision constitutionnelle ou un traité international ; interdire au président de déclencher seul un référendum.
Selon LCP : Référendum d'initiative populaire à 500 000 et 1 000 000 de signatures
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Révision de l'article 11 de la Constitution, nécessitant une majorité des 3/5 du Congrès ou un référendum.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Question de droit constitutionnel interne.
- Coût
- Coût organisationnel d'un référendum national (de l'ordre de 150 à 200 millions d'euros par scrutin selon les précédents électoraux français), non spécifiquement chiffré pour cette proposition par une source indépendante.
- Calendrier
- Long terme, vu la difficulté d'obtenir une majorité qualifiée.
- Précédent
- Le référendum d'initiative partagée créé en 2008 (seuil de 4,7 millions d'électeurs et 185 parlementaires) n'a jamais abouti à un référendum effectif depuis son entrée en vigueur en 2015, ce qui illustre la difficulté d'un dispositif à seuil élevé même une fois inscrit dans la Constitution.
Sources : LCP
Positions 20 sur 24 connues
déclarée déduite du programme inconnue
Pouvoir d'achat
Retraites
Santé
École
Sécurité
Immigration
Énergie et climat
Dette et impôts
Travail
Logement
Europe et défense
Institutions
Bilan promesses de mandats passés
Pas de mandat exécutif antérieur documenté : pas de bilan à mesurer.
Vérifications par des vérificateurs indépendants
- trompeur « La Sécurité sociale française a été créée par le ministre communiste Ambroise Croizat. » — AFP Factuel a jugé cette affirmation trompeuse le 1 décembre 2021. AFP Factuel (repris par Imaz Press)
Sources
22 sources, dont 19 indépendantes : PCF, Wikipédia, LCP, Institut Montaigne, Société française d'énergie nucléaire (SFEN), Public Sénat, Fondation iFRAP, TV5 Monde / AFP, Vers le Haut, SeLoger, France-Vote, AFP Factuel (repris par Imaz Press), Wikimedia Commons, Reportage TV (rediffusion YouTube), Vie publique (reprise du rapport de la Cour des comptes), Gaz d'aujourd'hui
- Présidentielle 2027 : Fabien Roussel désigné candidat du PCF PCF, 6 septembre 2026, candidat ou parti
- Fabien Roussel Wikipédia, 27 septembre 2026
- Présidentielle : que proposent les candidats à l'Élysée sur les retraites LCP, 16 septembre 2026
- Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein (chiffrage 2022) Institut Montaigne, 1 janvier 2022
- Présidentielle 2027 : au colloque de l'UFE, les grands partis listent leurs positions sur le nucléaire Société française d'énergie nucléaire (SFEN), 1 septembre 2026
- Immigration : Fabien Roussel propose la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers Public Sénat, 1 juin 2026
- Comparateur des programmes — présidentielle 2027 Fondation iFRAP, 22 août 2026
- Impôts : les hausses et les baisses proposées par les candidats Fondation iFRAP, 1 septembre 2026
- Carburants : sur un péage d'autoroute, Fabien Roussel (PCF) appelle à la mobilisation TV5 Monde / AFP, 19 septembre 2026
- Lettre de Fabien Roussel à celles et ceux qui font vivre l'école PCF, 1 septembre 2026, candidat ou parti
- Jeunesse, éducation et famille : que proposent les candidats en 2027 ? Vers le Haut, 1 septembre 2026
- Fabien Roussel officiellement candidat du PCF à l'élection présidentielle de 2027 LCP, 6 septembre 2026
- Une loi SRU2 avec un taux de logements sociaux porté à 30% PCF, 1 janvier 2026, candidat ou parti
- Présidentielle 2027 : les propositions de Fabien Roussel sur le logement SeLoger, 1 septembre 2026
- Présidentielle : dix idées en débat pour renouveler les institutions LCP, 1 avril 2022
- Fabien Roussel — positions institutionnelles et européennes France-Vote, 1 septembre 2026
- Présidentielle en France : accusé d'emploi fictif, le candidat communiste Fabien Roussel TV5 Monde / AFP, 21 février 2022
- La Sécurité sociale créée par un ministre communiste ? Attention à ce raccourci historique (AFP Factuel, doc. 9TM2DE) AFP Factuel (repris par Imaz Press), 1 décembre 2021
- Fichier photo Wikimedia Commons Wikimedia Commons, 27 septembre 2026
- Fabien Roussel : remplacer le RSA par une Sécurité sociale de l'emploi et de la formation Reportage TV (rediffusion YouTube), 1 avril 2025
- Cour des comptes, «La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants» (14 janvier 2025) Vie publique (reprise du rapport de la Cour des comptes), 14 janvier 2025
- EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Gaz d'aujourd'hui, 18 décembre 2025
Fiche mise à jour le 27 septembre 2026. Méthode · Signaler une erreur sur cette fiche