Gabriel Attal
Député des Hauts-de-Seine depuis 2017 · naissance en 1989
- Fiabilité
- fragile
- Faisabilité des 24 promesses
- 0 réalisable10 réalisable sous conditions14 difficile0 irréaliste en l'état
- Signaux d'alerte
- 9/24 promesses
- Bilan
- 1/5 tenues
- Vérifications
- 2 trompeur
- Programme chiffré
- non
réalisable sous conditions difficile irréaliste alerte : Constitution, UE, coût ≥ 10 Md€/an
Pourquoi cette fiabilité : Le Haut Conseil des finances publiques, institution indépendante, a jugé à deux reprises en 2024 les prévisions chiffrées de son gouvernement trop optimistes (emplois créés par la réforme de l'assurance chômage, trajectoire de croissance et de déficit) ; les sénateurs avaient déjà, en 2022, contesté la présentation d'un budget hospitalier en hausse une fois l'inflation prise en compte. Sa réforme phare de l'assurance chômage n'est jamais entrée en vigueur, interrompue par la dissolution de l'Assemblée nationale, et un décret d'économies a amputé des crédits annoncés pour l'Éducation nationale peu après son entrée en fonction. Le programme 2027, qui vise 120 à 150 Md€ d'économies, n'a pas été chiffré de façon indépendante à ce jour.
Promesses touchez pour la citation et les sources
Pouvoir d'achat 1
-
Faire monter les salaires nets en réduisant les charges salariales plutôt qu'en imposant une hausse légale du SMIC. difficile Toute nouvelle baisse de charges doit être financée, alors que le même candidat vise simultanément le zéro déficit en dix ans, ce que l'iFRAP note comme une tension entre les deux objectifs.
« en réduisant les charges salariales pour faire monter le salaire net. Nos dépenses sociales ne peuvent plus reposer autant sur les Français qui travaillent. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Vote du PLFSS.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré ; une baisse des charges salariales représenterait un manque à gagner pour la Sécurité sociale non compensé à ce stade, non évalué par une source indépendante.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Les baisses de charges sur les bas salaires (allègements Fillon puis « bandeau famille ») existent depuis les années 1990 sans avoir résorbé l'écart de salaire net constaté par le candidat.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Retraites 2
-
Ne plus raisonner en âge légal de départ mais en durée de cotisation pour augmenter le taux d'emploi des seniors. difficile Rouvrir le dossier des retraites trois ans seulement après la réforme contestée de 2023 exposerait à la même opposition sociale et parlementaire.
« l'enjeu ne sera plus l'âge de départ à la retraite, mais la durée de cotisation. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- La réforme de 2023 a porté l'âge légal à 64 ans et allongé la durée de cotisation requise à 43 annuités ; un basculement complet vers la seule durée de cotisation romprait avec cette architecture récente.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Mettre en place un système de retraite universel comportant une part de capitalisation. difficile Le précédent projet de système universel (2019-2020) a déjà échoué pour des raisons à la fois sociales et sanitaires, et la capitalisation obligatoire soulève une opposition syndicale constante.
« mettre en place un système universel avec une part de capitalisation. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré ; un système universel a déjà fait l'objet d'un chiffrage avorté en 2019-2020 sous un précédent gouvernement, jamais republié depuis.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Le projet de système universel par points de 2019-2020 avait été suspendu par la crise sanitaire sans jamais être rétabli.
Sources : Orange Actu / L'Express (6 Médias) · iFRAP
Santé 1
-
Défendre une progression de l'Ondam jugée suffisante sans l'indexer intégralement sur l'inflation. difficile Les sénateurs de la commission des affaires sociales avaient déjà contesté en 2022 le caractère réellement suffisant de cette hausse une fois l'inflation prise en compte.
« L'inflation n'a pas d'impact uniforme sur l'ensemble des dépenses de santé. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Vote annuel du PLFSS.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Position budgétaire de 2022 sur le PLFSS 2023, non un chiffrage de mesure 2027 ; aucune proposition santé n'apparaît dans le programme 2027 du candidat (voir gaps).
- Calendrier
- Chaque PLFSS
- Précédent
- Le Haut Conseil des finances publiques avait déjà jugé optimistes les prévisions du même gouvernement sur d'autres postes (voir fiabilité).
Sources : Public Sénat
École 3
-
Rétablir dès son élection les mesures du « Choc des savoirs » (groupes de niveau en français et mathématiques). sous conditions Mesure déjà appliquée une fois par le même responsable politique, donc administrativement praticable, mais contestée pédagogiquement.
« Comme ministre de l'Éducation nationale, j'ai pris des décisions fortes en lançant le Choc des savoirs et comme président de la République, l'une de mes premières décisions sera d'en rétablir les mesures. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Les groupes de niveau relèvent de circulaires et décrets d'organisation scolaire, sans vote de loi.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Rentrée suivant l'élection
- Précédent
- Les groupes de niveau ont déjà été mis en œuvre en 6e et 5e à la rentrée 2024 avant d'être partiellement suspendus sous les gouvernements suivants.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · Café pédagogique
-
Viser moins de 20 élèves par classe en primaire et mieux rémunérer les professeurs grâce aux moyens dégagés par la baisse démographique. sous conditions S'appuie sur une évolution démographique déjà anticipée par l'Éducation nationale, donc réalisable sans nouvelle loi.
« nous devons viser moins de 20 élèves par classe notamment en primaire où nous devons viser moins de 20 élèves par classe comme dans les meilleurs systèmes éducatifs européens. Ces moyens supplémentaires dégagés par cette baisse démographique devront aussi servir à mieux rémunérer nos professeurs. »
- Voie
- décret
- Majorité
- La carte scolaire et les effectifs par classe relèvent du pouvoir réglementaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré ; le raisonnement suppose que la baisse démographique (1,7 million d'élèves en moins) libère des moyens sans les documenter précisément.
- Calendrier
- Sur dix ans, au rythme de la baisse démographique
- Précédent
- Le dédoublement des classes de CP/CE1 en REP a déjà démontré la faisabilité administrative d'une baisse ciblée des effectifs par classe.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · Café pédagogique
-
Aller au bout de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
« nous irons au bout de leur interdiction pour les moins de 15 ans, pour les protéger. »
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- conflit — Une interdiction nationale stricte de l'accès aux réseaux sociaux se heurte au règlement européen sur les services numériques (DSA) et à la libre prestation de services ; la France avait déjà dû notifier sa loi de 2023 sur la majorité numérique à la Commission européenne.
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- La loi française de 2023 sur la majorité numérique (13 ans avec accord parental) n'a jamais été pleinement appliquée faute de dispositif de vérification d'âge opérant et de base légale européenne stabilisée.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Sécurité 3
-
Donner le statut d'officier de police judiciaire aux directeurs de police municipale et étendre les compétences des policiers municipaux. difficile Accorder un statut d'OPJ, aujourd'hui réservé à des agents formés et habilités par l'État, à des fonctionnaires territoriaux modifierait l'équilibre de la police judiciaire et suppose l'accord des collectivités qui financent les polices municipales.
« Étendre les compétences des polices municipales en accordant le statut d'officier de police judiciaire aux directeurs de police municipale, en permettant aux policiers municipaux d'exercer des compétences de police judiciaire, d'interroger des fichiers, d'accomplir des contrôles d'identité ou des saisies, et de délivrer des amendes forfaitaires délictuelles. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Le statut d'agent de police judiciaire adjoint des policiers municipaux a déjà été renforcé par étapes depuis les années 2000 ; l'extension au plein statut d'OPJ serait une rupture avec la séparation actuelle police nationale/police municipale.
Sources : Poligraph
-
Réduire à trois mois maximum le délai entre le prononcé de la peine et l'exécution des travaux d'intérêt général. difficile Diviser par plus de cinq le délai moyen constaté par la Cour des comptes suppose des moyens humains supplémentaires dans les SPIP, non chiffrés dans la mesure.
« Réduire à trois mois maximum le délai entre la prononcé de la peine et l'exécution des travaux d'intérêt général. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Relève principalement de l'organisation des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP), par voie réglementaire et de moyens.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Selon la Cour des comptes, le délai actuel moyen d'exécution des travaux d'intérêt général est de 16 mois, largement au-dessus de la cible de 3 mois.
Sources : Poligraph
-
Renforcer la préparation du pays face à la multiplication des cyberattaques visant les infrastructures critiques.
« Si le pays, dans son ensemble, devient une cible, alors le pays, dans son ensemble, doit se préparer à résister. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- conflit — La cyberdéfense nationale s'articule avec la directive européenne NIS2, transposée en droit français, ce qui contraint le périmètre d'action strictement nationale.
- Coût
- Non chiffré ; le candidat cite les chiffres de l'ANSSI (plus de 4000 incidents traités en 2024, +15 % sur un an) sans annoncer de moyens budgétaires supplémentaires précis.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- La loi de programmation militaire 2024-2030 a déjà renforcé les moyens de cyberdéfense sans que cela empêche la hausse des incidents constatée par l'ANSSI.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Immigration 2
-
Réduire l'immigration subie et privilégier un système à points pour l'immigration de travail, sur le modèle canadien.
« accueillir moins pour accueillir mieux, privilégier l'immigration de travail au détriment d'autres types d'immigration comme le regroupement familial. Ce que nous voulons, c'est la préférence travail, où l'on accueille les compétences, les talents dont nous avons besoin sur la base d'un système à points comme au Canada, fondé sur des critères simples, une offre d'emploi stable, un logement, parler français, connaître nos valeurs et les respecter. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- conflit — Un système à points pour l'immigration de travail doit rester compatible avec la liberté de circulation des citoyens de l'UE et les directives européennes sur le regroupement familial et les travailleurs qualifiés (carte bleue européenne).
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Première loi immigration du quinquennat
- Précédent
- La loi immigration de janvier 2024, votée sous son propre gouvernement, avait déjà vu plusieurs dispositions censurées par le Conseil constitutionnel comme cavaliers législatifs.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Mieux encadrer et réduire le regroupement familial au profit de l'immigration de travail.
« privilégier l'immigration de travail au détriment d'autres types d'immigration comme le regroupement familial, qui doit être mieux encadré et qui doit donc diminuer. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- conflit — Le regroupement familial est encadré par la directive européenne 2003/86/CE, qui fixe un socle de droits que la loi française ne peut restreindre en dessous d'un certain seuil.
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Première loi immigration du quinquennat
- Précédent
- Les conditions de ressources et de logement pour le regroupement familial ont déjà été durcies par la loi immigration de 2024.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Énergie et climat 2
-
Accélérer simultanément le nucléaire, les renouvelables et l'électrification des usages, avec un objectif de prix de 75 €/MWh pour le nouveau nucléaire. sous conditions Ne rompt pas avec la trajectoire énergétique déjà engagée (le candidat le revendique lui-même), ce qui réduit le risque de blocage par rapport à une politique de rupture.
« Face aux crises et aux changements majeurs à venir, il n'y a qu'une seule solution : la planification. […] Concernant les objectifs de sortie du fossile, je m'inscris volontairement dans la trajectoire de la programmation pluriannuelle de l'énergie. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- pas de conflit — S'inscrit dans la programmation pluriannuelle de l'énergie déjà validée au niveau national et compatible avec le cadre européen.
- Coût
- Non chiffré globalement ; le programme EPR2 déjà engagé (6 réacteurs) est budgété à plusieurs dizaines de milliards d'euros par EDF, mais ce chiffre n'est pas repris comme un engagement propre au candidat.
- Calendrier
- Sur plusieurs quinquennats (construction de réacteurs)
- Précédent
- Le programme EPR2 lancé en 2022 accuse déjà des retards de calendrier par rapport aux annonces initiales.
Sources : Gaz d'aujourd'hui · iFRAP
-
Tripler le rythme annuel de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, de 1,8 % à 5 % par an. difficile Il s'agit d'un doublement supplémentaire par rapport à une trajectoire qui n'a déjà été tenue qu'une fois (le doublement 2017-2024 cité par le candidat), ce qui rend l'objectif ambitieux au regard du rythme historique.
« nous devons tripler notre rythme annuel de réduction des émissions entre maintenant et 2030 : passer de 1,8 % à 5 % par an. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compatible avec, et même plus ambitieux que, la trajectoire de la SNBC et les engagements européens Fit for 55.
- Coût
- Non chiffré en euros ; le site cite des sources externes (CITEPA, Météo-France, France Assureurs) pour le diagnostic mais pas pour le coût de la mesure elle-même.
- Calendrier
- D'ici 2030
- Précédent
- Selon le site du candidat lui-même, la France a doublé son rythme de baisse d'émissions depuis 2017 sans encore atteindre le rythme visé ici, qui est près du double de la meilleure performance passée.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Dette et impôts 2
-
Atteindre zéro déficit public en dix ans maximum, aucune dépense n'étant taboue.
« L'objectif est clair : zéro déficit en 10 ans maximum. […] Aucune dépense ne doit être un tabou. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Vote du PLF chaque année pendant dix ans.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Objectif plus strict que la trajectoire de retour sous 3 % de déficit exigée par la procédure de déficit excessif de l'UE ouverte contre la France en 2024.
- Coût
- Le candidat vise 120 à 150 Md€ d'économies ; l'iFRAP recense ce chiffre dans son comparateur mais ne l'a pas recalculé de façon indépendante.
- Calendrier
- Dix ans
- Précédent
- En tant que ministre des Comptes publics puis Premier ministre, il a déjà engagé des baisses de dépenses (10 Md€ sur le budget des ministères en 2024) sans parvenir à infléchir la trajectoire globale du déficit, resté supérieur à 5 % du PIB en 2024.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP · Sénat
-
Poursuivre la baisse du budget des ministères et la réforme du modèle social engagées comme Premier ministre en 2024.
« Comme Premier ministre à Matignon, Gabriel Attal avait engagé en 2024 des économies indispensables sur le budget de l'État, avec une baisse inédite de 10 milliards d'euros du budget des ministères. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Une régulation budgétaire infra-annuelle peut se faire par décret d'annulation de crédits, comme en février 2024.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Chiffrage repris de son propre bilan de Premier ministre (10 Md€ en 2024), non recalculé de façon indépendante pour 2027.
- Calendrier
- Dès 2027
- Précédent
- Le décret du 21 février 2024 annulant des crédits, dont 700 M€ sur l'Éducation nationale, avait déjà suscité une forte opposition syndicale.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · SNES-FSU · Sénat
Travail 4
-
Refonder le Code du travail autour de quelques principes fondamentaux, le reste relevant des branches et des entreprises. difficile Une refonte totale du Code du travail est une entreprise juridique de très grande ampleur, jamais menée à bien depuis sa création malgré plusieurs tentatives de simplification.
« Le Code du travail est passé de 5000 à 11000 articles entre 2004 et 2025 […] Je propose que le Gouvernement, des experts et les partenaires sociaux réécrivent un code plus simple, structuré autour de quelques articles fondamentaux, une Constitution du travail. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Une réécriture du Code du travail par ordonnances est aussi envisageable sur le modèle des ordonnances travail de 2017.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Les ordonnances travail de 2017 avaient déjà largement décentralisé la négociation vers l'entreprise sans réduire le volume global du code.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Supprimer le plafond légal d'heures supplémentaires, aujourd'hui fixé à 220 heures par an et par salarié.
« supprimer le plafond d'heures supplémentaires fixé par le Code du travail, aujourd'hui fixé, à défaut d'accord collectif, à deux cent vingt heures par an et par salarié. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Droit de l'UE
- conflit — La directive européenne 2003/88/CE sur le temps de travail fixe un plafond de 48 heures hebdomadaires en moyenne, qui continuerait de s'appliquer même sans plafond national d'heures supplémentaires.
- Coût
- Non chiffré ; un recours accru aux heures supplémentaires défiscalisées aurait un coût pour les recettes fiscales et sociales, non évalué ici.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Le plafond à défaut d'accord collectif a déjà été relevé à plusieurs reprises depuis 2008 sans être supprimé.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Promouvoir, là où c'est possible, la semaine de quatre jours et une meilleure adaptation des horaires à la vie personnelle. sous conditions Formulée comme une promotion par accord d'entreprise plutôt qu'une obligation légale, la mesure est d'application souple et déjà expérimentée.
« la promotion, là où c'est possible, de la semaine en quatre jours et une meilleure adaptation des horaires entre l'employeur et le salarié. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Mesure incitative plutôt qu'obligatoire, applicable par accord d'entreprise.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Plusieurs entreprises et administrations ont déjà expérimenté la semaine de quatre jours en France sans cadre légal général.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Poursuivre une réforme de l'assurance chômage incitative au travail, présentée comme créatrice de 100 000 emplois supplémentaires. sous conditions Juridiquement praticable par décret comme en 2023-2024, mais sa version précédente n'a jamais pu être mise en œuvre pour des raisons politiques, ce qui illustre un risque réel de blocage.
« je porte une réforme de l'assurance chômage qui incite au travail et qui créerait 100 000 emplois supplémentaires. »
- Voie
- décret
- Majorité
- L'État peut reprendre la main par décret en cas d'échec de la négociation entre partenaires sociaux, comme en 2023 et 2024.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Le gain de 100 000 emplois est un chiffre du candidat lui-même ; le Haut Conseil des finances publiques a jugé optimiste une estimation très proche (100 000 à 150 000 emplois) pour la réforme de 2024 (voir fiabilité).
- Calendrier
- Immédiat, par décret si besoin
- Précédent
- Une réforme très proche, engagée par le même responsable en 2024, n'est jamais entrée en vigueur en raison de la dissolution de l'Assemblée nationale.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP · Sénat
Logement 1
-
Simplifier les normes de construction, réviser le DPE, faciliter la densification et compter le logement intermédiaire dans les quotas SRU. sous conditions Une partie de la mesure (22 territoires engagés, révision du DPE) a déjà été lancée en 2024, ce qui en démontre la faisabilité administrative, même si l'ampleur reste contestée par les organismes HLM.
« déverrouiller le logement »
- Voie
- plusieurs voies, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- La révision du DPE et l'inclusion du logement intermédiaire dans la loi SRU nécessitent une modification législative ; la simplification des normes de construction relève en partie du décret.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré ; le prêt de long terme de 2 Md€ annoncé par la Banque des Territoires en 2024 est un montant de financement, pas un coût budgétaire pour l'État.
- Calendrier
- Mesures déjà partiellement engagées en 2024, à poursuivre sur le quinquennat
- Précédent
- L'Union sociale pour l'habitat avait dénoncé dès février 2024 l'inclusion du logement intermédiaire dans les quotas SRU comme un affaiblissement de facto de la loi.
Sources : LP Promotion
Europe et défense 2
-
Développer quatre vecteurs de puissance militaire : capacités militaires, réserves humaines, outil industriel et alliances. sous conditions S'inscrit dans la continuité de la LPM 2024-2030 déjà votée, ce qui réduit l'incertitude par rapport à une mesure entièrement nouvelle.
« je développerai quatre grands vecteurs de puissance : nos capacités militaires ; nos réserves humaines et opérationnelles ; notre outil industriel ; nos alliances. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nouvelle loi de programmation militaire à voter.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Non chiffré ; le candidat cite les dépenses militaires mondiales (SIPRI, 2 887 Md$ en 2025) et la hausse européenne (+14 %) comme contexte, pas comme chiffrage de sa propre mesure.
- Calendrier
- Quinquennat et au-delà
- Précédent
- La LPM 2024-2030, déjà votée, a porté l'effort de défense à 413 Md€ sur sept ans ; poursuivre cette trajectoire est une continuité plutôt qu'une rupture.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
-
Faire de l'Europe un acteur de premier plan dans l'intelligence artificielle, le quantique et les énergies propres, en s'appuyant sur les pays les plus déterminés sans attendre l'unanimité des 27.
« Cela suppose des investissements massifs, menés en commun, au niveau européen, en s'appuyant sur les pays membres les plus déterminés, sans attendre l'accord unanime des 27. »
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Suppose l'accord d'un groupe d'États membres, hors du seul contrôle français.
- Droit de l'UE
- incertain — Une coopération renforcée entre États volontaires (hors unanimité des 27) est un mécanisme prévu par les traités européens (art. 20 TUE), mais son usage pour des investissements technologiques massifs resterait à négocier.
- Coût
- Non chiffré.
- Calendrier
- Quinquennat et au-delà
- Précédent
- Le mécanisme de coopération renforcée a déjà été utilisé pour le brevet unitaire européen ou le parquet européen, mais rarement pour des investissements industriels d'une telle ampleur.
Sources : Attal Président (site de campagne) (candidat ou parti) · iFRAP
Institutions 1
-
Instaurer une journée référendaire annuelle et réduire le nombre de parlementaires de 577 à 350 députés et de 348 à 200 sénateurs.
« plusieurs questions à choix multiples sur des sujets préalablement discutés et travaillés avec les forces politiques et les partenaires sociaux […] la baisse du nombre de parlementaires de 577 députés à 350 et de 348 sénateurs à 200. »
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Réduire le nombre de parlementaires suppose une révision constitutionnelle (art. 89) : vote identique des deux chambres puis référendum, ou Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
- Droit de l'UE
- pas de conflit
- Coût
- Le candidat annonce une économie de « plusieurs centaines de millions d'euros » par an, non vérifiée par une source indépendante.
- Calendrier
- Quinquennat
- Précédent
- Un projet de réduction de 30 % du nombre de parlementaires avait déjà été présenté en 2018 par le gouvernement Philippe et n'a jamais abouti, interrompu par l'affaire Benalla.
Sources : Orange Actu / L'Express (6 Médias) · iFRAP
Positions 20 sur 24 connues
déclarée déduite du programme inconnue
Pouvoir d'achat
Retraites
Santé
École
Sécurité
Immigration
Énergie et climat
Dette et impôts
Travail
Logement
Europe et défense
Institutions
Bilan promesses de mandats passés
- partielle Investir dans le système de santé avec un Ondam porté de 191 Md€ (2017) à 244 Md€ (2023), dont +4,1 % pour l'hôpital. (Ministre des Comptes publics, 2022) : partielle. Public Sénat
- non tenue Réforme de l'assurance chômage devant créer 100 000 emplois et économiser plus de 4 Md€. (Premier ministre, 2024) : non tenue. Attal Président (site de campagne)
- partielle « Choc des savoirs » : groupes de niveau en français et mathématiques dès la 6e et la 5e. (Ministre de l'Éducation nationale, 2023) : partielle. Café pédagogique
- non tenue Maintenir les moyens de l'Éducation nationale. (Premier ministre, 2024) : non tenue. SNES-FSU
- tenue Baisser de 10 Md€ le budget des ministères en 2024. (Premier ministre, 2024) : tenue. Sénat
Vérifications par des vérificateurs indépendants
- trompeur « Le budget de l'hôpital n'a jamais été aussi élevé qu'en 2023. » — Sénat (audition budgétaire, sénateur Bernard Jomier) a jugé cette affirmation trompeuse le 25 octobre 2022. Public Sénat
- trompeur « La réforme de l'assurance chômage permettra de créer entre 100 000 et 150 000 emplois. » — Haut Conseil des finances publiques (avis n° HCFP-2024-4) a jugé cette affirmation trompeuse le 9 octobre 2024. iFRAP
Sources
18 sources, dont 13 indépendantes : Attal Président (site de campagne), Poligraph, Orange Actu / L'Express (6 Médias), Gaz d'aujourd'hui, iFRAP, Wikipédia, LP Promotion, Public Sénat, Café pédagogique, SNES-FSU, Sénat
- École Attal Président (site de campagne), 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Travail & salaires Attal Président (site de campagne), 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Frontières Attal Président (site de campagne), 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Dette de l'État Attal Président (site de campagne), 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Dette écologique Attal Président (site de campagne), 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Étendre les compétences des polices municipales Poligraph, 30 août 2026
- Réduire à trois mois maximum le délai d'exécution des travaux d'intérêt général Poligraph, 31 août 2026
- Présidentielle 2027 : Gabriel Attal annonce « la plus grande réforme institutionnelle » en cas d'élection Orange Actu / L'Express (6 Médias), 2 août 2026
- Gabriel Attal veut faire du prix de l'énergie un marqueur de sa campagne Gaz d'aujourd'hui, 25 septembre 2026
- Comparateur des programmes, présidentielles 2027 iFRAP, 27 septembre 2026
- Gabriel Attal Wikipédia, 27 septembre 2026
- Le plan de Gabriel Attal pour « déverrouiller le secteur de l'immobilier » LP Promotion, 28 mai 2024
- Hôpital : Gabriel Attal défend un budget en hausse, les sénateurs le mettent en doute en raison de l'inflation Public Sénat, 25 octobre 2022
- Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence iFRAP, 17 avril 2024
- Pierre Merle : le « choc des savoirs » de G. Attal, une politique contraire au bilan PISA Café pédagogique, 8 janvier 2024
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Fiche mise à jour le 27 septembre 2026. Méthode · Signaler une erreur sur cette fiche