François Ruffin
Député de la Somme (1re circonscription) depuis 2017 · naissance en 1975
- Fiabilité
- fragile
- Faisabilité des 28 promesses
- 2 réalisable11 réalisable sous conditions13 difficile2 irréaliste en l'état
- Signaux d'alerte
- 8/28 promesses
- Bilan
- 1/4 tenues
- Vérifications
- aucune trouvée
- Programme chiffré
- non
réalisable sous conditions difficile irréaliste alerte : Constitution, UE, coût ≥ 10 Md€/an
Pourquoi cette fiabilité : Fiabilité fragile à correcte : François Ruffin dispose d'un vrai bilan de mandat (député depuis 2017, réélu en 2022 et 2024) et a tenu un engagement personnel concret et vérifiable, se payer au niveau du SMIC depuis 2017. Aucun fact-check indépendant (AFP Factuel, Les Décodeurs, CheckNews, franceinfo Vrai ou faux, TF1 Les Vérificateurs, 20 Minutes Fake Off) portant sur une affirmation précise de François Ruffin n'a pu être trouvé dans le temps imparti, ce qui limite l'évaluation de sa fiabilité factuelle sans pour autant constituer une preuve d'absence de controverse. Ses cahiers de campagne publient des chiffrages internes détaillés mesure par mesure, plus transparents que la moyenne, mais aucun chiffrage global indépendant du programme 2027 n'a été trouvé, et les estimations indépendantes disponibles pour des mesures comparables (SMIC, logement social, taxation du patrimoine) divergent parfois fortement des ordres de grandeur avancés par le candidat. Une association de promotion de la démocratie directe relève par ailleurs un décalage entre le discours sur le référendum d'initiative citoyenne et l'absence d'engagement précis et contraignant sur ce point dans le programme 2027.
Promesses touchez pour la citation et les sources
Pouvoir d'achat 1
-
Porter le SMIC net à 1 700 euros par mois et verser une prime immédiate de 1 000 euros aux salariés les plus modestes, financée par les employeurs les plus aisés.
Selon Parlons Politique : Ruffin veut un SMIC à 1 700 euros nets, avec aussi une prime immédiate de 1 000 euros. Il vise le financement par les plus fortunés.
- Voie
- décret
- Majorité
- Le relèvement du SMIC se fait par décret ; les mesures d'accompagnement (prime, exonérations) et son financement nécessitent une loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le SMIC relève de la compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré spécifiquement pour la mesure de François Ruffin par une source indépendante. L'Institut Montaigne a chiffré en 2024 le coût d'une mesure comparable (SMIC net à 1 600 €, +14,4 %) à 17-21 Md€/an en coût médian pour les finances publiques et 230 000 à 380 000 emplois détruits ; la Fondation iFRAP a chiffré en 2012 l'effet d'un SMIC brut à 1 700 € sur le coût du travail (jusqu'à +91 % du coût annuel par salarié net d'exonérations). La hausse proposée par Ruffin (1 700 € net, soit environ +19 %) est plus élevée que ces deux mesures de référence.
- Calendrier
- Applicable en début de quinquennat pour le décret ; la prime et son financement nécessitent une loi de finances.
- Précédent
- Les « coups de pouce » discrétionnaires au SMIC (jusqu'en 2012) montrent la faisabilité administrative d'une revalorisation au-delà de la formule légale.
Sources : Parlons Politique · Institut Montaigne · Fondation iFRAP
Retraites 1
-
Créer un droit automatique à des trimestres de retraite supplémentaires pour compenser la pénibilité du travail, à raison d'un trimestre pour quatre trimestres cotisés dans un métier pénible. sous conditions Techniquement réalisable par voie législative ordinaire en s'appuyant sur un dispositif existant, mais implique un coût supplémentaire pour les régimes de retraite non chiffré.
« Nous voulons réformer le dispositif actuel de prise en compte de la pénibilité dans le calcul des droits à la retraite, en sortant de la logique individuelle du C3P et en lui substituant l'octroi automatique de trimestres supplémentaires : pour quatre trimestres cotisés dans un métier exposé à la pénibilité, un trimestre supplémentaire de retraite sera accordé. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modifie le code de la sécurité sociale (compte professionnel de prévention) ; nécessite une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante dans le temps imparti. Le cahier cible 4,4 millions de salariés exposés à une forme de pénibilité (compte C3P) sans donner de coût budgétaire pour le système de retraite.
- Calendrier
- Réforme paramétrique applicable sur un exercice budgétaire (loi de financement de la sécurité sociale).
- Précédent
- Le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P), puis compte professionnel de prévention (C2P), existe depuis 2015 mais a été réduit en 2017 (sortie de 4 critères sur 10) ; l'élargir suppose de revenir sur ces restrictions.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Assemblée nationale
Santé 1
-
Augmenter significativement les moyens et les effectifs de l'hôpital public plutôt que de maintenir le budget de la santé au niveau du projet de budget 2027, jugé porteur de coupes. difficile Juridiquement simple (vote budgétaire) mais suppose une majorité de gauche à l'Assemblée nationale que le candidat n'a pas, et se heurte à la contrainte budgétaire générale de la sécurité sociale.
« Que la ministre de la santé aille faire un stage à l'hôpital ! »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le budget de la santé est fixé en loi de financement de la sécurité sociale ; nécessite une majorité budgétaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le budget de la sécurité sociale (ONDAM) relève de la compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante dans le temps imparti ; le candidat ne donne pas de montant global de hausse du budget de la santé.
- Calendrier
- Applicable dès le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale.
- Précédent
- Les tensions budgétaires et le manque de personnel à l'hôpital public sont documentés de longue date (rapports de la Cour des comptes et de la DREES sur la démographie médicale et l'attractivité hospitalière).
Sources : francoisruffin.fr (candidat ou parti) · DREES (ministère de la Santé)
École 2
-
Augmenter les moyens de l'Éducation nationale (personnels, salaires, infrastructures) plutôt que de maintenir le budget à niveau constant, et refuser les mesures de discipline vestimentaire (uniforme, abaya) présentées comme des priorités. difficile Juridiquement simple (vote budgétaire) mais suppose une majorité de gauche à l'Assemblée nationale que le candidat n'a pas dans la configuration actuelle.
Selon Wikipédia : Tartufferie
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le budget de l'Éducation nationale est fixé en loi de finances ; nécessite une majorité budgétaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante dans le temps imparti ; le candidat ne donne pas de montant global de hausse du budget de l'Éducation nationale.
- Calendrier
- Applicable dès la loi de finances suivant l'élection.
- Précédent
- Le budget de l'Éducation nationale est resté globalement stable en volume dans le projet de budget 2027 selon la critique du candidat, dans un contexte de réduction du nombre d'élèves du premier degré.
Sources : Wikipédia
-
Lancer un plan de détection et de prévention des violences sexuelles et de l'inceste à l'école, avec le recrutement de psychologues scolaires dès la maternelle. difficile Objectif consensuel sur le principe, mais la pénurie déjà documentée de psychologues scolaires et de médecins scolaires limite fortement la vitesse réelle de mise en œuvre.
Selon Wikipédia : Plan à grande échelle de détection et de prévention des violences sexuelles et de l'inceste contre les enfants au sein de l'Éducation nationale.
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le recrutement de personnels supplémentaires (psychologues scolaires) nécessite des crédits votés en loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale.
- Coût
- Non chiffré par le candidat ni par une source indépendante trouvée dans le temps imparti.
- Calendrier
- Applicable progressivement, le recrutement de psychologues scolaires supposant une montée en charge sur plusieurs années (viviers de formation limités).
- Précédent
- La médecine et la psychologie scolaires souffrent d'une pénurie de personnel documentée de longue date (rapports de la Cour des comptes sur la santé scolaire), qui limite la vitesse de mise en œuvre de tout plan de recrutement.
Sources : Wikipédia
Sécurité 1
-
Instaurer un contrôle externe indépendant de la police, par le Parlement et par un organe indépendant du ministère de l'Intérieur, à l'image de l'IOPC britannique ou du Comité P belge. sous conditions Des modèles étrangers existants montrent la faisabilité opérationnelle du dispositif, mais la réforme se heurte historiquement à l'opposition des syndicats de police et des ministères de l'Intérieur successifs.
« Il nous faut, dans notre pays, un contrôle externe de la police : par le Parlement, par un organe indépendant. Et avec une « police des polices » elle aussi autonome… »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi créant ou redéfinissant les pouvoirs de l'IGPN et son rattachement, ainsi qu'un droit de regard parlementaire renforcé.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Le Code européen d'éthique de la police (Conseil de l'Europe, non UE) recommande explicitement un contrôle externe de la police, ce qui va dans le sens de la mesure plutôt que de la contraindre.
- Coût
- Non chiffré ; la création ou l'indépendance renforcée d'un organe de contrôle a un coût de fonctionnement non précisé par le candidat.
- Calendrier
- Applicable après adoption de la loi et réorganisation administrative de l'IGPN.
- Précédent
- Une vingtaine de pays européens disposent déjà d'un organe de contrôle de la police indépendant du ministère de l'Intérieur (IOPC au Royaume-Uni, Comité P en Belgique) ; la France n'en a pas, l'IGPN restant rattachée à la police nationale elle-même.
Sources : francoisruffin.fr (candidat ou parti) · Comité des Ministres du Conseil de l'Europe
Immigration 2
-
S'opposer à toute politique d'« immigration de travail » destinée à combler des pénuries de main-d'œuvre dans les services, en particulier dans l'aide à domicile et les Ehpad. sous conditions Juridiquement simple à mettre en œuvre (non-ouverture de nouvelles voies migratoires de travail), mais en tension avec les besoins de recrutement signalés par le patronat et une partie du gouvernement dans les métiers en tension.
« Je suis absolument opposé à l'importation de main d'œuvre […] Je suis contre cette main d'œuvre jetable, variable d'ajustement. Pour ces métiers, il faut construire un vrai statut, assurer des revenus. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Le refus d'ouvrir de nouvelles voies de travail temporaire relève largement du pouvoir réglementaire (délivrance de titres de séjour travail).
- Droit de l'UE
- pas de conflit — La politique des visas de travail relève de la compétence nationale.
- Coût
- Position de politique migratoire sans chiffrage budgétaire direct ; son coût indirect dépend des revalorisations salariales proposées par ailleurs pour attirer une main-d'œuvre nationale sur ces métiers en tension.
- Calendrier
- Applicable rapidement par voie réglementaire.
- Précédent
- Le patronat (Medef, Fepem) et le ministre de l'Économie Roland Lescure ont publiquement chiffré un besoin de 100 000 à 200 000 travailleurs étrangers par an dans la décennie à venir ; la position de Ruffin s'y oppose frontalement, provoquant une controverse publique avec plusieurs figures de la gauche (LFI).
Sources : francoisruffin.fr (candidat ou parti) · Clémentine Autain
-
Régulariser les travailleurs sans-papiers déjà présents en France pour des raisons humanitaires et de cohésion sociale, et reconnaître les pleins droits aux médecins étrangers déjà en exercice. sous conditions Techniquement réalisable par voie de circulaire à l'instar de précédents, mais politiquement clivant et en délicate cohérence avec le refus, par ailleurs, de toute nouvelle immigration de travail — tension relevée publiquement par plusieurs figures de gauche.
« Tous les habitants doivent pouvoir travailler, gagner leur vie par le travail. […] Des Français et des étrangers sur notre sol, avec ou sans papiers. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Une politique de régularisation élargie relève largement de la circulaire administrative (comme la circulaire Valls de 2012), sans nécessiter de loi nouvelle.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale (droit des étrangers).
- Coût
- Non chiffré ; une régularisation modifie les recettes de cotisations sociales et fiscales de manière non isolée dans les sources disponibles.
- Calendrier
- Applicable rapidement par voie de circulaire administrative.
- Précédent
- Des circulaires de régularisation (Valls 2012) ou des dispositifs sectoriels (métiers en tension, loi immigration de 2024) existent déjà et montrent la faisabilité administrative d'un tel dispositif.
Sources : francoisruffin.fr (candidat ou parti) · Clémentine Autain · Public Sénat
Énergie et climat 3
-
Sortir progressivement du marché européen de l'électricité, revenir à des tarifs basés sur les coûts réels de production et confier à EDF la gestion de toutes les nouvelles grandes centrales.
« Nous supprimerons la concurrence sur la vente d'électricité aux consommateurs : fini la spéculation et le démarchage téléphonique abusif, retour à un service public dont les prix de vente seront basés sur les coûts réels de production. »
- Voie
- modification des traités européens, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi nationale et une renégociation ou un contentieux probable avec les institutions européennes.
- Droit de l'UE
- conflit — Le marché intérieur de l'électricité et le découplage des prix sont organisés par des règlements européens ; la Commission européenne défend le maintien du couplage de marché comme garantie de sécurité d'approvisionnement, ce qui rend une sortie unilatérale juridiquement conflictuelle avec le droit de l'Union.
- Coût
- Non chiffré ; implique potentiellement une renationalisation partielle d'actifs de production, dont le coût dépendrait du périmètre exact, non précisé.
- Calendrier
- Long : la France est raccordée à plus de 400 interconnexions européennes selon RTE, ce qui rend toute sortie progressive plutôt que brutale.
- Précédent
- En avril 2024, le gouvernement Attal avait déjà rejeté une demande similaire de sortie du marché européen de l'électricité, invoquant un risque sur la sécurité d'approvisionnement lié aux interconnexions.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Représentation de la Commission européenne en France · Public Sénat
-
Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires existantes sous réserve de l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire, poursuivre la construction des six réacteurs EPR2 déjà engagés et annuler la fusion ASN-IRSN. réalisable Reprend un programme déjà engagé et un processus de sûreté déjà encadré par l'ASN, sans rupture juridique ou budgétaire majeure identifiée.
« En matière de production nucléaire, nous prolongerons la durée de vie des centrales existantes, tant que l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection validera leur niveau de sûreté. […] Nous poursuivrons aussi la construction des six réacteurs EPR2. »
- Voie
- décret
- Majorité
- La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) relève du pouvoir réglementaire, mais le financement de nouveaux réacteurs (EPR2 supplémentaires) nécessiterait une loi de finances ou de programmation.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Politique énergétique nationale ; la prolongation de centrales et la construction de nouveaux réacteurs relèvent de la compétence des États membres.
- Coût
- Le programme des six EPR2 déjà engagés est budgété par EDF (environ 67 Md€ selon les dernières estimations publiques d'EDF, non recoupées ici de façon autonome) ; il s'agit de la poursuite d'un programme déjà décidé plutôt que d'une dépense nouvelle propre au candidat.
- Calendrier
- Le programme des 6 EPR2 est déjà engagé (mise en service visée à partir de 2038-2040) ; la prolongation des centrales existantes est un processus continu piloté par l'ASN.
- Précédent
- Le programme des 6 EPR2 a été annoncé par Emmanuel Macron à Belfort en 2022 et engagé depuis ; la mesure de Ruffin en est la continuité plutôt qu'une rupture.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Société française d'énergie nucléaire (SFEN), citant la Cour des comptes
-
Réduire de moitié le trafic aérien intérieur et vers l'Europe en développant les trains de nuit et les lignes directes, et tripler la part du fret ferroviaire.
« Nous développerons aussi les trains de nuit et les liaisons directes vers les grandes villes européennes, afin d'offrir de réelles alternatives à l'avion et de réduire de moitié le trafic aérien. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite des investissements programmés en loi de finances et, potentiellement, des mesures réglementaires sur les créneaux aéroportuaires.
- Droit de l'UE
- incertain — La politique des transports et la tarification aérienne s'inscrivent dans un cadre européen (ciel unique européen, droits de trafic) qui pourrait contraindre une réduction administrée du trafic aérien.
- Coût
- Non chiffré isolément ; le cahier évoque un besoin d'environ 70 000 emplois nouveaux dans le secteur ferroviaire pour l'ensemble du plan transport, sans détailler l'investissement en capital nécessaire.
- Calendrier
- Long terme : l'objectif de doublement de la part modale ferroviaire et de développement des trains de nuit suppose des investissements d'infrastructure sur plusieurs mandats.
- Précédent
- L'interdiction des vols intérieurs de moins de 2h30 quand une alternative ferroviaire existe est déjà en vigueur depuis la loi Climat et résilience de 2021, sur un périmètre très restreint (trois liaisons) ; l'objectif de Ruffin est d'une tout autre ampleur.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Public Sénat
Dette et impôts 2
-
Instaurer un impôt sur la fortune global et progressif, en s'opposant à un « impôt sur la fortune financière » jugé trop étroit qui épargnerait les plus grandes fortunes.
« En revanche, les milliardaires ne seront pas touchés. Bernard Arnault ne sera pas touché sur son patrimoine de 192 milliards, ni sur ses 3 milliards de dividendes. […] Pourquoi présentez-vous cet IFF, qui est un leurre ? »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Loi de finances ; nécessite une majorité budgétaire que le candidat n'a pas au Parlement.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité directe, compétence nationale, sous réserve du droit de libre circulation des capitaux de l'UE.
- Coût
- Recette potentielle, non dépense. Pour une mesure du même type (plancher d'imposition de 2 % sur les patrimoines nets supérieurs à 100 M€, dite « taxe Zucman », que Ruffin a publiquement soutenue le 1er octobre 2025), Gabriel Zucman l'évalue à 15-25 Md€/an pour la France ; l'OFCE (2026) à 15-20 Md€ bruts avant comportement, avec un consensus d'économistes cité autour de 5 Md€ net après optimisation ; la commission des finances du Sénat à 2-3 Md€ net. Les valeurs sont ici données en négatif car il s'agit d'une recette.
- Calendrier
- Applicable dès la première loi de finances si une majorité existait.
- Précédent
- L'ISF a existé de 1989 à 2017, date de son remplacement par l'IFI (limité à l'immobilier) ; sa suppression a été suivie d'un débat non tranché sur son impact économique (rapport France Stratégie 2023 concluant à des effets incertains).
Sources : Assemblée nationale · OFCE · Wikipédia
-
Rendre publics le nombre exact de foyers fortunés qui échappent à l'impôt sur le revenu par optimisation fiscale et les moyens mis en œuvre pour y remédier. réalisable La demande de transparence elle-même (publication de données déjà détenues par l'administration fiscale) est immédiatement réalisable sans réforme législative.
« Ainsi, je demande au ministre de l'Économie : de préciser le nombre exact de foyers fiscaux millionnaires qui ne paient aucun impôt sur le revenu ; d'exposer les principales raisons juridiques et fiscales permettant à ces foyers de ne pas acquitter d'impôt sur le revenu ; et, enfin, de dire clairement les dispositions mises en place […] pour éviter ces mécanismes de fraude fiscale. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Une question écrite ne nécessite pas de majorité ; une réforme de fond de la lutte contre l'optimisation fiscale nécessiterait en revanche une loi de finances.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Administration fiscale nationale.
- Coût
- Mesure de transparence, sans chiffrage direct ; le potentiel de recettes récupérables dépend d'une réforme ultérieure non précisée par le candidat.
- Calendrier
- Immédiat pour la demande de transparence ; incertain pour une réforme de fond.
- Précédent
- L'écart cité entre les 13 335 foyers recensés par le Sénat au titre de l'IFI et les « environ 50 000 » évoqués par l'ancien ministre du Budget Éric Lombard illustre un déficit de données consolidées déjà relevé par plusieurs rapports parlementaires sur la fraude fiscale.
Sources : francoisruffin.fr (candidat ou parti) · Public Sénat
Travail 3
-
Indexer les salaires sur l'inflation, comme cela existait jusqu'en 1982. difficile Politiquement clivant et contraire au cadre macroéconomique en vigueur depuis 40 ans ; sa mise en œuvre suppose une majorité parlementaire que le candidat n'a pas et une acceptation du risque inflationniste par ses partenaires économiques.
« Pour en finir avec cette érosion du pouvoir d'achat, nous indexerons les salaires sur l'inflation, comme cela a existé jusqu'en 1982. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi modifiant les règles de fixation salariale ; s'oppose à l'orthodoxie économique dominante depuis la désindexation de 1982-1983.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Politique salariale nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; le coût dépend du niveau d'inflation et du périmètre des salaires concernés (le cahier vise en priorité les bas salaires), qui ne sont pas précisés.
- Calendrier
- Réforme structurelle, mise en œuvre progressive envisageable dès le début du mandat.
- Précédent
- L'indexation générale des salaires sur les prix a existé en France jusqu'à son abandon en 1982-1983 pour lutter contre l'inflation ; elle a depuis été jugée par la plupart des économistes comme un facteur potentiel de « boucle prix-salaires ».
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · INSEE, Économie et Statistique n°367
-
Revaloriser les grilles de classification des branches professionnelles pour les mettre en conformité avec le SMIC et permettre une progression de carrière réelle. sous conditions Techniquement réalisable par la loi et la négociation collective, dans la continuité d'obligations déjà existantes, mais dépend de la volonté des partenaires sociaux de branche.
« Pour en finir avec les grilles salariales en dessous du SMIC et permettre plus de progression au cours de la carrière, nous revaloriserons les grilles de classification. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Suppose une loi renforçant l'obligation de négociation de branche et, potentiellement, des sanctions en cas de non-conformité au SMIC.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Négociation de branche encadrée par la loi nationale.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; le cahier cible 1,4 million de salariés à bas salaires sans chiffrer le coût pour les entreprises ni pour les finances publiques.
- Calendrier
- Applicable progressivement via les négociations de branche, sous délai contraint fixé par la loi.
- Précédent
- Des minima de branche restant sous le SMIC malgré l'obligation légale de mise en conformité existent déjà et donnent lieu à des rattrapages réguliers, sans qu'une réforme d'ampleur n'ait abouti.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · DARES (ministère du Travail)
-
Créer une majoration de rémunération pour les horaires de travail atypiques (avant 8h ou après 18h) et limiter les dérogations conventionnelles au temps partiel minimal. sous conditions S'appuie sur un mécanisme juridique existant (compensation du travail de nuit) étendu à un périmètre plus large ; opposition attendue des secteurs à forte main-d'œuvre en horaires décalés (propreté, aide à domicile, commerce).
« Lutter contre les horaires atypiques en rémunérant double les heures avant 8 h et après 18 h. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Crée une nouvelle catégorie d'horaires dans le code du travail ; nécessite une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit du travail national ; compatible avec les directives européennes sur le temps de travail qui fixent des planchers de protection.
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante ; le cahier cible 2,7 millions de salariés concernés par des horaires atypiques ou morcelés sans en chiffrer le coût pour les employeurs.
- Calendrier
- Applicable après adoption de la loi, avec une période de mise en conformité pour les employeurs.
- Précédent
- Le travail de nuit fait déjà l'objet d'un encadrement et de compensations spécifiques dans le code du travail ; la mesure en étend la logique aux horaires « atypiques » sans en changer le principe juridique.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Vie publique (DILA)
Logement 6
-
Étendre et généraliser l'encadrement des loyers à l'ensemble du territoire, y compris les zones littorales et non tendues. difficile Le dispositif existe et fonctionne dans son périmètre actuel selon l'IPP, mais son extension à des zones non tendues n'a pas de précédent et pourrait se heurter à des recours (absence de justification de tension locative, condition posée par le Conseil constitutionnel pour ce type de mesure).
« En plus d'étendre cet encadrement des loyers à l'ensemble des agglomérations, nous proposons de le généraliser à l'ensemble du territoire. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- L'encadrement des loyers existant (loi ÉLAN puis loi Kasbarian) est expérimental et zoné ; sa généralisation nationale obligatoire nécessite une loi.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale (droit du logement).
- Coût
- Il ne s'agit pas d'une dépense publique mais d'un transfert des propriétaires vers les locataires. Une évaluation indépendante (Chapelle & Fack pour l'IPP, 2026) de l'encadrement des loyers déjà en vigueur dans plusieurs grandes villes chiffre la baisse des loyers à 2-4 % la première année et jusqu'à 5 % à terme, soit un transfert annuel de 600 à 700 millions d'euros vers les locataires dans les villes déjà concernées ; l'IPP relève aussi que le dispositif agit sur les loyers sans traiter la pénurie de logements.
- Calendrier
- Applicable par décret d'application après la loi, zone par zone.
- Précédent
- L'encadrement des loyers est déjà expérimenté dans plus de 80 villes tendues depuis 2019 ; son extension à l'ensemble du territoire, y compris hors zone tendue, est une extension inédite du dispositif.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Institut des politiques publiques (IPP)
-
Doubler le montant du prêt à taux zéro (PTZ) pour les ménages accédant à la propriété et créer un prêt public à taux réduit de second ressort pour les salariés précaires exclus du crédit bancaire. sous conditions Ajustement paramétrique d'un dispositif existant, budgétairement identifiable en loi de finances, mais dont le doublement du montant représente une charge nouvelle pour l'État non chiffrée.
« Doubler les montants possibles des prêts à taux zéro (PTZ) permettrait d'avoir un impact fort et rapide sur le pouvoir d'achat des accédants modestes et moyens. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Le barème du PTZ est fixé par la loi de finances ; sa modification nécessite une majorité budgétaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Compétence nationale (politique du logement et fiscalité).
- Coût
- Non chiffré par une source indépendante. Le cahier avance un doublement du PTZ moyen (d'environ 60 000 € à 120 000 €) pour 75 000 à 150 000 bénéficiaires par an, sans chiffrer le coût budgétaire total (le PTZ est une dépense fiscale, pas un prêt direct de l'État).
- Calendrier
- Applicable dès la loi de finances suivant l'élection.
- Précédent
- Le PTZ existe depuis 1995 sous des formes variées et a déjà été élargi ou restreint à plusieurs reprises par la loi de finances, ce qui montre la faisabilité administrative d'un ajustement de barème.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · IGF / CGEDD, via Vie publique (DILA)
-
Supprimer l'abattement progressif sur les plus-values immobilières (hors résidence principale) pour financer les investissements dans le logement abordable.
« Cette réforme fiscale permettrait à la fois de lutter contre la rétention foncière et l'injustice fiscale, tout en rapportant au moins 3 milliards d'euros par an de recettes publiques supplémentaires. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modification du régime des plus-values immobilières en loi de finances ; nécessite une majorité budgétaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité nationale.
- Coût
- Chiffrage propre au candidat (recette nouvelle d'au moins 3 Md€/an), non recoupé par une source indépendante dans le temps imparti. Valeur négative car il s'agit d'une recette et non d'une dépense.
- Calendrier
- Applicable dès la loi de finances suivant l'élection, avec un régime transitoire probable pour les cessions en cours.
- Précédent
- L'abattement pour durée de détention a déjà été modifié à plusieurs reprises (2011, 2014) sans remise en cause de son principe ; sa suppression totale hors résidence principale serait une rupture plus nette.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Cour des comptes (compte rendu)
-
Produire 200 000 logements publics par an à loyer réglementé, dont 40 000 pour les étudiants et jeunes actifs.
« L'objectif est donc de produire chaque année 200 000 logements, dont 40 000 spécifiquement pour les étudiants et les jeunes travailleurs. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi de finances et une programmation pluriannuelle des aides à la pierre.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Politique nationale du logement.
- Coût
- Non chiffré spécifiquement pour le programme de François Ruffin par une source indépendante. L'Institut Montaigne a chiffré en novembre 2020 le besoin de financement public net d'un objectif identique (200 000 logements publics par an), déjà porté dans le débat public par un autre candidat, à 22,1-25,5 Md€/an en tenant compte de la production déjà existante (~65 000 logements sociaux/an) ; ce chiffrage porte sur la même mesure programmatique, pas sur le programme de Ruffin lui-même.
- Calendrier
- Objectif annuel sur cinq ans (quinquennat) ; la montée en charge de la production de logements sociaux prend historiquement plusieurs années.
- Précédent
- La production de logements sociaux a représenté environ 100 000 à 110 000 agréments par an en moyenne sur la décennie 2010, loin de l'objectif de 200 000 ; le dernier pic significatif remonte aux années 1970.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Institut Montaigne
-
Abroger la loi « Kasbarian-Bergé » de 2023 qui a durci les procédures d'expulsion locative. difficile Juridiquement simple (abrogation d'une loi récente) mais politiquement clivant, la loi Kasbarian-Bergé ayant été votée par une majorité de droite et du centre qui s'opposerait à son abrogation.
« Il est urgent d'abroger la loi « Kasbarian-Bergé » qui a fait exploser le nombre d'expulsions en abandonnant la prévention et en brutalisant la relation bailleur/locataire. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi abrogeant tout ou partie de la loi du 27 juillet 2023 ; une majorité de gauche à l'Assemblée serait requise face à l'opposition de la droite et du centre qui l'ont votée.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit civil national du logement.
- Coût
- Non chiffré ; il s'agit d'une abrogation de procédure, sans coût budgétaire direct identifié dans les sources disponibles.
- Calendrier
- Applicable dès l'adoption de la loi abrogative.
- Précédent
- Le cahier cite une hausse des expulsions locatives à 30 500 ménages en 2025 (+27 % par rapport à 2024), sans qu'une source indépendante n'ait pu être recoupée dans le temps imparti.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Vie publique (DILA)
-
Réguler plus fortement les meublés touristiques et les résidences secondaires en zone tendue, avec une fiscalité alignée sur les locations pérennes. sous conditions S'inscrit dans la continuité d'une régulation déjà engagée par le législateur, avec une opposition prévisible des professionnels de la location touristique et des multipropriétaires.
« Nous proposons de renforcer les régulations des résidences secondaires, en donnant la possibilité aux intercommunalités de fixer un quota « local ». »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modifie le code général des impôts et le code de la construction ; nécessite une majorité budgétaire.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Fiscalité et urbanisme nationaux.
- Coût
- Mesure fiscale à recettes non chiffrées de façon consolidée par le candidat ni par une source indépendante trouvée.
- Calendrier
- Applicable par étapes, en loi de finances pour le volet fiscal et par décret pour les quotas locaux.
- Précédent
- Une loi encadrant les meublés de tourisme (loi Le Meur) a déjà été votée en 2024 ; la mesure en durcit les paramètres plutôt que de créer un dispositif inédit.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Vie publique (DILA)
Europe et défense 1
-
S'opposer à la mise en œuvre provisoire de l'accord de libre-échange UE-Mercosur et demander un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne.
Selon Wikipédia : Demande que le gouvernement français s'oppose à la mise en œuvre provisoire du traité UE-Mercosur et saisisse la Cour de justice de l'Union européenne.
- Voie
- modification des traités européens
- Majorité
- L'opposition politique du gouvernement français au Conseil de l'UE ne nécessite pas de vote parlementaire, mais son efficacité dépend du rapport de force avec les autres États membres.
- Droit de l'UE
- conflit — L'accord UE-Mercosur relève de la politique commerciale commune, compétence exclusive de l'Union européenne ; un État membre ne peut bloquer seul sa mise en œuvre provisoire, qui ne nécessite pas la ratification de chaque parlement national.
- Coût
- Non chiffré ; il s'agit d'une position de politique commerciale, non d'une dépense budgétaire.
- Calendrier
- Contraint par le calendrier européen de ratification, hors du contrôle du seul gouvernement français.
- Précédent
- La France s'est déjà opposée politiquement à l'accord UE-Mercosur au Conseil (position du gouvernement Attal puis Bayrou), sans empêcher son adoption par la Commission européenne en décembre 2024 sous une forme provisoire limitée au volet commercial.
Sources : Wikipédia
Institutions 5
-
Supprimer la Cour de justice de la République (CJR) et mettre fin à l'irresponsabilité pénale et civile du président de la République et au privilège de juridiction des ministres.
« Nous supprimerons pour ce faire la Cour de justice de la République dont la légitimité ne cesse d'être remise en cause. Nous la remplacerons par une procédure permettant à la fois d'éviter les plaintes et procédures abusives inhérentes à la fonction même de ministre tout en garantissant un procès équitable. »
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- La CJR est prévue par l'article 68-1 de la Constitution ; sa suppression nécessite une révision constitutionnelle (art. 89 : vote conforme des deux chambres puis référendum ou Congrès à la majorité des 3/5e).
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit constitutionnel national.
- Coût
- Réforme institutionnelle sans coût budgétaire direct identifié.
- Calendrier
- Long : une révision constitutionnelle prend généralement plusieurs mois à quelques années, comme le montre l'échec de plusieurs tentatives précédentes.
- Précédent
- Une proposition de loi constitutionnelle transpartisane visant à supprimer la CJR a été déposée le 30 novembre 2023 par le député Jérémie Iordanoff après la relaxe d'Éric Dupond-Moretti par la CJR, sans aboutir à ce jour ; l'institution, créée en 1993, fait l'objet de critiques récurrentes de juristes sur son manque d'indépendance et ses faibles taux de condamnation.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Vie publique (Direction de l'information légale et administrative)
-
Rendre le parquet indépendant en supprimant le pouvoir de nomination des magistrats du parquet par le gouvernement.
« Nous renforcerons l'indépendance du parquet, en abrogeant notamment le pouvoir de nomination des magistrats du parquet par le Gouvernement. »
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite de modifier l'article 65 de la Constitution (composition et rôle du Conseil supérieur de la magistrature) par la voie de l'article 89.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit constitutionnel national ; recommandée de longue date par le Conseil de l'Europe (GRECO).
- Coût
- Réforme institutionnelle sans coût budgétaire direct identifié.
- Calendrier
- Long : plusieurs projets de révision sur ce point (2013, 2016, 2019) ont échoué faute de vote conforme du Sénat.
- Précédent
- Plusieurs gouvernements successifs (sous François Hollande puis Emmanuel Macron) ont tenté sans succès une révision constitutionnelle sur ce point exact, le Sénat s'y étant opposé à chaque fois.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Vie publique (DILA)
-
Créer une Haute Autorité à la Probité fusionnant les organes de contrôle existants et instaurer une période de « refroidissement » de dix ans pour les ministres sortants avant tout pantouflage. sous conditions S'appuie sur des institutions existantes à fusionner et renforcer, ce qui est plus réalisable qu'une création ex nihilo, mais la durée de dix ans de « refroidissement » est nettement plus longue que tout dispositif comparable en Europe.
« Dans les dix premières années suivant le départ du Gouvernement, les ministres seront soumis à une période de refroidissement renforcée, sur le modèle néerlandais. »
- Voie
- loi ordinaire, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Nécessite une loi organique ou ordinaire selon les pouvoirs octroyés à la nouvelle autorité et une majorité à l'Assemblée nationale.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit administratif national.
- Coût
- Coût de fonctionnement d'une nouvelle autorité administrative non chiffré ; probablement compensé par la fusion des organes existants (HATVP, Commission des comptes de campagne, Agence française anticorruption).
- Calendrier
- Applicable après adoption de la loi et mise en place administrative de la fusion, probablement plus d'un an.
- Précédent
- La HATVP existe depuis 2013 (loi relative à la transparence de la vie publique) ; sa fusion avec d'autres organes de contrôle serait une extension de compétences plutôt qu'une création ex nihilo.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Sénat, commission d'enquête n°578
-
Interdire par principe le recours de l'État aux cabinets de conseil privés sauf démonstration qu'aucune compétence interne n'est disponible, et rendre publique chaque mission de conseil commandée par l'État.
« L'État et ses opérateurs ne pourront faire appel à un cabinet privé que s'ils démontrent qu'aucune compétence interne disponible ne permet de réaliser la mission. »
- Voie
- décret
- Majorité
- Une partie de la mesure (transparence, publication des contrats) peut relever du pouvoir réglementaire ; l'interdiction de principe la plus stricte nécessiterait une loi.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Marchés publics nationaux, dans le cadre du droit de la commande publique européen qui n'interdit pas de limiter le recours à la sous-traitance.
- Coût
- Le cahier ne chiffre pas d'économie précise ; à titre de repère indépendant, la commission d'enquête du Sénat sur l'influence des cabinets de conseil (2021-2022) avait chiffré les dépenses de conseil de l'État à environ 1 milliard d'euros pour la seule année 2021, ordre de grandeur de l'économie potentielle maximale si le recours était drastiquement réduit.
- Calendrier
- Applicable rapidement pour le volet transparence (circulaire ou décret) ; plus long pour la réinternalisation des compétences.
- Précédent
- Une charte de déontologie et un encadrement du recours aux cabinets de conseil existent depuis 2022 à la suite du rapport du Sénat, sans interdiction de principe ni transparence systématique.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Sénat, commission d'enquête n°578
-
Réviser l'article 13 de la Constitution pour que le Parlement puisse s'opposer à une nomination présidentielle à la majorité simple.
« Nous proposons de revoir l'article 13 de la Constitution pour que les parlementaires puissent s'opposer à une nomination à une majorité simple. »
- Voie
- révision de la Constitution, majorité parlementaire nécessaire
- Majorité
- Modifie l'article 13 de la Constitution (actuellement : opposition à la majorité des 3/5e des suffrages exprimés dans les commissions compétentes) ; nécessite l'article 89.
- Droit de l'UE
- pas de conflit — Droit constitutionnel national.
- Coût
- Réforme institutionnelle sans coût budgétaire direct.
- Calendrier
- Long, comme toute révision constitutionnelle.
- Précédent
- Le seuil des 3/5e pour s'opposer aux nominations présidentielles a été introduit par la révision constitutionnelle de 2008 ; l'abaisser à la majorité simple inverserait la charge de la preuve en faveur du Parlement.
Sources : Campagne François Ruffin (candidat ou parti) · Sénat
Positions 15 sur 24 connues
déclarée déduite du programme inconnue
Pouvoir d'achat
Retraites
Santé
École
Sécurité
Immigration
Énergie et climat
Dette et impôts
Travail
Logement
Europe et défense
Institutions
Bilan promesses de mandats passés
- tenue Se payer au niveau du SMIC comme député et reverser le reste de son indemnité parlementaire à des causes associatives et civiques. (Député de la Somme (1re circonscription), 2017) : tenue. Wikipédia
- en cours Démissionner de son mandat de député si 25 % des électeurs inscrits de sa circonscription en faisaient la demande par pétition (mandat « révocable »). (Député de la Somme (1re circonscription), 2017) : en cours. Wikipédia
- partielle Porter la voix des classes populaires à l'Assemblée nationale « sans courber l'échine » devant l'exécutif et les grandes entreprises. (Député de la Somme (1re circonscription), 2017) : partielle. francoisruffin.fr
- partielle Défendre le référendum d'initiative citoyenne (RIC) sous ses quatre formes et le porter dans les textes législatifs qui se présentent. (Député de la Somme (1re circonscription), 2018) : partielle. francoisruffin.fr (discours à l'Assemblée nationale)
Vérifications par des vérificateurs indépendants
Aucune vérification de fait trouvée pour le moment.
Sources
45 sources, dont 34 indépendantes : Campagne François Ruffin, francoisruffin.fr, francoisruffin.fr (discours à l'Assemblée nationale), Assemblée nationale, Wikipédia, Parlons Politique, Institut Montaigne, Fondation iFRAP, OFCE, Institut des politiques publiques (IPP), Transparency International France, Vie publique (Direction de l'information légale et administrative), Représentation de la Commission européenne en France, Public Sénat, Clémentine Autain, Solution Démocratique, Wikimedia Commons, INSEE, Économie et Statistique n°367, DARES (ministère du Travail), Vie publique (DILA), IGF / CGEDD, via Vie publique (DILA), Cour des comptes (compte rendu), Sénat, commission d'enquête n°578, Sénat, Société française d'énergie nucléaire (SFEN), citant la Cour des comptes, DREES (ministère de la Santé), Comité des Ministres du Conseil de l'Europe
- Nous Président ! — François Ruffin 2027 Campagne François Ruffin, 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Cahier de campagne n°1 — Pour un statut des travailleurs et travailleuses essentielles Campagne François Ruffin, 25 avril 2026, candidat ou parti
- Cahier de campagne n°2 — Pour une loi de séparation de l'argent et de l'État Campagne François Ruffin, 3 juillet 2026, candidat ou parti
- Cahier de campagne — Face à la crise du logement : faire sauter le verrou Campagne François Ruffin, 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Cahier de campagne — Face au chantier du siècle : pour un travaillisme écologique Campagne François Ruffin, 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Cahier de campagne — Pour renouer avec le temps des loisirs Campagne François Ruffin, 27 septembre 2026, candidat ou parti
- Pourquoi le Medef veut 3,9 millions de travailleurs immigrés francoisruffin.fr, 29 avril 2026, candidat ou parti
- « Autour de 50 000 » foyers fortunés échappent à l'impôt ! francoisruffin.fr, 27 février 2026, candidat ou parti
- Pour un contrôle externe de la police francoisruffin.fr, 28 juin 2023, candidat ou parti
- RIC : Ne vous rendormez pas ! francoisruffin.fr (discours à l'Assemblée nationale), 18 décembre 2018, candidat ou parti
- Compte rendu intégral, 3e séance du vendredi 31 octobre 2025 (débat impôt sur la fortune financière) Assemblée nationale, 31 octobre 2025
- François Ruffin Wikipédia, 27 septembre 2026
- Debout ! (parti politique) Wikipédia, 27 septembre 2026
- Présidentielle 2027 : Ruffin veut un SMIC à 1 700 euros nets, et pose la question du coût du travail pour les salariés Parlons Politique, 26 avril 2026
- Augmenter le Smic à 1 600 € net (chiffrage d'une mesure comparable) Institut Montaigne, 24 juin 2024
- Le Smic à 1 700 euros, un signe inquiétant (analyse d'une mesure comparable) Fondation iFRAP, 13 avril 2012
- Note de travail OFCE sur la taxe Zucman (2026) OFCE, 1 juin 2026
- Taxe Zucman Wikipédia, 27 septembre 2026
- Institut des politiques publiques — évaluation de l'encadrement des loyers (Chapelle & Fack, 2026) Institut des politiques publiques (IPP), 1 mai 2026
- Construire 200 000 logements publics par an pendant cinq ans (chiffrage d'une mesure identique formulée par un autre candidat en 2022) Institut Montaigne, 1 novembre 2020
- Pourquoi supprimer la Convention judiciaire d'intérêt public serait un mauvais coup porté à la lutte contre la corruption Transparency International France, 8 avril 2026
- La Cour de justice de la République, une institution contestée Vie publique (Direction de l'information légale et administrative), 1 janvier 2024
- Non, le marché européen de l'électricité n'est pas obsolète Représentation de la Commission européenne en France, 24 mars 2026
- Marché européen de l'électricité : sortie ou réforme, les paradoxes de la normalisation du RN Public Sénat, 1 janvier 2026
- Immigration : mon désaccord avec François Ruffin Clémentine Autain, 2 mai 2026
- Présidentielle : l'immigration, nouveau clivage à gauche Public Sénat, 1 mai 2026
- François Ruffin 2027 : analyse de son programme et engagement réel pour la démocratie directe Solution Démocratique, 22 mars 2026
- Fiche François Ruffin (fiche Sycomore, amendements et mandats) Assemblée nationale, 27 septembre 2026
- Cinq ans à l'Assemblée : mon bilan de député francoisruffin.fr, 23 novembre 2021, candidat ou parti
- File:François Ruffin (cropped).jpg Wikimedia Commons, 7 septembre 2026
- La désindexation des salaires sur les prix depuis 1982 INSEE, Économie et Statistique n°367, 1 janvier 2003
- La conformité au Smic des minima de branches s'est-elle améliorée en 10 ans ? DARES (ministère du Travail), 29 janvier 2018
- Temps partiel contraint : les propositions de l'IGAS Vie publique (DILA), 18 décembre 2024
- Rapport d'évaluation du prêt à taux zéro (PTZ) IGF / CGEDD, via Vie publique (DILA), 7 novembre 2019
- La Cour des comptes prône le statu quo sur la fiscalité des plus-values immobilières Cour des comptes (compte rendu), 1 novembre 2025
- Loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme (loi Le Meur) Vie publique (DILA), 19 novembre 2024
- Loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite (loi Kasbarian-Bergé) Vie publique (DILA), 27 juillet 2023
- Un phénomène tentaculaire : l'influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques Sénat, commission d'enquête n°578, 16 mars 2022
- Le parquet français : missions, évolutions et indépendance Vie publique (DILA), 1 janvier 2024
- Avis du Parlement sur des nominations du président de la République (article 13 de la Constitution) Sénat, 1 janvier 2026
- Plus de 13 000 millionnaires ne paient pas d'impôt sur le revenu, selon des données gouvernementales obtenues par le Sénat Public Sénat, 1 février 2026
- Programme EPR2 : un coût réévalué à 67,4 puis 72,8 milliards d'euros pour les six premiers réacteurs (Cour des comptes, EDF) Société française d'énergie nucléaire (SFEN), citant la Cour des comptes, 14 janvier 2025
- Interdiction des vols intérieurs courts : un engagement a minima Public Sénat, 23 mai 2023
- Les évolutions des effectifs salariés du secteur hospitalier DREES (ministère de la Santé), 1 juillet 2026
- Recommandation Rec(2001)10 sur le Code européen d'éthique de la police Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, 19 septembre 2001
Fiche mise à jour le 27 septembre 2026. Méthode · Signaler une erreur sur cette fiche