Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 9/22 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 6/24 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/32 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Le maintien d'un âge de départ à 60 ans (re-1) prolongerait un surcoût annuel de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards d'euros par rapport à la trajectoire de référence (145 % du PIB vers 2037), l'ISF rétabli et la taxe Zucman (di-2) ne rapportant, selon les contre-estimations de l'IFRAP sur des mesures comparables, qu'une fraction de ce montant.
Fondé sur : re-1, di-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon Voir la fiche du candidat →
Si les baisses d'impôts de production et de fiscalité du patrimoine annoncées se maintiennent sans les 145,8 Md€ d'économies compensatoires qu'impliquerait un chiffrage à l'équilibre, l'écart avec la trajectoire de la dette à politiques inchangées se creuserait sur dix ans. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé à moyen terme, un diagnostic qu'une telle trajectoire fiscale aggraverait.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Le même paquet fiscal (impots-1, impots-2, impots-3), même dans l'hypothèse haute de recettes, resterait d'une ampleur trop limitée face à la trajectoire de 145 % du PIB projetée vers 2037 pour constituer un effet net supérieur au seuil de 5 points de PIB retenu.
Fondé sur : impots-2, impots-3.
Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Si l'objectif de déficit à 2 % du PIB est atteint et maintenu au-delà de 2032, l'écart cumulé avec la trajectoire à politiques inchangées dépasserait le seuil de cinq points de PIB retenu pour un effet marqué à cet horizon. Aucun chiffrage indépendant ne valide cependant la trajectoire précise de réduction du déficit annoncée, ce qui plafonne la confiance à moyenne.
Fondé sur : dette-1.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Le blocage des prix (pa-2) et l'extension progressive des 32 heures (tr-2) reproduiraient, à une échelle plus large, les effets mixtes déjà observés lors du passage aux 35 heures en 2000 sur la croissance potentielle, avec un risque de contraction des marges et de l'investissement des entreprises non compensé par un chiffrage indépendant trouvé.
Fondé sur : tr-2.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
La « remigration » et la limitation du droit d'asile à une centaine de personnes par an réduiraient l'offre de travail plus fortement que le scénario migratoire bas déjà testé par l'INSEE, ce qui pèserait sur la croissance potentielle par la contraction de la population active. Cet effet dominerait progressivement le soutien à la demande apporté par les baisses d'impôts.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
L'arrêt des nouveaux projets nucléaires (EPR2 et SMR, energie-1) réorienterait l'investissement énergétique vers les renouvelables, dont RTE juge le coût système plus élevé dans ses scénarios 100 % renouvelable, ce qui pourrait renchérir le coût de l'énergie pour l'industrie et peser sur la croissance potentielle.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
L'achèvement du marché unique européen et la construction d'une union des marchés de capitaux pourraient soutenir l'investissement et la croissance des entreprises françaises si les 27 États membres s'accordent, un processus débattu depuis 2015 sans aboutir pleinement ; les mesures de restriction migratoire, plus ciblées que chez d'autres candidats, limiteraient moins la population active.
Fondé sur : europe-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
Le maintien de l'âge à 60 ans (re-1) et la revalorisation des pensions au niveau du SMIC revalorisé (re-2) prolongeraient un déficit très supérieur à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), l'ampleur du chiffrage 2022 d'Institut Montaigne restant d'ordre de grandeur comparable en l'absence de chiffrage actualisé trouvé.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un âge de départ à 64-65 ans prolongerait l'amélioration du solde par rapport à la trajectoire du COR, qui simule un âge moyen devant continuer de progresser vers 65,8 ans en 2045 pour rester à l'équilibre. Aucune loi ni calendrier précis n'ayant été annoncé pour graver cette position dans le droit, la confiance dans le maintien de cet effet à dix ans reste faible.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le maintien de l'âge à 62 ans (retraites-1) prolongerait une perte du gain de la réforme de 2023 par rapport à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), l'exception pour les carrières longues et pénibles limitant partiellement, sans la neutraliser, l'ampleur de cet effet.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Si l'engagement à travailler plus longtemps se traduit par une mesure législative concrète et que le pilier de capitalisation, confié aux partenaires sociaux, commence à monter en charge, l'effet sur le solde du système se rapprocherait de la trajectoire que le COR juge nécessaire à l'équilibre (65,8 ans en 2045). Aucune loi précise n'ayant encore été annoncée, la confiance reste faible.
Fondé sur : retraites-1, retraites-3.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Une étude du NBER sur la sortie du nucléaire allemande (2011-2017) montre que la fermeture de réacteurs a été compensée aux deux tiers par une hausse du charbon (+31,7 % de consommation par rapport à un scénario contrefactuel) ; un remplacement du nucléaire français par des renouvelables dans un calendrier serré (en-1, 100 % ENR en 2045) expose à un risque similaire de recours transitoire aux énergies fossiles pour sécuriser l'approvisionnement.
Fondé sur : en-1.
The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt total et immédiat des projets éoliens, plus radical que le démantèlement progressif en fin de vie proposé par d'autres candidats, priverait la trajectoire d'une capacité bas-carbone significative sur la décennie sans qu'aucun EPR2 ne soit encore en service (le premier n'est attendu qu'en 2038), ce qui éloignerait la trajectoire du point AME de -46 % vers 2037 de plus de 10 % de l'écart à l'objectif SNBC3. Aucun chiffrage indépendant précis de cet écart n'existe, d'où une confiance faible.
Fondé sur : energie-climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Une étude du NBER sur la sortie du nucléaire allemande (2011-2017) montre que la fermeture de réacteurs a été compensée aux deux tiers par une hausse du charbon (+31,7 % de consommation par rapport à un scénario contrefactuel) ; arrêter les nouveaux EPR2 et SMR et amorcer la sortie du nucléaire existant (energie-1) expose à un risque comparable de recours transitoire aux énergies fossiles pour sécuriser le réseau, ce qui dégraderait la trajectoire par rapport à l'AME (-46 % vers 2037).
Fondé sur : energie-1.
The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Si l'électrification massive des usages progresse au rythme visé par RTE (+135 TWh sur dix ans) sans les moratoires sur l'éolien ou le solaire proposés par d'autres candidats, la trajectoire se rapprocherait davantage de l'objectif SNBC3 que le scénario avec mesures existantes, qui prévoit seulement -46 % vers 2037.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
Les scénarios RTE 100 % renouvelable (M0, sans nouveau nucléaire) affichent un coût système et des besoins de flexibilité nettement supérieurs aux scénarios combinant nucléaire et renouvelables, et l'expérience allemande montre un recours accru aux combustibles fossiles en phase de fermeture, ce qui pèserait sur la sécurité et le prix de l'énergie au-delà de l'horizon RTE 2035.
Fondé sur : en-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Voir la fiche du candidat →
RTE table sur une électrification croissante de la demande (+135 TWh sur dix ans) qui suppose à la fois le maintien du nucléaire et une poursuite du développement renouvelable ; arrêter tous les projets éoliens retirerait une partie de l'offre nécessaire à cette trajectoire sans que les nouveaux EPR2 soient encore disponibles, ce qui compense en partie le bénéfice de la prolongation du parc existant. Aucun institut n'a chiffré cet arbitrage précis à dix ans.
Fondé sur : energie-climat-1.
Les scénarios RTE 100 % renouvelable sans nouveau nucléaire (M0) affichent un coût système et des besoins de flexibilité nettement supérieurs aux scénarios combinant nucléaire et renouvelables, et l'arrêt des nouveaux EPR2 (energie-1) prive la France de la principale option de remplacement du parc existant en fin de vie identifiée par RTE au-delà de 2037.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
Le programme EPR2 accuse déjà des retards et des surcoûts par rapport au calendrier initial de 2022, un facteur qui limite l'ampleur de l'effet différentiel de cette relance nucléaire sur la sécurité d'approvisionnement à dix ans, indépendamment du candidat élu.
Fondé sur : energie-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC indexé sur l'inflation (pa-1) et de pensions revalorisées au niveau du SMIC (re-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve que le blocage des prix (pa-2) ne provoque pas de contournement ou de pénurie affectant en retour le pouvoir d'achat réel.
Fondé sur : pa-1, re-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Si ces baisses de prélèvements sur les revenus modestes se maintiennent, l'effet resterait positif à dix ans, mais la trajectoire de la dette déjà dégradée par l'ensemble du programme pourrait imposer un ajustement budgétaire qui limiterait leur portée. Le financement de ces mesures n'a pas été chiffré indépendamment pour 2027.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un SMIC revalorisé (pouvoir-achat-1) et d'un bouclier social et environnemental sur les prix (pouvoir-achat-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve de la soutenabilité budgétaire du plafonnement des prix, non chiffrée par une source indépendante.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Une aide aussi ciblée serait probablement absorbée ou révisée dans le cadre de la trajectoire de consolidation budgétaire visant 2 % de déficit d'ici 2032, ce qui rend son effet sur le pouvoir d'achat des ménages modestes incertain à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC indexé et de pensions revalorisées au niveau du SMIC (re-2) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par le risque que le blocage des prix (pa-2) pèse sur l'offre de certains biens de première nécessité à moyen terme.
Fondé sur : pa-1, re-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
L'effet positif des allègements ciblés sur les retraités et travailleurs modestes serait probablement atténué à dix ans par la dégradation générale des finances publiques que suggère le chiffrage de mesures comparables du programme 2022, sans qu'on puisse trancher clairement le sens net de l'effet.
Fondé sur : retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un SMIC revalorisé (pouvoir-achat-1) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par l'incertitude sur le financement durable du bouclier prix (pouvoir-achat-2).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
L'effet à dix ans dépendrait de la capacité du marché du travail à absorber plus rapidement les demandeurs d'emploi concernés, ce qu'aucune évaluation indépendante ne permet de trancher pour cette mesure précise.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
L'extension des 32 heures (tr-2) à davantage de secteurs prolongerait la pression sur les coûts de production sans mesure de R&D identifiée, ce qui risquerait d'accentuer l'écart à l'objectif de R&D et le recul déjà engagé de la part de l'industrie manufacturière dans le PIB (9,3 % fin 2024).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Aucune projection officielle de la R&D ou de l'industrie n'existe au-delà de 2030, et l'effet net entre baisses d'impôts et coupes dans les subventions publiques à l'innovation reste incertain sur cette durée.
Fondé sur : dette-impots-1.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
L'arrêt des nouveaux EPR2 et SMR (energie-1) pèserait sur la filière industrielle nucléaire française (dont la Cour des comptes notait pourtant une « dynamique nouvelle » en 2025), au profit d'une filière renouvelable dont le développement industriel français reste, selon l'OCDE, en retrait par rapport à ses concurrents européens.
Fondé sur : energie-1.
Cour des comptes, « La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants » Voir la fiche du candidat →
Aucune projection officielle de la R&D ou de l'industrie n'existe au-delà de 2030, et l'achèvement du marché unique dépend d'un calendrier européen non maîtrisé par la seule France, ce qui empêche de conclure sur le sens net de l'effet.
Fondé sur : europe-1.
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
Le maintien d'une politique de régularisation plutôt que de quotas chiffrés (im-1) prolongerait un effet marginal sur la population active, mais le retour à la retraite à 60 ans (re-1) réduirait en sens inverse le taux d'emploi des seniors par rapport à la trajectoire visant 64,6 ans en 2070 selon le COR, un effet contraire non chiffré ici.
Fondé sur : im-1, re-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Sur dix ans, l'ampleur de la « remigration » revendiquée dépasserait le scénario migratoire bas déjà documenté par l'INSEE, ce qui pourrait rapprocher la trajectoire d'un écart de deux points ou plus de ratio de dépendance par rapport au scénario central. La faisabilité juridique très limitée de la mesure (Convention de Genève, directive sur le regroupement familial) tempère la probabilité que cette ampleur soit effectivement atteinte.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Le retour à 62 ans pour l'âge légal (retraites-1) retirerait plus tôt une partie des seniors du marché du travail par rapport à la trajectoire visant 64,6 ans en 2070 selon le COR, un effet négatif partiellement compensé par le maintien de l'exception carrières longues à 60 ans qui, elle, ne change rien par rapport à la trajectoire actuelle.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'une liste de pays sûrs votée chaque année et d'un régime plus restrictif pour l'immigration familiale prolongerait cet écart avec le scénario central sur la décennie, dans une mesure plus modérée que les réductions massives et chiffrées annoncées par d'autres candidats.
Fondé sur : immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
Une renégociation unilatérale des traités en cas de refus des partenaires (eu-1) prolongerait le risque de confrontation avec les institutions européennes et les marchés déjà identifié à 5 ans, sans qu'aucun scénario de sortie de crise chiffré ne soit documenté par une source indépendante.
Fondé sur : eu-1, di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés Voir la fiche du candidat →
Si la mesure n'est que partiellement mise en œuvre faute d'accord des autres États membres, la dégradation de la crédibilité financière serait moins marquée qu'à cinq ans mais resterait négative par rapport à la trajectoire de référence, aucun organisme ne projetant de spread obligataire à cet horizon.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
L'effet sur la crédibilité financière dépendrait du rendement réel des mesures fiscales nouvelles (impots-1, impots-2, impots-3), dont l'IFRAP conteste l'ampleur annoncée, ce qui laisse la direction incertaine à cet horizon.
Fondé sur : impots-2.
Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si l'approfondissement du marché unique et de l'union des marchés de capitaux progresse, la crédibilité européenne de la France s'en trouverait renforcée, mais aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon pour en mesurer l'ampleur.
Fondé sur : europe-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Une sortie de l'OTAN (eu-1) éloignerait la France de l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye, sans qu'un système de sécurité collective paneuropéen alternatif ne soit chiffré ou engagé par d'autres États membres.
Fondé sur : eu-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à cinq ans ; l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 n'a pas d'équivalent français chiffré dans le programme de Reconquête.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
La volonté de réduire la dépendance militaire à l'égard des États-Unis (defense-1) est cohérente avec une montée en puissance des capacités européennes mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre vers l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye.
Fondé sur : defense-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Maintenir un tel niveau de réservistes et de production de munitions au-delà de 2030 nécessiterait une nouvelle loi de programmation militaire non encore votée, ce qui limite la confiance sur la poursuite de cet effort à dix ans malgré l'ambition affichée.
Fondé sur : europe-2.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
Réguler l'installation des médecins dans les zones sur-dotées (sa-2) est une mesure plus contraignante que celles des autres candidats de ce lot et pourrait accélérer la réduction des déserts médicaux au-delà de la trajectoire DREES (+106, base 100 = 2021, vers 2037), sous réserve de son acceptabilité par la profession.
Fondé sur : sa-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée de la DREES (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation depuis la suppression du numerus clausus, un facteur indépendant du recrutement ciblé de 1 000 médecins salariés proposé ici.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Réguler l'installation des médecins pour réduire les déserts médicaux (sante-2) est une mesure plus contraignante que celle de plusieurs autres candidats de ce lot et pourrait accélérer la trajectoire DREES (+106, base 100 = 2021, vers 2037), sous réserve de son acceptabilité par la profession.
Fondé sur : sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La revalorisation massive des rémunérations enseignantes pourrait améliorer le recrutement à terme, mais la trajectoire de rattrapage de la densité médicale (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035, DREES) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, indépendant de ce programme.
Fondé sur : ecole-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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