Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 14/29 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 12/19 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
Sans consolidation supplémentaire, la même modélisation prolongée porte la dette vers 175 à 180 % du PIB vers 2047, sur la trajectoire menant à 186 % en 2050. Confiance : faible.
À vingt ans, l'effet dépend de la capacité du plan d'économies à se concrétiser dans la durée et de l'ampleur réelle des baisses d'impôts maintenues, deux inconnues qui limitent la confiance sur l'ampleur exacte de l'effet. La suppression de l'IFI compensée par un nouvel impôt sur la fortune financière serait budgétairement proche de la neutralité, ce qui atténue légèrement la dégradation par rapport aux horizons plus courts.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Le vrai coût du programme du Rassemblement National Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'impact de long terme modélisé pour une sortie de la monnaie unique (-4 % à -13 % de PIB selon la DG Trésor) impliquerait un ratio dette/PIB durablement plus élevé que la trajectoire de référence, quelles que soient les économies budgétaires réalisées par ailleurs par la sortie de l'UE et de l'OTAN.
Fondé sur : europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
À l'horizon 2047, la croissance potentielle resterait probablement proche de 1 à 1,5 % par an, freinée par le vieillissement démographique en l'absence de sursaut de productivité. Confiance : faible.
À vingt ans, la réduction drastique de l'immigration légale rapprocherait la trajectoire du scénario migratoire bas de l'INSEE, qui réduit sensiblement la population active par rapport au scénario central retenu dans la trajectoire de référence. Ce recul de l'offre de travail dominerait l'effet de demande des mesures de pouvoir d'achat, dont le financement reste de toute façon incertain sur une durée aussi longue.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
L'impact de long terme chiffré par la DG Trésor pour une sortie de la monnaie unique (-4 % à -13 % de PIB, jusqu'à 1 million d'emplois perdus selon l'Institut Montaigne) représente un écart durable et marqué avec la trajectoire de croissance potentielle de référence, à l'opposé de l'objectif de créations d'emplois affiché par le programme.
Fondé sur : europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Vers 2047, le déficit atteindrait environ -1,0 % du PIB, sur la trajectoire du COR menant à -2,4 % en 2070 dans son scénario de référence. Confiance : faible.
Sur vingt ans, le fonds de capitalisation volontaire annoncé pourrait apporter un supplément de ressources marginal s'il monte en charge, ce qui atténuerait légèrement la dégradation du solde par répartition sans l'inverser. L'incertitude sur les modalités de ce fonds et sur le maintien politique du retour à 62 ans sur une aussi longue période justifie une confiance faible.
Fondé sur : retraites-1, retraites-3.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, le verrouillage constitutionnel du principe de répartition pourrait contraindre la capacité des gouvernements futurs à ajuster le système face à la pression démographique, un effet structurel qu'aucune source indépendante ne permet de quantifier dans un sens ou dans l'autre.
Fondé sur : retraites-1.
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Vers 2047, la trajectoire AME approcherait -55 %, proche du point 2050 (-57 %), toujours en deçà de la neutralité carbone visée pour 2050. Confiance : faible.
À vingt ans, si le grand plan nucléaire annoncé aboutit malgré une faisabilité jugée très incertaine (la sortie du marché européen de l'électricité est jugée juridiquement quasi impossible), l'effet carbone du remplacement de l'éolien par du nucléaire redeviendrait proche de neutre, les deux étant des sources bas-carbone. Cette neutralité reste hautement conditionnelle à la matérialisation d'un plan nucléaire dont la crédibilité est mise en doute par les experts indépendants cités.
Fondé sur : energie-climat-1.
Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
RTE (Futurs énergétiques 2050) ne publie pas d'indicateur de risque unique à 2047 ; l'objectif d'un mix à environ 70 % nucléaire en 2050 suppose 14 à 20 EPR2 alors que seuls 6 sont fermement engagés (Penly, Gravelines, Bugey), ce qui rend la trajectoire de sécurité et de prix incertaine à cet horizon. Confiance : faible.
Si le grand plan nucléaire finit par livrer une partie de sa capacité annoncée d'ici 2047, une partie du risque de sécurité d'approvisionnement s'atténuerait, mais la perte du bénéfice de mutualisation offert par les interconnexions européennes, que RTE juge décisif, resterait un désavantage structurel. La faisabilité même de la sortie du marché européen étant jugée très faible par les experts, l'incertitude sur cette valeur reste élevée.
Fondé sur : energie-climat-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et son évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
À vingt ans, la pérennité de la baisse de TVA dépend d'un contentieux européen non résolu et d'un contexte de dette publique déjà dégradé par le programme lui-même, ce qui rend le sens de l'effet sur le pouvoir d'achat des ménages modestes incertain à cet horizon. Aucun organisme indépendant ne projette cette mesure sur une durée aussi longue.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
À vingt ans, l'équilibre entre une éventuelle stabilisation macroéconomique post-transition et la hausse programmée du SMIC est trop incertain pour conclure sur un sens net de l'effet.
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe à cet horizon, et l'incertitude sur le financement du programme dans son ensemble après vingt ans ne permet pas de déterminer un sens net de l'effet sur la pauvreté monétaire.
Aucune projection officielle de la pauvreté n'existe à cet horizon, et l'incertitude sur la trajectoire macroéconomique post-Frexit ne permet pas de conclure sur un sens net de l'effet.
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
Même incertitude qu'à dix ans : l'effet dépend entièrement de la matérialisation d'une sortie du marché européen de l'électricité jugée juridiquement très difficile, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet à vingt ans.
Fondé sur : energie-climat-1.
Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, si de nouvelles relations commerciales se stabilisent, l'effet sur l'industrie et l'investissement pourrait se rapprocher de la neutralité, sans qu'aucune source indépendante ne modélise cette trajectoire de très long terme pour la France.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2047, le ratio de dépendance atteindrait environ 52 pour 100, sur la trajectoire INSEE menant à 62 pour 100 en 2070. Confiance : faible.
Sur vingt ans, un solde migratoire durablement proche du scénario bas de l'INSEE réduirait la population totale de plusieurs millions par rapport au scénario central et aggraverait sensiblement le vieillissement relatif de la population active, franchissant le seuil de deux points de ratio de dépendance retenu ici pour qualifier un effet marqué. Cette valeur suppose que la mesure soit maintenue sur une aussi longue période malgré son obstacle juridique, ce qui est incertain.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, un solde migratoire durablement proche du scénario bas de l'INSEE réduirait la population active de plusieurs millions par rapport au scénario central, franchissant le seuil de deux points de ratio de dépendance retenu ici pour un effet marqué, si les mesures sont maintenues sur une aussi longue période.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
Aucune projection de spread obligataire n'existe à cet horizon et la trajectoire dépendrait largement de l'évolution de la dette publique et de la relation avec l'UE sur deux décennies, deux paramètres trop incertains pour conclure à un sens net de l'effet.
Sur vingt ans, si une nouvelle relation stable avec l'UE ou un cadre alternatif se met en place, la situation pourrait s'améliorer par rapport à la rupture aiguë des premières années, sans qu'aucune source indépendante ne permette de quantifier cette trajectoire de très long terme.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune trajectoire officielle française ou otanienne ne porte au-delà de 2035. Confiance : faible.
Même absence de position chiffrée qu'à dix ans ; l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 n'a pas d'équivalent français chiffré dans le programme du Rassemblement national.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à dix ans ; la sortie de l'OTAN rend de toute façon la comparaison avec l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 moins pertinente.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Vers 2047, la densité médicale standardisée approcherait +19 % par rapport à 2021, proche du point de +23 % projeté par la DREES pour 2050. Confiance : faible.
Sur vingt ans, l'effet de la réorganisation administrative de la santé et des mesures de revalorisation salariale sur la trajectoire de densité médicale de la DREES reste trop indirect et non chiffré pour conclure dans un sens ou dans l'autre.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, l'effet du financement hospitalier annoncé et de la réforme du baccalauréat reste trop indirect et non chiffré pour conclure dans un sens ou dans l'autre, d'autant que leur financement dépend de l'issue de la sortie de l'UE.
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur