Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/24 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 10/28 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
Sans consolidation supplémentaire, la même modélisation prolongée porte la dette vers 175 à 180 % du PIB vers 2047, sur la trajectoire menant à 186 % en 2050. Confiance : faible.
Aucun chiffrage indépendant des mesures fiscales (di-1, di-2) n'a été trouvé à un horizon de 20 ans, et leur ampleur limitée par rapport au PIB rend toute extrapolation trop incertaine pour signer une direction.
Le programme ne couvre explicitement que la période jusqu'en 2032 ; au-delà, aucun engagement chiffré n'a été retrouvé, ce qui ne permet pas de conclure à une amélioration ou une dégradation nette de la trajectoire par rapport au scénario de référence à vingt ans.
Fondé sur : dette-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, un ajustement politique probable (renonciation partielle aux dépenses les plus coûteuses, révision du chiffrage de la fraude à la baisse) atténuerait vraisemblablement l'écart identifié aux horizons plus courts, mais la confiance sur cette trajectoire reste faible faute de tout scénario budgétaire consolidé et chiffré par une source indépendante pour l'ensemble du programme.
Fondé sur : dette-impots-3.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
À l'horizon 2047, la croissance potentielle resterait probablement proche de 1 à 1,5 % par an, freinée par le vieillissement démographique en l'absence de sursaut de productivité. Confiance : faible.
Aucune mesure du programme ne porte sur la croissance potentielle à 20 ans au-delà de l'effet, déjà incertain, de la hausse du SMIC net (pa-1) sur l'emploi.
Sur vingt ans, l'effet des réformes du marché du travail et l'effet négatif plus modeste de la limitation migratoire tendraient à se compenser, sans qu'aucun chiffrage indépendant ne permette de trancher le sens net à cet horizon.
Fondé sur : travail-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Si le « Buy French Act » se maintient sur une longue période malgré son risque juridique européen, la réduction durable de la pression concurrentielle sur les marchés publics pèserait sur la productivité et l'innovation des entreprises françaises, un effet bien documenté pour les politiques protectionnistes mais non chiffré spécifiquement pour cette mesure.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Vers 2047, le déficit atteindrait environ -1,0 % du PIB, sur la trajectoire du COR menant à -2,4 % en 2070 dans son scénario de référence. Confiance : faible.
Sans réforme de l'âge légal ni de la durée de cotisation, l'effet de re-1 sur le solde à 2047 resterait limité face à la dégradation structurelle que projette le COR vers -1,0 % du PIB, portée surtout par la démographie.
Fondé sur : re-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Les options de capitalisation volontaire introduites en complément du système par répartition pourraient apporter un supplément de ressources marginal à long terme sans imposer de bascule obligatoire ni de double cotisation transitoire massive, contrairement à des programmes de capitalisation obligatoire plus larges chez d'autres candidats. L'incertitude sur la pérennité politique de la réforme sur une aussi longue période justifie une confiance faible.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, l'écart avec la trajectoire de référence du COR persisterait si le retour à 62 ans est maintenu, mais son ampleur relative pourrait légèrement s'atténuer si l'âge moyen constaté converge malgré tout vers des départs plus tardifs pour d'autres raisons (carrières plus longues, arbitrages individuels), une hypothèse qu'aucune source indépendante ne quantifie à cet horizon pour ce scénario précis.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Vers 2047, la trajectoire AME approcherait -55 %, proche du point 2050 (-57 %), toujours en deçà de la neutralité carbone visée pour 2050. Confiance : faible.
Si l'objectif de -90 % en 2040 (en-2) était tenu et prolongé, l'écart à la trajectoire AME (-55 % vers 2047) dépasserait largement 10 % du chemin restant vers la neutralité carbone 2050, mais l'enchaînement de plusieurs mandats nécessaires pour le tenir est le principal risque de mise en œuvre.
Fondé sur : en-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Si la loi de programmation nucléaire annoncée aboutit d'ici 2047, elle pourrait compenser la capacité renouvelable non construite, la relance nucléaire faisant l'objet d'un consensus politique plus large que chez d'autres candidats depuis le discours de Belfort de 2022, ce qui rend l'effet net proche de neutre mais très incertain.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
À vingt ans, la dénationalisation programmée des barrages hydroélectriques privatisés (energie-climat-1) pourrait légèrement soutenir la flexibilité bas-carbone du réseau, mais sans nouvelle filière nucléaire opérationnelle ni renouvelables au rythme antérieur, la trajectoire resterait en retrait par rapport au scénario AME.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
RTE (Futurs énergétiques 2050) ne publie pas d'indicateur de risque unique à 2047 ; l'objectif d'un mix à environ 70 % nucléaire en 2050 suppose 14 à 20 EPR2 alors que seuls 6 sont fermement engagés (Penly, Gravelines, Bugey), ce qui rend la trajectoire de sécurité et de prix incertaine à cet horizon. Confiance : faible.
Le maintien d'un mix combiné plutôt qu'une sortie du nucléaire limiterait le risque identifié par RTE pour les scénarios tout-renouvelable (coûts système plus élevés), mais sans engagement chiffré sur le nombre d'EPR2, l'écart à la trajectoire de référence reste incertain.
Fondé sur : en-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
Si la loi de programmation nucléaire et les contrats de long terme avec EDF délivrent la capacité annoncée d'ici 2047, l'effet sur la sécurité d'approvisionnement redeviendrait proche de neutre par rapport à la trajectoire de référence, sous réserve de la réalisation industrielle du programme EPR2.
Fondé sur : energie-1.
À vingt ans, le plancher de 70 % de nucléaire est proche de ce qu'envisagent les scénarios de RTE les plus favorables au nucléaire pour 2050, et la reprise en main publique des barrages hydroélectriques pourrait soutenir la flexibilité du réseau, ce qui atténuerait le risque identifié aux horizons plus courts si le calendrier EPR2 tient malgré son incertitude actuelle.
Fondé sur : energie-climat-1.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
Aucune projection officielle du niveau de vie des ménages modestes n'existe à 20 ans, et le financement de pa-2 par une taxe sur les superprofits, par nature conjoncturelle, rend la pérennité de l'effet trop incertaine pour signer une direction.
Sur vingt ans, l'effet net dépendrait du maintien de la baisse de facture d'électricité face à l'absence continue de revalorisation du SMIC, deux effets de sens contraire pour les ménages les plus modestes qui empêchent de conclure clairement.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
À vingt ans, la pérennité de mesures financées par un chiffrage de la fraude fiscale et sociale jugé très surestimé par la Cour des comptes rend le sens net de l'effet sur le pouvoir d'achat incertain, un ajustement budgétaire pouvant à terme reprendre une partie des gains initiaux.
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
Aucune projection officielle de la pauvreté n'existe à 20 ans et le financement conjoncturel de pa-2 ne permet pas d'anticiper un effet durable à cet horizon.
Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe à cet horizon, et la faisabilité du Compte social unique reste trop incertaine sur vingt ans pour conclure sur le sens de l'effet.
Fondé sur : travail-2.
Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe à cet horizon, et l'incertitude sur le financement du programme dans son ensemble ne permet pas de conclure sur un sens net de l'effet.
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
Même absence de mesure chiffrée qu'à 10 ans, à un horizon hors de portée de tout engagement du programme sur l'industrie ou la R&D.
Même absence de base chiffrée qu'à dix ans.
Fondé sur : impots-1.
Sur vingt ans, un protectionnisme des achats publics durablement maintenu réduirait la pression concurrentielle sur les entreprises françaises et exposerait la France à un risque de mesures de rétorsion commerciale, deux effets bien documentés dans la littérature sur les politiques de préférence nationale mais non chiffrés spécifiquement pour ce programme.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2047, le ratio de dépendance atteindrait environ 52 pour 100, sur la trajectoire INSEE menant à 62 pour 100 en 2070. Confiance : faible.
Aucun engagement chiffré du programme sur les flux migratoires ou le taux d'activité ne porte à un horizon de 20 ans, ce qui empêche de signer une direction face à la dynamique de vieillissement démographique.
Sur vingt ans, l'effet cumulé d'un solde migratoire durablement inférieur au scénario central aggraverait le vieillissement relatif de la population active, dans une mesure plus modérée que les réductions de 80 à 90 % annoncées par d'autres candidats faute d'objectif chiffré comparable chez Bruno Retailleau.
Fondé sur : immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, un solde migratoire durablement proche du scénario bas de l'INSEE réduirait la population active de plusieurs millions par rapport au scénario central et aggraverait sensiblement le vieillissement relatif de la population, franchissant le seuil de deux points de ratio de dépendance retenu ici pour qualifier un effet marqué, sous réserve que ces mesures soient maintenues sur une aussi longue période.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 et 10 ans. Confiance : faible.
Aucune mesure du programme ne permet d'anticiper la crédibilité financière française à un horizon de 20 ans.
L'issue du référendum sur l'appartenance à l'UE et donc l'ampleur de l'effet à vingt ans dépendent d'un vote non tenu à ce jour, ce qui rend le sens net de l'effet à cet horizon indéterminé.
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
Aucune trajectoire officielle française ou otanienne ne porte au-delà de 2035. Confiance : faible.
Aucune trajectoire chiffrée du programme ne porte au-delà de l'horizon otanien 2035.
Aucune trajectoire chiffrée n'existe au-delà de 2032 dans le programme, et l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 n'a pas d'équivalent français chiffré chez ce candidat pour cet horizon.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à dix ans ; l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 n'a pas d'équivalent chiffré dans le programme, la sortie du commandement intégré rendant de toute façon la comparaison directe moins pertinente.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Vers 2047, la densité médicale standardisée approcherait +19 % par rapport à 2021, proche du point de +23 % projeté par la DREES pour 2050. Confiance : faible.
Sans régulation obligatoire de l'installation des médecins (sa-2), l'effet à 2047 sur la densité médicale resterait proche de la trajectoire de référence de la DREES (+19 % par rapport à 2021), portée surtout par les décisions de numerus clausus déjà prises il y a plusieurs années.
Fondé sur : sa-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La revalorisation du salaire des enseignants vers la moyenne européenne pourrait améliorer le recrutement sur vingt ans, mais aucune évaluation indépendante ne permet de chiffrer son effet sur les résultats scolaires ou la densité médicale à cet horizon.
Fondé sur : ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Sur vingt ans, l'équilibre entre le renforcement de l'offre de soins et le durcissement de l'agrément des médecins étrangers, ainsi que l'effet à long terme des hausses de salaires enseignants, restent trop incertains pour conclure dans un sens ou dans l'autre.
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