Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/32 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 9/20 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
L'objectif chiffré de ramener le déficit de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat (2032), inscrit dans une règle d'or constitutionnelle, est un engagement précis qui, combiné aux économies attendues de la réduction de la durée d'indemnisation chômage à douze mois et de la fin de l'« open bar » des arrêts maladie (17 Md€ de dépense annuelle actuelle), améliorerait la trajectoire de la dette si mis en œuvre. Le principal risque, comme pour une précédente tentative de règle d'or en 2011, est l'absence de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
Fondé sur : dette-1, travail-1, travail-2.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Le financement annoncé (jusqu'à 100 Md€/an de fraude fiscale et sociale récupérée, dette-impots-3) est très supérieur aux montants que la Cour des comptes et le Haut Conseil du financement de la protection sociale jugent crédibles (fraude sociale estimée à 13-14 Md€/an, TVA éludée à 6-10 Md€/an, recouvrement effectif de 11,4 Md€ en 2024), alors que le programme cumule des dépenses non financées (hausse de salaire de 20 puis 40 % pour les enseignants, recrutement de 10 000 policiers et 10 000 douaniers, réouverture d'un établissement de santé par département) et des pertes de recettes (suppression de la TVA sur la TICPE, suppression des droits de succession en ligne directe). La renationalisation des autoroutes sans indemniser les concessionnaires (pouvoir-achat-2) créerait par ailleurs un risque juridique et budgétaire majeur, une expropriation sans indemnité étant susceptible d'être contestée devant le Conseil constitutionnel et les juridictions arbitrales.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Voir la fiche du candidat →
Rompre avec les traités budgétaires européens et lancer un plan d'investissement public de 500 Md€ sur 5 ans (dette-1), soit environ 3,5 points de PIB par an, dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net sur la dette même en tenant compte des recettes nouvelles de l'ISF rétabli et de l'IS renforcé (impots-1), dont l'IFRAP conteste l'ampleur.
Fondé sur : dette-1, impots-1.
Impôts : les hausses et les baisses proposées par les candidats Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La réduction de la durée d'indemnisation chômage à douze mois et la fin de l'« open bar » des arrêts maladie prolongent des réformes déjà appliquées par décret en 2019 et 2023, un mécanisme d'incitation à l'activité dont la direction est bien établie ; la liberté laissée aux Français de travailler plus longtemps dans la semaine ou l'année irait dans le même sens sans mécanisme aussi précis que chez d'autres candidats.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-3.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC financée par une baisse des cotisations salariales sans alourdir le coût du travail pour les entreprises (travail-1), combinée au gel puis à la suppression des péages autoroutiers (pouvoir-achat-2), soutiendrait la demande intérieure sans peser sur la compétitivité-coût des entreprises, contrairement aux mesures de hausse du salaire minimum d'autres candidats. Le principal risque est le financement de la baisse de cotisations salariales, non identifié en dehors du chiffrage contesté de la fraude.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Le plan d'investissement public de 500 Md€ sur 5 ans pour la planification écologique et sociale (dette-1) agirait comme un stimulus keynésien à court terme sur l'activité et l'emploi, un mécanisme documenté pour des plans de relance publics comparables, mais son ampleur budgétaire pose un risque de financement qui pourrait renchérir le coût du capital pour les entreprises.
Fondé sur : dette-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
L'engagement à ce que chacun travaille « un peu plus longtemps », sans âge légal précis annoncé, ne modifie pas clairement la trajectoire du COR à cet horizon ; le pilier de capitalisation visé à 10-15 % des pensions d'ici quinze ans est encore trop précoce pour produire un effet mesurable à cinq ans.
Fondé sur : retraites-3, retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
L'abrogation du report de l'âge légal à 64 ans par référendum d'initiative partagée (retraites-1), soit un retour à 62 ans, est chiffrée par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027 dans son scénario médian, et à 14,1 Md€ par an en 2030 sur la base de l'étude d'impact du gouvernement, soit de l'ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB, ce qui dépasse le seuil retenu ici pour un effet marqué. L'indexation annuelle des pensions sur l'inflation (retraites-2) ajoute un coût supplémentaire plus modeste mais non chiffré.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Institut Montaigne chiffrait en 2022 une proposition très proche de retraites-1 (retour à 60 ans à taux plein, pension à 75 % des dix meilleures années) à 87,7 Md€ par an (fourchette 54,8 à 176,6 Md€), très au-dessus du seuil de 0,3 point de PIB retenu, la hausse des cotisations et la taxation des revenus financiers annoncées par le candidat ne couvrant qu'une fraction de ce montant selon l'IFRAP.
Fondé sur : retraites-1.
Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein, porter la pension à 75 % — chiffrage Comparateur des programmes — présidentielle 2027 Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
À la différence des candidats qui arbitrent en faveur du seul nucléaire ou du seul renouvelable, le programme vise à relancer nucléaire et renouvelables et à électrifier massivement les usages, une approche alignée sur la trajectoire que RTE juge nécessaire pour absorber l'offre bas-carbone ; aucun objectif chiffré précis n'a toutefois été trouvé pour mesurer l'accélération par rapport au scénario avec mesures existantes.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt du financement de l'éolien et du solaire par la Contribution au service public de l'électricité (energie-climat-2) réduirait le rythme de déploiement des renouvelables sur lequel comptent tous les scénarios de RTE, y compris les plus favorables au nucléaire, pour couvrir la hausse de la demande électrique liée à l'électrification des usages d'ici 2030. Le plancher de 70 % de nucléaire et le pari sur la génération IV et le thorium (energie-climat-1) ne peuvent compenser ce retrait à cet horizon, aucun réacteur de ce type n'étant en développement industriel en France.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
La relance du nucléaire (jusqu'à 20 EPR, energie-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions à cet horizon puisque le nucléaire est déjà bas-carbone et que les six premiers EPR2 ne sont attendus qu'à partir de 2038 ; la trajectoire d'émissions à 2032 resterait proche de l'AME (-39,5 % en 2030) sans mesure supplémentaire ciblant les transports ou le bâtiment.
Fondé sur : energie-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
Relancer à la fois le nucléaire et les renouvelables reproduit l'approche que RTE recommande explicitement pour sa trajectoire d'adéquation centrale, sans qu'un objectif chiffré d'accélération au-delà de cette trajectoire n'ait été identifié, ce qui rend l'effet différentiel proche de neutre à cet horizon.
Fondé sur : energie-1.
L'arrêt du soutien financier aux nouvelles capacités éoliennes et solaires (energie-climat-2) retirerait une partie des 4 à 10,5 GW de flexibilité que RTE attend d'ici 2030 pour sécuriser l'approvisionnement, sans capacité nucléaire nouvelle disponible avant 2038 pour compenser.
Fondé sur : energie-climat-2.
La relance nucléaire (jusqu'à 20 EPR, energie-1) ne produit pas d'effet avant l'entrée en service des premiers EPR2 (2038 au plus tôt), tandis que la sortie du marché européen de l'électricité et de l'ARENH pour rétablir des tarifs réglementés se heurterait au droit européen de la concurrence, un risque juridique majeur non résolu à cet horizon.
Fondé sur : energie-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
Les 450 M€ d'aides ciblées au carburant, financées par un moindre remplacement des départs à la retraite de fonctionnaires, apporteraient un soutien direct mais limité au pouvoir d'achat, d'une ampleur bien inférieure aux mesures de baisse de TVA ou de charges proposées par d'autres candidats ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La suppression de la TVA sur la TICPE, le gel puis la suppression des péages autoroutiers d'ici 2030, la hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC et l'indexation annuelle des pensions sur l'inflation combinent plusieurs canaux directs de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes et médians, sans mécanisme de destruction d'emplois identifié puisque la hausse salariale ne pèse pas sur le coût du travail des entreprises. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2, travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Une revalorisation forte du SMIC, des minima sociaux et des pensions (pouvoir-achat-1), un plafonnement du carburant à 1,60-1,70 €/L et une baisse de 30 à 40 % des prix de l'électricité (pouvoir-achat-2) auraient un effet direct et large sur le revenu disponible des ménages modestes, dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, avec un effet de premier tour plus important du fait du cumul des mesures.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
Réduire à douze mois maximum la durée d'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans pourrait accroître le risque de pauvreté pour les demandeurs d'emploi de longue durée qui épuiseraient leurs droits avant de retrouver un emploi, un risque documenté pour ce type de réforme, même si l'objectif affiché est d'inciter au retour à l'activité.
Fondé sur : travail-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC (travail-1) et l'indexation des pensions sur l'inflation (retraites-2) bénéficieraient proportionnellement plus aux ménages modestes et aux retraités les plus exposés à la pauvreté monétaire, sans chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Une hausse générale des salaires, minima sociaux et pensions (pouvoir-achat-1) combinée à une baisse de 30 à 40 % des prix de l'électricité (pouvoir-achat-2) réduirait directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024), les prestations de solidarité représentant déjà 36 % du revenu disponible des ménages pauvres selon la DREES.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Le pacte fiscal de 50 Md€ de baisse des impôts de production, un levier reconnu de compétitivité industrielle, et l'objectif explicite d'achever le marché unique européen en supprimant les spécifications nationales qui agissent comme des droits de douane iraient dans le sens d'une amélioration, sous réserve de l'accord des 27 États membres pour le second volet.
Fondé sur : dette-2, europe-1.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Réserver 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (« Buy French Act », travail-2) redirigerait immédiatement un volume important de commandes vers l'industrie française, ce qui soutiendrait à court terme l'activité et l'emploi industriels mesurés. Le principal risque est la conformité de la mesure aux directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait empêcher son application avant qu'un effet mesurable ne se produise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Le passage aux 32 heures (travail-2) et l'augmentation de l'impôt sur les sociétés au-delà d'un certain seuil de profit (impots-1) renchériraient le coût de production des entreprises industrielles, sans mesure ciblée de R&D pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030) ; la relance nucléaire (energie-1) pourrait à l'inverse soutenir la filière énergétique et ses sous-traitants.
Fondé sur : travail-2, impots-1, energie-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
La dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968, la fixation annuelle par le Parlement d'une liste de pays sûrs pour l'asile et la restriction de l'immigration familiale réduiraient le solde migratoire en-dessous du solde central de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence de l'INSEE, sans viser une réduction aussi radicale que d'autres programmes ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier cet effet.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'espace Schengen avec rétablissement des contrôles aux frontières (immigration-1), la suppression du droit du sol par référendum avec naturalisation conditionnée à dix ans de résidence (immigration-2) et la suppression de l'Aide médicale d'État et des aides sociales non contributives pour les étrangers (immigration-3) réduiraient sensiblement les flux migratoires nets par rapport au scénario central de l'INSEE (solde de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), rapprochant la trajectoire de son scénario migratoire bas.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2, immigration-3.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers (immigration-1) augmenterait la population active en emploi déclaré, ce qui soutiendrait marginalement le ratio actifs/inactifs face aux 44 pour 100 projetés par l'INSEE en 2032, sans chiffrage indépendant de l'ampleur ; le retour à 60 ans (retraites-1) jouerait en sens inverse en retirant plus tôt les seniors du marché du travail.
Fondé sur : immigration-1, retraites-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
À la différence des autres candidats de ce lot, le programme vise explicitement à approfondir l'intégration européenne (achèvement du marché unique, union des marchés de capitaux) plutôt qu'à réduire la contribution française au budget de l'UE ou à en sortir, ce qui réduirait la friction avec les partenaires européens dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base sur fond d'inquiétudes politiques et budgétaires. Une trajectoire de déficit crédible vers 2 % du PIB pourrait renforcer cet effet si elle est mise en œuvre, mais le précédent de la règle d'or de 2011 invite à la prudence sur sa réalisation.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
L'annonce d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne (europe-defense-1), la sortie de l'espace Schengen (immigration-1) et le « Buy French Act » en conflit avec le droit européen des marchés publics (travail-2) créeraient une incertitude sur la place de la France dans l'UE, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base en septembre 2026 sur fond d'inquiétudes budgétaires. L'effet reste toutefois plus limité qu'une sortie engagée, puisque la sortie de l'UE elle-même est conditionnée à un vote qui n'a pas eu lieu.
Fondé sur : europe-defense-1, immigration-1, travail-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Rompre avec les traités budgétaires européens et renégocier les traités jugés libéraux (dette-1, europe-1) constituerait une rupture unilatérale avec le cadre budgétaire de l'Union, un facteur de risque pour la crédibilité financière de la France déjà fragilisée par le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, sans mécanisme alternatif de discipline budgétaire documenté.
Fondé sur : dette-1, europe-1.
France 10Y vs Germany 10Y spread Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Porter le nombre de réservistes de 45 000 à 250 000, le service militaire volontaire de 3 000 à 50 000 places par an et la production de munitions de 100 000 à 700 000 obus par an (l'échelle allemande) représente une montée en puissance très supérieure à la trajectoire de la LPM 2024-2030 (436 Md€ sur la période après actualisation d'août 2026), qui n'a jamais visé une telle échelle de réservistes ou de production de munitions.
Fondé sur : europe-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
L'objectif de porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB (europe-defense-2) est inférieur à la trajectoire déjà engagée par la LPM actualisée en août 2026, qui vise environ 3 % du PIB en 2030, ce qui représenterait un ralentissement par rapport à la trajectoire légiférée plutôt qu'une accélération. La sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et doctrinaux de l'Alliance, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans qu'il ne réduise nécessairement les besoins de financement des capacités nationales.
Fondé sur : europe-defense-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
Sortir de l'OTAN et rejeter une « Europe du surarmement » (defense-1) romprait avec le cadre d'alliance dans lequel s'inscrit la LPM actualisée en août 2026 (+36 Md€ sur 2026-2030), en s'écartant nettement de la trajectoire visée, y compris de la cible intermédiaire de 3 % du PIB en 2030 que la LPM actuelle n'atteint déjà pas.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Aucune proposition sur la liberté d'installation ou la régulation des médecins n'a été retrouvée ; l'objectif de stabiliser la dépense de santé par la prévention plutôt que par la hausse des moyens ne cible pas directement la densité médicale mesurée par la DREES, ce qui rend l'effet sur cet indicateur précis proche de neutre.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La réouverture d'un établissement de santé par département et l'arrêt des fermetures de lits (sante-1), ainsi que la bourse pour étudiants en médecine en échange d'une installation de cinq ans en zone sous-dotée (sante-2), iraient dans le sens d'un renforcement de l'offre de soins, mais le durcissement de l'agrément des médecins diplômés à l'étranger (sante-2) réduirait une source de recrutement dont dépendent aujourd'hui de nombreux territoires sous-dotés, ce qui tempère l'effet net.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2025 (citation Sénat) Voir la fiche du candidat →
Augmenter les budgets scolaires sans réduire les recrutements d'enseignants malgré la baisse démographique et créer un dispositif de tutorat (ecole-1), financés par une hausse de la fiscalité des grandes entreprises (sante-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ecole-1, sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur