Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 9/22 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 14/29 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/32 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Le recentrage des dépenses de l'État sur les fonctions régaliennes ne compense pas, dans les évaluations disponibles, l'allègement de l'impôt sur les sociétés, la simplification du barème de l'impôt sur le revenu et la réforme de l'IFI : l'Institut Montaigne chiffrait un ensemble de mesures comparables du programme 2022 à +145,8 Md€ de déficit net par an, un ordre de grandeur bien supérieur au seuil de cinq points de PIB à cet horizon. Le principal risque, signalé par l'iFRAP elle-même, est qu'aucun chiffrage indépendant du programme 2027 réactualisé n'existe pour confirmer ou infirmer cette trajectoire.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La baisse de TVA sur l'énergie (12 à 15 Md€/an) et le retour à 62 ans annuleraient une partie des économies de la réforme de 2023 sans financement identifié, alors que le plan d'économies de 125 Md€ annoncé le 31 août 2026 reste non détaillé mesure par mesure. Scope Ratings et l'économiste Philippe Aghion jugent le programme incohérent entre baisses d'impôts, hausses de dépenses et objectif de réduction du déficit, ce qui dégraderait la trajectoire de la dette dès le début du mandat.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2, pouvoir-achat-1, retraites-1.
Scope Ratings research announcement on France's fiscal trajectory Budget 2027 : Marine Le Pen préfère un budget imparfait à une loi spéciale et pose ses lignes rouges Le vrai coût du programme du Rassemblement National Voir la fiche du candidat →
L'objectif chiffré de ramener le déficit de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat (2032), inscrit dans une règle d'or constitutionnelle, est un engagement précis qui, combiné aux économies attendues de la réduction de la durée d'indemnisation chômage à douze mois et de la fin de l'« open bar » des arrêts maladie (17 Md€ de dépense annuelle actuelle), améliorerait la trajectoire de la dette si mis en œuvre. Le principal risque, comme pour une précédente tentative de règle d'or en 2011, est l'absence de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
Fondé sur : dette-1, travail-1, travail-2.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'objectif de zéro déficit public en dix ans (dette-1) et la poursuite de la baisse des budgets ministériels engagée comme Premier ministre en 2024 (dette-2) engageraient une consolidation dès 2032, mais l'iFRAP jugeait déjà le programme de stabilité 2024-2027 du même auteur « sans crédibilité ni cohérence » faute de mesures détaillées, ce qui limite l'ampleur atteignable à cet horizon.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes et l'allègement de l'impôt sur les sociétés soutiendraient la demande et l'investissement à court terme, un mécanisme de relance que l'Institut Montaigne associait à des mesures comparables du programme 2022. Le financement non identifié de ces baisses fait cependant peser un risque sur la soutenabilité de cet effet dès le moyen terme.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
La baisse de TVA sur l'énergie et l'exonération de cotisations sur les hausses de salaires jusqu'à 3 Smic soutiendraient la demande intérieure et le pouvoir d'achat à court terme, un mécanisme de relance identifié par l'Institut Montaigne pour des mesures comparables du programme 2022. Le principal risque est le conflit avec la directive TVA européenne, qui pourrait empêcher l'application intégrale de la mesure.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Programme de Marine Le Pen : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
La réduction de la durée d'indemnisation chômage à douze mois et la fin de l'« open bar » des arrêts maladie prolongent des réformes déjà appliquées par décret en 2019 et 2023, un mécanisme d'incitation à l'activité dont la direction est bien établie ; la liberté laissée aux Français de travailler plus longtemps dans la semaine ou l'année irait dans le même sens sans mécanisme aussi précis que chez d'autres candidats.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-3.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La refonte du Code du travail (travail-1), la suppression du plafond légal d'heures supplémentaires (travail-2) et une réforme de l'assurance chômage présentée par le candidat comme créatrice de 100 000 emplois (travail-4) orienteraient l'emploi à la hausse, mais ce chiffre est celui du candidat et n'a pas été confirmé par une évaluation indépendante consultée.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
En se disant favorable à un départ à 64 ans voire 65 ans, Éric Zemmour s'oppose à la suspension de la réforme de 2023 pour les générations 1964-1965 qu'intègre le scénario de référence du COR (coût de 1,8 Md€/an jusqu'en 2032) et va dans le sens de la trajectoire d'âge que le COR juge nécessaire à l'équilibre (64,4 ans dès 2030). L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites pensions en-dessous de 1 300 €/mois représente en retour un coût limité qui n'inverse pas cette amélioration à cet horizon.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le retour à 62 ans (60 ans pour les carrières longues) va à l'inverse de la trajectoire du COR, qui simule un âge moyen de départ devant progresser à 64,4 ans dès 2030 pour équilibrer le système ; l'iFRAP chiffre le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023 à 10 Md€ dès 2027, soit plus de 0,3 point de PIB. La création d'un pilier de capitalisation volontaire n'a pas d'effet à cet horizon, ses modalités n'étant pas précisées.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Le vrai coût du programme du Rassemblement National Voir la fiche du candidat →
L'engagement à ce que chacun travaille « un peu plus longtemps », sans âge légal précis annoncé, ne modifie pas clairement la trajectoire du COR à cet horizon ; le pilier de capitalisation visé à 10-15 % des pensions d'ici quinze ans est encore trop précoce pour produire un effet mesurable à cinq ans.
Fondé sur : retraites-3, retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Raisonner en durée de cotisation plutôt qu'en âge légal (retraites-1) prolonge des paramètres proches de la réforme de 2023 déjà intégrée à la trajectoire de référence, sans chiffrage indépendant trouvé de son effet propre sur le solde que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
L'arrêt immédiat de tous les projets éoliens en cours et à venir, terrestres comme en mer, retirerait une capacité bas-carbone déjà engagée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, que le Haut Conseil pour le climat juge déjà insuffisante pour atteindre l'objectif SNBC3 de -50 % en 2030. La prolongation du parc nucléaire existant à 60 ans est elle-même bas-carbone et n'aggrave pas directement les émissions, mais ne compense pas la capacité éolienne perdue à cet horizon.
Fondé sur : energie-climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'engagement à respecter les accords de Paris « à un rythme et des moyens discrétionnaires », combiné au démantèlement programmé de l'éolien en fin de vie, va dans le sens d'un ralentissement de la trajectoire de réduction des émissions déjà jugée insuffisante par le Haut Conseil pour le climat. L'Ifri qualifie ce volet énergétique de « extravagant et inquiétant », sans qu'un chiffrage indépendant de son impact sur les émissions à cet horizon soit disponible.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Le Pen's climate programme: pro-nuclear and pro-hydrogen but anti-wind Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
À la différence des candidats qui arbitrent en faveur du seul nucléaire ou du seul renouvelable, le programme vise à relancer nucléaire et renouvelables et à électrifier massivement les usages, une approche alignée sur la trajectoire que RTE juge nécessaire pour absorber l'offre bas-carbone ; aucun objectif chiffré précis n'a toutefois été trouvé pour mesurer l'accélération par rapport au scénario avec mesures existantes.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
energie-2 vise à tripler le rythme annuel de baisse des émissions de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030, ce qui comblerait une part importante de l'écart d'environ 10 points entre la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) et l'objectif SNBC3 (-50 %) si le rythme était tenu ; le Haut Conseil pour le climat juge déjà fragile le suivi opérationnel de la SNBC3 actuelle, ce qui rend un tel triplement peu probable dans les délais.
Fondé sur : energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
L'arrêt de la fermeture de 12 réacteurs et la suppression de l'objectif de réduction du nucléaire à 50 % maintiendraient en service une capacité pilotable que RTE identifie comme le principal facteur ayant ramené le risque de défaillance à un niveau historiquement bas ; RTE observe par ailleurs une surcapacité temporaire actuelle, ce qui limite le risque immédiat lié à l'arrêt des nouveaux projets éoliens. Le principal risque à surveiller est l'indemnisation des projets éoliens déjà engagés que la mesure interromprait.
Fondé sur : energie-climat-1.
RTE a explicitement évalué le scénario de sortie du marché européen de l'électricité et conclu qu'un isolement électrique complet est opérationnellement impossible et menacerait directement la sécurité d'approvisionnement, en engendrant des coûts trop importants. Le démantèlement programmé de l'éolien retirerait par ailleurs une capacité que RTE juge nécessaire à l'équilibre offre-demande jusqu'en 2035, avant l'arrivée des premiers EPR2.
Fondé sur : energie-climat-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et son évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
Relancer à la fois le nucléaire et les renouvelables reproduit l'approche que RTE recommande explicitement pour sa trajectoire d'adéquation centrale, sans qu'un objectif chiffré d'accélération au-delà de cette trajectoire n'ait été identifié, ce qui rend l'effet différentiel proche de neutre à cet horizon.
Fondé sur : energie-1.
L'objectif de 75 €/MWh pour le nouveau nucléaire (energie-1) est inférieur au coût déjà anticipé par EDF pour les six premiers EPR2 (plafond de 72,8 Md€, décembre 2025), ce qui pourrait renchérir la facture s'il n'est pas tenu, mais l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables confirmerait la sécurité d'approvisionnement déjà assurée par RTE jusqu'en 2035.
Fondé sur : energie-1.
EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Bilan prévisionnel 2025-2035 Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La baisse de la CSG pour les travailleurs modestes, la prime « zéro charge » et l'exonération de CSG/CRDS pour les petites retraites augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle (1,8 % en 2024, INSEE). Aucun chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet n'a été retrouvé.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La baisse de la TVA sur l'énergie de 20 % à 5,5 % bénéficierait proportionnellement plus aux ménages modestes, pour qui l'énergie pèse davantage dans le budget, de même que la revalorisation du minimum vieillesse à 1 000 € ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle (1,8 % en 2024, INSEE). Le principal risque est le conflit avec la directive TVA européenne, qui pourrait limiter ou retarder l'application de la mesure.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Programme de Marine Le Pen : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Les 450 M€ d'aides ciblées au carburant, financées par un moindre remplacement des départs à la retraite de fonctionnaires, apporteraient un soutien direct mais limité au pouvoir d'achat, d'une ampleur bien inférieure aux mesures de baisse de TVA ou de charges proposées par d'autres candidats ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
En réduisant les charges salariales plutôt qu'en relevant légalement le SMIC (pouvoir-achat-1), la mesure viserait les salariés en emploi de bas salaire ; la simulation OFCE d'une hausse du SMIC net financée par baisse de cotisations montre que ce canal crée des emplois nets contrairement à une hausse discrétionnaire pure, ce qui soutiendrait le pouvoir d'achat des ménages modestes en emploi sans toucher les inactifs et minima sociaux.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
L'exonération de CSG et de CRDS pour les petites retraites et la baisse de la CSG pour les travailleurs modestes réduiraient directement le risque de pauvreté monétaire pour ces catégories, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
La revalorisation du minimum vieillesse à 1 000 € et le rétablissement de la demi-part fiscale des veuves et veufs réduiraient directement la pauvreté monétaire des retraités les plus modestes, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global n'existe. Aucune projection officielle du taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe par ailleurs pour comparer précisément à la trajectoire de référence.
Fondé sur : retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Réduire à douze mois maximum la durée d'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans pourrait accroître le risque de pauvreté pour les demandeurs d'emploi de longue durée qui épuiseraient leurs droits avant de retrouver un emploi, un risque documenté pour ce type de réforme, même si l'objectif affiché est d'inciter au retour à l'activité.
Fondé sur : travail-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte pas de mesure ciblant directement le taux de pauvreté ou les inégalités de niveau de vie ; travail-4 (réforme de l'assurance chômage) vise l'incitation à l'emploi plutôt que le niveau des minima sociaux, sans lien direct établi avec le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian.
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
La baisse de l'impôt sur les sociétés pourrait soutenir l'investissement des entreprises, mais le recentrage des dépenses publiques sur les seules fonctions régaliennes impliquerait aussi une réduction des subventions industrielles et de recherche, ce qui compenserait en partie cet effet sur la compétitivité et l'innovation. Aucun chiffrage indépendant de cet arbitrage n'existe pour 2027.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Le travail de recensement et de simplification des normes « toxiques » pour les entreprises est un objectif de méthode sans mesure chiffrée ni calendrier, ce qui ne permet pas d'anticiper un effet net sur la R&D ou l'industrie à cet horizon. Aucune mesure du programme ne cible directement la dépense de R&D ou la part de l'industrie dans le PIB.
Fondé sur : travail-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Le pacte fiscal de 50 Md€ de baisse des impôts de production, un levier reconnu de compétitivité industrielle, et l'objectif explicite d'achever le marché unique européen en supprimant les spécifications nationales qui agissent comme des droits de douane iraient dans le sens d'une amélioration, sous réserve de l'accord des 27 États membres pour le second volet.
Fondé sur : dette-2, europe-1.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La simplification du Code du travail (travail-1) et l'objectif de prix de l'électricité nouveau nucléaire à 75 €/MWh (energie-1) réduiraient des coûts identifiés comme un frein à la compétitivité industrielle, mais n'agissent pas directement sur la dépense de R&D (2,18 % du PIB en 2023, loin de l'objectif légal de 3 % en 2030) que suit ce critère.
Fondé sur : travail-1, energie-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
La limitation du droit d'asile à une centaine de personnes par an (contre 140 000 aujourd'hui) et la fin du regroupement familial rapprocheraient rapidement la trajectoire migratoire d'un niveau plus bas que la variante basse déjà testée par l'INSEE (solde net de +20 000/an, contre un solde central de +150 000/an dans la trajectoire de référence), ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique. Faute de seuil fixé par le protocole pour ce critère, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier un effet marqué.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Une réduction de 80 à 90 % de l'immigration légale et illégale rapprocherait la trajectoire migratoire du scénario bas de l'INSEE (solde net très inférieur au solde central de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), ce qui réduit plus vite la population d'âge actif et dégrade le ratio de dépendance. Faute de seuil fixé par le protocole pour ce critère, cette recherche retient par convention un écart d'au moins un point de ratio de dépendance pour qualifier un effet marqué (±1).
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
La dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968, la fixation annuelle par le Parlement d'une liste de pays sûrs pour l'asile et la restriction de l'immigration familiale réduiraient le solde migratoire en-dessous du solde central de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence de l'INSEE, sans viser une réduction aussi radicale que d'autres programmes ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier cet effet.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le passage à un système à points pour l'immigration de travail sur le modèle canadien (immigration-1) viserait à sélectionner une immigration à plus forte activité professionnelle que le regroupement familial qu'il réduit (immigration-2), ce qui soutiendrait mécaniquement le ratio actifs/inactifs, mais aucune évaluation indépendante ne chiffre l'effet net face à la projection INSEE (44 pour 100 en 2032).
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
La réduction de 20 % (plafonnée à 20 Md€/an) de la contribution française au budget de l'UE et la coupe de moitié du Fonds social européen sont des mesures que le cadre financier pluriannuel, négocié à l'unanimité des 27 États membres, rend juridiquement très difficiles à mettre en œuvre unilatéralement. Une telle confrontation ouverte avec le cadre budgétaire européen interviendrait dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base en septembre 2026 et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La réduction de moitié de la contribution française au budget de l'UE et la sortie annoncée du marché européen de l'électricité, deux mesures en conflit frontal avec les traités européens selon les analystes cités, s'ajouteraient au contexte déjà tendu du spread OAT-Bund, qui a dépassé les 100 points de base en septembre 2026 sur fond d'inquiétudes budgétaires. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé, un contexte qu'une confrontation ouverte avec les règles européennes aggraverait probablement.
Fondé sur : europe-defense-1, energie-climat-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
À la différence des autres candidats de ce lot, le programme vise explicitement à approfondir l'intégration européenne (achèvement du marché unique, union des marchés de capitaux) plutôt qu'à réduire la contribution française au budget de l'UE ou à en sortir, ce qui réduirait la friction avec les partenaires européens dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base sur fond d'inquiétudes politiques et budgétaires. Une trajectoire de déficit crédible vers 2 % du PIB pourrait renforcer cet effet si elle est mise en œuvre, mais le précédent de la règle d'or de 2011 invite à la prudence sur sa réalisation.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La poursuite d'une consolidation budgétaire (dette-1, dette-2) viserait à rassurer les marchés après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, mais aucun engagement chiffré à cet horizon ne permet d'anticiper l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
France 10Y vs Germany 10Y spread Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Aucun chiffrage de budget de défense pour la campagne 2027 n'a été retrouvé ; les montants parfois cités dans la presse (70 Md€ à l'horizon 2030) proviennent en réalité du programme 2022, et le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » sur ce volet, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
L'objectif de 55 Md€ pour la défense à l'horizon 2027, hérité du programme 2022, est déjà inférieur au budget 2026 réalisé (66,7 Md€ y compris pensions) et à la trajectoire de la loi de programmation militaire actualisée en août 2026, qui porte l'effort à 436 Md€ sur 2026-2030. Faute de chiffrage réactualisé pour la campagne 2027, cette ancienne cible n'implique donc pas d'accélération par rapport à la trajectoire déjà engagée.
Fondé sur : europe-defense-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Porter le nombre de réservistes de 45 000 à 250 000, le service militaire volontaire de 3 000 à 50 000 places par an et la production de munitions de 100 000 à 700 000 obus par an (l'échelle allemande) représente une montée en puissance très supérieure à la trajectoire de la LPM 2024-2030 (436 Md€ sur la période après actualisation d'août 2026), qui n'a jamais visé une telle échelle de réservistes ou de production de munitions.
Fondé sur : europe-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Le développement de « quatre vecteurs de puissance » militaire (europe-1) est cohérent avec la LPM actualisée en août 2026 (+36 Md€ sur 2026-2030), mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre du candidat vers la cible intermédiaire de 3 % du PIB en 2030 que la LPM actuelle n'atteint pas.
Fondé sur : europe-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Le recrutement de 1 000 médecins salariés par l'État sur cinq ans dans les déserts médicaux est d'une ampleur marginale au regard des 241 255 médecins actifs recensés en France, et le système de garde obligatoire s'est heurté par le passé à une forte opposition des syndicats de médecins libéraux, ce qui limite son effet probable sur l'indice de densité médicale de la DREES.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Le plan de soutien d'urgence de 20 Md€ pour l'hôpital public et la revalorisation salariale des enseignants et soignants pourraient limiter les départs et améliorer la rétention des professionnels, sans qu'un chiffrage indépendant de leur effet sur l'indice de densité médicale standardisée de la DREES n'existe. Le principal risque est le financement de ces 20 Md€, non actualisé pour 2027 et en tension avec les 125 Md€ d'économies annoncés par ailleurs.
Fondé sur : sante-2, ecole-2.
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Aucune proposition sur la liberté d'installation ou la régulation des médecins n'a été retrouvée ; l'objectif de stabiliser la dépense de santé par la prévention plutôt que par la hausse des moyens ne cible pas directement la densité médicale mesurée par la DREES, ce qui rend l'effet sur cet indicateur précis proche de neutre.
Fondé sur : sante-1.
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Le rétablissement du « choc des savoirs » (ecole-1) et l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) pourraient améliorer les résultats scolaires, mais le Café pédagogique juge le choc des savoirs contraire au diagnostic PISA, et le programme 2027 ne contient aucune mesure de santé ; ces effets incertains empêchent de conclure à un écart net à la trajectoire de référence.
Fondé sur : ecole-1, ecole-2.
Pierre Merle : le « choc des savoirs » de G. Attal, une politique contraire au bilan PISA Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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