Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 9/20 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 9/22 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/17 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Le maintien d'un plan d'investissement public massif financé hors des règles budgétaires européennes (dette-1) prolongerait une dette bien supérieure à la trajectoire de référence (145 % du PIB vers 2037), la relance du nucléaire (jusqu'à 20 EPR, energie-1) ajoutant un besoin de financement public que la Cour des comptes chiffre à un coût plafond de 72,8 Md€ rien que pour les six premiers réacteurs.
Fondé sur : dette-1, energie-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Si les baisses d'impôts de production et de fiscalité du patrimoine annoncées se maintiennent sans les 145,8 Md€ d'économies compensatoires qu'impliquerait un chiffrage à l'équilibre, l'écart avec la trajectoire de la dette à politiques inchangées se creuserait sur dix ans. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé à moyen terme, un diagnostic qu'une telle trajectoire fiscale aggraverait.
Fondé sur : dette-impots-1, dette-impots-2.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
L'écart entre les recettes réalistes de lutte contre la fraude (de l'ordre de 15 à 25 Md€/an selon les estimations combinées de la Cour des comptes et du HCFiPS) et le chiffre de 100 Md€/an avancé par le candidat se maintiendrait dans la durée, tandis que les hausses de salaires des enseignants et les recrutements de sécurité deviennent des dépenses pérennes qui s'ajoutent à la trajectoire de la dette déjà dégradée à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies structurelles n'est identifiée pour combler cet écart.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, securite-1.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Si la hausse générale des salaires, pensions et allocations indexée sur l'inflation réelle (pouvoir-achat-1) se maintient sans que la confiscation des profits pétroliers et de l'armement ne puisse être menée à bien pour les raisons constitutionnelles identifiées à cinq ans, l'écart avec la trajectoire de référence à politiques inchangées continuerait de se creuser, sans aucune autre source de financement identifiée dans le programme.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures sans perte de salaire (travail-2) renchérirait le coût horaire du travail d'environ 12,5 %, un choc comparable par son ampleur à celui des 35 heures en 2000, dont l'effet net sur l'emploi et la croissance potentielle reste débattu mais généralement jugé défavorable aux gains de productivité par salarié.
Fondé sur : travail-2.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
La « remigration » et la limitation du droit d'asile à une centaine de personnes par an réduiraient l'offre de travail plus fortement que le scénario migratoire bas déjà testé par l'INSEE, ce qui pèserait sur la croissance potentielle par la contraction de la population active. Cet effet dominerait progressivement le soutien à la demande apporté par les baisses d'impôts.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Le « Buy French Act » réservant 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (travail-2) réduirait la mise en concurrence des marchés publics, un mécanisme que la littérature économique standard associe à une perte d'efficacité et d'innovation à moyen terme, ce qui commencerait à compenser le soutien à la demande identifié à cinq ans. Le principal risque est la légalité de la mesure au regard des directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait limiter son application avant même qu'un effet économique ne se matérialise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Si le contentieux juridique et le choc de confiance identifiés à cinq ans se résorbent partiellement, sous l'effet probable d'une indemnisation finalement imposée par les juridictions comme le suggère le précédent de 1982, l'effet négatif sur la croissance s'atténuerait sans disparaître, un dommage réputationnel sur le climat des affaires en France pouvant perdurer.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
Le maintien de l'âge à 60 ans (retraites-1) prolongerait un déficit très supérieur à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), le chiffrage 2022 d'Institut Montaigne restant d'ordre de grandeur comparable en l'absence de chiffrage actualisé du programme 2027.
Fondé sur : retraites-1.
Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein, porter la pension à 75 % — chiffrage Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un âge de départ à 64-65 ans prolongerait l'amélioration du solde par rapport à la trajectoire du COR, qui simule un âge moyen devant continuer de progresser vers 65,8 ans en 2045 pour rester à l'équilibre. Aucune loi ni calendrier précis n'ayant été annoncé pour graver cette position dans le droit, la confiance dans le maintien de cet effet à dix ans reste faible.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023, déjà chiffré à 14,1 Md€/an par l'Institut Montaigne pour 2030, continuerait de peser sur le solde du système bien au-delà du seuil de 0,3 point de PIB retenu ici, alors que le COR prévoit déjà une dégradation tendancielle du solde à politiques inchangées. Aucun financement compensatoire n'est identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se creuserait mécaniquement avec le temps si le retour à 60 ans avec durée de cotisation réduite est maintenu, sans qu'aucun financement compensatoire ne soit identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Le calendrier des 6 premiers EPR2 (mise en service visée en 2038) et la prolongation du parc existant à 60-70 ans (energie-1) sécurisent une électricité bas-carbone sans modifier significativement la trajectoire d'émissions par rapport à l'AME (-46 % vers 2037), faute de mesure équivalente pour les autres secteurs émetteurs.
Fondé sur : energie-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt total et immédiat des projets éoliens, plus radical que le démantèlement progressif en fin de vie proposé par d'autres candidats, priverait la trajectoire d'une capacité bas-carbone significative sur la décennie sans qu'aucun EPR2 ne soit encore en service (le premier n'est attendu qu'en 2038), ce qui éloignerait la trajectoire du point AME de -46 % vers 2037 de plus de 10 % de l'écart à l'objectif SNBC3. Aucun chiffrage indépendant précis de cet écart n'existe, d'où une confiance faible.
Fondé sur : energie-climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'effet négatif du ralentissement des renouvelables se prolongerait jusqu'en 2037, avant même l'entrée en service du premier EPR2 (2038), creusant l'écart avec la trajectoire AME sur laquelle repose déjà l'essentiel du retard par rapport à l'objectif SNBC3.
Fondé sur : energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
La sortie du marché européen de l'électricité et de l'ARENH (energie-1) entrerait en conflit avec le droit de la concurrence de l'Union européenne, un obstacle juridique que ne lève aucune source consultée, ce qui fait peser un risque sur la sécurité d'approvisionnement transfrontalière que RTE valorise via 39 GW d'interconnexions prévues pour 2050.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
RTE table sur une électrification croissante de la demande (+135 TWh sur dix ans) qui suppose à la fois le maintien du nucléaire et une poursuite du développement renouvelable ; arrêter tous les projets éoliens retirerait une partie de l'offre nécessaire à cette trajectoire sans que les nouveaux EPR2 soient encore disponibles, ce qui compense en partie le bénéfice de la prolongation du parc existant. Aucun institut n'a chiffré cet arbitrage précis à dix ans.
Fondé sur : energie-climat-1.
La période 2030-2037 resterait la plus exposée, RTE plaçant l'entrée en service du premier EPR2 en 2038 ; un ralentissement des renouvelables sur cette période prolongerait le risque sur la sécurité d'approvisionnement identifié par RTE, sans qu'aucune source ne chiffre précisément l'ampleur pour ce scénario spécifique.
Fondé sur : energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC et de pensions revalorisés (pouvoir-achat-1) et de prix de l'énergie plafonnés (pouvoir-achat-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve de la soutenabilité budgétaire du plafonnement des prix de l'électricité, non chiffrée par une source indépendante.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Si ces baisses de prélèvements sur les revenus modestes se maintiennent, l'effet resterait positif à dix ans, mais la trajectoire de la dette déjà dégradée par l'ensemble du programme pourrait imposer un ajustement budgétaire qui limiterait leur portée. Le financement de ces mesures n'a pas été chiffré indépendamment pour 2027.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Si l'ensemble de ces mesures se maintient, l'effet positif sur le pouvoir d'achat persisterait, mais la dégradation de la trajectoire de la dette qu'elles engendrent (voir critère dette) pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans, ce qui tempère la confiance sur la durabilité de l'effet.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces hausses se maintiennent, l'effet resterait très favorable pour les ménages qui conservent un emploi ou une pension, mais le risque de financement identifié au critère dette et le risque de destruction d'emplois identifié à cinq ans réduiraient la confiance sur la durabilité de l'effet à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien de minima sociaux et de pensions revalorisés (pouvoir-achat-1) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par l'incertitude sur le financement durable du plafonnement des prix de l'électricité (pouvoir-achat-2).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
L'effet positif des allègements ciblés sur les retraités et travailleurs modestes serait probablement atténué à dix ans par la dégradation générale des finances publiques que suggère le chiffrage de mesures comparables du programme 2022, sans qu'on puisse trancher clairement le sens net de l'effet.
Fondé sur : retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait positif, mais son ampleur dépend du même risque d'ajustement budgétaire identifié au critère pouvoir-achat, faute de financement crédible du programme dans son ensemble.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait favorable, mais atténué par le même risque de destruction d'emplois et de financement identifié aux critères croissance et dette.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
La relance nucléaire (energie-1) soutiendrait l'emploi industriel dans la filière énergétique, mais le passage aux 32 heures (travail-2) et une fiscalité des entreprises alourdie (impots-1) pèseraient sur la compétitivité-coût du reste de l'industrie, sans mesure de R&D identifiée pour combler le retard structurel français.
Fondé sur : travail-2, impots-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Aucune projection officielle de la R&D ou de l'industrie n'existe au-delà de 2030, et l'effet net entre baisses d'impôts et coupes dans les subventions publiques à l'innovation reste incertain sur cette durée.
Fondé sur : dette-impots-1.
Programme d'Éric Zemmour : synthèse et chiffrage (présidentielle 2022) Voir la fiche du candidat →
La réduction de la mise en concurrence des marchés publics commencerait à peser sur l'incitation à l'innovation des entreprises protégées, un mécanisme que l'OCDE associe généralement aux politiques de préférence nationale, ce qui compenserait progressivement le soutien initial à l'activité industrielle.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Le dommage au climat d'investissement identifié à cinq ans se prolongerait tant que le contentieux juridique et la nature du régime de propriété appliqué aux secteurs concernés ne seraient pas clarifiés.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
L'effet positif de la régularisation des travailleurs sans-papiers (immigration-1) sur la population active serait probablement compensé par le retrait plus précoce des seniors lié au retour à 60 ans (retraites-1), ce qui limite l'écart net au ratio de dépendance projeté à 47 pour 100 vers 2037 par l'INSEE.
Fondé sur : immigration-1, retraites-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Sur dix ans, l'ampleur de la « remigration » revendiquée dépasserait le scénario migratoire bas déjà documenté par l'INSEE, ce qui pourrait rapprocher la trajectoire d'un écart de deux points ou plus de ratio de dépendance par rapport au scénario central. La faisabilité juridique très limitée de la mesure (Convention de Genève, directive sur le regroupement familial) tempère la probabilité que cette ampleur soit effectivement atteinte.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique de la sortie de Schengen (négociation avec l'UE) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit pleinement atteinte.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Si la liberté de circulation et d'installation se maintient, l'effet positif sur la population active se prolongerait, mais son ampleur précise reste incertaine faute de tout chiffrage indépendant d'une politique migratoire aussi ouverte pour la France.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
Le maintien d'une rupture avec les traités budgétaires européens (dette-1) prolongerait le risque de confrontation avec les institutions européennes et les marchés déjà identifié à 5 ans, sans scénario de sortie de crise chiffré par une source indépendante.
Fondé sur : dette-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si la mesure n'est que partiellement mise en œuvre faute d'accord des autres États membres, la dégradation de la crédibilité financière serait moins marquée qu'à cinq ans mais resterait négative par rapport à la trajectoire de référence, aucun organisme ne projetant de spread obligataire à cet horizon.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si le référendum sur l'appartenance à l'UE aboutit à une sortie, l'ampleur de la dégradation se rapprocherait de celle estimée par l'Institut Montaigne pour une sortie de la monnaie unique (impact PIB de -0,6 % à -3,2 % la première année selon le scénario), mais cette issue reste conditionnelle et non acquise, ce qui justifie de retenir un effet du même ordre qu'à cinq ans plutôt qu'une aggravation automatique.
Fondé sur : europe-defense-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Une sortie de l'OTAN (defense-1) écarterait durablement la France de l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye, sans qu'un système de sécurité collective paneuropéen non aligné alternatif ne soit chiffré ou engagé par d'autres États.
Fondé sur : defense-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à cinq ans ; l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 n'a pas d'équivalent français chiffré dans le programme de Reconquête.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de l'horizon 2030 déjà couvert par la cible de 2,5 % du PIB, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Si l'opposition aux hausses de budget militaire se maintient au-delà de 2030, l'écart avec toute trajectoire de poursuite de l'effort de défense engagé resterait marqué, sans qu'aucune loi de programmation ne couvre cet horizon pour comparer précisément.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
Le maintien des recrutements d'enseignants malgré la baisse démographique (ecole-1) améliorerait le ratio élèves/enseignant au-delà de l'effet mécanique de la baisse des effectifs (-14,2 % entre 2025 et 2035 selon la DEPP), un effet positif net par rapport aux candidats qui laissent jouer seulement la démographie.
Fondé sur : ecole-1.
Projections d'effectifs scolaires à l'horizon 2035 Voir la fiche du candidat →
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée de la DREES (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation depuis la suppression du numerus clausus, un facteur indépendant du recrutement ciblé de 1 000 médecins salariés proposé ici.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la bourse pour étudiants en médecine produit ses effets d'ici 2032-2037, période où la DREES situe déjà le retour de la densité médicale à son niveau de 2021, elle pourrait renforcer l'implantation en zones sous-dotées au-delà de la seule trajectoire de rattrapage déjà prévue par le flux de médecins en formation, tandis que la hausse de 20 puis 40 % des salaires des enseignants (ecole-1) améliorerait l'attractivité du métier.
Fondé sur : sante-2, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la réorientation des moyens militaires vers la santé et l'éducation se maintient, l'effet resterait positif, mais la trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée vers 2032-2035 identifiée par la DREES dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, ce qui limite l'effet propre du programme sur ce sous-indicateur.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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