Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 8/31 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 11/27 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
L'impôt sur la fortune global et progressif (dette-impots-1) ne rapporterait vraisemblablement qu'un ordre de grandeur proche de l'ancien ISF (4,2 à 5,5 Md€ nets par an avant 2018, contre 1,83 Md€ pour l'IFI en 2022 selon le Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital), très inférieur aux dépenses nouvelles non chiffrées annoncées par ailleurs (200 000 logements publics par an, hausse significative des moyens de l'hôpital et de l'Éducation nationale). Le principal risque est l'absence de tout chiffrage indépendant du programme complet, qui empêche d'évaluer précisément l'écart avec la trajectoire de référence à politiques inchangées.
Fondé sur : dette-impots-1, logement-4, sante-1.
Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'objectif de ramener la dépense publique de 55,6 % à moins de 50 % du PIB en dix ans par une « règle d'or » constitutionnelle constituerait, si les premières années de la trajectoire sont tenues, une amélioration nette de la dette par rapport au scénario à politiques inchangées ; la suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) et la baisse de la fiscalité successorale réduiraient toutefois une partie du gain net en recettes. Le principal risque est qu'une précédente tentative d'inscrire une règle d'or dans la Constitution (2011) a échoué faute de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
Fondé sur : dette-1, impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 (fiche David Lisnard, règle d'or et comparaison internationale) Voir la fiche du candidat →
L'objectif de zéro déficit public en dix ans (dette-1) et la poursuite de la baisse des budgets ministériels engagée comme Premier ministre en 2024 (dette-2) engageraient une consolidation dès 2032, mais l'iFRAP jugeait déjà le programme de stabilité 2024-2027 du même auteur « sans crédibilité ni cohérence » faute de mesures détaillées, ce qui limite l'ampleur atteignable à cet horizon.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
Le relèvement du SMIC net à 1 700 € (pouvoir-achat-1), plus marqué que le scénario à 1 600 € net modélisé par le Groupe d'experts SMIC (France Stratégie, 2024), entraînerait par extrapolation une destruction nette d'emplois au niveau du SMIC (29 000 à 180 000 emplois selon le financement retenu pour le scénario à 1 600 €, avec un coût budgétaire de 0,3 point de PIB), un effet de coût du travail qui l'emporterait sur le supplément de demande. Le principal risque de cette extrapolation est que l'ampleur exacte à 1 700 € n'a pas été modélisée indépendamment.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Le contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD et l'assouplissement du Code du travail visent à réduire les rigidités du marché du travail identifiées par l'iFRAP, un objectif débattu depuis le rapport Cahuc-Kramarz de 2004 mais jamais mis en œuvre faute de consensus, ce qui limite la confiance dans sa réalisation effective à cet horizon.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La refonte du Code du travail (travail-1), la suppression du plafond légal d'heures supplémentaires (travail-2) et une réforme de l'assurance chômage présentée par le candidat comme créatrice de 100 000 emplois (travail-4) orienteraient l'emploi à la hausse, mais ce chiffre est celui du candidat et n'a pas été confirmé par une évaluation indépendante consultée.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
Le droit automatique à des trimestres supplémentaires pour pénibilité (retraites-1, un trimestre pour quatre cotisés dans un métier pénible, ciblant environ 4,4 millions de salariés selon le cahier de campagne) accroît les droits à retraite sans financement identifié, ce qui dégraderait le solde du système par rapport à la trajectoire de référence du COR. Le programme ne comporte aucune autre mesure touchant l'âge légal ou la durée de cotisation, ce qui limite l'ampleur de l'effet à cette seule mesure.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Présenter l'âge légal de 65 ans comme un « impératif national urgent » rapproche la trajectoire de celle que le COR juge nécessaire à l'équilibre (âge moyen simulé à 64,4 ans dès 2030), améliorant le solde à cet horizon avant que la bascule vers la capitalisation, déployée par tranches sur plusieurs mandats, ne produise d'effet significatif.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Raisonner en durée de cotisation plutôt qu'en âge légal (retraites-1) prolonge des paramètres proches de la réforme de 2023 déjà intégrée à la trajectoire de référence, sans chiffrage indépendant trouvé de son effet propre sur le solde que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
La réduction de moitié du trafic aérien intérieur et vers l'Europe et le triplement du fret ferroviaire (energie-climat-3) ne porteraient que sur l'aviation domestique, une part réduite de l'inventaire national des émissions (l'essentiel du trafic international n'étant pas comptabilisé dans les inventaires SNBC), et sa mise en œuvre (développement de lignes de nuit) est trop lente pour infléchir sensiblement la trajectoire AME d'ici 2030. Le maintien du parc nucléaire existant et des six EPR2 engagés (energie-climat-2) préserve par ailleurs la capacité bas-carbone déjà comptée dans le scénario de référence, sans l'améliorer.
Fondé sur : energie-climat-2, energie-climat-3.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
La fin des dérogations tarifaires et d'urbanisme à l'éolien et au solaire retirerait une capacité bas-carbone comptée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, déjà jugée insuffisante par le Haut Conseil pour le climat ; le refus explicite du principe de précaution comme référence de politique publique signale par ailleurs une priorité moindre donnée à l'accélération climatique.
Fondé sur : energie-1, climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
energie-2 vise à tripler le rythme annuel de baisse des émissions de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030, ce qui comblerait une part importante de l'écart d'environ 10 points entre la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) et l'objectif SNBC3 (-50 %) si le rythme était tenu ; le Haut Conseil pour le climat juge déjà fragile le suivi opérationnel de la SNBC3 actuelle, ce qui rend un tel triplement peu probable dans les délais.
Fondé sur : energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
La sortie progressive du marché européen de l'électricité et le retour à des tarifs fondés sur les coûts réels (energie-climat-1) engagent, même de façon graduelle, la même trajectoire qu'un scénario de sortie complète que RTE a explicitement jugé porteur d'un risque majeur pour la sécurité d'approvisionnement et les coûts. Le caractère progressif de la mesure et le maintien du parc nucléaire existant (energie-climat-2) en atténuent l'ampleur par rapport à une sortie brutale.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
RTE constate une surcapacité temporaire du système électrique liée notamment à la reprise du nucléaire, ce qui limite le risque immédiat associé à la fin des dérogations aux nouveaux projets renouvelables tant que les projets déjà engagés ne sont pas remis en cause.
Fondé sur : energie-1.
L'objectif de 75 €/MWh pour le nouveau nucléaire (energie-1) est inférieur au coût déjà anticipé par EDF pour les six premiers EPR2 (plafond de 72,8 Md€, décembre 2025), ce qui pourrait renchérir la facture s'il n'est pas tenu, mais l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables confirmerait la sécurité d'approvisionnement déjà assurée par RTE jusqu'en 2035.
Fondé sur : energie-1.
EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Bilan prévisionnel 2025-2035 Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
Le SMIC net à 1 700 € et la prime immédiate de 1 000 € (pouvoir-achat-1) augmenteraient directement le revenu des ménages modestes qui conservent leur emploi, mais le Groupe d'experts SMIC (France Stratégie, 2024) montre qu'une hausse de cette ampleur détruit aussi des emplois à ce niveau de salaire, ce qui atténue le gain net pour les ménages concernés. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La suppression des surcharges fiscales et sociales sur le capital et le travail pourrait modestement augmenter le salaire net, mais sans hausse administrée du SMIC et avec une fiscalité carbone explicitement conçue à taxation totale constante, aucune mesure ne cible directement et de façon chiffrée le pouvoir d'achat des ménages modestes à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
En réduisant les charges salariales plutôt qu'en relevant légalement le SMIC (pouvoir-achat-1), la mesure viserait les salariés en emploi de bas salaire ; la simulation OFCE d'une hausse du SMIC net financée par baisse de cotisations montre que ce canal crée des emplois nets contrairement à une hausse discrétionnaire pure, ce qui soutiendrait le pouvoir d'achat des ménages modestes en emploi sans toucher les inactifs et minima sociaux.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
Le relèvement du SMIC et la prime aux salariés modestes (pouvoir-achat-1), combinés à la production de 200 000 logements publics par an à loyer réglementé (logement-4) dont l'encadrement des loyers étendu à tout le territoire (logement-1), réduiraient la part du logement et du travail à bas salaire dans la pauvreté monétaire, sans qu'un chiffrage indépendant de cet effet combiné n'existe. Aucune projection officielle du taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe par ailleurs pour comparer précisément à une trajectoire de référence.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, logement-4.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La garantie d'un minimum vieillesse à 1 000 € par mois dans le cadre de la réforme des retraites réduirait directement la pauvreté monétaire des retraités les plus modestes, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : retraites-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte pas de mesure ciblant directement le taux de pauvreté ou les inégalités de niveau de vie ; travail-4 (réforme de l'assurance chômage) vise l'incitation à l'emploi plutôt que le niveau des minima sociaux, sans lien direct établi avec le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian.
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée portant sur la R&D, l'investissement industriel ou la balance commerciale ; l'interdiction de principe du recours aux cabinets de conseil (institutions-4) est une mesure de gouvernance publique sans lien direct avec la compétitivité industrielle. Le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
La suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) prolongerait la trajectoire de baisse des impôts de production engagée depuis 2020, un levier largement reconnu pour la compétitivité de l'industrie française par rapport à ses homologues européens, bien que cette trajectoire ait déjà été partiellement retardée par les contraintes budgétaires de 2024-2025.
Fondé sur : impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La simplification du Code du travail (travail-1) et l'objectif de prix de l'électricité nouveau nucléaire à 75 €/MWh (energie-1) réduiraient des coûts identifiés comme un frein à la compétitivité industrielle, mais n'agissent pas directement sur la dépense de R&D (2,18 % du PIB en 2023, loin de l'objectif légal de 3 % en 2030) que suit ce critère.
Fondé sur : travail-1, energie-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
L'opposition à une politique d'« immigration de travail » ciblée sur les pénuries de main-d'œuvre (immigration-1) porte sur un dispositif à créer plutôt que sur les flux migratoires existants, et la régularisation des travailleurs sans-papiers déjà présents (immigration-2) change leur statut légal sans changer la taille de la population active. Le sens net de l'effet sur le ratio de dépendance démographique n'est donc pas déterminable à partir de ces seules mesures.
Diviser par huit la délivrance de titres de séjour rapprocherait rapidement le solde migratoire d'un niveau très inférieur au solde central de +150 000/an de la trajectoire de référence de l'INSEE, ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point est retenu par convention pour qualifier cet effet à cinq ans.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le passage à un système à points pour l'immigration de travail sur le modèle canadien (immigration-1) viserait à sélectionner une immigration à plus forte activité professionnelle que le regroupement familial qu'il réduit (immigration-2), ce qui soutiendrait mécaniquement le ratio actifs/inactifs, mais aucune évaluation indépendante ne chiffre l'effet net face à la projection INSEE (44 pour 100 en 2032).
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
L'opposition à la mise en œuvre provisoire de l'accord UE-Mercosur avec recours devant la CJUE (europe-defense-1) et la sortie progressive du marché européen de l'électricité (energie-climat-1), qui touche aux règles du marché intérieur, créeraient des points de friction juridique avec Bruxelles dans un contexte où la Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé et où le spread OAT-Bund a dépassé 100 points de base en septembre 2026. L'ampleur de l'effet reste incertaine faute de précédent comparable pour un recours contentieux ciblé plutôt qu'une rupture générale avec le cadre européen.
Fondé sur : europe-defense-1, energie-climat-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Inscrire dans la Constitution la primauté du droit national sur la CJUE et la CEDH en matière migratoire, engager un « bras de fer » avec la Cour européenne des droits de l'Homme et envisager une sortie de la CEDH en dernier recours constituerait une rupture sans précédent parmi les démocraties fondatrices du Conseil de l'Europe, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base sur fond d'inquiétudes politiques et budgétaires. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé, un climat qu'une telle confrontation institutionnelle aggraverait probablement au-delà de ce qu'impliquent les seuls désaccords budgétaires d'autres candidats sur le budget européen.
Fondé sur : immigration-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La poursuite d'une consolidation budgétaire (dette-1, dette-2) viserait à rassurer les marchés après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, mais aucun engagement chiffré à cet horizon ne permet d'anticiper l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
France 10Y vs Germany 10Y spread Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Le programme ne comporte aucune position chiffrée sur le budget de la défense ; europe-defense-1 porte uniquement sur le commerce (Mercosur), pas sur les moyens militaires. Le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
Le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » pour le volet défense du programme de David Lisnard à la date de recherche, et aucune autre source n'a permis de documenter un chiffrage, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Le développement de « quatre vecteurs de puissance » militaire (europe-1) est cohérent avec la LPM actualisée en août 2026 (+36 Md€ sur 2026-2030), mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre du candidat vers la cible intermédiaire de 3 % du PIB en 2030 que la LPM actuelle n'atteint pas.
Fondé sur : europe-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
L'augmentation significative des moyens et effectifs de l'hôpital public (sante-1) et de l'Éducation nationale (ecole-1), ainsi que le plan de prévention des violences sexuelles à l'école avec recrutement de psychologues scolaires (ecole-2), amélioreraient l'attractivité et la rétention des personnels, sans qu'un chiffrage indépendant de leur effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'existe. Le principal risque est le financement de ces hausses, non chiffré dans le programme.
Fondé sur : sante-1, ecole-1, ecole-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030 n'aurait aucun effet sur la densité médicale actuelle, la formation d'un médecin prenant environ neuf à dix ans ; la suppression des ARS est une réorganisation administrative dont l'effet sur l'accès aux soins n'est pas documenté par une évaluation indépendante.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Le rétablissement du « choc des savoirs » (ecole-1) et l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) pourraient améliorer les résultats scolaires, mais le Café pédagogique juge le choc des savoirs contraire au diagnostic PISA, et le programme 2027 ne contient aucune mesure de santé ; ces effets incertains empêchent de conclure à un écart net à la trajectoire de référence.
Fondé sur : ecole-1, ecole-2.
Pierre Merle : le « choc des savoirs » de G. Attal, une politique contraire au bilan PISA Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur