Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 12/19 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 11/27 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
L'objectif de zéro déficit public en dix ans (dette-1) et la poursuite de la baisse des budgets ministériels engagée comme Premier ministre en 2024 (dette-2) engageraient une consolidation dès 2032, mais l'iFRAP jugeait déjà le programme de stabilité 2024-2027 du même auteur « sans crédibilité ni cohérence » faute de mesures détaillées, ce qui limite l'ampleur atteignable à cet horizon.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN (europe-1), présentée comme le préalable explicite à tout le reste du programme, entraînerait l'impact récessif de première année modélisé par la DG Trésor pour une sortie de la monnaie unique (médiane -2,3 % de PIB), qui dégraderait mécaniquement le ratio dette/PIB bien au-delà du seuil de 5 points retenu ici. Le plan d'économies de 27 Md€/an (dette-1) surestime par ailleurs les gains réels d'une sortie de l'UE : la contribution nette de la France au budget européen n'est que de 9 à 10,4 Md€ par an en moyenne sur 2021-2027 selon Vie publique, très inférieure à la part de ce plan attribuée à la sortie de l'UE.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Comment la France participe-t-elle au financement de l'UE ? Voir la fiche du candidat →
L'objectif de ramener la dépense publique de 55,6 % à moins de 50 % du PIB en dix ans par une « règle d'or » constitutionnelle constituerait, si les premières années de la trajectoire sont tenues, une amélioration nette de la dette par rapport au scénario à politiques inchangées ; la suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) et la baisse de la fiscalité successorale réduiraient toutefois une partie du gain net en recettes. Le principal risque est qu'une précédente tentative d'inscrire une règle d'or dans la Constitution (2011) a échoué faute de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
Fondé sur : dette-1, impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 (fiche David Lisnard, règle d'or et comparaison internationale) Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La refonte du Code du travail (travail-1), la suppression du plafond légal d'heures supplémentaires (travail-2) et une réforme de l'assurance chômage présentée par le candidat comme créatrice de 100 000 emplois (travail-4) orienteraient l'emploi à la hausse, mais ce chiffre est celui du candidat et n'a pas été confirmé par une évaluation indépendante consultée.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'euro (europe-1) correspond au scénario modélisé par la DG Trésor pour la première année d'une sortie de la monnaie unique (médiane -2,3 % de PIB), ce qui contredit directement l'objectif du programme de créer un million d'emplois en trois ans grâce à cette même sortie (travail-1) : les études indépendantes disponibles pointent une contraction de l'activité et de l'emploi, non une création nette, au moins dans les premières années suivant une telle sortie.
Fondé sur : europe-1, travail-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Le contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD et l'assouplissement du Code du travail visent à réduire les rigidités du marché du travail identifiées par l'iFRAP, un objectif débattu depuis le rapport Cahuc-Kramarz de 2004 mais jamais mis en œuvre faute de consensus, ce qui limite la confiance dans sa réalisation effective à cet horizon.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
Raisonner en durée de cotisation plutôt qu'en âge légal (retraites-1) prolonge des paramètres proches de la réforme de 2023 déjà intégrée à la trajectoire de référence, sans chiffrage indépendant trouvé de son effet propre sur le solde que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Inscrire dans la Constitution le principe de la retraite par répartition et garantir par la loi une revalorisation annuelle des pensions au moins égale à l'inflation (retraites-1) est une garantie de principe qui ne modifie ni l'âge légal ni la durée de cotisation, et se rapproche des règles d'indexation déjà globalement appliquées ; elle ne dévie donc pas sensiblement de la trajectoire de référence du COR, à la différence des mesures de baisse de l'âge légal portées par d'autres candidats.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Présenter l'âge légal de 65 ans comme un « impératif national urgent » rapproche la trajectoire de celle que le COR juge nécessaire à l'équilibre (âge moyen simulé à 64,4 ans dès 2030), améliorant le solde à cet horizon avant que la bascule vers la capitalisation, déployée par tranches sur plusieurs mandats, ne produise d'effet significatif.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
energie-2 vise à tripler le rythme annuel de baisse des émissions de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030, ce qui comblerait une part importante de l'écart d'environ 10 points entre la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) et l'objectif SNBC3 (-50 %) si le rythme était tenu ; le Haut Conseil pour le climat juge déjà fragile le suivi opérationnel de la SNBC3 actuelle, ce qui rend un tel triplement peu probable dans les délais.
Fondé sur : energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur l'énergie ou le climat ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
La fin des dérogations tarifaires et d'urbanisme à l'éolien et au solaire retirerait une capacité bas-carbone comptée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, déjà jugée insuffisante par le Haut Conseil pour le climat ; le refus explicite du principe de précaution comme référence de politique publique signale par ailleurs une priorité moindre donnée à l'accélération climatique.
Fondé sur : energie-1, climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
L'objectif de 75 €/MWh pour le nouveau nucléaire (energie-1) est inférieur au coût déjà anticipé par EDF pour les six premiers EPR2 (plafond de 72,8 Md€, décembre 2025), ce qui pourrait renchérir la facture s'il n'est pas tenu, mais l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables confirmerait la sécurité d'approvisionnement déjà assurée par RTE jusqu'en 2035.
Fondé sur : energie-1.
EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Bilan prévisionnel 2025-2035 Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur la production ou le prix de l'énergie ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
RTE constate une surcapacité temporaire du système électrique liée notamment à la reprise du nucléaire, ce qui limite le risque immédiat associé à la fin des dérogations aux nouveaux projets renouvelables tant que les projets déjà engagés ne sont pas remis en cause.
Fondé sur : energie-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
En réduisant les charges salariales plutôt qu'en relevant légalement le SMIC (pouvoir-achat-1), la mesure viserait les salariés en emploi de bas salaire ; la simulation OFCE d'une hausse du SMIC net financée par baisse de cotisations montre que ce canal crée des emplois nets contrairement à une hausse discrétionnaire pure, ce qui soutiendrait le pouvoir d'achat des ménages modestes en emploi sans toucher les inactifs et minima sociaux.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
La hausse de 24 % du SMIC brut sur le quinquennat et la baisse de la TVA sur les produits de consommation courante (pouvoir-achat-1, impots-1) sont explicitement conditionnées à la sortie préalable de l'euro ; l'inflation importée et le choc de change qui accompagneraient une telle sortie, documentés par la modélisation DG Trésor (médiane -2,3 % de PIB la première année), éroderaient vraisemblablement une part importante du gain nominal en pouvoir d'achat réel. Faute de trajectoire de référence chiffrée, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La suppression des surcharges fiscales et sociales sur le capital et le travail pourrait modestement augmenter le salaire net, mais sans hausse administrée du SMIC et avec une fiscalité carbone explicitement conçue à taxation totale constante, aucune mesure ne cible directement et de façon chiffrée le pouvoir d'achat des ménages modestes à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
Le programme ne comporte pas de mesure ciblant directement le taux de pauvreté ou les inégalités de niveau de vie ; travail-4 (réforme de l'assurance chômage) vise l'incitation à l'emploi plutôt que le niveau des minima sociaux, sans lien direct établi avec le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian.
La hausse du SMIC brut de 24 % réduirait en principe la pauvreté monétaire des travailleurs à bas salaire, mais le choc récessif d'une sortie de l'euro (-2,3 % de PIB en médiane la première année selon la DG Trésor) tend historiquement à augmenter le chômage et la pauvreté de façon plus large, un effet macroéconomique qui l'emporterait vraisemblablement sur la mesure salariale ciblée.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La garantie d'un minimum vieillesse à 1 000 € par mois dans le cadre de la réforme des retraites réduirait directement la pauvreté monétaire des retraités les plus modestes, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : retraites-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
La simplification du Code du travail (travail-1) et l'objectif de prix de l'électricité nouveau nucléaire à 75 €/MWh (energie-1) réduiraient des coûts identifiés comme un frein à la compétitivité industrielle, mais n'agissent pas directement sur la dépense de R&D (2,18 % du PIB en 2023, loin de l'objectif légal de 3 % en 2030) que suit ce critère.
Fondé sur : travail-1, energie-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1) ferait perdre à la France l'accès préférentiel au marché unique du jour au lendemain sauf accord négocié, un risque documenté par le CEPII, qui chiffre à 21,5 Md€ l'exposition des banques françaises à un réalignement de change vis-à-vis de l'Allemagne. La limitation des achats immobiliers par des capitaux étrangers en zone tendue (logement-1) est une mesure ciblée sans effet mesurable sur l'industrie ou la R&D.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
La suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) prolongerait la trajectoire de baisse des impôts de production engagée depuis 2020, un levier largement reconnu pour la compétitivité de l'industrie française par rapport à ses homologues européens, bien que cette trajectoire ait déjà été partiellement retardée par les contraintes budgétaires de 2024-2025.
Fondé sur : impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
Le passage à un système à points pour l'immigration de travail sur le modèle canadien (immigration-1) viserait à sélectionner une immigration à plus forte activité professionnelle que le regroupement familial qu'il réduit (immigration-2), ce qui soutiendrait mécaniquement le ratio actifs/inactifs, mais aucune évaluation indépendante ne chiffre l'effet net face à la projection INSEE (44 pour 100 en 2032).
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Sortir de l'espace Schengen, rétablir les contrôles à toutes les frontières, dénoncer le pacte de Marrakech et porter à 75 % minimum le taux d'exécution des OQTF (immigration-1) rapprocherait le solde migratoire du scénario bas de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an retenu dans la trajectoire de référence).
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Diviser par huit la délivrance de titres de séjour rapprocherait rapidement le solde migratoire d'un niveau très inférieur au solde central de +150 000/an de la trajectoire de référence de l'INSEE, ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point est retenu par convention pour qualifier cet effet à cinq ans.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
La poursuite d'une consolidation budgétaire (dette-1, dette-2) viserait à rassurer les marchés après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, mais aucun engagement chiffré à cet horizon ne permet d'anticiper l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
France 10Y vs Germany 10Y spread Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN sur la base de l'article 50 (europe-1), explicitement posée comme le préalable à tout le reste du programme, est la rupture la plus complète possible avec le cadre européen : le CEPII documente un risque juridique et financier majeur de redénomination de la dette (principe de lex monetae, conflit avec l'article 63 du TFUE), dans un contexte où le spread OAT-Bund dépasse déjà 100 points de base et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Inscrire dans la Constitution la primauté du droit national sur la CJUE et la CEDH en matière migratoire, engager un « bras de fer » avec la Cour européenne des droits de l'Homme et envisager une sortie de la CEDH en dernier recours constituerait une rupture sans précédent parmi les démocraties fondatrices du Conseil de l'Europe, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base sur fond d'inquiétudes politiques et budgétaires. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé, un climat qu'une telle confrontation institutionnelle aggraverait probablement au-delà de ce qu'impliquent les seuls désaccords budgétaires d'autres candidats sur le budget européen.
Fondé sur : immigration-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Le développement de « quatre vecteurs de puissance » militaire (europe-1) est cohérent avec la LPM actualisée en août 2026 (+36 Md€ sur 2026-2030), mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre du candidat vers la cible intermédiaire de 3 % du PIB en 2030 que la LPM actuelle n'atteint pas.
Fondé sur : europe-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
L'objectif de porter le budget de la défense à au moins 3 % du PIB « en fin de quinquennat » (defense-1) correspond globalement au rythme déjà engagé par la LPM actualisée en août 2026, qui vise ce niveau vers 2030, ce qui ne constitue pas une accélération nette par rapport à la trajectoire légiférée. La sortie de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et l'interopérabilité alliée, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans réduction correspondante du besoin de financement national.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
Le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » pour le volet défense du programme de David Lisnard à la date de recherche, et aucune autre source n'a permis de documenter un chiffrage, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Le rétablissement du « choc des savoirs » (ecole-1) et l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) pourraient améliorer les résultats scolaires, mais le Café pédagogique juge le choc des savoirs contraire au diagnostic PISA, et le programme 2027 ne contient aucune mesure de santé ; ces effets incertains empêchent de conclure à un écart net à la trajectoire de référence.
Fondé sur : ecole-1, ecole-2.
Pierre Merle : le « choc des savoirs » de G. Attal, une politique contraire au bilan PISA Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La réouverture de 30 000 lits dans l'hôpital public et une hausse de 15 % du budget hospitalier dès le premier budget du quinquennat (sante-1) sont une mesure quantifiée et immédiate, plus précise que la plupart des engagements de santé de ce lot de candidats, même si son effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'est pas chiffré indépendamment. Le rétablissement du cadre national du baccalauréat et de la notation (ecole-1) est une réforme d'organisation sans lien direct établi avec les résultats PISA.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? PISA 2022 Results, France country note Voir la fiche du candidat →
Doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030 n'aurait aucun effet sur la densité médicale actuelle, la formation d'un médecin prenant environ neuf à dix ans ; la suppression des ARS est une réorganisation administrative dont l'effet sur l'accès aux soins n'est pas documenté par une évaluation indépendante.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur