Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 12/19 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/17 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Abroger la réforme des 64 ans et rétablir la retraite à 60 ans (re-1) a été chiffré par Institut Montaigne, pour une proposition très proche en 2022, entre 36 et 112,8 Md€ par an dès 2027 (85,8 Md€ au scénario médian, soit plus de 3 points de PIB) ; combinée au refus de la règle des 3 % de déficit (di-1) sans plan de financement alternatif documenté, l'effet sur la dette dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, di-1.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Le financement annoncé (jusqu'à 100 Md€/an de fraude fiscale et sociale récupérée, dette-impots-3) est très supérieur aux montants que la Cour des comptes et le Haut Conseil du financement de la protection sociale jugent crédibles (fraude sociale estimée à 13-14 Md€/an, TVA éludée à 6-10 Md€/an, recouvrement effectif de 11,4 Md€ en 2024), alors que le programme cumule des dépenses non financées (hausse de salaire de 20 puis 40 % pour les enseignants, recrutement de 10 000 policiers et 10 000 douaniers, réouverture d'un établissement de santé par département) et des pertes de recettes (suppression de la TVA sur la TICPE, suppression des droits de succession en ligne directe). La renationalisation des autoroutes sans indemniser les concessionnaires (pouvoir-achat-2) créerait par ailleurs un risque juridique et budgétaire majeur, une expropriation sans indemnité étant susceptible d'être contestée devant le Conseil constitutionnel et les juridictions arbitrales.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN (europe-1), présentée comme le préalable explicite à tout le reste du programme, entraînerait l'impact récessif de première année modélisé par la DG Trésor pour une sortie de la monnaie unique (médiane -2,3 % de PIB), qui dégraderait mécaniquement le ratio dette/PIB bien au-delà du seuil de 5 points retenu ici. Le plan d'économies de 27 Md€/an (dette-1) surestime par ailleurs les gains réels d'une sortie de l'UE : la contribution nette de la France au budget européen n'est que de 9 à 10,4 Md€ par an en moyenne sur 2021-2027 selon Vie publique, très inférieure à la part de ce plan attribuée à la sortie de l'UE.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Comment la France participe-t-elle au financement de l'UE ? Voir la fiche du candidat →
Confisquer les profits des groupes pétroliers et de l'armement pour financer une hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations sur l'ensemble de l'économie (dette-1, pouvoir-achat-1) met en regard des profits sectoriels de l'ordre de quelques dizaines de milliards d'euros par an et une dépense qui, appliquée à l'ensemble des salariés, retraités et allocataires du pays, est d'un ordre de grandeur bien supérieur, un déséquilibre de financement qui dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu ici. Le principal risque, documenté par la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982 sur les nationalisations, qui exige une « juste et préalable indemnité »), est qu'une expropriation sans indemnité serait très probablement jugée inconstitutionnelle, ce qui priverait la mesure de son financement annoncé tout en laissant les dépenses engagées.
Fondé sur : dette-1, pouvoir-achat-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures pour les métiers pénibles sans perte de salaire (tr-2) revient à augmenter le coût horaire du travail d'environ 12,5 % pour un temps de travail inchangé en salaire ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans les métiers concernés dès le début de la mise en œuvre.
Fondé sur : tr-2, pa-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC financée par une baisse des cotisations salariales sans alourdir le coût du travail pour les entreprises (travail-1), combinée au gel puis à la suppression des péages autoroutiers (pouvoir-achat-2), soutiendrait la demande intérieure sans peser sur la compétitivité-coût des entreprises, contrairement aux mesures de hausse du salaire minimum d'autres candidats. Le principal risque est le financement de la baisse de cotisations salariales, non identifié en dehors du chiffrage contesté de la fraude.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'euro (europe-1) correspond au scénario modélisé par la DG Trésor pour la première année d'une sortie de la monnaie unique (médiane -2,3 % de PIB), ce qui contredit directement l'objectif du programme de créer un million d'emplois en trois ans grâce à cette même sortie (travail-1) : les études indépendantes disponibles pointent une contraction de l'activité et de l'emploi, non une création nette, au moins dans les premières années suivant une telle sortie.
Fondé sur : europe-1, travail-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
L'expropriation sans indemnité des actionnaires des groupes pétroliers et de l'armement (dette-1) constituerait une atteinte au droit de propriété que la Cour européenne des droits de l'homme (article 1 du protocole n° 1) et le Conseil constitutionnel jugent en principe incompatible avec l'absence de compensation, un précédent (nationalisation Renault 1945, indemnisée pour les actionnaires minoritaires malgré la confiscation de la part de Louis Renault) montrant que même les nationalisations françaises les plus radicales ont dû composer avec cette exigence ; un choc de cette nature déclencherait vraisemblablement une fuite des capitaux et une hausse de la prime de risque sur l'ensemble des emprunteurs privés et publics français. Aucune étude ne chiffre precisément cet effet pour la France, d'où une confiance limitée à moyenne sur le sens mais pas sur l'ampleur exacte.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
Rétablir l'âge légal à 60 ans (re-1) inverserait la totalité du gain budgétaire du recul de l'âge à 64 ans que le gouvernement avait chiffré à 0,4 point de PIB sur le solde du système en 2030 ; Institut Montaigne chiffrait en 2022 une proposition très proche à 85,8 Md€ par an, très au-dessus du seuil de 0,3 point de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Voir la fiche du candidat →
L'abrogation du report de l'âge légal à 64 ans par référendum d'initiative partagée (retraites-1), soit un retour à 62 ans, est chiffrée par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027 dans son scénario médian, et à 14,1 Md€ par an en 2030 sur la base de l'étude d'impact du gouvernement, soit de l'ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB, ce qui dépasse le seuil retenu ici pour un effet marqué. L'indexation annuelle des pensions sur l'inflation (retraites-2) ajoute un coût supplémentaire plus modeste mais non chiffré.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Inscrire dans la Constitution le principe de la retraite par répartition et garantir par la loi une revalorisation annuelle des pensions au moins égale à l'inflation (retraites-1) est une garantie de principe qui ne modifie ni l'âge légal ni la durée de cotisation, et se rapproche des règles d'indexation déjà globalement appliquées ; elle ne dévie donc pas sensiblement de la trajectoire de référence du COR, à la différence des mesures de baisse de l'âge légal portées par d'autres candidats.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le retour à 60 ans avec pension complète et durée de cotisation réduite (retraites-1) va au-delà même du chiffrage par l'Institut Montaigne d'un retour à 60 ans avec 40 annuités et mesures d'accompagnement pour le programme du Nouveau Front Populaire (58 Md€/an à l'horizon 2027), ce qui dépasse très largement le seuil de 0,3 point de PIB retenu ici pour un effet marqué. Le COR prévoit par ailleurs une dégradation tendancielle du solde du système même à politiques inchangées, ce que cette mesure aggraverait fortement.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
Fermer progressivement les centrales nucléaires (en-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions de GES puisque le nucléaire est déjà bas-carbone ; à cet horizon rapproché, la fermeture ne fait que débuter et la « règle verte » constitutionnelle (en-2) ne change pas la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) au-delà des mesures déjà légiférées.
Fondé sur : en-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt du financement de l'éolien et du solaire par la Contribution au service public de l'électricité (energie-climat-2) réduirait le rythme de déploiement des renouvelables sur lequel comptent tous les scénarios de RTE, y compris les plus favorables au nucléaire, pour couvrir la hausse de la demande électrique liée à l'électrification des usages d'ici 2030. Le plancher de 70 % de nucléaire et le pari sur la génération IV et le thorium (energie-climat-1) ne peuvent compenser ce retrait à cet horizon, aucun réacteur de ce type n'étant en développement industriel en France.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur l'énergie ou le climat ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur l'énergie ou le climat ; le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
La fermeture des centrales nucléaires ne serait qu'amorcée à cet horizon (en-1) et RTE juge la sécurité d'approvisionnement assurée jusqu'en 2035 dans son scénario central, qui suppose cependant un parc nucléaire globalement maintenu contrairement à la trajectoire du candidat.
Fondé sur : en-1.
L'arrêt du soutien financier aux nouvelles capacités éoliennes et solaires (energie-climat-2) retirerait une partie des 4 à 10,5 GW de flexibilité que RTE attend d'ici 2030 pour sécuriser l'approvisionnement, sans capacité nucléaire nouvelle disponible avant 2038 pour compenser.
Fondé sur : energie-climat-2.
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur la production ou le prix de l'énergie ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur la production ou le prix de l'énergie ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La revalorisation immédiate du SMIC net indexé sur l'inflation (pa-1), le blocage du carburant à 1,70 €/L et la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes, dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, même si le blocage des prix pose un risque de pénurie ou de report de charge sur d'autres postes.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
La suppression de la TVA sur la TICPE, le gel puis la suppression des péages autoroutiers d'ici 2030, la hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC et l'indexation annuelle des pensions sur l'inflation combinent plusieurs canaux directs de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes et médians, sans mécanisme de destruction d'emplois identifié puisque la hausse salariale ne pèse pas sur le coût du travail des entreprises. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2, travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La hausse de 24 % du SMIC brut sur le quinquennat et la baisse de la TVA sur les produits de consommation courante (pouvoir-achat-1, impots-1) sont explicitement conditionnées à la sortie préalable de l'euro ; l'inflation importée et le choc de change qui accompagneraient une telle sortie, documentés par la modélisation DG Trésor (médiane -2,3 % de PIB la première année), éroderaient vraisemblablement une part importante du gain nominal en pouvoir d'achat réel. Faute de trajectoire de référence chiffrée, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations indexée sur l'inflation réelle (pouvoir-achat-1) et le SMIC porté à 2 000 € net, soit une hausse d'environ 40 % par rapport au niveau actuel (pouvoir-achat-2), constituent le paquet de mesures le plus favorable au pouvoir d'achat des ménages modestes de ce lot de candidats si elles sont appliquées comme annoncées. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE) ; le principal risque, documenté par le Groupe d'experts SMIC pour une hausse bien plus modeste (12,4 %), est une destruction d'emplois au bas de l'échelle salariale d'une ampleur probablement bien supérieure à celle déjà mesurée pour une hausse trois fois moindre.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
La revalorisation du SMIC indexé sur l'inflation (pa-1), la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité et le blocage du carburant (pa-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024) en relevant le revenu des ménages les plus modestes, un effet de redistribution directe cohérent avec les mécanismes déjà mesurés par l'INSEE sur les prestations de solidarité.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC (travail-1) et l'indexation des pensions sur l'inflation (retraites-2) bénéficieraient proportionnellement plus aux ménages modestes et aux retraités les plus exposés à la pauvreté monétaire, sans chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La hausse du SMIC brut de 24 % réduirait en principe la pauvreté monétaire des travailleurs à bas salaire, mais le choc récessif d'une sortie de l'euro (-2,3 % de PIB en médiane la première année selon la DG Trésor) tend historiquement à augmenter le chômage et la pauvreté de façon plus large, un effet macroéconomique qui l'emporterait vraisemblablement sur la mesure salariale ciblée.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Une hausse générale de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations et un SMIC porté à 2 000 € net réduiraient mécaniquement la pauvreté monétaire pour la grande majorité des ménages actuellement sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian (15,4 % en 2024, INSEE), si la mesure est appliquée comme annoncée et sans perte d'emploi disproportionnée. Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe pour comparer précisément à une trajectoire de référence.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures (tr-2) et le blocage des prix (pa-2) renchériraient le coût de production et contraindraient les marges des entreprises industrielles, sans mesure ciblée de R&D dans le programme pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Réserver 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (« Buy French Act », travail-2) redirigerait immédiatement un volume important de commandes vers l'industrie française, ce qui soutiendrait à court terme l'activité et l'emploi industriels mesurés. Le principal risque est la conformité de la mesure aux directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait empêcher son application avant qu'un effet mesurable ne se produise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1) ferait perdre à la France l'accès préférentiel au marché unique du jour au lendemain sauf accord négocié, un risque documenté par le CEPII, qui chiffre à 21,5 Md€ l'exposition des banques françaises à un réalignement de change vis-à-vis de l'Allemagne. La limitation des achats immobiliers par des capitaux étrangers en zone tendue (logement-1) est une mesure ciblée sans effet mesurable sur l'industrie ou la R&D.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Une expropriation sans indemnité de grandes entreprises cotées (dette-1) dégraderait le climat d'investissement pour l'ensemble des entreprises françaises, au-delà des seuls secteurs pétrolier et de l'armement, un mécanisme documenté par le principe constitutionnel de juste indemnité dont l'absence est précisément ce qui rend une expropriation déstabilisante pour les investisseurs. Le programme ne comporte aucune mesure positive identifiée sur la R&D ou l'industrie qui pourrait compenser cet effet.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers (im-1) et garantir la carte de séjour de dix ans (im-2) augmenteraient la population active en emploi déclaré, ce qui soutiendrait marginalement le ratio actifs/inactifs face aux 44 pour 100 projetés par l'INSEE en 2032, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-1, im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'espace Schengen avec rétablissement des contrôles aux frontières (immigration-1), la suppression du droit du sol par référendum avec naturalisation conditionnée à dix ans de résidence (immigration-2) et la suppression de l'Aide médicale d'État et des aides sociales non contributives pour les étrangers (immigration-3) réduiraient sensiblement les flux migratoires nets par rapport au scénario central de l'INSEE (solde de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), rapprochant la trajectoire de son scénario migratoire bas.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2, immigration-3.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Sortir de l'espace Schengen, rétablir les contrôles à toutes les frontières, dénoncer le pacte de Marrakech et porter à 75 % minimum le taux d'exécution des OQTF (immigration-1) rapprocherait le solde migratoire du scénario bas de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an retenu dans la trajectoire de référence).
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et garantir la liberté de circulation et d'installation (immigration-1) ferait basculer une partie de la population déjà présente vers un statut légal et contributif, et rapprocherait vraisemblablement le solde migratoire du scénario haut de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an), ce qui améliorerait le ratio de dépendance démographique par rapport à la trajectoire de référence.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
Sortir de la règle européenne des 3 % de déficit et faire racheter la dette par la BCE (di-1) se heurte à l'interdiction du financement monétaire des États (article 123 du TFUE), déjà rejetée par le gouverneur de la Banque de France en septembre 2026 comme contraire aux traités et inflationniste ; une telle rupture unilatérale risquerait d'aggraver, plutôt que de réduire, le spread OAT-Bund déjà à plus de 100 points de base.
Fondé sur : di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
L'annonce d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne (europe-defense-1), la sortie de l'espace Schengen (immigration-1) et le « Buy French Act » en conflit avec le droit européen des marchés publics (travail-2) créeraient une incertitude sur la place de la France dans l'UE, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base en septembre 2026 sur fond d'inquiétudes budgétaires. L'effet reste toutefois plus limité qu'une sortie engagée, puisque la sortie de l'UE elle-même est conditionnée à un vote qui n'a pas eu lieu.
Fondé sur : europe-defense-1, immigration-1, travail-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN sur la base de l'article 50 (europe-1), explicitement posée comme le préalable à tout le reste du programme, est la rupture la plus complète possible avec le cadre européen : le CEPII documente un risque juridique et financier majeur de redénomination de la dette (principe de lex monetae, conflit avec l'article 63 du TFUE), dans un contexte où le spread OAT-Bund dépasse déjà 100 points de base et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Le rejet du fonctionnement actuel de l'Union européenne (europe-1) est une position idéologique sans mesure institutionnelle concrète de sortie ou de rupture budgétaire ; la transformation économique radicale proposée par ailleurs (institutions-1, gestion directe de l'économie par les travailleurs) serait vraisemblablement incompatible avec le cadre du marché unique européen, mais aucune source indépendante ne permet de chiffrer un tel scénario, ce qui rend le sens net de l'effet indéterminé plutôt que simplement négatif.
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
La volonté de sortir de l'OTAN et de promouvoir un système de sécurité collective paneuropéen non aligné (eu-1) s'écarterait de la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, en rupture avec le cadre d'alliance dans lequel elle s'inscrit, sans qu'un chiffrage indépendant du coût ou du bénéfice de cette réorientation n'ait été trouvé.
Fondé sur : eu-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Présidentielle 2027 : Mélenchon plaide pour une sortie de l'OTAN Voir la fiche du candidat →
L'objectif de porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB (europe-defense-2) est inférieur à la trajectoire déjà engagée par la LPM actualisée en août 2026, qui vise environ 3 % du PIB en 2030, ce qui représenterait un ralentissement par rapport à la trajectoire légiférée plutôt qu'une accélération. La sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et doctrinaux de l'Alliance, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans qu'il ne réduise nécessairement les besoins de financement des capacités nationales.
Fondé sur : europe-defense-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
L'objectif de porter le budget de la défense à au moins 3 % du PIB « en fin de quinquennat » (defense-1) correspond globalement au rythme déjà engagé par la LPM actualisée en août 2026, qui vise ce niveau vers 2030, ce qui ne constitue pas une accélération nette par rapport à la trajectoire légiférée. La sortie de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et l'interopérabilité alliée, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans réduction correspondante du besoin de financement national.
Fondé sur : defense-1.
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Refuser les hausses de budget militaire, dont le nouveau porte-avions, pour les rediriger vers les besoins sociaux (defense-1) inverserait directement la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, qui porte l'effort à 436 Md€ sur 2026-2030 (soit environ 87 Md€/an en moyenne), vers un objectif intermédiaire de 3 % du PIB en 2030. Un gel ou une baisse du budget de la défense par rapport à cette trajectoire légiférée constitue un écart clairement quantifiable et de sens opposé à l'objectif de la LPM.
Fondé sur : defense-1.
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Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Consacrer 50 Md€ à la rénovation des écoles, augmenter les salaires enseignants de 20 % et recruter 160 000 enseignants (ec-1), ainsi qu'investir massivement dans l'hôpital public (sa-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La réouverture d'un établissement de santé par département et l'arrêt des fermetures de lits (sante-1), ainsi que la bourse pour étudiants en médecine en échange d'une installation de cinq ans en zone sous-dotée (sante-2), iraient dans le sens d'un renforcement de l'offre de soins, mais le durcissement de l'agrément des médecins diplômés à l'étranger (sante-2) réduirait une source de recrutement dont dépendent aujourd'hui de nombreux territoires sous-dotés, ce qui tempère l'effet net.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2025 (citation Sénat) Voir la fiche du candidat →
La réouverture de 30 000 lits dans l'hôpital public et une hausse de 15 % du budget hospitalier dès le premier budget du quinquennat (sante-1) sont une mesure quantifiée et immédiate, plus précise que la plupart des engagements de santé de ce lot de candidats, même si son effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'est pas chiffré indépendamment. Le rétablissement du cadre national du baccalauréat et de la notation (ecole-1) est une réforme d'organisation sans lien direct établi avec les résultats PISA.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? PISA 2022 Results, France country note Voir la fiche du candidat →
Consacrer aux hôpitaux et aux écoles les sommes actuellement allouées à l'armement (sante-1, ecole-1) impliquerait une réorientation de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, à l'échelle de la LPM actualisée (436 Md€ sur 2026-2030), vers les moyens et les effectifs de la santé et de l'éducation, un effet direct et de grande ampleur sur les moyens disponibles même si son effet précis sur l'indice de densité médicale de la DREES n'est pas chiffré indépendamment.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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