Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/24 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 11/27 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/17 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Abroger la réforme des 64 ans et rétablir la retraite à 60 ans (re-1) a été chiffré par Institut Montaigne, pour une proposition très proche en 2022, entre 36 et 112,8 Md€ par an dès 2027 (85,8 Md€ au scénario médian, soit plus de 3 points de PIB) ; combinée au refus de la règle des 3 % de déficit (di-1) sans plan de financement alternatif documenté, l'effet sur la dette dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, di-1.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Rediriger une partie des 211 Md€ d'exonérations et d'aides aux entreprises et réaliser 2,3 à 3 Md€ d'économies de fonctionnement (di-1), ainsi que taxer les méga-héritages et le 1 % le plus riche (di-2), rapporteraient au mieux quelques milliards d'euros par an, un ordre de grandeur trop faible face à une dette projetée entre 126 et 140 % du PIB en 2032 pour changer la trajectoire de plus d'un point de PIB.
Fondé sur : di-1, di-2.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Comparateur des programmes — présidentielle 2027 Voir la fiche du candidat →
L'objectif de ramener la dépense publique de 55,6 % à moins de 50 % du PIB en dix ans par une « règle d'or » constitutionnelle constituerait, si les premières années de la trajectoire sont tenues, une amélioration nette de la dette par rapport au scénario à politiques inchangées ; la suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) et la baisse de la fiscalité successorale réduiraient toutefois une partie du gain net en recettes. Le principal risque est qu'une précédente tentative d'inscrire une règle d'or dans la Constitution (2011) a échoué faute de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
Fondé sur : dette-1, impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 (fiche David Lisnard, règle d'or et comparaison internationale) Voir la fiche du candidat →
Confisquer les profits des groupes pétroliers et de l'armement pour financer une hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations sur l'ensemble de l'économie (dette-1, pouvoir-achat-1) met en regard des profits sectoriels de l'ordre de quelques dizaines de milliards d'euros par an et une dépense qui, appliquée à l'ensemble des salariés, retraités et allocataires du pays, est d'un ordre de grandeur bien supérieur, un déséquilibre de financement qui dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu ici. Le principal risque, documenté par la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982 sur les nationalisations, qui exige une « juste et préalable indemnité »), est qu'une expropriation sans indemnité serait très probablement jugée inconstitutionnelle, ce qui priverait la mesure de son financement annoncé tout en laissant les dépenses engagées.
Fondé sur : dette-1, pouvoir-achat-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures pour les métiers pénibles sans perte de salaire (tr-2) revient à augmenter le coût horaire du travail d'environ 12,5 % pour un temps de travail inchangé en salaire ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans les métiers concernés dès le début de la mise en œuvre.
Fondé sur : tr-2, pa-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC net à 1 600 € en deux ans en réduisant cotisations et CSG (pa-1) reproduit le mécanisme testé par l'OFCE pour une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € en 2024 : l'effet net sur l'emploi y était proche de zéro (perte de 322 000 emplois par le coût du travail, compensée par 142 000 emplois de la demande et 151 000 emplois si les exonérations sont maintenues, soit -29 000 au net), ce qui laisse un effet incertain mais faible sur la croissance potentielle.
Fondé sur : pa-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Le contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD et l'assouplissement du Code du travail visent à réduire les rigidités du marché du travail identifiées par l'iFRAP, un objectif débattu depuis le rapport Cahuc-Kramarz de 2004 mais jamais mis en œuvre faute de consensus, ce qui limite la confiance dans sa réalisation effective à cet horizon.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'expropriation sans indemnité des actionnaires des groupes pétroliers et de l'armement (dette-1) constituerait une atteinte au droit de propriété que la Cour européenne des droits de l'homme (article 1 du protocole n° 1) et le Conseil constitutionnel jugent en principe incompatible avec l'absence de compensation, un précédent (nationalisation Renault 1945, indemnisée pour les actionnaires minoritaires malgré la confiscation de la part de Louis Renault) montrant que même les nationalisations françaises les plus radicales ont dû composer avec cette exigence ; un choc de cette nature déclencherait vraisemblablement une fuite des capitaux et une hausse de la prime de risque sur l'ensemble des emprunteurs privés et publics français. Aucune étude ne chiffre precisément cet effet pour la France, d'où une confiance limitée à moyenne sur le sens mais pas sur l'ampleur exacte.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
Rétablir l'âge légal à 60 ans (re-1) inverserait la totalité du gain budgétaire du recul de l'âge à 64 ans que le gouvernement avait chiffré à 0,4 point de PIB sur le solde du système en 2030 ; Institut Montaigne chiffrait en 2022 une proposition très proche à 85,8 Md€ par an, très au-dessus du seuil de 0,3 point de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Voir la fiche du candidat →
Faire reposer davantage le financement sur le capital et les gros héritages et corriger les inégalités d'espérance de vie dans le calcul des pensions (re-1) modifierait la structure du financement sans changer les paramètres d'âge ou de durée de cotisation, ce qui laisse un effet net faible sur le solde du système que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : re-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Présenter l'âge légal de 65 ans comme un « impératif national urgent » rapproche la trajectoire de celle que le COR juge nécessaire à l'équilibre (âge moyen simulé à 64,4 ans dès 2030), améliorant le solde à cet horizon avant que la bascule vers la capitalisation, déployée par tranches sur plusieurs mandats, ne produise d'effet significatif.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le retour à 60 ans avec pension complète et durée de cotisation réduite (retraites-1) va au-delà même du chiffrage par l'Institut Montaigne d'un retour à 60 ans avec 40 annuités et mesures d'accompagnement pour le programme du Nouveau Front Populaire (58 Md€/an à l'horizon 2027), ce qui dépasse très largement le seuil de 0,3 point de PIB retenu ici pour un effet marqué. Le COR prévoit par ailleurs une dégradation tendancielle du solde du système même à politiques inchangées, ce que cette mesure aggraverait fortement.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
Fermer progressivement les centrales nucléaires (en-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions de GES puisque le nucléaire est déjà bas-carbone ; à cet horizon rapproché, la fermeture ne fait que débuter et la « règle verte » constitutionnelle (en-2) ne change pas la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) au-delà des mesures déjà légiférées.
Fondé sur : en-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Combiner électrification massive, renouvelables et nucléaire « sans dogme » (en-1) prolonge la stratégie bas-carbone déjà engagée, sans rupture par rapport à la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) à cet horizon rapproché, la loi climat visant -90 % en 2040 (en-2) n'ayant pas encore d'effet mesurable.
Fondé sur : en-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
La fin des dérogations tarifaires et d'urbanisme à l'éolien et au solaire retirerait une capacité bas-carbone comptée dans la trajectoire du scénario avec mesures existantes, déjà jugée insuffisante par le Haut Conseil pour le climat ; le refus explicite du principe de précaution comme référence de politique publique signale par ailleurs une priorité moindre donnée à l'accélération climatique.
Fondé sur : energie-1, climat-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur l'énergie ou le climat ; le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
La fermeture des centrales nucléaires ne serait qu'amorcée à cet horizon (en-1) et RTE juge la sécurité d'approvisionnement assurée jusqu'en 2035 dans son scénario central, qui suppose cependant un parc nucléaire globalement maintenu contrairement à la trajectoire du candidat.
Fondé sur : en-1.
Un mix « sans dogme » combinant nucléaire et renouvelables (en-1) est proche du scénario central de RTE qui assure la sécurité d'approvisionnement jusqu'en 2035 sous réserve des investissements en flexibilité déjà prévus, sans écart marqué par rapport à la trajectoire de référence à cet horizon.
Fondé sur : en-1.
RTE constate une surcapacité temporaire du système électrique liée notamment à la reprise du nucléaire, ce qui limite le risque immédiat associé à la fin des dérogations aux nouveaux projets renouvelables tant que les projets déjà engagés ne sont pas remis en cause.
Fondé sur : energie-1.
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur la production ou le prix de l'énergie ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La revalorisation immédiate du SMIC net indexé sur l'inflation (pa-1), le blocage du carburant à 1,70 €/L et la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes, dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, même si le blocage des prix pose un risque de pénurie ou de report de charge sur d'autres postes.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Porter le SMIC net à 1 600 € en deux ans (pa-1) et tripler le chèque énergie/carburant de 150 à 500 € pour les ménages modestes (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes ; la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC montre un effet positif net sur le revenu des bénéficiaires même si l'effet sur l'emploi total est proche de zéro.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
La suppression des surcharges fiscales et sociales sur le capital et le travail pourrait modestement augmenter le salaire net, mais sans hausse administrée du SMIC et avec une fiscalité carbone explicitement conçue à taxation totale constante, aucune mesure ne cible directement et de façon chiffrée le pouvoir d'achat des ménages modestes à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations indexée sur l'inflation réelle (pouvoir-achat-1) et le SMIC porté à 2 000 € net, soit une hausse d'environ 40 % par rapport au niveau actuel (pouvoir-achat-2), constituent le paquet de mesures le plus favorable au pouvoir d'achat des ménages modestes de ce lot de candidats si elles sont appliquées comme annoncées. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE) ; le principal risque, documenté par le Groupe d'experts SMIC pour une hausse bien plus modeste (12,4 %), est une destruction d'emplois au bas de l'échelle salariale d'une ampleur probablement bien supérieure à celle déjà mesurée pour une hausse trois fois moindre.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
La revalorisation du SMIC indexé sur l'inflation (pa-1), la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité et le blocage du carburant (pa-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024) en relevant le revenu des ménages les plus modestes, un effet de redistribution directe cohérent avec les mécanismes déjà mesurés par l'INSEE sur les prestations de solidarité.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le chèque énergie/carburant porté de 150 à 500 € pour les ménages modestes et moyens (pa-2) et la hausse du SMIC net (pa-1) réduiraient mécaniquement le nombre de ménages sous le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur en points de taux de pauvreté n'ait été trouvé.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La garantie d'un minimum vieillesse à 1 000 € par mois dans le cadre de la réforme des retraites réduirait directement la pauvreté monétaire des retraités les plus modestes, sans qu'un chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté global (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe.
Fondé sur : retraites-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Une hausse générale de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations et un SMIC porté à 2 000 € net réduiraient mécaniquement la pauvreté monétaire pour la grande majorité des ménages actuellement sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian (15,4 % en 2024, INSEE), si la mesure est appliquée comme annoncée et sans perte d'emploi disproportionnée. Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe pour comparer précisément à une trajectoire de référence.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures (tr-2) et le blocage des prix (pa-2) renchériraient le coût de production et contraindraient les marges des entreprises industrielles, sans mesure ciblée de R&D dans le programme pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Rediriger une partie des 211 Md€ d'exonérations aux entreprises (di-1) pourrait réduire le soutien à certaines activités industrielles sans mesure ciblée de R&D annoncée, ce qui laisse un effet net incertain sur la dépense de R&D, à 2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030.
Fondé sur : di-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
La suppression de la C3S et de la CVAE (11,5 Md€) prolongerait la trajectoire de baisse des impôts de production engagée depuis 2020, un levier largement reconnu pour la compétitivité de l'industrie française par rapport à ses homologues européens, bien que cette trajectoire ait déjà été partiellement retardée par les contraintes budgétaires de 2024-2025.
Fondé sur : impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Une expropriation sans indemnité de grandes entreprises cotées (dette-1) dégraderait le climat d'investissement pour l'ensemble des entreprises françaises, au-delà des seuls secteurs pétrolier et de l'armement, un mécanisme documenté par le principe constitutionnel de juste indemnité dont l'absence est précisément ce qui rend une expropriation déstabilisante pour les investisseurs. Le programme ne comporte aucune mesure positive identifiée sur la R&D ou l'industrie qui pourrait compenser cet effet.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers (im-1) et garantir la carte de séjour de dix ans (im-2) augmenteraient la population active en emploi déclaré, ce qui soutiendrait marginalement le ratio actifs/inactifs face aux 44 pour 100 projetés par l'INSEE en 2032, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-1, im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Créer des guichets uniques d'intégration sur le modèle portugais et permettre le droit au travail dès le dépôt de la demande d'asile (im-2) accélérerait l'insertion professionnelle des migrants déjà présents, ce qui soutiendrait marginalement la population active face au ratio de dépendance projeté à 44 pour 100 en 2032 par l'INSEE, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Diviser par huit la délivrance de titres de séjour rapprocherait rapidement le solde migratoire d'un niveau très inférieur au solde central de +150 000/an de la trajectoire de référence de l'INSEE, ce qui dégraderait le ratio de dépendance démographique ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point est retenu par convention pour qualifier cet effet à cinq ans.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et garantir la liberté de circulation et d'installation (immigration-1) ferait basculer une partie de la population déjà présente vers un statut légal et contributif, et rapprocherait vraisemblablement le solde migratoire du scénario haut de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an), ce qui améliorerait le ratio de dépendance démographique par rapport à la trajectoire de référence.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
Sortir de la règle européenne des 3 % de déficit et faire racheter la dette par la BCE (di-1) se heurte à l'interdiction du financement monétaire des États (article 123 du TFUE), déjà rejetée par le gouverneur de la Banque de France en septembre 2026 comme contraire aux traités et inflationniste ; une telle rupture unilatérale risquerait d'aggraver, plutôt que de réduire, le spread OAT-Bund déjà à plus de 100 points de base.
Fondé sur : di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Créer un fonds européen de défense de 500 Md€ financé par un emprunt commun (eu-1) et un ancrage pro-européen constant renforceraient la crédibilité de la France dans les négociations budgétaires européennes après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, sans que l'ampleur de l'effet sur le spread lui-même soit chiffrable.
Fondé sur : eu-1.
France 10Y vs Germany 10Y spread Raphaël Glucksmann et la défense européenne Voir la fiche du candidat →
Inscrire dans la Constitution la primauté du droit national sur la CJUE et la CEDH en matière migratoire, engager un « bras de fer » avec la Cour européenne des droits de l'Homme et envisager une sortie de la CEDH en dernier recours constituerait une rupture sans précédent parmi les démocraties fondatrices du Conseil de l'Europe, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé les 100 points de base sur fond d'inquiétudes politiques et budgétaires. La Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé, un climat qu'une telle confrontation institutionnelle aggraverait probablement au-delà de ce qu'impliquent les seuls désaccords budgétaires d'autres candidats sur le budget européen.
Fondé sur : immigration-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Le rejet du fonctionnement actuel de l'Union européenne (europe-1) est une position idéologique sans mesure institutionnelle concrète de sortie ou de rupture budgétaire ; la transformation économique radicale proposée par ailleurs (institutions-1, gestion directe de l'économie par les travailleurs) serait vraisemblablement incompatible avec le cadre du marché unique européen, mais aucune source indépendante ne permet de chiffrer un tel scénario, ce qui rend le sens net de l'effet indéterminé plutôt que simplement négatif.
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
La volonté de sortir de l'OTAN et de promouvoir un système de sécurité collective paneuropéen non aligné (eu-1) s'écarterait de la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, en rupture avec le cadre d'alliance dans lequel elle s'inscrit, sans qu'un chiffrage indépendant du coût ou du bénéfice de cette réorientation n'ait été trouvé.
Fondé sur : eu-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Présidentielle 2027 : Mélenchon plaide pour une sortie de l'OTAN Voir la fiche du candidat →
Un fonds européen de défense de 500 Md€ par emprunt commun et l'extension du parapluie nucléaire français aux partenaires européens (eu-1) rapprocheraient la France de l'objectif otanien intermédiaire de 3 % du PIB en 2030, qui nécessiterait sinon un effort national supplémentaire estimé à 24,7 Md€ par l'IFRAP.
Fondé sur : eu-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Loi de programmation militaire : nos solutions pour atteindre les 3 % du PIB en 2030 Voir la fiche du candidat →
Le comparateur indépendant de l'iFRAP indique lui-même « proposition non encore connue » pour le volet défense du programme de David Lisnard à la date de recherche, et aucune autre source n'a permis de documenter un chiffrage, ce qui empêche de conclure sur le sens de l'effet.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Refuser les hausses de budget militaire, dont le nouveau porte-avions, pour les rediriger vers les besoins sociaux (defense-1) inverserait directement la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, qui porte l'effort à 436 Md€ sur 2026-2030 (soit environ 87 Md€/an en moyenne), vers un objectif intermédiaire de 3 % du PIB en 2030. Un gel ou une baisse du budget de la défense par rapport à cette trajectoire légiférée constitue un écart clairement quantifiable et de sens opposé à l'objectif de la LPM.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
Consacrer 50 Md€ à la rénovation des écoles, augmenter les salaires enseignants de 20 % et recruter 160 000 enseignants (ec-1), ainsi qu'investir massivement dans l'hôpital public (sa-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Un plan de sauvetage de l'école publique sur cinq ans (ec-1 : revalorisation des enseignants, classes plus petites, écoles rénovées) et l'augmentation de l'investissement hospitalier (sa-1) iraient dans le sens d'un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030 n'aurait aucun effet sur la densité médicale actuelle, la formation d'un médecin prenant environ neuf à dix ans ; la suppression des ARS est une réorganisation administrative dont l'effet sur l'accès aux soins n'est pas documenté par une évaluation indépendante.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Consacrer aux hôpitaux et aux écoles les sommes actuellement allouées à l'armement (sante-1, ecole-1) impliquerait une réorientation de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, à l'échelle de la LPM actualisée (436 Md€ sur 2026-2030), vers les moyens et les effectifs de la santé et de l'éducation, un effet direct et de grande ampleur sur les moyens disponibles même si son effet précis sur l'indice de densité médicale de la DREES n'est pas chiffré indépendamment.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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