Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 6/24 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 12/19 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 8/31 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Le même paquet fiscal (impots-1, impots-2, impots-3), même dans l'hypothèse haute de recettes, resterait d'une ampleur trop limitée face à la trajectoire de 145 % du PIB projetée vers 2037 pour constituer un effet net supérieur au seuil de 5 points de PIB retenu.
Fondé sur : impots-2, impots-3.
Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Le contentieux juridique sur la redénomination de la dette et des contrats, que le CEPII qualifie de long, partiel et risqué, resterait vraisemblablement non résolu à cet horizon, prolongeant l'écart avec la trajectoire de référence à politiques inchangées déjà dégradée par le HCSP, l'OFCE et la Banque de France.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'écart entre les recettes réalistes de lutte contre la fraude (de l'ordre de 15 à 25 Md€/an selon les estimations combinées de la Cour des comptes et du HCFiPS) et le chiffre de 100 Md€/an avancé par le candidat se maintiendrait dans la durée, tandis que les hausses de salaires des enseignants et les recrutements de sécurité deviennent des dépenses pérennes qui s'ajoutent à la trajectoire de la dette déjà dégradée à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies structurelles n'est identifiée pour combler cet écart.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, securite-1.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Sur dix ans, l'écart entre un rendement de l'ISF élargi plafonné à quelques milliards d'euros par an et des engagements de dépense pérennes (logement public, hôpital, école) continuerait de peser sur la trajectoire déjà dégradée modélisée par le HCSP, l'OFCE et la Banque de France à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies n'est identifiée dans le programme, ce qui limite la confiance sur l'ampleur exacte mais pas sur le sens de l'effet.
Fondé sur : dette-impots-1, logement-4.
Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
L'arrêt des nouveaux projets nucléaires (EPR2 et SMR, energie-1) réorienterait l'investissement énergétique vers les renouvelables, dont RTE juge le coût système plus élevé dans ses scénarios 100 % renouvelable, ce qui pourrait renchérir le coût de l'énergie pour l'industrie et peser sur la croissance potentielle.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
Si un nouveau taux de change se stabilise après la période de transition, l'économie pourrait renouer avec une trajectoire moins dégradée qu'à cinq ans, sans que l'objectif d'un million d'emplois créés par la sortie de l'euro ne soit corroboré par une source indépendante.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Le « Buy French Act » réservant 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (travail-2) réduirait la mise en concurrence des marchés publics, un mécanisme que la littérature économique standard associe à une perte d'efficacité et d'innovation à moyen terme, ce qui commencerait à compenser le soutien à la demande identifié à cinq ans. Le principal risque est la légalité de la mesure au regard des directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait limiter son application avant même qu'un effet économique ne se matérialise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
L'indexation des salaires sur l'inflation (travail-1) et la revalorisation des grilles de classification (travail-2) prolongeraient la pression sur le coût du travail identifiée par le Groupe d'experts SMIC pour la seule hausse du salaire minimum, sans qu'aucune étude indépendante ne couvre l'effet cumulé de ces trois mesures sur l'emploi à dix ans. Le programme ne comporte pas de mesure de compétitivité ou d'investissement productif susceptible de compenser ce risque.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, travail-1, travail-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
Le maintien de l'âge à 62 ans (retraites-1) prolongerait une perte du gain de la réforme de 2023 par rapport à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), l'exception pour les carrières longues et pénibles limitant partiellement, sans la neutraliser, l'ampleur de cet effet.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Même constat qu'à cinq ans : l'absence de mesure paramétrique (âge, durée de cotisation) au-delà d'une garantie constitutionnelle de principe ne modifie pas sensiblement la trajectoire du COR.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023, déjà chiffré à 14,1 Md€/an par l'Institut Montaigne pour 2030, continuerait de peser sur le solde du système bien au-delà du seuil de 0,3 point de PIB retenu ici, alors que le COR prévoit déjà une dégradation tendancielle du solde à politiques inchangées. Aucun financement compensatoire n'est identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se creuserait mécaniquement avec le temps si le dispositif de trimestres de pénibilité monte en charge, sans qu'aucun financement compensatoire ne soit identifié dans le programme. L'ampleur reste incertaine faute de chiffrage indépendant de cette mesure spécifique.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Une étude du NBER sur la sortie du nucléaire allemande (2011-2017) montre que la fermeture de réacteurs a été compensée aux deux tiers par une hausse du charbon (+31,7 % de consommation par rapport à un scénario contrefactuel) ; arrêter les nouveaux EPR2 et SMR et amorcer la sortie du nucléaire existant (energie-1) expose à un risque comparable de recours transitoire aux énergies fossiles pour sécuriser le réseau, ce qui dégraderait la trajectoire par rapport à l'AME (-46 % vers 2037).
Fondé sur : energie-1.
The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'effet négatif du ralentissement des renouvelables se prolongerait jusqu'en 2037, avant même l'entrée en service du premier EPR2 (2038), creusant l'écart avec la trajectoire AME sur laquelle repose déjà l'essentiel du retard par rapport à l'objectif SNBC3.
Fondé sur : energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Si le triplement du fret ferroviaire et le report modal vers le train (energie-climat-3) se concrétisent d'ici 2037, la réduction des émissions du transport routier et de l'aviation domestique améliorerait légèrement la trajectoire par rapport au scénario AME, sans toutefois atteindre le seuil de 10 % de l'écart à l'objectif SNBC3 retenu pour un effet marqué, l'aviation domestique et le fret routier ne représentant qu'une fraction modeste de l'inventaire national. Le principal risque est la faisabilité industrielle et budgétaire d'un tel report modal dans les délais annoncés.
Fondé sur : energie-climat-2, energie-climat-3.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
Les scénarios RTE 100 % renouvelable sans nouveau nucléaire (M0) affichent un coût système et des besoins de flexibilité nettement supérieurs aux scénarios combinant nucléaire et renouvelables, et l'arrêt des nouveaux EPR2 (energie-1) prive la France de la principale option de remplacement du parc existant en fin de vie identifiée par RTE au-delà de 2037.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
La période 2030-2037 resterait la plus exposée, RTE plaçant l'entrée en service du premier EPR2 en 2038 ; un ralentissement des renouvelables sur cette période prolongerait le risque sur la sécurité d'approvisionnement identifié par RTE, sans qu'aucune source ne chiffre précisément l'ampleur pour ce scénario spécifique.
Fondé sur : energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Si la sortie du marché européen de l'électricité est menée à son terme d'ici 2037, avant l'entrée en service du premier EPR2 (Penly, 2038), la France resterait dans l'intervalle jugé par RTE comme celui où l'isolement complet du marché européen menace directement la sécurité d'approvisionnement, ce qui qualifie un effet marqué au sens du seuil retenu ici (risque explicitement qualifié de majeur par RTE). Aucun chiffrage indépendant de la probabilité que la mesure soit menée à son terme n'existe, d'où une confiance faible.
Fondé sur : energie-climat-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC revalorisé (pouvoir-achat-1) et d'un bouclier social et environnemental sur les prix (pouvoir-achat-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve de la soutenabilité budgétaire du plafonnement des prix, non chiffrée par une source indépendante.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Si l'économie ne s'est que partiellement stabilisée après la sortie de l'euro, la perte de pouvoir d'achat réel liée à l'inflation importée resterait probablement supérieure au gain nominal du SMIC, un mécanisme documenté par l'analyse du Coe-Rexecode sur le rôle de bouclier de l'euro contre l'instabilité monétaire.
Fondé sur : europe-1.
Sans l'euro, la France serait davantage sanctionnée par les marchés Voir la fiche du candidat →
Si l'ensemble de ces mesures se maintient, l'effet positif sur le pouvoir d'achat persisterait, mais la dégradation de la trajectoire de la dette qu'elles engendrent (voir critère dette) pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans, ce qui tempère la confiance sur la durabilité de l'effet.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si l'indexation des salaires sur l'inflation (travail-1) et la revalorisation des grilles (travail-2) se maintiennent, l'effet positif sur le pouvoir d'achat des ménages modestes persisterait, mais l'aggravation cumulée du risque sur l'emploi au bas de l'échelle des salaires en réduirait la portée pour une partie des ménages ciblés. Aucune étude indépendante ne couvre l'effet cumulé de ces mesures à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, travail-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC revalorisé (pouvoir-achat-1) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par l'incertitude sur le financement durable du bouclier prix (pouvoir-achat-2).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Le même arbitrage entre choc macroéconomique et mesure salariale ciblée persisterait, sans qu'aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe pour trancher plus précisément l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : europe-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait positif, mais son ampleur dépend du même risque d'ajustement budgétaire identifié au critère pouvoir-achat, faute de financement crédible du programme dans son ensemble.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si le programme de logement public et la politique salariale se maintiennent, l'effet sur la pauvreté resterait probablement positif, mais atténué par le risque de destruction d'emplois au bas de l'échelle des salaires identifié au critère croissance. Aucune projection officielle de la pauvreté n'existe à cet horizon pour trancher plus précisément.
Fondé sur : logement-4.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
L'arrêt des nouveaux EPR2 et SMR (energie-1) pèserait sur la filière industrielle nucléaire française (dont la Cour des comptes notait pourtant une « dynamique nouvelle » en 2025), au profit d'une filière renouvelable dont le développement industriel français reste, selon l'OCDE, en retrait par rapport à ses concurrents européens.
Fondé sur : energie-1.
Cour des comptes, « La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants » Voir la fiche du candidat →
Si un nouvel accord commercial avec l'UE est négocié d'ici 2037, une partie de l'accès au marché unique pourrait être restaurée, le CEPII notant qu'un réalignement de change toucherait principalement l'Allemagne et trois autres pays plutôt que l'ensemble des partenaires commerciaux de la France.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
La réduction de la mise en concurrence des marchés publics commencerait à peser sur l'incitation à l'innovation des entreprises protégées, un mécanisme que l'OCDE associe généralement aux politiques de préférence nationale, ce qui compenserait progressivement le soutien initial à l'activité industrielle.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Même constat qu'à cinq ans : aucune mesure du programme ne cible la R&D, l'industrie ou le commerce extérieur.
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
Le retour à 62 ans pour l'âge légal (retraites-1) retirerait plus tôt une partie des seniors du marché du travail par rapport à la trajectoire visant 64,6 ans en 2070 selon le COR, un effet négatif partiellement compensé par le maintien de l'exception carrières longues à 60 ans qui, elle, ne change rien par rapport à la trajectoire actuelle.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique de la sortie de Schengen (négociation avec l'UE) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit pleinement atteinte.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Même constat qu'à cinq ans : ni l'opposition à l'immigration de travail ni la régularisation de personnes déjà présentes ne modifient de façon déterminable la trajectoire de la population active projetée par l'INSEE.
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
L'effet sur la crédibilité financière dépendrait du rendement réel des mesures fiscales nouvelles (impots-1, impots-2, impots-3), dont l'IFRAP conteste l'ampleur annoncée, ce qui laisse la direction incertaine à cet horizon.
Fondé sur : impots-2.
Fiscalité des riches : le mirage des milliards d'euros de recettes (taxe Zucman) Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Le contentieux sur la dette et les contrats redénominés resterait vraisemblablement non résolu à cet horizon selon le CEPII (procédure longue, partielle et risquée), prolongeant la rupture de crédibilité financière au-delà du choc initial.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
Si le référendum sur l'appartenance à l'UE aboutit à une sortie, l'ampleur de la dégradation se rapprocherait de celle estimée par l'Institut Montaigne pour une sortie de la monnaie unique (impact PIB de -0,6 % à -3,2 % la première année selon le scénario), mais cette issue reste conditionnelle et non acquise, ce qui justifie de retenir un effet du même ordre qu'à cinq ans plutôt qu'une aggravation automatique.
Fondé sur : europe-defense-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Si la sortie du marché européen de l'électricité se poursuit, la friction avec les règles du marché intérieur resterait un facteur de tension avec la Commission européenne, sans toutefois atteindre l'ampleur d'une rupture ouverte avec les traités que prévoient d'autres candidats. Aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon, ce qui limite la confiance sur l'ampleur.
Fondé sur : energie-climat-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
La volonté de réduire la dépendance militaire à l'égard des États-Unis (defense-1) est cohérente avec une montée en puissance des capacités européennes mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre vers l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye.
Fondé sur : defense-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de la cible de fin de quinquennat déjà couverte, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de l'horizon 2030 déjà couvert par la cible de 2,5 % du PIB, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
Réguler l'installation des médecins pour réduire les déserts médicaux (sante-2) est une mesure plus contraignante que celle de plusieurs autres candidats de ce lot et pourrait accélérer la trajectoire DREES (+106, base 100 = 2021, vers 2037), sous réserve de son acceptabilité par la profession.
Fondé sur : sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée vers 2032-2035 identifiée par la DREES dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, largement indépendant du financement hospitalier annoncé, dont la pérennité dépend elle-même de la situation budgétaire dégradée par la sortie de l'euro identifiée au critère dette.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la bourse pour étudiants en médecine produit ses effets d'ici 2032-2037, période où la DREES situe déjà le retour de la densité médicale à son niveau de 2021, elle pourrait renforcer l'implantation en zones sous-dotées au-delà de la seule trajectoire de rattrapage déjà prévue par le flux de médecins en formation, tandis que la hausse de 20 puis 40 % des salaires des enseignants (ecole-1) améliorerait l'attractivité du métier.
Fondé sur : sante-2, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée vers 2032-2035 identifiée par la DREES dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, largement indépendant des hausses de moyens annoncées, ce qui limite l'effet propre du programme à cet horizon malgré une orientation budgétaire favorable.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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