Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 8/31 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
Le financement annoncé (jusqu'à 100 Md€/an de fraude fiscale et sociale récupérée, dette-impots-3) est très supérieur aux montants que la Cour des comptes et le Haut Conseil du financement de la protection sociale jugent crédibles (fraude sociale estimée à 13-14 Md€/an, TVA éludée à 6-10 Md€/an, recouvrement effectif de 11,4 Md€ en 2024), alors que le programme cumule des dépenses non financées (hausse de salaire de 20 puis 40 % pour les enseignants, recrutement de 10 000 policiers et 10 000 douaniers, réouverture d'un établissement de santé par département) et des pertes de recettes (suppression de la TVA sur la TICPE, suppression des droits de succession en ligne directe). La renationalisation des autoroutes sans indemniser les concessionnaires (pouvoir-achat-2) créerait par ailleurs un risque juridique et budgétaire majeur, une expropriation sans indemnité étant susceptible d'être contestée devant le Conseil constitutionnel et les juridictions arbitrales.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Voir la fiche du candidat →
Abroger la réforme des 64 ans et rétablir la retraite à 60 ans (re-1) a été chiffré par Institut Montaigne, pour une proposition très proche en 2022, entre 36 et 112,8 Md€ par an dès 2027 (85,8 Md€ au scénario médian, soit plus de 3 points de PIB) ; combinée au refus de la règle des 3 % de déficit (di-1) sans plan de financement alternatif documenté, l'effet sur la dette dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, di-1.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'impôt sur la fortune global et progressif (dette-impots-1) ne rapporterait vraisemblablement qu'un ordre de grandeur proche de l'ancien ISF (4,2 à 5,5 Md€ nets par an avant 2018, contre 1,83 Md€ pour l'IFI en 2022 selon le Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital), très inférieur aux dépenses nouvelles non chiffrées annoncées par ailleurs (200 000 logements publics par an, hausse significative des moyens de l'hôpital et de l'Éducation nationale). Le principal risque est l'absence de tout chiffrage indépendant du programme complet, qui empêche d'évaluer précisément l'écart avec la trajectoire de référence à politiques inchangées.
Fondé sur : dette-impots-1, logement-4, sante-1.
Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC financée par une baisse des cotisations salariales sans alourdir le coût du travail pour les entreprises (travail-1), combinée au gel puis à la suppression des péages autoroutiers (pouvoir-achat-2), soutiendrait la demande intérieure sans peser sur la compétitivité-coût des entreprises, contrairement aux mesures de hausse du salaire minimum d'autres candidats. Le principal risque est le financement de la baisse de cotisations salariales, non identifié en dehors du chiffrage contesté de la fraude.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Le passage aux 32 heures pour les métiers pénibles sans perte de salaire (tr-2) revient à augmenter le coût horaire du travail d'environ 12,5 % pour un temps de travail inchangé en salaire ; le rapport Bozio-Wasmer (France Stratégie, 2024) retient une élasticité de l'emploi au coût du travail au niveau du SMIC de -0,6, ce qui pèserait sur l'emploi dans les métiers concernés dès le début de la mise en œuvre.
Fondé sur : tr-2, pa-1.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Le relèvement du SMIC net à 1 700 € (pouvoir-achat-1), plus marqué que le scénario à 1 600 € net modélisé par le Groupe d'experts SMIC (France Stratégie, 2024), entraînerait par extrapolation une destruction nette d'emplois au niveau du SMIC (29 000 à 180 000 emplois selon le financement retenu pour le scénario à 1 600 €, avec un coût budgétaire de 0,3 point de PIB), un effet de coût du travail qui l'emporterait sur le supplément de demande. Le principal risque de cette extrapolation est que l'ampleur exacte à 1 700 € n'a pas été modélisée indépendamment.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
L'abrogation du report de l'âge légal à 64 ans par référendum d'initiative partagée (retraites-1), soit un retour à 62 ans, est chiffrée par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027 dans son scénario médian, et à 14,1 Md€ par an en 2030 sur la base de l'étude d'impact du gouvernement, soit de l'ordre de 0,3 à 0,5 point de PIB, ce qui dépasse le seuil retenu ici pour un effet marqué. L'indexation annuelle des pensions sur l'inflation (retraites-2) ajoute un coût supplémentaire plus modeste mais non chiffré.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Rétablir l'âge légal à 60 ans (re-1) inverserait la totalité du gain budgétaire du recul de l'âge à 64 ans que le gouvernement avait chiffré à 0,4 point de PIB sur le solde du système en 2030 ; Institut Montaigne chiffrait en 2022 une proposition très proche à 85,8 Md€ par an, très au-dessus du seuil de 0,3 point de PIB retenu pour un effet net.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Repères n°5 : impact de la réforme des retraites sur le déficit Voir la fiche du candidat →
Le droit automatique à des trimestres supplémentaires pour pénibilité (retraites-1, un trimestre pour quatre cotisés dans un métier pénible, ciblant environ 4,4 millions de salariés selon le cahier de campagne) accroît les droits à retraite sans financement identifié, ce qui dégraderait le solde du système par rapport à la trajectoire de référence du COR. Le programme ne comporte aucune autre mesure touchant l'âge légal ou la durée de cotisation, ce qui limite l'ampleur de l'effet à cette seule mesure.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
L'arrêt du financement de l'éolien et du solaire par la Contribution au service public de l'électricité (energie-climat-2) réduirait le rythme de déploiement des renouvelables sur lequel comptent tous les scénarios de RTE, y compris les plus favorables au nucléaire, pour couvrir la hausse de la demande électrique liée à l'électrification des usages d'ici 2030. Le plancher de 70 % de nucléaire et le pari sur la génération IV et le thorium (energie-climat-1) ne peuvent compenser ce retrait à cet horizon, aucun réacteur de ce type n'étant en développement industriel en France.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Fermer progressivement les centrales nucléaires (en-1) ne modifie pas directement le niveau d'émissions de GES puisque le nucléaire est déjà bas-carbone ; à cet horizon rapproché, la fermeture ne fait que débuter et la « règle verte » constitutionnelle (en-2) ne change pas la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) au-delà des mesures déjà légiférées.
Fondé sur : en-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
La réduction de moitié du trafic aérien intérieur et vers l'Europe et le triplement du fret ferroviaire (energie-climat-3) ne porteraient que sur l'aviation domestique, une part réduite de l'inventaire national des émissions (l'essentiel du trafic international n'étant pas comptabilisé dans les inventaires SNBC), et sa mise en œuvre (développement de lignes de nuit) est trop lente pour infléchir sensiblement la trajectoire AME d'ici 2030. Le maintien du parc nucléaire existant et des six EPR2 engagés (energie-climat-2) préserve par ailleurs la capacité bas-carbone déjà comptée dans le scénario de référence, sans l'améliorer.
Fondé sur : energie-climat-2, energie-climat-3.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
L'arrêt du soutien financier aux nouvelles capacités éoliennes et solaires (energie-climat-2) retirerait une partie des 4 à 10,5 GW de flexibilité que RTE attend d'ici 2030 pour sécuriser l'approvisionnement, sans capacité nucléaire nouvelle disponible avant 2038 pour compenser.
Fondé sur : energie-climat-2.
La fermeture des centrales nucléaires ne serait qu'amorcée à cet horizon (en-1) et RTE juge la sécurité d'approvisionnement assurée jusqu'en 2035 dans son scénario central, qui suppose cependant un parc nucléaire globalement maintenu contrairement à la trajectoire du candidat.
Fondé sur : en-1.
La sortie progressive du marché européen de l'électricité et le retour à des tarifs fondés sur les coûts réels (energie-climat-1) engagent, même de façon graduelle, la même trajectoire qu'un scénario de sortie complète que RTE a explicitement jugé porteur d'un risque majeur pour la sécurité d'approvisionnement et les coûts. Le caractère progressif de la mesure et le maintien du parc nucléaire existant (energie-climat-2) en atténuent l'ampleur par rapport à une sortie brutale.
Fondé sur : energie-climat-1, energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
La suppression de la TVA sur la TICPE, le gel puis la suppression des péages autoroutiers d'ici 2030, la hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC et l'indexation annuelle des pensions sur l'inflation combinent plusieurs canaux directs de soutien au pouvoir d'achat des ménages modestes et médians, sans mécanisme de destruction d'emplois identifié puisque la hausse salariale ne pèse pas sur le coût du travail des entreprises. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2, travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La revalorisation immédiate du SMIC net indexé sur l'inflation (pa-1), le blocage du carburant à 1,70 €/L et la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité (pa-2) augmenteraient directement le revenu disponible des ménages modestes, dans la même direction que la simulation OFCE d'une hausse comparable du SMIC net, même si le blocage des prix pose un risque de pénurie ou de report de charge sur d'autres postes.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Le SMIC net à 1 700 € et la prime immédiate de 1 000 € (pouvoir-achat-1) augmenteraient directement le revenu des ménages modestes qui conservent leur emploi, mais le Groupe d'experts SMIC (France Stratégie, 2024) montre qu'une hausse de cette ampleur détruit aussi des emplois à ce niveau de salaire, ce qui atténue le gain net pour les ménages concernés. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
La hausse de 8 % du salaire net jusqu'à 3 SMIC (travail-1) et l'indexation des pensions sur l'inflation (retraites-2) bénéficieraient proportionnellement plus aux ménages modestes et aux retraités les plus exposés à la pauvreté monétaire, sans chiffrage indépendant de l'ampleur de cet effet sur le taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : travail-1, retraites-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
La revalorisation du SMIC indexé sur l'inflation (pa-1), la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité et le blocage du carburant (pa-2) réduiraient directement le taux de pauvreté monétaire (15,4 % en 2024) en relevant le revenu des ménages les plus modestes, un effet de redistribution directe cohérent avec les mécanismes déjà mesurés par l'INSEE sur les prestations de solidarité.
Fondé sur : pa-1, pa-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le relèvement du SMIC et la prime aux salariés modestes (pouvoir-achat-1), combinés à la production de 200 000 logements publics par an à loyer réglementé (logement-4) dont l'encadrement des loyers étendu à tout le territoire (logement-1), réduiraient la part du logement et du travail à bas salaire dans la pauvreté monétaire, sans qu'un chiffrage indépendant de cet effet combiné n'existe. Aucune projection officielle du taux de pauvreté (15,4 % en 2024, INSEE) n'existe par ailleurs pour comparer précisément à une trajectoire de référence.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, logement-4.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
Réserver 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (« Buy French Act », travail-2) redirigerait immédiatement un volume important de commandes vers l'industrie française, ce qui soutiendrait à court terme l'activité et l'emploi industriels mesurés. Le principal risque est la conformité de la mesure aux directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait empêcher son application avant qu'un effet mesurable ne se produise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Le passage aux 32 heures (tr-2) et le blocage des prix (pa-2) renchériraient le coût de production et contraindraient les marges des entreprises industrielles, sans mesure ciblée de R&D dans le programme pour compenser un retard déjà marqué (2,18 % du PIB en 2023 contre un objectif légal de 3 % en 2030).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée portant sur la R&D, l'investissement industriel ou la balance commerciale ; l'interdiction de principe du recours aux cabinets de conseil (institutions-4) est une mesure de gouvernance publique sans lien direct avec la compétitivité industrielle. Le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
La sortie de l'espace Schengen avec rétablissement des contrôles aux frontières (immigration-1), la suppression du droit du sol par référendum avec naturalisation conditionnée à dix ans de résidence (immigration-2) et la suppression de l'Aide médicale d'État et des aides sociales non contributives pour les étrangers (immigration-3) réduiraient sensiblement les flux migratoires nets par rapport au scénario central de l'INSEE (solde de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), rapprochant la trajectoire de son scénario migratoire bas.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2, immigration-3.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers (im-1) et garantir la carte de séjour de dix ans (im-2) augmenteraient la population active en emploi déclaré, ce qui soutiendrait marginalement le ratio actifs/inactifs face aux 44 pour 100 projetés par l'INSEE en 2032, sans chiffrage indépendant de l'ampleur.
Fondé sur : im-1, im-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'opposition à une politique d'« immigration de travail » ciblée sur les pénuries de main-d'œuvre (immigration-1) porte sur un dispositif à créer plutôt que sur les flux migratoires existants, et la régularisation des travailleurs sans-papiers déjà présents (immigration-2) change leur statut légal sans changer la taille de la population active. Le sens net de l'effet sur le ratio de dépendance démographique n'est donc pas déterminable à partir de ces seules mesures.
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
L'annonce d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne (europe-defense-1), la sortie de l'espace Schengen (immigration-1) et le « Buy French Act » en conflit avec le droit européen des marchés publics (travail-2) créeraient une incertitude sur la place de la France dans l'UE, dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base en septembre 2026 sur fond d'inquiétudes budgétaires. L'effet reste toutefois plus limité qu'une sortie engagée, puisque la sortie de l'UE elle-même est conditionnée à un vote qui n'a pas eu lieu.
Fondé sur : europe-defense-1, immigration-1, travail-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Sortir de la règle européenne des 3 % de déficit et faire racheter la dette par la BCE (di-1) se heurte à l'interdiction du financement monétaire des États (article 123 du TFUE), déjà rejetée par le gouverneur de la Banque de France en septembre 2026 comme contraire aux traités et inflationniste ; une telle rupture unilatérale risquerait d'aggraver, plutôt que de réduire, le spread OAT-Bund déjà à plus de 100 points de base.
Fondé sur : di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
L'opposition à la mise en œuvre provisoire de l'accord UE-Mercosur avec recours devant la CJUE (europe-defense-1) et la sortie progressive du marché européen de l'électricité (energie-climat-1), qui touche aux règles du marché intérieur, créeraient des points de friction juridique avec Bruxelles dans un contexte où la Commission européenne classe déjà la France en risque budgétaire élevé et où le spread OAT-Bund a dépassé 100 points de base en septembre 2026. L'ampleur de l'effet reste incertaine faute de précédent comparable pour un recours contentieux ciblé plutôt qu'une rupture générale avec le cadre européen.
Fondé sur : europe-defense-1, energie-climat-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
L'objectif de porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB (europe-defense-2) est inférieur à la trajectoire déjà engagée par la LPM actualisée en août 2026, qui vise environ 3 % du PIB en 2030, ce qui représenterait un ralentissement par rapport à la trajectoire légiférée plutôt qu'une accélération. La sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN réduirait par ailleurs l'influence française sur les standards techniques et doctrinaux de l'Alliance, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans qu'il ne réduise nécessairement les besoins de financement des capacités nationales.
Fondé sur : europe-defense-2.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
La volonté de sortir de l'OTAN et de promouvoir un système de sécurité collective paneuropéen non aligné (eu-1) s'écarterait de la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, en rupture avec le cadre d'alliance dans lequel elle s'inscrit, sans qu'un chiffrage indépendant du coût ou du bénéfice de cette réorientation n'ait été trouvé.
Fondé sur : eu-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Présidentielle 2027 : Mélenchon plaide pour une sortie de l'OTAN Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune position chiffrée sur le budget de la défense ; europe-defense-1 porte uniquement sur le commerce (Mercosur), pas sur les moyens militaires. Le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
La réouverture d'un établissement de santé par département et l'arrêt des fermetures de lits (sante-1), ainsi que la bourse pour étudiants en médecine en échange d'une installation de cinq ans en zone sous-dotée (sante-2), iraient dans le sens d'un renforcement de l'offre de soins, mais le durcissement de l'agrément des médecins diplômés à l'étranger (sante-2) réduirait une source de recrutement dont dépendent aujourd'hui de nombreux territoires sous-dotés, ce qui tempère l'effet net.
Fondé sur : sante-1, sante-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Atlas de la démographie médicale, situation au 1er janvier 2025 (citation Sénat) Voir la fiche du candidat →
Consacrer 50 Md€ à la rénovation des écoles, augmenter les salaires enseignants de 20 % et recruter 160 000 enseignants (ec-1), ainsi qu'investir massivement dans l'hôpital public (sa-1), accéléreraient un rattrapage plus rapide que la trajectoire de référence, qui ne prévoit un retour de la densité médicale à son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035 selon la DREES.
Fondé sur : ec-1, sa-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
L'augmentation significative des moyens et effectifs de l'hôpital public (sante-1) et de l'Éducation nationale (ecole-1), ainsi que le plan de prévention des violences sexuelles à l'école avec recrutement de psychologues scolaires (ecole-2), amélioreraient l'attractivité et la rétention des personnels, sans qu'un chiffrage indépendant de leur effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'existe. Le principal risque est le financement de ces hausses, non chiffré dans le programme.
Fondé sur : sante-1, ecole-1, ecole-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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