Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 9/20 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme chiffré
- 14/27 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 11/27 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Le maintien d'un plan d'investissement public massif financé hors des règles budgétaires européennes (dette-1) prolongerait une dette bien supérieure à la trajectoire de référence (145 % du PIB vers 2037), la relance du nucléaire (jusqu'à 20 EPR, energie-1) ajoutant un besoin de financement public que la Cour des comptes chiffre à un coût plafond de 72,8 Md€ rien que pour les six premiers réacteurs.
Fondé sur : dette-1, energie-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un âge de départ à 60 ans (re-1) prolongerait un surcoût annuel de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards d'euros par rapport à la trajectoire de référence (145 % du PIB vers 2037), l'ISF rétabli et la taxe Zucman (di-2) ne rapportant, selon les contre-estimations de l'IFRAP sur des mesures comparables, qu'une fraction de ce montant.
Fondé sur : re-1, di-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon Voir la fiche du candidat →
Si l'objectif de zéro déficit en dix ans (dette-1) était tenu, la dette s'écarterait largement de la trajectoire à politiques inchangées de 145 % du PIB vers 2037 (HCSP/OFCE/Banque de France), un écart supérieur au seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net ; l'iFRAP doute cependant que les économies annoncées soient documentées à cette échéance.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Voir la fiche du candidat →
Si la trajectoire annoncée de réduction de huit points de PIB de dépense publique en dix ans, présentée par référence aux exemples suédois et allemand, est atteinte comme prévu, l'écart avec la trajectoire de référence dépasserait largement le seuil de cinq points de PIB retenu pour un effet marqué à cet horizon. La confiance reste plafonnée à moyenne faute de chiffrage indépendant validant que le précédent suédo-allemand cité par le candidat correspond exactement à l'ampleur et au calendrier annoncés.
Fondé sur : dette-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Le passage aux 32 heures sans perte de salaire (travail-2) renchérirait le coût horaire du travail d'environ 12,5 %, un choc comparable par son ampleur à celui des 35 heures en 2000, dont l'effet net sur l'emploi et la croissance potentielle reste débattu mais généralement jugé défavorable aux gains de productivité par salarié.
Fondé sur : travail-2.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Le blocage des prix (pa-2) et l'extension progressive des 32 heures (tr-2) reproduiraient, à une échelle plus large, les effets mixtes déjà observés lors du passage aux 35 heures en 2000 sur la croissance potentielle, avec un risque de contraction des marges et de l'investissement des entreprises non compensé par un chiffrage indépendant trouvé.
Fondé sur : tr-2.
Rapport du groupe d'experts sur le SMIC 2024 (Bozio-Wasmer, élasticité de l'emploi au coût du travail) Voir la fiche du candidat →
Les mêmes réformes du marché du travail prolongeraient un effet positif modeste sur la croissance potentielle, qui remonterait de toute façon vers 1,1 % vers 2037 selon la trajectoire de vieillissement de la Commission européenne citée par le Sénat, sans qu'aucune évaluation indépendante ne chiffre la part propre au programme.
Fondé sur : travail-1, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Voir la fiche du candidat →
La division par huit de la délivrance de titres de séjour réduirait fortement l'offre de travail, un effet qui commencerait à dominer sur la croissance potentielle à cet horizon malgré les gains de flexibilité attendus du contrat de travail unique s'il était mis en œuvre.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
Le maintien de l'âge à 60 ans (retraites-1) prolongerait un déficit très supérieur à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), le chiffrage 2022 d'Institut Montaigne restant d'ordre de grandeur comparable en l'absence de chiffrage actualisé du programme 2027.
Fondé sur : retraites-1.
Restaurer la retraite à 60 ans à taux plein, porter la pension à 75 % — chiffrage Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le maintien de l'âge à 60 ans (re-1) et la revalorisation des pensions au niveau du SMIC revalorisé (re-2) prolongeraient un déficit très supérieur à la trajectoire du COR (-0,5 % du PIB vers 2037), l'ampleur du chiffrage 2022 d'Institut Montaigne restant d'ordre de grandeur comparable en l'absence de chiffrage actualisé trouvé.
Fondé sur : re-1, re-2.
Rétablir la retraite à 60 ans après 40 ans de cotisation — chiffrage Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
En allongeant de fait la durée d'activité des seniors (retraites-1) et en introduisant une part de capitalisation (retraites-2), le candidat viserait à limiter la dégradation du solde que le COR projette à -0,5 % du PIB vers 2037, même si aucun chiffrage indépendant du gain précis n'a été trouvé.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
À cet horizon, les premières tranches de la bascule vers la capitalisation individuelle détourneraient une partie des cotisations ou des financements publics du système par répartition sans qu'aucun précédent français ne permette d'évaluer l'ampleur de ce coût de transition, ce qui compenserait en partie l'amélioration apportée par l'âge légal à 65 ans. Il s'agit d'un jugement de cette recherche plutôt que d'un chiffrage indépendant du mécanisme précis proposé.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Le calendrier des 6 premiers EPR2 (mise en service visée en 2038) et la prolongation du parc existant à 60-70 ans (energie-1) sécurisent une électricité bas-carbone sans modifier significativement la trajectoire d'émissions par rapport à l'AME (-46 % vers 2037), faute de mesure équivalente pour les autres secteurs émetteurs.
Fondé sur : energie-1.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Une étude du NBER sur la sortie du nucléaire allemande (2011-2017) montre que la fermeture de réacteurs a été compensée aux deux tiers par une hausse du charbon (+31,7 % de consommation par rapport à un scénario contrefactuel) ; un remplacement du nucléaire français par des renouvelables dans un calendrier serré (en-1, 100 % ENR en 2045) expose à un risque similaire de recours transitoire aux énergies fossiles pour sécuriser l'approvisionnement.
Fondé sur : en-1.
The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Si le rythme accéléré se maintenait au-delà de 2030, la réduction resterait supérieure à la trajectoire AME (-46 % vers 2037), portée aussi par l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables (energie-1) ; le principal risque est la difficulté d'accélérer à la fois l'offre bas-carbone et la baisse des émissions du bâtiment et des transports.
Fondé sur : energie-1, energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
L'arrêt des dérogations aux renouvelables prolongerait l'écart avec la trajectoire AME (-46 % vers 2037) tant que les nouveaux réacteurs annoncés (EPR de nouvelle génération, mini-réacteurs) ne sont pas en service, un calendrier industriel non garanti pour des technologies dont certaines (mini-réacteurs) restent à un stade préindustriel en France.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
La sortie du marché européen de l'électricité et de l'ARENH (energie-1) entrerait en conflit avec le droit de la concurrence de l'Union européenne, un obstacle juridique que ne lève aucune source consultée, ce qui fait peser un risque sur la sécurité d'approvisionnement transfrontalière que RTE valorise via 39 GW d'interconnexions prévues pour 2050.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) Voir la fiche du candidat →
Les scénarios RTE 100 % renouvelable (M0, sans nouveau nucléaire) affichent un coût système et des besoins de flexibilité nettement supérieurs aux scénarios combinant nucléaire et renouvelables, et l'expérience allemande montre un recours accru aux combustibles fossiles en phase de fermeture, ce qui pèserait sur la sécurité et le prix de l'énergie au-delà de l'horizon RTE 2035.
Fondé sur : en-1.
Futurs énergétiques 2050 — comparaison des scénarios (M0/M1/M23 100% renouvelable vs N1/N2/N03 nucléaire-renouvelable) The Private and External Costs of Germany's Nuclear Phase-Out (Jarvis, Deschenes, Jha) Voir la fiche du candidat →
Hors de l'horizon quantifié par RTE (2035), l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables réduirait la dépendance du parc à la seule prolongation des réacteurs existants au-delà de 2037, que RTE identifie comme un point de fragilité en l'absence d'accélération.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
RTE fonde sa trajectoire d'adéquation sur une électrification croissante de la demande (+135 TWh sur dix ans) qui suppose la poursuite du développement renouvelable en complément du nucléaire ; retirer les dérogations qui soutiennent ce développement avant l'arrivée des nouveaux réacteurs annoncés créerait un risque d'offre insuffisante sur cette période.
Fondé sur : energie-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien d'un SMIC et de pensions revalorisés (pouvoir-achat-1) et de prix de l'énergie plafonnés (pouvoir-achat-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve de la soutenabilité budgétaire du plafonnement des prix de l'électricité, non chiffrée par une source indépendante.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un SMIC indexé sur l'inflation (pa-1) et de pensions revalorisées au niveau du SMIC (re-2) prolongerait un gain de pouvoir d'achat pour les ménages modestes, sous réserve que le blocage des prix (pa-2) ne provoque pas de contournement ou de pénurie affectant en retour le pouvoir d'achat réel.
Fondé sur : pa-1, re-2.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Le même mécanisme de baisse de charges plutôt que de hausse légale du SMIC (pouvoir-achat-1) prolongerait un gain de pouvoir d'achat ciblé sur les salariés modestes en emploi, sans qu'aucune projection officielle à cet horizon ne permette de le chiffrer contre une trajectoire de référence qui est elle-même absente.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Le précédent des Gilets jaunes (2018-2019) montre la sensibilité politique de toute fiscalité carbone visible, même présentée comme neutre pour les finances publiques, ce qui limite la probabilité que la mesure produise un effet net perceptible sur le pouvoir d'achat des ménages modestes à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le maintien de minima sociaux et de pensions revalorisés (pouvoir-achat-1) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par l'incertitude sur le financement durable du plafonnement des prix de l'électricité (pouvoir-achat-2).
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'un SMIC indexé et de pensions revalorisées au niveau du SMIC (re-2) prolongerait un effet réducteur sur la pauvreté monétaire, atténué par le risque que le blocage des prix (pa-2) pèse sur l'offre de certains biens de première nécessité à moyen terme.
Fondé sur : pa-1, re-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Même absence de mesure directe sur la pauvreté ou les inégalités qu'à 5 ans ; l'effet indirect d'une éventuelle hausse de l'emploi (travail-4) sur le taux de pauvreté n'est pas chiffré par une source indépendante consultée.
L'effet positif du minimum vieillesse pourrait être fragilisé par le coût de transition de la bascule vers la capitalisation, dont l'ampleur et le calendrier exact ne sont pas documentés, ce qui empêche de conclure clairement sur le sens net de l'effet.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
La relance nucléaire (energie-1) soutiendrait l'emploi industriel dans la filière énergétique, mais le passage aux 32 heures (travail-2) et une fiscalité des entreprises alourdie (impots-1) pèseraient sur la compétitivité-coût du reste de l'industrie, sans mesure de R&D identifiée pour combler le retard structurel français.
Fondé sur : travail-2, impots-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
L'extension des 32 heures (tr-2) à davantage de secteurs prolongerait la pression sur les coûts de production sans mesure de R&D identifiée, ce qui risquerait d'accentuer l'écart à l'objectif de R&D et le recul déjà engagé de la part de l'industrie manufacturière dans le PIB (9,3 % fin 2024).
Fondé sur : tr-2.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Aucun objectif chiffré de R&D ou de réindustrialisation au-delà de 2030 n'est porté par le programme ; l'effet des baisses de coûts évoquées à 5 ans se diluerait sans nouvelle mesure ciblant directement l'investissement ou l'innovation.
Fondé sur : travail-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Aucune projection officielle de la R&D ou de la part de l'industrie dans le PIB n'existe au-delà de 2030, ce qui empêche de conclure sur le sens net de l'effet à dix ans.
Fondé sur : impots-1.
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
L'effet positif de la régularisation des travailleurs sans-papiers (immigration-1) sur la population active serait probablement compensé par le retrait plus précoce des seniors lié au retour à 60 ans (retraites-1), ce qui limite l'écart net au ratio de dépendance projeté à 47 pour 100 vers 2037 par l'INSEE.
Fondé sur : immigration-1, retraites-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le maintien d'une politique de régularisation plutôt que de quotas chiffrés (im-1) prolongerait un effet marginal sur la population active, mais le retour à la retraite à 60 ans (re-1) réduirait en sens inverse le taux d'emploi des seniors par rapport à la trajectoire visant 64,6 ans en 2070 selon le COR, un effet contraire non chiffré ici.
Fondé sur : im-1, re-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le même effet de sélection par le travail plutôt que par le regroupement familial (immigration-1, immigration-2) prolongerait un soutien marginal au ratio de dépendance projeté à 47 pour 100 vers 2037 par l'INSEE, sans chiffrage indépendant de son ampleur.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Une division par huit des titres de séjour maintenue sur dix ans dépasserait largement l'ampleur de la variante migratoire basse déjà documentée par l'INSEE, ce qui rapprocherait la trajectoire d'un écart de deux points ou plus de ratio de dépendance, sous réserve d'une faisabilité juridique jugée très faible (droit d'asile, regroupement familial encadrés par le droit européen).
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
Le maintien d'une rupture avec les traités budgétaires européens (dette-1) prolongerait le risque de confrontation avec les institutions européennes et les marchés déjà identifié à 5 ans, sans scénario de sortie de crise chiffré par une source indépendante.
Fondé sur : dette-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Une renégociation unilatérale des traités en cas de refus des partenaires (eu-1) prolongerait le risque de confrontation avec les institutions européennes et les marchés déjà identifié à 5 ans, sans qu'aucun scénario de sortie de crise chiffré ne soit documenté par une source indépendante.
Fondé sur : eu-1, di-1.
Dette publique : la piste d'une annulation partielle défendue par Jean-Luc Mélenchon se heurte à de nombreuses difficultés Voir la fiche du candidat →
L'effet sur la crédibilité financière dépendrait de la mise en œuvre effective du zéro déficit visé (dette-1), non garantie selon l'iFRAP ; l'initiative européenne sur l'IA et le quantique avec les États les plus déterminés (europe-2) n'a pas de lien direct avec le spread obligataire.
Fondé sur : dette-1, europe-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Voir la fiche du candidat →
Si la révision constitutionnelle nécessaire (majorité des trois cinquièmes ou référendum) n'aboutit que partiellement, la dégradation de la crédibilité institutionnelle serait moindre qu'à cinq ans mais resterait négative, aucun organisme ne projetant de spread obligataire à cet horizon.
Fondé sur : immigration-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Une sortie de l'OTAN (defense-1) écarterait durablement la France de l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye, sans qu'un système de sécurité collective paneuropéen non aligné alternatif ne soit chiffré ou engagé par d'autres États.
Fondé sur : defense-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Une sortie de l'OTAN (eu-1) éloignerait la France de l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye, sans qu'un système de sécurité collective paneuropéen alternatif ne soit chiffré ou engagé par d'autres États membres.
Fondé sur : eu-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune trajectoire chiffrée n'est proposée par le candidat au-delà de 2030, alors que l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye nécessiterait un engagement budgétaire que le programme ne détaille pas.
Fondé sur : europe-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à cinq ans.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
Le maintien des recrutements d'enseignants malgré la baisse démographique (ecole-1) améliorerait le ratio élèves/enseignant au-delà de l'effet mécanique de la baisse des effectifs (-14,2 % entre 2025 et 2035 selon la DEPP), un effet positif net par rapport aux candidats qui laissent jouer seulement la démographie.
Fondé sur : ecole-1.
Projections d'effectifs scolaires à l'horizon 2035 Voir la fiche du candidat →
Réguler l'installation des médecins dans les zones sur-dotées (sa-2) est une mesure plus contraignante que celles des autres candidats de ce lot et pourrait accélérer la réduction des déserts médicaux au-delà de la trajectoire DREES (+106, base 100 = 2021, vers 2037), sous réserve de son acceptabilité par la profession.
Fondé sur : sa-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La baisse démographique scolaire (-14,2 % d'élèves entre 2025 et 2035 selon la DEPP) rend l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) partiellement mécanique plutôt que porté par une mesure nouvelle, ce qui limite l'écart attribuable au programme par rapport à la trajectoire de référence de densité médicale.
Fondé sur : ecole-2.
Projections d'effectifs scolaires à l'horizon 2035 Voir la fiche du candidat →
Les premières cohortes issues du doublement des effectifs étudiants en médecine engagé dès 2030 pourraient commencer à sortir de formation autour de cet horizon, un mécanisme plausible mais non chiffré indépendamment pour son effet sur l'indice de densité médicale de la DREES.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur