Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/18 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/17 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 10/28 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
En scénario à politiques inchangées, la dette continuerait de progresser, vers 130 à 140 % du PIB en 2032, loin de l'objectif gouvernemental de stabilisation à 118 % en 2029. Confiance : faible.
La sortie de l'euro et de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1), présentée comme la source de financement de la réduction du déficit (dette-1) plutôt qu'une hausse d'impôts ou une baisse de la dépense, se heurte à l'impact récessif de première année modélisé par la DG Trésor (modèle MESANGE, via Institut Montaigne) : -0,6 % à -3,2 % de PIB, médiane à -2,3 %, ce qui dégraderait mécaniquement le ratio dette/PIB bien au-delà du seuil de 5 points retenu ici, même sans hausse du stock de dette. Le CEPII documente en outre un risque juridique et financier de redénomination de la dette (principe de lex monetae), long, partiel et risqué, qui s'ajoute à ce choc.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
L'objectif de zéro déficit public en dix ans (dette-1) et la poursuite de la baisse des budgets ministériels engagée comme Premier ministre en 2024 (dette-2) engageraient une consolidation dès 2032, mais l'iFRAP jugeait déjà le programme de stabilité 2024-2027 du même auteur « sans crédibilité ni cohérence » faute de mesures détaillées, ce qui limite l'ampleur atteignable à cet horizon.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Confisquer les profits des groupes pétroliers et de l'armement pour financer une hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations sur l'ensemble de l'économie (dette-1, pouvoir-achat-1) met en regard des profits sectoriels de l'ordre de quelques dizaines de milliards d'euros par an et une dépense qui, appliquée à l'ensemble des salariés, retraités et allocataires du pays, est d'un ordre de grandeur bien supérieur, un déséquilibre de financement qui dépasse largement le seuil de 5 points de PIB retenu ici. Le principal risque, documenté par la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982 sur les nationalisations, qui exige une « juste et préalable indemnité »), est qu'une expropriation sans indemnité serait très probablement jugée inconstitutionnelle, ce qui priverait la mesure de son financement annoncé tout en laissant les dépenses engagées.
Fondé sur : dette-1, pouvoir-achat-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'objectif de 120 Md€ d'économies d'ici 2032 « sans hausse d'impôt » et le report de l'âge de la retraite à 65 ans (40 Md€ visés sur cinq ans) constituent, à la différence des programmes RN et Reconquête, une tentative de consolidation sans baisse nette d'impôt (l'échange 50 Md€ de baisse d'impôts de production contre 50 Md€ d'aides supprimées est conçu comme neutre). Le principal risque, documenté par les précédents des plans Barnier (2024) et Bayrou (2025), est l'absence de majorité à l'Assemblée pour voter ces économies, aucun chiffrage indépendant du programme 2027 n'existant par ailleurs.
Fondé sur : dette-1, retraites-1, impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
Selon les projections de vieillissement de la Commission européenne, la croissance potentielle française reculerait vers 0,6 % en 2030 avant de remonter, soit environ 0,7 % vers 2032. Confiance : faible.
La sortie de l'euro (europe-1) correspond au scénario modélisé par la DG Trésor (modèle MESANGE) pour la première année d'une sortie de la monnaie unique, avec un impact médian de -2,3 % de PIB (fourchette -0,6 % à -3,2 %), très supérieur à la croissance potentielle actuelle de la France (0,7 % à politiques inchangées). Le principal risque est l'ampleur exacte, qui dépend du scénario de dévaluation retenu par le CEPII (réalignement principalement vis-à-vis de l'Allemagne et de trois autres pays de la zone euro plutôt qu'une dévaluation généralisée).
Fondé sur : europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
La refonte du Code du travail (travail-1), la suppression du plafond légal d'heures supplémentaires (travail-2) et une réforme de l'assurance chômage présentée par le candidat comme créatrice de 100 000 emplois (travail-4) orienteraient l'emploi à la hausse, mais ce chiffre est celui du candidat et n'a pas été confirmé par une évaluation indépendante consultée.
Fondé sur : travail-1, travail-2, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'expropriation sans indemnité des actionnaires des groupes pétroliers et de l'armement (dette-1) constituerait une atteinte au droit de propriété que la Cour européenne des droits de l'homme (article 1 du protocole n° 1) et le Conseil constitutionnel jugent en principe incompatible avec l'absence de compensation, un précédent (nationalisation Renault 1945, indemnisée pour les actionnaires minoritaires malgré la confiscation de la part de Louis Renault) montrant que même les nationalisations françaises les plus radicales ont dû composer avec cette exigence ; un choc de cette nature déclencherait vraisemblablement une fuite des capitaux et une hausse de la prime de risque sur l'ensemble des emprunteurs privés et publics français. Aucune étude ne chiffre precisément cet effet pour la France, d'où une confiance limitée à moyenne sur le sens mais pas sur l'ampleur exacte.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Le seuil « zéro cotisation » porté à 1 623 heures par an et le Revenu d'incitation à l'activité conditionné à une reprise d'emploi visent à accroître l'offre de travail, dans la continuité de dispositifs comparables déjà pratiqués (loi TEPA de 2007) ; la baisse de 50 Md€ des impôts de production pourrait par ailleurs soutenir l'investissement. Le candidat lui-même présente le seuil horaire comme « neutre » pour les finances publiques, sans validation indépendante de ce calcul.
Fondé sur : travail-1, travail-2, impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le COR prévoit un solde stable autour de -0,2 % du PIB jusque vers 2030 puis une légère dégradation, soit environ -0,3 % vers 2032. Confiance : moyenne.
La baisse de l'âge légal de départ à la retraite (retraites-1), présentée comme rendue possible par la sortie de l'UE, n'est assortie d'aucun chiffre dans le programme ; à titre de comparaison, un simple retour à 62 ans est chiffré par l'Institut Montaigne à 8,2 Md€ par an dès 2027, soit environ 0,3 point de PIB. Le principal risque est que la marge budgétaire supposée par la sortie de l'UE est elle-même contredite par le choc récessif et le coût de transition identifiés au critère dette.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Raisonner en durée de cotisation plutôt qu'en âge légal (retraites-1) prolonge des paramètres proches de la réforme de 2023 déjà intégrée à la trajectoire de référence, sans chiffrage indépendant trouvé de son effet propre sur le solde que le COR projette à -0,3 % du PIB vers 2032.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Le retour à 60 ans avec pension complète et durée de cotisation réduite (retraites-1) va au-delà même du chiffrage par l'Institut Montaigne d'un retour à 60 ans avec 40 annuités et mesures d'accompagnement pour le programme du Nouveau Front Populaire (58 Md€/an à l'horizon 2027), ce qui dépasse très largement le seuil de 0,3 point de PIB retenu ici pour un effet marqué. Le COR prévoit par ailleurs une dégradation tendancielle du solde du système même à politiques inchangées, ce que cette mesure aggraverait fortement.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Porter l'âge légal à 65 ans avec une décote annuelle de 7 % va plus loin que la réforme de 2023 et se rapproche de la trajectoire que le COR juge nécessaire à l'équilibre du système (âge moyen simulé à 64,4 ans dès 2030) ; l'objectif de 40 Md€ d'économies sur cinq ans dépasse le seuil de 0,3 point de PIB retenu pour un effet marqué. Le principal risque, reconnu par le candidat lui-même, est l'absence de majorité pour voter une réforme allant au-delà de celle de 2023, déjà adoptée sans vote final par le 49-3.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Le scénario avec mesures existantes (AME) situe la réduction à -39,5 % en 2030 ; l'écart à l'objectif SNBC3 de -50 % resterait proche de 10 points vers 2032. Confiance : moyenne.
La sortie du marché européen de l'électricité (energie-1) retirerait le bénéfice de mutualisation avec les capacités renouvelables et bas-carbone des pays voisins que RTE intègre à ses scénarios de décarbonation, sans que l'investissement annoncé dans le nucléaire de nouvelle génération ne puisse produire d'électricité avant la fin de la décennie 2030 au plus tôt.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
energie-2 vise à tripler le rythme annuel de baisse des émissions de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030, ce qui comblerait une part importante de l'écart d'environ 10 points entre la trajectoire AME (-39,5 % en 2030) et l'objectif SNBC3 (-50 %) si le rythme était tenu ; le Haut Conseil pour le climat juge déjà fragile le suivi opérationnel de la SNBC3 actuelle, ce qui rend un tel triplement peu probable dans les délais.
Fondé sur : energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur l'énergie ou le climat ; le sens de l'effet sur ce critère n'est donc pas déterminable.
L'abrogation du volet électricité de la PPE3 et l'annulation des appels d'offres éolien et solaire non attribués retireraient une capacité bas-carbone prévue dans la trajectoire de référence du scénario avec mesures existantes, déjà jugée insuffisante par le Haut Conseil pour le climat pour atteindre l'objectif SNBC3 de -50 % en 2030. La relance nucléaire annoncée ne produit aucun effet à cet horizon, aucun EPR2 n'étant attendu avant 2038.
Fondé sur : climat-1, energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Dans le scénario central de RTE, la sécurité d'approvisionnement resterait assurée jusqu'en 2035, sous réserve de la réalisation des investissements en flexibilité (4 à 10,5 GW attendus d'ici 2030). Confiance : moyenne.
RTE a explicitement évalué un scénario de sortie du marché européen de l'électricité et conclu qu'un isolement complet est opérationnellement très risqué pour la sécurité d'approvisionnement et entraîne des surcoûts importants, ce qui qualifie un effet marqué au sens du seuil retenu ici (risque explicitement qualifié de majeur par RTE).
Fondé sur : energie-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
L'objectif de 75 €/MWh pour le nouveau nucléaire (energie-1) est inférieur au coût déjà anticipé par EDF pour les six premiers EPR2 (plafond de 72,8 Md€, décembre 2025), ce qui pourrait renchérir la facture s'il n'est pas tenu, mais l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables confirmerait la sécurité d'approvisionnement déjà assurée par RTE jusqu'en 2035.
Fondé sur : energie-1.
EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Bilan prévisionnel 2025-2035 Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte aucune mesure identifiée sur la production ou le prix de l'énergie ; le sens de l'effet n'est donc pas déterminable.
RTE observe une surcapacité temporaire actuelle du système électrique, ce qui limite le risque immédiat lié à l'arrêt des seuls appels d'offres renouvelables non encore attribués ; la loi de programmation nucléaire est un signal positif de long terme sans effet de sécurité d'approvisionnement à cinq ans.
Fondé sur : energie-1, climat-1.
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; l'évolution dépendra de la croissance potentielle (voir critère croissance) et des arbitrages fiscaux et sociaux de la consolidation budgétaire, non déterminés à législation constante. Confiance : faible.
L'allègement de l'impôt des classes moyennes (impots-1) et le rétablissement des indemnités chômage réduites (travail-1) soutiendraient le pouvoir d'achat de certains ménages, mais l'impact récessif de première année d'une sortie de l'euro modélisé par la DG Trésor (médiane -2,3 % de PIB) se traduirait vraisemblablement par une inflation importée et des pertes de revenu réel qui domineraient ces mesures ciblées. Faute de trajectoire de référence chiffrée, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE).
Fondé sur : europe-1, impots-1, travail-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
En réduisant les charges salariales plutôt qu'en relevant légalement le SMIC (pouvoir-achat-1), la mesure viserait les salariés en emploi de bas salaire ; la simulation OFCE d'une hausse du SMIC net financée par baisse de cotisations montre que ce canal crée des emplois nets contrairement à une hausse discrétionnaire pure, ce qui soutiendrait le pouvoir d'achat des ménages modestes en emploi sans toucher les inactifs et minima sociaux.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
La hausse immédiate de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations indexée sur l'inflation réelle (pouvoir-achat-1) et le SMIC porté à 2 000 € net, soit une hausse d'environ 40 % par rapport au niveau actuel (pouvoir-achat-2), constituent le paquet de mesures le plus favorable au pouvoir d'achat des ménages modestes de ce lot de candidats si elles sont appliquées comme annoncées. Faute de trajectoire de référence chiffrée pour ce critère, la comparaison se fait contre le niveau actuel (progression du niveau de vie médian de 1,8 % en 2024, INSEE) ; le principal risque, documenté par le Groupe d'experts SMIC pour une hausse bien plus modeste (12,4 %), est une destruction d'emplois au bas de l'échelle salariale d'une ampleur probablement bien supérieure à celle déjà mesurée pour une hausse trois fois moindre.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
La suppression des charges liées aux certificats d'économie d'énergie réduirait la facture d'électricité des ménages de l'équivalent de deux mois, un effet direct et quantifié bénéficiant proportionnellement plus aux ménages modestes pour qui l'énergie pèse davantage dans le budget ; aucune projection officielle de référence n'existant pour ce critère, la comparaison se fait contre la situation actuelle (1,8 % en 2024, INSEE). Le refus de tout coup de pouce discrétionnaire au SMIC pèse en sens inverse pour les plus bas salaires spécifiquement.
Fondé sur : pouvoir-achat-2, pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle à moyen ou long terme du taux de pauvreté ou de l'indice de Gini n'a été trouvée pour la France. Confiance : faible.
Le rétablissement des indemnités chômage réduites par les réformes récentes (travail-1) réduirait la pauvreté des demandeurs d'emploi concernés, mais le choc récessif d'une sortie de l'euro (-2,3 % de PIB en médiane la première année selon la DG Trésor) tend historiquement à augmenter le chômage et la pauvreté de façon plus large, un effet macroéconomique qui l'emporterait vraisemblablement sur la mesure ciblée.
Fondé sur : travail-1, europe-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le programme ne comporte pas de mesure ciblant directement le taux de pauvreté ou les inégalités de niveau de vie ; travail-4 (réforme de l'assurance chômage) vise l'incitation à l'emploi plutôt que le niveau des minima sociaux, sans lien direct établi avec le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian.
Une hausse générale de 300 à 500 €/mois des salaires, pensions et allocations et un SMIC porté à 2 000 € net réduiraient mécaniquement la pauvreté monétaire pour la grande majorité des ménages actuellement sous le seuil de 60 % du niveau de vie médian (15,4 % en 2024, INSEE), si la mesure est appliquée comme annoncée et sans perte d'emploi disproportionnée. Aucune projection officielle du taux de pauvreté n'existe pour comparer précisément à une trajectoire de référence.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Le plafonnement de l'ensemble des aides sociales non contributives à 70 % du SMIC net par adulte via le Compte social unique réduirait les ressources des ménages dont le cumul actuel des prestations dépasse ce seuil, ce qui pourrait faire basculer certains d'entre eux sous le seuil de pauvreté (1 337 €/mois pour une personne seule en 2024, INSEE) ; la baisse de la facture d'électricité atténue partiellement cet effet pour les mêmes ménages.
Fondé sur : travail-2, pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
L'objectif légal de 3 % du PIB en 2030 (loi de programmation de la recherche de 2020) paraît hors d'atteinte au rythme actuel : la R&D publique est à son plus bas niveau historique (0,74 % du PIB en 2023 contre un objectif de 1 %) et subit des réductions budgétaires (CNRS, Inserm, Inrae, IRD). Confiance : faible.
La sortie de l'UE sur la base de l'article 50 (europe-1) ferait perdre à la France l'accès préférentiel au marché unique du jour au lendemain sauf accord négocié, un risque documenté par le CEPII, qui chiffre par ailleurs à 21,5 Md€ l'exposition des banques françaises à un réalignement de change vis-à-vis de l'Allemagne. Le principal risque est la durée et l'issue de la négociation d'un nouvel accord commercial, non précisée dans le programme.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Voir la fiche du candidat →
La simplification du Code du travail (travail-1) et l'objectif de prix de l'électricité nouveau nucléaire à 75 €/MWh (energie-1) réduiraient des coûts identifiés comme un frein à la compétitivité industrielle, mais n'agissent pas directement sur la dépense de R&D (2,18 % du PIB en 2023, loin de l'objectif légal de 3 % en 2030) que suit ce critère.
Fondé sur : travail-1, energie-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires EDF fixe à 72,8 milliards d'euros le coût plafond des six EPR2 Voir la fiche du candidat →
Une expropriation sans indemnité de grandes entreprises cotées (dette-1) dégraderait le climat d'investissement pour l'ensemble des entreprises françaises, au-delà des seuls secteurs pétrolier et de l'armement, un mécanisme documenté par le principe constitutionnel de juste indemnité dont l'absence est précisément ce qui rend une expropriation déstabilisante pour les investisseurs. Le programme ne comporte aucune mesure positive identifiée sur la R&D ou l'industrie qui pourrait compenser cet effet.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
La baisse de 50 Md€ des impôts de production, régulièrement identifiés comme pesant plus lourdement sur l'industrie française que sur ses homologues européens, améliorerait la compétitivité des entreprises si elle est financée sans recette de substitution défavorable à l'activité ; la suppression concomitante de 50 Md€ d'aides publiques pourrait toutefois inclure des soutiens à l'innovation, ce qui tempère la confiance dans l'ampleur nette de l'effet.
Fondé sur : impots-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Le ratio de dépendance démographique continuerait de progresser, de 40 pour 100 en 2026 vers 44 pour 100 en 2032, sur la trajectoire INSEE menant à 49 pour 100 en 2040. Confiance : moyenne.
Mettre fin à l'immigration massive, sortir de l'espace Schengen et de la CEDH, dissoudre Frontex, supprimer l'AME et renvoyer les personnes en situation irrégulière (immigration-1) rapprocherait le solde migratoire du scénario bas de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an retenu dans la trajectoire de référence), ce qui dégraderait plus vite le ratio de dépendance démographique.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le passage à un système à points pour l'immigration de travail sur le modèle canadien (immigration-1) viserait à sélectionner une immigration à plus forte activité professionnelle que le regroupement familial qu'il réduit (immigration-2), ce qui soutiendrait mécaniquement le ratio actifs/inactifs, mais aucune évaluation indépendante ne chiffre l'effet net face à la projection INSEE (44 pour 100 en 2032).
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et garantir la liberté de circulation et d'installation (immigration-1) ferait basculer une partie de la population déjà présente vers un statut légal et contributif, et rapprocherait vraisemblablement le solde migratoire du scénario haut de l'INSEE plutôt que de son scénario central (+150 000/an), ce qui améliorerait le ratio de dépendance démographique par rapport à la trajectoire de référence.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le numerus clausus migratoire annuel voté par le Parlement et la réduction du regroupement familial élargi rapprocheraient le solde migratoire d'un niveau inférieur au solde central de +150 000/an retenu dans la trajectoire de référence de l'INSEE, sans toutefois viser une réduction aussi radicale que d'autres programmes ; faute de seuil fixé par le protocole, un écart d'au moins un point de ratio de dépendance est retenu par convention pour qualifier cet effet.
Fondé sur : immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Le spread est une variable de marché sans projection officielle ; son évolution dépendra de la trajectoire réelle de la dette (voir critère dette) et de la crédibilité perçue de la consolidation budgétaire. Confiance : faible.
La sortie de l'UE, de l'euro, de Schengen, de la CEDH et de l'OMS sur la base de l'article 50 (europe-1) est la rupture la plus complète possible avec le cadre européen : le CEPII documente un risque juridique et financier majeur de redénomination de la dette (principe de lex monetae, conflit avec l'article 63 du TFUE sur la libre circulation des capitaux en cas de contrôle des changes), dans un contexte où le spread OAT-Bund dépasse déjà 100 points de base et où la Commission européenne classe la France en risque budgétaire élevé.
Fondé sur : europe-1.
Sortie de l'euro : redénomination de la dette et principe de lex monetae Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
La poursuite d'une consolidation budgétaire (dette-1, dette-2) viserait à rassurer les marchés après le franchissement des 100 points de base de spread OAT-Bund en septembre 2026, mais aucun engagement chiffré à cet horizon ne permet d'anticiper l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
France 10Y vs Germany 10Y spread Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Le rejet du fonctionnement actuel de l'Union européenne (europe-1) est une position idéologique sans mesure institutionnelle concrète de sortie ou de rupture budgétaire ; la transformation économique radicale proposée par ailleurs (institutions-1, gestion directe de l'économie par les travailleurs) serait vraisemblablement incompatible avec le cadre du marché unique européen, mais aucune source indépendante ne permet de chiffrer un tel scénario, ce qui rend le sens net de l'effet indéterminé plutôt que simplement négatif.
La demande de rapatriement de compétences agricoles et halieutiques nécessiterait une renégociation des traités européens à l'unanimité, source de friction, mais Bruno Retailleau ne propose ni réduction unilatérale de la contribution française au budget de l'UE ni sortie du marché de l'électricité ; son objectif affiché de consolidation budgétaire sans hausse d'impôt pourrait, s'il était jugé crédible, plutôt soutenir la confiance des marchés dans un contexte où le spread OAT-Bund a déjà dépassé 100 points de base. Ces deux effets contraires ne permettent pas de conclure à un sens net à cet horizon.
Fondé sur : europe-1, dette-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 France 10Y vs Germany 10Y spread Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
La LPM actualisée (16 août 2026, +36 Md€ sur 2026-2030) ne couvre que jusqu'en 2030 et resterait en deçà de la cible intermédiaire de 3 % du PIB visée pour 2030 ; un effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ serait nécessaire pour l'atteindre, non légiféré à ce jour. Confiance : faible.
Porter immédiatement le budget de la défense à 3 % du PIB (defense-1) accélérerait la trajectoire par rapport à la LPM actualisée en août 2026, qui ne vise cet objectif qu'en 2030, ce qui constitue une hausse claire et quantifiable des moyens. La sortie de l'OTAN réduirait toutefois l'influence française sur les standards techniques et l'interopérabilité avec les forces alliées, un coût identifié par l'IFRI lors du précédent retrait de 1966, sans réduire le besoin de financement d'une défense purement nationale.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement La France dans l'OTAN : de l'allié difficile au contributeur essentiel Voir la fiche du candidat →
Le développement de « quatre vecteurs de puissance » militaire (europe-1) est cohérent avec la LPM actualisée en août 2026 (+36 Md€ sur 2026-2030), mais ne comporte pas d'engagement chiffré propre du candidat vers la cible intermédiaire de 3 % du PIB en 2030 que la LPM actuelle n'atteint pas.
Fondé sur : europe-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Refuser les hausses de budget militaire, dont le nouveau porte-avions, pour les rediriger vers les besoins sociaux (defense-1) inverserait directement la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026, qui porte l'effort à 436 Md€ sur 2026-2030 (soit environ 87 Md€/an en moyenne), vers un objectif intermédiaire de 3 % du PIB en 2030. Un gel ou une baisse du budget de la défense par rapport à cette trajectoire légiférée constitue un écart clairement quantifiable et de sens opposé à l'objectif de la LPM.
Fondé sur : defense-1.
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L'objectif d'un budget des armées protégé de 100 Md€ par an en fin de quinquennat (2032) dépasse nettement le budget 2026 réalisé (66,7 Md€ y compris pensions) et la trajectoire de la LPM actualisée en août 2026 (436 Md€ sur 2026-2030), se rapprochant de l'effort supplémentaire d'environ 24,7 Md€ que l'iFRAP juge nécessaire pour atteindre 3 % du PIB en 2030. Le principal risque est le vote d'une nouvelle loi de programmation militaire par un Parlement sans majorité acquise.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
La densité médicale standardisée (qui tient compte de la croissance et du vieillissement de la population) ne retrouverait son niveau de 2021 qu'entre 2032 et 2035, selon la DREES. Confiance : moyenne.
La suppression des agences régionales de santé et la réduction de la bureaucratie hospitalière au profit de l'investissement dans les soins de proximité et l'hôpital public (sante-1) pourraient améliorer l'allocation des moyens existants, sans qu'un chiffrage indépendant de l'effet sur l'indice de densité médicale de la DREES n'existe. Le principal risque est le financement de cet investissement dans un contexte budgétaire dégradé par la sortie de l'euro.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Le rétablissement du « choc des savoirs » (ecole-1) et l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) pourraient améliorer les résultats scolaires, mais le Café pédagogique juge le choc des savoirs contraire au diagnostic PISA, et le programme 2027 ne contient aucune mesure de santé ; ces effets incertains empêchent de conclure à un écart net à la trajectoire de référence.
Fondé sur : ecole-1, ecole-2.
Pierre Merle : le « choc des savoirs » de G. Attal, une politique contraire au bilan PISA Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Consacrer aux hôpitaux et aux écoles les sommes actuellement allouées à l'armement (sante-1, ecole-1) impliquerait une réorientation de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an, à l'échelle de la LPM actualisée (436 Md€ sur 2026-2030), vers les moyens et les effectifs de la santé et de l'éducation, un effet direct et de grande ampleur sur les moyens disponibles même si son effet précis sur l'indice de densité médicale de la DREES n'est pas chiffré indépendamment.
Fondé sur : sante-1, ecole-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La généralisation d'une 4e année de professionnalisation des internes en médecine générale dans les zones sous-denses prolonge un texte déjà adopté par le Sénat en 2022 et une réforme légale de l'internat de médecine générale déjà engagée pour la rentrée 2026, ce qui en fait pour l'essentiel une mesure d'accompagnement de la trajectoire déjà inscrite dans le droit plutôt qu'une rupture par rapport au scénario de référence de la DREES. La décentralisation de la gouvernance hospitalière vers les médecins est une réforme organisationnelle dont l'effet sur la densité médicale n'est pas documenté.
Fondé sur : sante-2, sante-1.
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