Comparer à long terme.
Effet des programmes sur douze critères objectifs, par rapport à la trajectoire actuelle si rien ne change. Aucun total, aucun classement général : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 7/26 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 8/31 promesses avec alerte
- Fiabilitéfragile
- programme non chiffré
- 12/32 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Si l'objectif de zéro déficit en dix ans (dette-1) était tenu, la dette s'écarterait largement de la trajectoire à politiques inchangées de 145 % du PIB vers 2037 (HCSP/OFCE/Banque de France), un écart supérieur au seuil de 5 points de PIB retenu pour un effet net ; l'iFRAP doute cependant que les économies annoncées soient documentées à cette échéance.
Fondé sur : dette-1, dette-2.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Voir la fiche du candidat →
Sur dix ans, l'écart entre un rendement de l'ISF élargi plafonné à quelques milliards d'euros par an et des engagements de dépense pérennes (logement public, hôpital, école) continuerait de peser sur la trajectoire déjà dégradée modélisée par le HCSP, l'OFCE et la Banque de France à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies n'est identifiée dans le programme, ce qui limite la confiance sur l'ampleur exacte mais pas sur le sens de l'effet.
Fondé sur : dette-impots-1, logement-4.
Comité d'évaluation des réformes de la fiscalité du capital : rapport final Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Si l'objectif de déficit à 2 % du PIB est atteint et maintenu au-delà de 2032, l'écart cumulé avec la trajectoire à politiques inchangées dépasserait le seuil de cinq points de PIB retenu pour un effet marqué à cet horizon. Aucun chiffrage indépendant ne valide cependant la trajectoire précise de réduction du déficit annoncée, ce qui plafonne la confiance à moyenne.
Fondé sur : dette-1.
Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'écart entre les recettes réalistes de lutte contre la fraude (de l'ordre de 15 à 25 Md€/an selon les estimations combinées de la Cour des comptes et du HCFiPS) et le chiffre de 100 Md€/an avancé par le candidat se maintiendrait dans la durée, tandis que les hausses de salaires des enseignants et les recrutements de sécurité deviennent des dépenses pérennes qui s'ajoutent à la trajectoire de la dette déjà dégradée à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies structurelles n'est identifiée pour combler cet écart.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, securite-1.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Les mêmes réformes du marché du travail prolongeraient un effet positif modeste sur la croissance potentielle, qui remonterait de toute façon vers 1,1 % vers 2037 selon la trajectoire de vieillissement de la Commission européenne citée par le Sénat, sans qu'aucune évaluation indépendante ne chiffre la part propre au programme.
Fondé sur : travail-1, travail-4.
Rapport n° r24-901 (citant l'Ageing Report 2024 de la Commission européenne) Voir la fiche du candidat →
L'indexation des salaires sur l'inflation (travail-1) et la revalorisation des grilles de classification (travail-2) prolongeraient la pression sur le coût du travail identifiée par le Groupe d'experts SMIC pour la seule hausse du salaire minimum, sans qu'aucune étude indépendante ne couvre l'effet cumulé de ces trois mesures sur l'emploi à dix ans. Le programme ne comporte pas de mesure de compétitivité ou d'investissement productif susceptible de compenser ce risque.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, travail-1, travail-2.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
L'achèvement du marché unique européen et la construction d'une union des marchés de capitaux pourraient soutenir l'investissement et la croissance des entreprises françaises si les 27 États membres s'accordent, un processus débattu depuis 2015 sans aboutir pleinement ; les mesures de restriction migratoire, plus ciblées que chez d'autres candidats, limiteraient moins la population active.
Fondé sur : europe-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le « Buy French Act » réservant 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (travail-2) réduirait la mise en concurrence des marchés publics, un mécanisme que la littérature économique standard associe à une perte d'efficacité et d'innovation à moyen terme, ce qui commencerait à compenser le soutien à la demande identifié à cinq ans. Le principal risque est la légalité de la mesure au regard des directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait limiter son application avant même qu'un effet économique ne se matérialise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
En allongeant de fait la durée d'activité des seniors (retraites-1) et en introduisant une part de capitalisation (retraites-2), le candidat viserait à limiter la dégradation du solde que le COR projette à -0,5 % du PIB vers 2037, même si aucun chiffrage indépendant du gain précis n'a été trouvé.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Comparateur des programmes, présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se creuserait mécaniquement avec le temps si le dispositif de trimestres de pénibilité monte en charge, sans qu'aucun financement compensatoire ne soit identifié dans le programme. L'ampleur reste incertaine faute de chiffrage indépendant de cette mesure spécifique.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Si l'engagement à travailler plus longtemps se traduit par une mesure législative concrète et que le pilier de capitalisation, confié aux partenaires sociaux, commence à monter en charge, l'effet sur le solde du système se rapprocherait de la trajectoire que le COR juge nécessaire à l'équilibre (65,8 ans en 2045). Aucune loi précise n'ayant encore été annoncée, la confiance reste faible.
Fondé sur : retraites-1, retraites-3.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023, déjà chiffré à 14,1 Md€/an par l'Institut Montaigne pour 2030, continuerait de peser sur le solde du système bien au-delà du seuil de 0,3 point de PIB retenu ici, alors que le COR prévoit déjà une dégradation tendancielle du solde à politiques inchangées. Aucun financement compensatoire n'est identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Si le rythme accéléré se maintenait au-delà de 2030, la réduction resterait supérieure à la trajectoire AME (-46 % vers 2037), portée aussi par l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables (energie-1) ; le principal risque est la difficulté d'accélérer à la fois l'offre bas-carbone et la baisse des émissions du bâtiment et des transports.
Fondé sur : energie-1, energie-2.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Voir la fiche du candidat →
Si le triplement du fret ferroviaire et le report modal vers le train (energie-climat-3) se concrétisent d'ici 2037, la réduction des émissions du transport routier et de l'aviation domestique améliorerait légèrement la trajectoire par rapport au scénario AME, sans toutefois atteindre le seuil de 10 % de l'écart à l'objectif SNBC3 retenu pour un effet marqué, l'aviation domestique et le fret routier ne représentant qu'une fraction modeste de l'inventaire national. Le principal risque est la faisabilité industrielle et budgétaire d'un tel report modal dans les délais annoncés.
Fondé sur : energie-climat-2, energie-climat-3.
Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
Si l'électrification massive des usages progresse au rythme visé par RTE (+135 TWh sur dix ans) sans les moratoires sur l'éolien ou le solaire proposés par d'autres candidats, la trajectoire se rapprocherait davantage de l'objectif SNBC3 que le scénario avec mesures existantes, qui prévoit seulement -46 % vers 2037.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'effet négatif du ralentissement des renouvelables se prolongerait jusqu'en 2037, avant même l'entrée en service du premier EPR2 (2038), creusant l'écart avec la trajectoire AME sur laquelle repose déjà l'essentiel du retard par rapport à l'objectif SNBC3.
Fondé sur : energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
Hors de l'horizon quantifié par RTE (2035), l'accélération simultanée du nucléaire et des renouvelables réduirait la dépendance du parc à la seule prolongation des réacteurs existants au-delà de 2037, que RTE identifie comme un point de fragilité en l'absence d'accélération.
Fondé sur : energie-1.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Voir la fiche du candidat →
Si la sortie du marché européen de l'électricité est menée à son terme d'ici 2037, avant l'entrée en service du premier EPR2 (Penly, 2038), la France resterait dans l'intervalle jugé par RTE comme celui où l'isolement complet du marché européen menace directement la sécurité d'approvisionnement, ce qui qualifie un effet marqué au sens du seuil retenu ici (risque explicitement qualifié de majeur par RTE). Aucun chiffrage indépendant de la probabilité que la mesure soit menée à son terme n'existe, d'où une confiance faible.
Fondé sur : energie-climat-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Le programme EPR2 accuse déjà des retards et des surcoûts par rapport au calendrier initial de 2022, un facteur qui limite l'ampleur de l'effet différentiel de cette relance nucléaire sur la sécurité d'approvisionnement à dix ans, indépendamment du candidat élu.
Fondé sur : energie-1.
La période 2030-2037 resterait la plus exposée, RTE plaçant l'entrée en service du premier EPR2 en 2038 ; un ralentissement des renouvelables sur cette période prolongerait le risque sur la sécurité d'approvisionnement identifié par RTE, sans qu'aucune source ne chiffre précisément l'ampleur pour ce scénario spécifique.
Fondé sur : energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Le même mécanisme de baisse de charges plutôt que de hausse légale du SMIC (pouvoir-achat-1) prolongerait un gain de pouvoir d'achat ciblé sur les salariés modestes en emploi, sans qu'aucune projection officielle à cet horizon ne permette de le chiffrer contre une trajectoire de référence qui est elle-même absente.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Simulation d'une hausse discrétionnaire du SMIC net à 1 600 € Voir la fiche du candidat →
Si l'indexation des salaires sur l'inflation (travail-1) et la revalorisation des grilles (travail-2) se maintiennent, l'effet positif sur le pouvoir d'achat des ménages modestes persisterait, mais l'aggravation cumulée du risque sur l'emploi au bas de l'échelle des salaires en réduirait la portée pour une partie des ménages ciblés. Aucune étude indépendante ne couvre l'effet cumulé de ces mesures à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, travail-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Une aide aussi ciblée serait probablement absorbée ou révisée dans le cadre de la trajectoire de consolidation budgétaire visant 2 % de déficit d'ici 2032, ce qui rend son effet sur le pouvoir d'achat des ménages modestes incertain à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Si l'ensemble de ces mesures se maintient, l'effet positif sur le pouvoir d'achat persisterait, mais la dégradation de la trajectoire de la dette qu'elles engendrent (voir critère dette) pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans, ce qui tempère la confiance sur la durabilité de l'effet.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Même absence de mesure directe sur la pauvreté ou les inégalités qu'à 5 ans ; l'effet indirect d'une éventuelle hausse de l'emploi (travail-4) sur le taux de pauvreté n'est pas chiffré par une source indépendante consultée.
Si le programme de logement public et la politique salariale se maintiennent, l'effet sur la pauvreté resterait probablement positif, mais atténué par le risque de destruction d'emplois au bas de l'échelle des salaires identifié au critère croissance. Aucune projection officielle de la pauvreté n'existe à cet horizon pour trancher plus précisément.
Fondé sur : logement-4.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
L'effet à dix ans dépendrait de la capacité du marché du travail à absorber plus rapidement les demandeurs d'emploi concernés, ce qu'aucune évaluation indépendante ne permet de trancher pour cette mesure précise.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait positif, mais son ampleur dépend du même risque d'ajustement budgétaire identifié au critère pouvoir-achat, faute de financement crédible du programme dans son ensemble.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
part industrie, R&D/PIB, balance commercialeTrajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
Aucun objectif chiffré de R&D ou de réindustrialisation au-delà de 2030 n'est porté par le programme ; l'effet des baisses de coûts évoquées à 5 ans se diluerait sans nouvelle mesure ciblant directement l'investissement ou l'innovation.
Fondé sur : travail-1.
Les dépenses de R&D des entreprises en 2024, données provisoires Voir la fiche du candidat →
Même constat qu'à cinq ans : aucune mesure du programme ne cible la R&D, l'industrie ou le commerce extérieur.
Aucune projection officielle de la R&D ou de l'industrie n'existe au-delà de 2030, et l'achèvement du marché unique dépend d'un calendrier européen non maîtrisé par la seule France, ce qui empêche de conclure sur le sens net de l'effet.
Fondé sur : europe-1.
La réduction de la mise en concurrence des marchés publics commencerait à peser sur l'incitation à l'innovation des entreprises protégées, un mécanisme que l'OCDE associe généralement aux politiques de préférence nationale, ce qui compenserait progressivement le soutien initial à l'activité industrielle.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
Le même effet de sélection par le travail plutôt que par le regroupement familial (immigration-1, immigration-2) prolongerait un soutien marginal au ratio de dépendance projeté à 47 pour 100 vers 2037 par l'INSEE, sans chiffrage indépendant de son ampleur.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Même constat qu'à cinq ans : ni l'opposition à l'immigration de travail ni la régularisation de personnes déjà présentes ne modifient de façon déterminable la trajectoire de la population active projetée par l'INSEE.
Le maintien d'une liste de pays sûrs votée chaque année et d'un régime plus restrictif pour l'immigration familiale prolongerait cet écart avec le scénario central sur la décennie, dans une mesure plus modérée que les réductions massives et chiffrées annoncées par d'autres candidats.
Fondé sur : immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique de la sortie de Schengen (négociation avec l'UE) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit pleinement atteinte.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
L'effet sur la crédibilité financière dépendrait de la mise en œuvre effective du zéro déficit visé (dette-1), non garantie selon l'iFRAP ; l'initiative européenne sur l'IA et le quantique avec les États les plus déterminés (europe-2) n'a pas de lien direct avec le spread obligataire.
Fondé sur : dette-1, europe-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 Programme de stabilité 2024-2027 : le gouvernement présente encore un document budgétaire sans crédibilité ni cohérence Voir la fiche du candidat →
Si la sortie du marché européen de l'électricité se poursuit, la friction avec les règles du marché intérieur resterait un facteur de tension avec la Commission européenne, sans toutefois atteindre l'ampleur d'une rupture ouverte avec les traités que prévoient d'autres candidats. Aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon, ce qui limite la confiance sur l'ampleur.
Fondé sur : energie-climat-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si l'approfondissement du marché unique et de l'union des marchés de capitaux progresse, la crédibilité européenne de la France s'en trouverait renforcée, mais aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon pour en mesurer l'ampleur.
Fondé sur : europe-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si le référendum sur l'appartenance à l'UE aboutit à une sortie, l'ampleur de la dégradation se rapprocherait de celle estimée par l'Institut Montaigne pour une sortie de la monnaie unique (impact PIB de -0,6 % à -3,2 % la première année selon le scénario), mais cette issue reste conditionnelle et non acquise, ce qui justifie de retenir un effet du même ordre qu'à cinq ans plutôt qu'une aggravation automatique.
Fondé sur : europe-defense-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
budget défense/PIB vs LPM et OTANTrajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Aucune trajectoire chiffrée n'est proposée par le candidat au-delà de 2030, alors que l'objectif otanien de 5 % du PIB en 2035 fixé au sommet de La Haye nécessiterait un engagement budgétaire que le programme ne détaille pas.
Fondé sur : europe-1.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Maintenir un tel niveau de réservistes et de production de munitions au-delà de 2030 nécessiterait une nouvelle loi de programmation militaire non encore votée, ce qui limite la confiance sur la poursuite de cet effort à dix ans malgré l'ambition affichée.
Fondé sur : europe-2.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de l'horizon 2030 déjà couvert par la cible de 2,5 % du PIB, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
La baisse démographique scolaire (-14,2 % d'élèves entre 2025 et 2035 selon la DEPP) rend l'objectif de moins de 20 élèves par classe (ecole-2) partiellement mécanique plutôt que porté par une mesure nouvelle, ce qui limite l'écart attribuable au programme par rapport à la trajectoire de référence de densité médicale.
Fondé sur : ecole-2.
Projections d'effectifs scolaires à l'horizon 2035 Voir la fiche du candidat →
La trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée vers 2032-2035 identifiée par la DREES dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, largement indépendant des hausses de moyens annoncées, ce qui limite l'effet propre du programme à cet horizon malgré une orientation budgétaire favorable.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La revalorisation massive des rémunérations enseignantes pourrait améliorer le recrutement à terme, mais la trajectoire de rattrapage de la densité médicale (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035, DREES) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, indépendant de ce programme.
Fondé sur : ecole-2.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la bourse pour étudiants en médecine produit ses effets d'ici 2032-2037, période où la DREES situe déjà le retour de la densité médicale à son niveau de 2021, elle pourrait renforcer l'implantation en zones sous-dotées au-delà de la seule trajectoire de rattrapage déjà prévue par le flux de médecins en formation, tandis que la hausse de 20 puis 40 % des salaires des enseignants (ecole-1) améliorerait l'attractivité du métier.
Fondé sur : sante-2, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
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