Comparer à long terme.
Ce que chaque programme change sur 12 critères. Pas de classement : chaque critère se lit seul.
Comment ces effets sont évalués, et par rapport à quelles sources →
- Améliore nettement la trajectoire
- Améliore
- Neutre, proche de la trajectoire actuelle
- Dégrade
- Dégrade nettement
- Incertain : pas assez d'éléments pour trancher
Chaque évaluation porte une confiance (faible, moyenne, haute). Touchez une case pour lire la raison et les sources.
Jusqu'à six candidats côte à côte. L'ordre est celui de la sélection, pas un classement ; l'ordre des noms est tiré au hasard.
- Fiabilitépas assez d'éléments
- programme non chiffré
- 8/17 promesses avec alerte
- Fiabilitéfaible
- programme non chiffré
- 14/29 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme non chiffré
- 11/27 promesses avec alerte
- Fiabilitécorrecte
- programme chiffré
- 15/33 promesses avec alerte
Dette publique soutenable
dette/PIB, déficitTrajectoire actuelle
La trajectoire à politiques inchangées de la HCSP, de l'OFCE et de la Banque de France situe la dette à 140 % du PIB en 2035, soit environ 145 % vers 2037. Confiance : faible.
Si la hausse générale des salaires, pensions et allocations indexée sur l'inflation réelle (pouvoir-achat-1) se maintient sans que la confiscation des profits pétroliers et de l'armement ne puisse être menée à bien pour les raisons constitutionnelles identifiées à cinq ans, l'écart avec la trajectoire de référence à politiques inchangées continuerait de se creuser, sans aucune autre source de financement identifiée dans le programme.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, dette-1.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
L'absence de financement identifié pour le retour à 62 ans (coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023 estimé à 10 Md€ dès 2027 par l'iFRAP) et la pérennisation de la baisse de TVA énergie s'ajouteraient à la trajectoire déjà dégradée à politiques inchangées modélisée par le HCSP, l'OFCE et la Banque de France. Le principal risque est l'absence de majorité parlementaire pour voter les 125 Md€ d'économies annoncés, qui resteraient donc largement virtuels.
Fondé sur : dette-impots-2, retraites-1.
Le vrai coût du programme du Rassemblement National Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Si la trajectoire annoncée de réduction de huit points de PIB de dépense publique en dix ans, présentée par référence aux exemples suédois et allemand, est atteinte comme prévu, l'écart avec la trajectoire de référence dépasserait largement le seuil de cinq points de PIB retenu pour un effet marqué à cet horizon. La confiance reste plafonnée à moyenne faute de chiffrage indépendant validant que le précédent suédo-allemand cité par le candidat correspond exactement à l'ampleur et au calendrier annoncés.
Fondé sur : dette-1.
Comparateur de programmes — Présidentielles 2027 Voir la fiche du candidat →
L'écart entre les recettes réalistes de lutte contre la fraude (de l'ordre de 15 à 25 Md€/an selon les estimations combinées de la Cour des comptes et du HCFiPS) et le chiffre de 100 Md€/an avancé par le candidat se maintiendrait dans la durée, tandis que les hausses de salaires des enseignants et les recrutements de sécurité deviennent des dépenses pérennes qui s'ajoutent à la trajectoire de la dette déjà dégradée à politiques inchangées. Aucune contrepartie d'économies structurelles n'est identifiée pour combler cet écart.
Fondé sur : dette-impots-3, ecole-1, securite-1.
La détection de la fraude fiscale des particuliers Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Croissance et emploi
PIB potentiel, taux d'emploiTrajectoire actuelle
La croissance potentielle remonterait progressivement vers environ 1,1 % vers 2037, sur la trajectoire menant à 1,5 % en 2040 selon la Commission européenne. Confiance : faible.
Si le contentieux juridique et le choc de confiance identifiés à cinq ans se résorbent partiellement, sous l'effet probable d'une indemnisation finalement imposée par les juridictions comme le suggère le précédent de 1982, l'effet négatif sur la croissance s'atténuerait sans disparaître, un dommage réputationnel sur le climat des affaires en France pouvant perdurer.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
L'effet de stimulation par la demande se heurterait progressivement à la réduction de la population active liée à la baisse de 80 à 90 % de l'immigration, un facteur qui pèse structurellement sur la croissance potentielle selon les projections de population de l'INSEE. Les deux effets, l'un expansionniste à court terme et l'autre restrictif sur l'offre de travail, se compensent partiellement à cet horizon.
Fondé sur : immigration-1, pouvoir-achat-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
La division par huit de la délivrance de titres de séjour réduirait fortement l'offre de travail, un effet qui commencerait à dominer sur la croissance potentielle à cet horizon malgré les gains de flexibilité attendus du contrat de travail unique s'il était mis en œuvre.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Le « Buy French Act » réservant 75 % des 200 Md€ de commande publique annuelle aux entreprises produisant en France (travail-2) réduirait la mise en concurrence des marchés publics, un mécanisme que la littérature économique standard associe à une perte d'efficacité et d'innovation à moyen terme, ce qui commencerait à compenser le soutien à la demande identifié à cinq ans. Le principal risque est la légalité de la mesure au regard des directives européennes sur les marchés publics, qui pourrait limiter son application avant même qu'un effet économique ne se matérialise.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Équilibre des retraites
solde du système, taux de remplacementTrajectoire actuelle
Le déficit du système de retraites se creuserait progressivement vers -0,5 % du PIB vers 2037, sur la trajectoire menant à -0,9 % en 2045 selon le COR. Confiance : faible.
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se creuserait mécaniquement avec le temps si le retour à 60 ans avec durée de cotisation réduite est maintenu, sans qu'aucun financement compensatoire ne soit identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
L'écart avec la trajectoire de référence du COR se creuserait mécaniquement avec le temps, l'âge simulé pour l'équilibre atteignant 65,8 ans en 2045 alors que le programme vise l'inverse. Aucune contrepartie de financement indépendamment chiffrée n'a été identifiée pour compenser cette perte de recettes et cette hausse de la durée de versement des pensions.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Le vrai coût du programme du Rassemblement National Voir la fiche du candidat →
À cet horizon, les premières tranches de la bascule vers la capitalisation individuelle détourneraient une partie des cotisations ou des financements publics du système par répartition sans qu'aucun précédent français ne permette d'évaluer l'ampleur de ce coût de transition, ce qui compenserait en partie l'amélioration apportée par l'âge légal à 65 ans. Il s'agit d'un jugement de cette recherche plutôt que d'un chiffrage indépendant du mécanisme précis proposé.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Le coût de l'abrogation complète de la réforme de 2023, déjà chiffré à 14,1 Md€/an par l'Institut Montaigne pour 2030, continuerait de peser sur le solde du système bien au-delà du seuil de 0,3 point de PIB retenu ici, alors que le COR prévoit déjà une dégradation tendancielle du solde à politiques inchangées. Aucun financement compensatoire n'est identifié dans le programme.
Fondé sur : retraites-1.
Législatives 2024 : combien coûterait une abrogation de la réforme des retraites (chiffrage Institut Montaigne) Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Voir la fiche du candidat →
Trajectoire climat
émissions vs SNBCTrajectoire actuelle
Sous mesures existantes seulement, la réduction atteindrait environ -46 % vers 2037, entre les points AME de 2030 (-39,5 %) et 2050 (-57 %). Confiance : faible.
Le remplacement de l'éolien par du nucléaire neuf, dont aucun réacteur EPR2 n'entrera en service avant 2038, laisserait un vide de production bas-carbone comblé par des importations ou du gaz, ce qui dégraderait la trajectoire du scénario avec mesures existantes qui prévoit déjà seulement -46 % vers 2037. Le chiffrage précis de cet effet n'existe pas, d'où une confiance faible malgré un mécanisme bien identifié par les experts cités.
Fondé sur : energie-climat-1.
Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'arrêt des dérogations aux renouvelables prolongerait l'écart avec la trajectoire AME (-46 % vers 2037) tant que les nouveaux réacteurs annoncés (EPR de nouvelle génération, mini-réacteurs) ne sont pas en service, un calendrier industriel non garanti pour des technologies dont certaines (mini-réacteurs) restent à un stade préindustriel en France.
Fondé sur : energie-1.
Rapport annuel 2026 : Dangers climatiques, la France face à ses responsabilités Scénario avec mesures existantes (AME) de la SNBC Voir la fiche du candidat →
L'effet négatif du ralentissement des renouvelables se prolongerait jusqu'en 2037, avant même l'entrée en service du premier EPR2 (2038), creusant l'écart avec la trajectoire AME sur laquelle repose déjà l'essentiel du retard par rapport à l'objectif SNBC3.
Fondé sur : energie-climat-2.
Futurs énergétiques 2050, dossier de concertation Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Sécurité et prix de l'énergie
production pilotable, prixTrajectoire actuelle
Hors de l'horizon quantifié de RTE (2035) ; le premier EPR2 (Penly) n'entrerait en service qu'en 2038, donc le parc reste dépendant de la prolongation de durée de vie des réacteurs existants jusqu'en 2037, sans indicateur chiffré officiel unique à cette date. Confiance : faible.
Le premier EPR2 de Penly n'entrant en service qu'en 2038, la période 2030-2037 resterait dépendante des interconnexions et de l'éolien existant que le programme prévoit précisément de quitter et de démanteler, prolongeant le risque identifié par RTE au-delà du premier horizon. Aucun chiffrage indépendant de l'ampleur de ce risque à dix ans n'existe, d'où une confiance faible malgré un mécanisme clair.
Fondé sur : energie-climat-1.
Bilan prévisionnel 2025-2035 (et son évaluation d'un scénario de sortie du marché européen de l'électricité) Voir la fiche du candidat →
RTE fonde sa trajectoire d'adéquation sur une électrification croissante de la demande (+135 TWh sur dix ans) qui suppose la poursuite du développement renouvelable en complément du nucléaire ; retirer les dérogations qui soutiennent ce développement avant l'arrivée des nouveaux réacteurs annoncés créerait un risque d'offre insuffisante sur cette période.
Fondé sur : energie-1.
La période 2030-2037 resterait la plus exposée, RTE plaçant l'entrée en service du premier EPR2 en 2038 ; un ralentissement des renouvelables sur cette période prolongerait le risque sur la sécurité d'approvisionnement identifié par RTE, sans qu'aucune source ne chiffre précisément l'ampleur pour ce scénario spécifique.
Fondé sur : energie-climat-2.
Bilan prévisionnel 2025-2035 Le Grand Chantier de l'EPR2 à Penly Voir la fiche du candidat →
Revenu réel des ménages modestes
niveau de vie D1–D3Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle à cet horizon ; même limite méthodologique qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Si ces hausses se maintiennent, l'effet resterait très favorable pour les ménages qui conservent un emploi ou une pension, mais le risque de financement identifié au critère dette et le risque de destruction d'emplois identifié à cinq ans réduiraient la confiance sur la durabilité de l'effet à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Groupe d'experts sur le SMIC, rapport 2024 Voir la fiche du candidat →
Si les mesures de baisse de TVA et d'exonération de cotisations sur les hausses de salaires se maintiennent, l'effet sur le pouvoir d'achat des ménages modestes resterait positif, mais la trajectoire de la dette déjà dégradée par ces mêmes mesures pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans. Le risque de conflit européen sur la TVA énergie subsiste également à cet horizon.
Fondé sur : pouvoir-achat-1, pouvoir-achat-2.
Focus Finances publiques : trajectoires de la dette 2035-2050 à politiques inchangées Voir la fiche du candidat →
Le précédent des Gilets jaunes (2018-2019) montre la sensibilité politique de toute fiscalité carbone visible, même présentée comme neutre pour les finances publiques, ce qui limite la probabilité que la mesure produise un effet net perceptible sur le pouvoir d'achat des ménages modestes à dix ans.
Fondé sur : pouvoir-achat-2.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Si l'ensemble de ces mesures se maintient, l'effet positif sur le pouvoir d'achat persisterait, mais la dégradation de la trajectoire de la dette qu'elles engendrent (voir critère dette) pourrait forcer un ajustement budgétaire compensatoire d'ici dix ans, ce qui tempère la confiance sur la durabilité de l'effet.
Fondé sur : travail-1, pouvoir-achat-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Pauvreté et inégalités
taux de pauvreté, GiniTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans. Confiance : faible.
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait favorable, mais atténué par le même risque de destruction d'emplois et de financement identifié aux critères croissance et dette.
Fondé sur : pouvoir-achat-1.
Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
Sur dix ans, l'effet positif de la revalorisation des petites pensions serait probablement atténué par la dégradation du solde du système de retraites, qui pourrait à terme peser sur la générosité du système pour les mêmes catégories modestes. Ces deux effets contraires empêchent de conclure clairement dans un sens ou dans l'autre.
Fondé sur : retraites-2.
Rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites Niveau de vie et pauvreté en 2024 Voir la fiche du candidat →
L'effet positif du minimum vieillesse pourrait être fragilisé par le coût de transition de la bascule vers la capitalisation, dont l'ampleur et le calendrier exact ne sont pas documentés, ce qui empêche de conclure clairement sur le sens net de l'effet.
Fondé sur : retraites-1, retraites-2.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Si ces mesures se maintiennent, l'effet resterait positif, mais son ampleur dépend du même risque d'ajustement budgétaire identifié au critère pouvoir-achat, faute de financement crédible du programme dans son ensemble.
Fondé sur : travail-1.
Utiliser la microsimulation pour estimer les inégalités en temps réel Voir la fiche du candidat →
Investissement, industrie, innovation
Dépense de recherche, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune projection officielle au-delà de l'horizon 2030 de la loi de programmation de la recherche. Confiance : faible.
Le dommage au climat d'investissement identifié à cinq ans se prolongerait tant que le contentieux juridique et la nature du régime de propriété appliqué aux secteurs concernés ne seraient pas clarifiés.
Fondé sur : dette-1.
Décision n° 81-132 DC du 16 janvier 1982, Loi de nationalisation Voir la fiche du candidat →
Si la sortie du marché européen de l'électricité aboutissait à un prix national plus bas comme annoncé, elle pourrait renforcer la compétitivité industrielle, mais sa faisabilité est jugée très faible par les experts cités, ce qui rend le sens de l'effet à cet horizon incertain plutôt que clairement positif ou négatif.
Fondé sur : energie-climat-1.
Transition énergétique : le programme « extravagant et inquiétant » de Marine Le Pen Voir la fiche du candidat →
Aucune projection officielle de la R&D ou de la part de l'industrie dans le PIB n'existe au-delà de 2030, ce qui empêche de conclure sur le sens net de l'effet à dix ans.
Fondé sur : impots-1.
La réduction de la mise en concurrence des marchés publics commencerait à peser sur l'incitation à l'innovation des entreprises protégées, un mécanisme que l'OCDE associe généralement aux politiques de préférence nationale, ce qui compenserait progressivement le soutien initial à l'activité industrielle.
Fondé sur : travail-2.
L'OCDE livre ses recettes pour améliorer la compétitivité industrielle de la France (couverture de l'Étude économique de la France) Voir la fiche du candidat →
Main-d'œuvre et démographie
population active, ratio de dépendanceTrajectoire actuelle
Vers 2037, le ratio approcherait 47 pour 100, juste avant le point de 49 pour 100 projeté par l'INSEE pour 2040. Confiance : moyenne.
Si la liberté de circulation et d'installation se maintient, l'effet positif sur la population active se prolongerait, mais son ampleur précise reste incertaine faute de tout chiffrage indépendant d'une politique migratoire aussi ouverte pour la France.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique très limitée de la mesure (droit d'asile, regroupement familial encadrés par le droit européen) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit atteinte.
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026), dont la variante à solde migratoire bas Voir la fiche du candidat →
Une division par huit des titres de séjour maintenue sur dix ans dépasserait largement l'ampleur de la variante migratoire basse déjà documentée par l'INSEE, ce qui rapprocherait la trajectoire d'un écart de deux points ou plus de ratio de dépendance, sous réserve d'une faisabilité juridique jugée très faible (droit d'asile, regroupement familial encadrés par le droit européen).
Fondé sur : immigration-1.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
L'écart cumulé avec le scénario central se creuserait avec le temps, la population active étant mécaniquement plus restreinte sous un solde migratoire durablement bas, comme le montre l'écart de plusieurs millions d'habitants entre les scénarios migratoires de l'INSEE à l'horizon 2070. La faisabilité juridique de la sortie de Schengen (négociation avec l'UE) tempère la probabilité que l'ampleur annoncée soit pleinement atteinte.
Fondé sur : immigration-1, immigration-2.
Projections de population à l'horizon 2070 (édition 2026) Voir la fiche du candidat →
Crédibilité financière et place dans l'UE
spread OAT-Bund, respect des règlesTrajectoire actuelle
Même absence de projection officielle qu'à 5 ans ; aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon. Confiance : faible.
Si les mesures de rupture avec le cadre européen (budget UE, marché de l'électricité) ne sont que partiellement mises en œuvre faute de majorité, la dégradation de la crédibilité financière serait moins marquée qu'à cinq ans mais resterait négative par rapport à la trajectoire de référence. Aucun organisme ne projette de spread obligataire à cet horizon, ce qui limite la confiance dans l'ampleur de l'effet.
Fondé sur : europe-defense-1.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si la révision constitutionnelle nécessaire (majorité des trois cinquièmes ou référendum) n'aboutit que partiellement, la dégradation de la crédibilité institutionnelle serait moindre qu'à cinq ans mais resterait négative, aucun organisme ne projetant de spread obligataire à cet horizon.
Fondé sur : immigration-2.
Debt Sustainability Monitor 2025 Voir la fiche du candidat →
Si le référendum sur l'appartenance à l'UE aboutit à une sortie, l'ampleur de la dégradation se rapprocherait de celle estimée par l'Institut Montaigne pour une sortie de la monnaie unique (impact PIB de -0,6 % à -3,2 % la première année selon le scénario), mais cette issue reste conditionnelle et non acquise, ce qui justifie de retenir un effet du même ordre qu'à cinq ans plutôt qu'une aggravation automatique.
Fondé sur : europe-defense-1.
Les contre-vérités de la sortie de la monnaie unique (modélisation DG Trésor MESANGE) Voir la fiche du candidat →
Capacités de défense
Budget de l'armée, pensions comprises, % du PIB.Trajectoire actuelle
Aucune loi de programmation militaire ne couvre au-delà de 2030 ; l'objectif de l'OTAN (sommet de La Haye, 2025) vise 5 % du PIB en 2035 (3,5 % au sens strict + jusqu'à 1,5 % élargi) mais ne constitue pas un engagement français chiffré et légalement contraignant à cet horizon. Confiance : faible.
Si l'opposition aux hausses de budget militaire se maintient au-delà de 2030, l'écart avec toute trajectoire de poursuite de l'effort de défense engagé resterait marqué, sans qu'aucune loi de programmation ne couvre cet horizon pour comparer précisément.
Fondé sur : defense-1.
Actualisation de la LPM : la France intensifie son effort de réarmement Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense à dix ans ; la seule référence disponible date du programme 2022 et est déjà dépassée par la trajectoire budgétaire 2026, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à cet horizon.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Même absence de position chiffrée qu'à cinq ans.
Defence expenditures and NATO's 5% commitment Voir la fiche du candidat →
Aucune position chiffrée n'a été retrouvée pour un objectif de budget de défense au-delà de l'horizon 2030 déjà couvert par la cible de 2,5 % du PIB, ce qui ne permet pas de conclure sur le sens de l'effet à dix ans.
Santé et école
accès aux soins, résultats PISA/effectifsTrajectoire actuelle
Après le rattrapage de 2032-2035, la densité médicale standardisée progresserait ensuite, vers environ 106 (base 100 = 2021) en 2037, sur la trajectoire menant à +23 % en 2050. Confiance : faible.
Si la réorientation des moyens militaires vers la santé et l'éducation se maintient, l'effet resterait positif, mais la trajectoire de rattrapage de la densité médicale standardisée vers 2032-2035 identifiée par la DREES dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, ce qui limite l'effet propre du programme sur ce sous-indicateur.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
La suppression des agences régionales de santé et le retour à une tutelle préfectorale directe est une réorganisation administrative dont l'effet sur la densité médicale et les déserts médicaux n'est pas documenté par une évaluation indépendante ; la trajectoire de rattrapage de la DREES (retour au niveau de 2021 vers 2032-2035) dépend surtout du flux de médecins déjà en formation, indépendant de cette réorganisation.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Les premières cohortes issues du doublement des effectifs étudiants en médecine engagé dès 2030 pourraient commencer à sortir de formation autour de cet horizon, un mécanisme plausible mais non chiffré indépendamment pour son effet sur l'indice de densité médicale de la DREES.
Fondé sur : sante-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Si la bourse pour étudiants en médecine produit ses effets d'ici 2032-2037, période où la DREES situe déjà le retour de la densité médicale à son niveau de 2021, elle pourrait renforcer l'implantation en zones sous-dotées au-delà de la seule trajectoire de rattrapage déjà prévue par le flux de médecins en formation, tandis que la hausse de 20 puis 40 % des salaires des enseignants (ecole-1) améliorerait l'attractivité du métier.
Fondé sur : sante-2, ecole-1.
Combien de médecins, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens en France à l'horizon 2050 ? Voir la fiche du candidat →
Version de travail : fiches rédigées automatiquement, non vérifiées. Signaler une erreur