Immigration : ce que proposent les candidats, et ce qui est faisable
Les positions des candidats, les obstacles juridiques (Constitution, droit de l'UE, CEDH) et ce qu'un président peut vraiment décider seul.
Les chiffres
-
384 2302025
titres
Premiers titres de séjour délivrés (hors UE)
Direction générale des étrangers en France (DGEF), ministère de l'Intérieur
-
145 2102025
demandes (dont 730 apatridie)
Demandes d'asile enregistrées par l'OFPRA
-
52,12025
%
Taux de protection global (OFPRA + CNDA sur recours)
-
10,92025
% exécutées
OQTF prononcées et taux d'exécution
-
465 7442024
personnes
Bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME)
-
98 1392025
personnes
Acquisitions de la nationalité française
Direction générale des étrangers en France (DGEF), ministère de l'Intérieur
-
11,62025
% de la population
Population immigrée (née étrangère à l'étranger)
-
2026-06-122026
date
Entrée en application du Pacte européen sur la migration et l'asile
Qui décide quoi
- La loi (votée au Parlement) fixe l'essentiel du séjour, de l'asile et de la nationalité — l'article 34 de la Constitution range ces sujets dans le domaine de la loi, pas du décret présidentiel.
- Le Conseil constitutionnel contrôle ensuite ces lois : il a censuré 35 des 86 articles de la loi immigration de 2024 (32 pour un vice de procédure, 3 sur le fond).
- Le droit de l'Union (Pacte européen sur la migration et l'asile depuis le 12 juin 2026, Schengen) encadre l'asile et les frontières ; il prime sur une loi française contraire.
- La Convention européenne des droits de l'homme (hors UE, ratifiée en 1974) protège la vie privée et familiale et interdit les expulsions collectives, quelle que soit la loi votée.
Le module du parcours : Immigration : ce que la France peut décider seule, et ce qu'elle ne peut pas
Où se situent les candidats
Faut-il maintenir ou ouvrir les voies d'immigration régulière, ou les réduire fortement ?
Maintenir ou ouvrir ↔ Réduire fortement
Réduire fortement l'immigration régulière restreint les entrées pour le travail, les études ou le regroupement familial, ce qui répond à une demande de maîtrise des flux mais prive certains secteurs (bâtiment, aide à la personne, saisonnier) d'une main-d'œuvre qu'ils recrutent aujourd'hui à l'étranger. Maintenir ou ouvrir ces voies répond à ces besoins de recrutement et aux demandes de regroupement familial, mais laisse le niveau d'entrées inchangé ou en hausse.
Les étrangers en situation régulière doivent-ils avoir les mêmes droits sociaux que les nationaux, ou ces droits doivent-ils dépendre de la nationalité ?
Mêmes droits sociaux pour les étrangers en règle ↔ Priorité nationale
La priorité nationale conditionnerait l'accès à certaines prestations sociales à la nationalité française, ce qui réduirait la dépense visant les étrangers en situation régulière et répondrait à une demande de priorité pour les nationaux, mais retirerait des droits à des personnes qui travaillent et cotisent légalement en France ; le Conseil constitutionnel a déjà eu à examiner des dispositifs de ce type au regard du principe d'égalité. Maintenir les mêmes droits pour les étrangers en règle préserve cette égalité de traitement pour qui cotise, sans faire baisser la dépense correspondante.
Faut-il accueillir les demandeurs d'asile et accélérer l'intégration des réfugiés, ou restreindre fortement l'asile, y compris en le traitant hors du territoire français ?
Accueillir et accélérer l'intégration des réfugiés ↔ Restreindre fortement l'asile, traitement hors du territoire
Restreindre fortement l'asile et le traiter hors du territoire réduirait les arrivées et les coûts d'accueil en France (145 210 demandes enregistrées par l'OFPRA en 2025, un taux de protection de 41,2 % en première instance), mais se heurte au droit constitutionnel d'asile, au principe de non-refoulement de la convention de Genève et à la Cour européenne des droits de l'homme : aucun État membre de l'UE n'examine à ce jour une demande d'asile hors de son territoire ou de sa juridiction avant toute entrée — même les centres italiens en Albanie restent sous juridiction italienne et sous le droit d'asile européen, ce qui en fait une procédure à la frontière renforcée plutôt qu'une externalisation au sens strict. Accueillir et accélérer l'intégration des réfugiés maintient le dispositif actuel (OFPRA, CNDA), avec un coût d'accueil et d'insertion à financer, en cherchant à réduire des délais déjà proches de 5 mois en moyenne.
Faut-il privilégier la régularisation et des alternatives à l'expulsion, ou des expulsions systématiques et un allongement de la rétention ?
Régularisation et alternatives à l'expulsion ↔ Expulsions systématiques, rétention allongée
Des expulsions systématiques et une rétention administrative allongée (portée à 210 jours pour les étrangers représentant une menace grave par la loi du 27 juillet 2026, contre 90 jours pour le régime général) visent à faire appliquer les obligations de quitter le territoire (OQTF), mais butent en pratique sur l'obtention de laissez-passer consulaires des pays de départ — moins d'une OQTF sur neuf est exécutée (10,9 % en 2025, contre 27,5 % en moyenne dans l'UE) — et sur l'article 8 de la CEDH (vie privée et familiale) pour les personnes déjà installées. La régularisation et les alternatives à l'expulsion (assignation à résidence, régularisation par le travail dans les métiers en tension) réduisent le nombre de personnes en situation irrégulière sans reconduite, mais n'incitent pas au départ de celles qui n'obtiennent pas de titre et laissent les OQTF déjà prononcées sans suite.
Faut-il maintenir le droit du sol et l'accès à la naturalisation dans leurs conditions actuelles, ou supprimer le droit du sol et durcir la naturalisation ?
Maintenir le droit du sol et l'accès à la naturalisation ↔ Supprimer le droit du sol, durcir la naturalisation
En France métropolitaine, le droit du sol n'est déjà pas automatique à la naissance (sauf « double droit du sol », un parent lui-même né en France) : un enfant né en France de parents étrangers devient français à sa majorité, ou par déclaration anticipée dès 16 ans, sous condition de résidence en France depuis l'âge de 11 ans. Le supprimer restreindrait encore l'accès à la nationalité à des critères choisis (durée de résidence, assimilation), et modifierait un principe du code civil ajusté à plusieurs reprises depuis 1993 sans jamais être aboli, touchant des personnes nées et scolarisées en France ; à Mayotte, une loi du 12 mai 2025, validée par le Conseil constitutionnel, a déjà durci les conditions en exigeant que les deux parents aient résidé légalement en France au moins un an avant la naissance. Maintenir le droit du sol dans ses conditions actuelles et l'accès à la naturalisation (98 139 personnes en 2025) préserve ce principe, sans réduire le nombre de nouveaux Français chaque année.
Faut-il appliquer et renforcer la politique migratoire commune (Pacte européen sur la migration et l'asile, Frontex, Schengen), ou reprendre le contrôle national (sortie de Schengen, primauté du droit national sur la CEDH) ?
Appliquer et renforcer la politique commune (Pacte UE, Frontex, Schengen) ↔ Reprendre le contrôle national : sortie de Schengen, primauté du droit national sur la CEDH
Cet axe mêle deux engagements distincts : Schengen et le Pacte européen sur la migration et l'asile (en application depuis le 12 juin 2026) relèvent du droit de l'Union, quand la CEDH est un traité du Conseil de l'Europe, extérieur à l'UE. Sortir de Schengen romprait avec un droit de l'Union directement applicable, au prix d'un contentieux devant la Cour de justice de l'UE ; faire primer le droit national sur la CEDH demanderait soit une révision constitutionnelle, soit une dénonciation formelle de la Convention (art. 58 CEDH), un acte juridiquement distinct qu'aucun État n'a fait depuis sa ratification par la France en 1974, et écarterait des protections (art. 3, 8, interdiction des expulsions collectives) invocables par tous, pas seulement en matière migratoire. Appliquer et renforcer la politique commune mutualise l'effort entre États membres (tri aux frontières, réinstallations), mais laisse à l'UE et à la CEDH une partie du cadre des règles applicables à la France.
Faut-il ouvrir l'immigration de travail sur les métiers en tension (bâtiment, aide à la personne, restauration), ou la fermer ?
Ouvrir l'immigration de travail sur les métiers en tension ↔ La fermer
Ouvrir l'immigration de travail sur les métiers en tension (une liste d'environ 80 métiers fixée par arrêté, surtout bâtiment, aide à la personne, agriculture, hôtellerie-restauration) répond aux difficultés de recrutement que ces secteurs signalent, au prix d'un niveau d'immigration régulière plus élevé et d'un dispositif de régularisation par le travail qui reste marginal (1 655 titres délivrés à ce titre en 2025). La fermer réduit ce niveau d'immigration et écarte cette voie de régularisation, mais laisse ces employeurs sans réponse à leurs difficultés de recrutement autre que la main-d'œuvre déjà présente en France, ou le travail non déclaré.
| Candidat | Niveau de l'immigration | Droits sociaux des étrangers en situation régulière | Politique d'asile | Éloignement des étrangers en situation irrégulière | Droit du sol et naturalisation | Immigration et Union européenne | Immigration de travail |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| David Lisnard Nouvelle Énergie (ex-Les Républicains) | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | durcir | contrôle national | plutôt fermer déduite |
| Jean-Luc Mélenchon La France insoumise | ouvrir | mêmes droits | accueillir | régulariser | maintenir | renforcer l'UE déduite | ouvrir déduite |
| Florian Philippot Les Patriotes | réduire | priorité nationale | restreindre déduite | expulser | durcir déduite | contrôle national | fermer |
| François Asselineau Union populaire républicaine | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | plutôt durcir déduite | contrôle national | inconnue |
| Gabriel Attal Renaissance | réduire | plutôt priorité nationale déduite | inconnue | expulser | inconnue | renforcer l'UE | plutôt ouvrir |
| Fabien Roussel Parti communiste français | ouvrir | mêmes droits | accueillir | régulariser | plutôt maintenir déduite | plutôt renforcer l'UE déduite | plutôt ouvrir déduite |
| Marine Le Pen Rassemblement national | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | durcir | contrôle national | fermer déduite |
| Nicolas Dupont-Aignan Debout la France | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | durcir | contrôle national | fermer |
| Édouard Philippe Horizons | réduire | plutôt priorité nationale déduite | restreindre | expulser | plutôt durcir déduite | plutôt renforcer l'UE | plutôt fermer |
| Marine Tondelier Les Écologistes | ouvrir déduite | mêmes droits déduite | accueillir déduite | régulariser | maintenir déduite | renforcer l'UE déduite | ouvrir |
| Éric Zemmour Reconquête | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | durcir | contrôle national | fermer |
| François Ruffin Debout ! | plutôt réduire déduite | mêmes droits | plutôt accueillir | plutôt expulser | inconnue | inconnue | fermer |
| Nathalie Arthaud Lutte ouvrière | ouvrir | mêmes droits | accueillir déduite | régulariser déduite | maintenir déduite | renforcer l'UE | ouvrir déduite |
| Bruno Retailleau Les Républicains | réduire | priorité nationale | restreindre | expulser | durcir | contrôle national | fermer déduite |
| Raphaël Glucksmann Place publique | plutôt ouvrir | plutôt mêmes droits | plutôt accueillir | plutôt régulariser déduite | inconnue | renforcer l'UE | ouvrir |
Les mesures proposées
Instaurer des quotas ou un moratoire sur l'immigration légale Référence : irréaliste en l'état Loi ordinaire Conflit UE 8 candidats
Un objectif de réduction radical (division par un facteur élevé, ou -80 à -90 %) se heurte aux engagements internationaux (droit d'asile, regroupement familial) déjà sanctionnés en partie par le Conseil constitutionnel sur des mesures plus limitées ; un objectif plus modéré, inspiré d'un système à points déjà expérimenté ailleurs (modèle canadien), n'a pas le même obstacle constitutionnel et obtient une note plus haute.
Ce qui change le résultat :
- ampleur de la réduction visée : Un objectif chiffré extrême (division par 8, -80/-90 %) reste à 1 ; un système à points ciblant l'immigration de travail sans objectif chiffré extrême, sur un modèle déjà expérimenté (Canada), monte à 2.
Qui la propose :
- David Lisnard irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Diviser par huit la délivrance de titres de séjour, fixer des quotas de main-d'œuvre qualifiée, conditionner le regroupement familial à des critères de ressources et mettre fin à l'automaticité du droit du sol.
- Gabriel Attal difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Réduire l'immigration subie et privilégier un système à points pour l'immigration de travail, sur le modèle canadien.
- Gabriel Attal difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Mieux encadrer et réduire le regroupement familial au profit de l'immigration de travail.
- Gabriel Attal irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Faire voter par le Parlement, tous les deux ans, des quotas migratoires limitatifs par métier, secteur d'activité et origine géographique, sur la base des besoins économiques identifiés au préalable par les partenaires sociaux.
- Marine Le Pen irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Réduire l'immigration légale et illégale de 80 à 90 %, mettre en place des quotas annuels et mettre fin au regroupement familial.
- Nicolas Dupont-Aignan irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Diviser par huit la délivrance de titres de séjour et n'ouvrir l'immigration de travail que sur des quotas stricts fondés sur les besoins économiques réels des secteurs en tension.
- Édouard Philippe difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Instaurer une politique de quotas migratoires votés chaque année par le Parlement pour choisir l'immigration économique, tout en maintenant l'accès des étudiants étrangers et des compétences recherchées.
- Éric Zemmour irréaliste en l'état UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaine Mettre en œuvre la « remigration » : fin du regroupement familial, droit d'asile limité à une centaine de personnes par an, dépôt des demandes d'asile uniquement dans les consulats à l'étranger.
Supprimer le droit du sol Référence : difficile Plusieurs voies 7 candidats
Techniquement une simple loi ordinaire (le droit du sol n'a pas de protection constitutionnelle), mais sans majorité identifiée à l'Assemblée actuelle pour une suppression complète ; le passage par un référendum plutôt que par le Parlement ajoute une étape supplémentaire sans changer la nature de l'obstacle (l'absence de majorité).
Ce qui change le résultat :
- voie choisie (loi vs référendum) : Passer par un référendum d'initiative partagée plutôt que par une loi ordinaire directe ajoute l'obstacle du seuil de signatures (jamais atteint depuis 2015) à celui de l'absence de majorité, sans abaisser la note de référence puisque l'obstacle final (pas de majorité pour changer le droit) reste le même.
- référence à Mayotte : La loi du 12 mai 2025 a durci les conditions d'accès à la nationalité à Mayotte spécifiquement, en s'appuyant sur l'article 73 de la Constitution, qui autorise des adaptations législatives pour les outre-mer tenant à leurs caractéristiques et contraintes particulières (validée par le Conseil constitutionnel, décision n° 2025-881 DC du 7 mai 2025, au vu d'une population étrangère et en situation irrégulière proportionnellement bien plus importante qu'ailleurs en France). Cette base constitutionnelle est propre aux collectivités relevant de l'article 73 et ne s'étend pas de plein droit à la France métropolitaine : citer le précédent mahorais comme preuve qu'une suppression nationale du droit du sol serait juridiquement simple est trompeur, et ne change donc pas la note de référence d'une proposition de suppression nationale.
Qui la propose :
- Florian Philippot difficile Réserver l'acquisition de la nationalité française à la filiation ou à la naturalisation au mérite.
- François Asselineau difficile ConstitutionExige de réviser la Constitution Organiser un référendum pour trancher la politique de regroupement familial et les modifications à apporter au droit du sol, notamment à Mayotte et en Guyane.
- Marine Le Pen difficile UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaine Supprimer le droit du sol et réserver l'accès à la nationalité française à la naturalisation sur des critères de mérite et d'assimilation.
- Nicolas Dupont-Aignan difficile ConstitutionExige de réviser la Constitution Supprimer le droit du sol par référendum, tout en maintenant la naturalisation, et conditionner celle-ci à dix ans de résidence, la maîtrise de la langue et un service civique obligatoire de trois mois.
- Édouard Philippe difficile Suspendre totalement, pendant plusieurs années, l'acquisition de la nationalité française par le droit du sol à Mayotte, au-delà du durcissement déjà voté en 2025.
- Éric Zemmour difficile Restreindre le droit du sol (article 21-7 du code civil) aux enfants nés en France de parents en situation régulière, et durcir l'accès à la naturalisation.
- Bruno Retailleau difficile Supprimer le droit du sol et le remplacer par des conditions d'assimilation, notamment un test de connaissance de l'histoire et de la culture françaises.
Régularisation des travailleurs sans papiers par circulaire (élargissement des critères d'admission exceptionnelle au séjour) Référence : réalisable sous conditions Décret 4 candidats
Une circulaire suffit et ne dépend d'aucune majorité, ce qui rend la mesure réalisable par le seul pouvoir exécutif ; elle reste cependant sous conditions, car chaque préfet garde un pouvoir d'appréciation dossier par dossier, et le volume réel de régularisations dépend de l'application locale, pas seulement du texte national.
Ce qui change le résultat :
- portée (circulaire ciblée vs régularisation générale et automatique inscrite dans la loi) : Une régularisation générale et automatique de « tous les travailleurs sans papiers », sans le filtre du pouvoir d'appréciation préfectoral et inscrite dans la loi plutôt que par circulaire, change de nature : elle demande un vote et n'a de précédent dans aucune démocratie comparable, ce qui la ramène à une note de 1 ou 2 selon l'ampleur exacte annoncée.
Qui la propose :
- Jean-Luc Mélenchon difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers et refuser les quotas chiffrés d'immigration.
- Fabien Roussel difficile Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et refuser les quotas d'immigration, la loi française régulant déjà les migrations de travail par secteur.
- François Ruffin réalisable sous conditions Régulariser les travailleurs sans-papiers déjà présents en France pour des raisons humanitaires et de cohésion sociale, et reconnaître les pleins droits aux médecins étrangers déjà en exercice.
- Nathalie Arthaud irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UE Régulariser tous les travailleurs sans papiers et garantir la liberté de circulation et d'installation.
Toutes les promesses, par candidat
David Lisnard 7 promesses
Diviser par huit la délivrance de titres de séjour, fixer des quotas de main-d'œuvre qualifiée, conditionner le regroupement familial à des critères de ressources et mettre fin à l'automaticité du droit du sol.
Selon Nouvelle Énergie : Diviser par huit la délivrance de titres de séjour.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEInscrire dans la Constitution la primauté du droit national en matière migratoire afin de rendre inapplicables les décisions de la CJUE et de la CEDH contraires à l'intérêt national, engager un bras de fer avec la Cour européenne des droits de l'Homme, et sortir de la CEDH en dernier recours.
Selon Nouvelle Énergie : Entamer un bras de fer avec la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour réaffirmer la primauté de la souveraineté nationale... Sortir de la CEDH en dernier recours.
Faisabilité : irréaliste en l'état ConstitutionExige de réviser la ConstitutionDroit de l'UEContraire au droit de l'UERétablir le délit de séjour irrégulier, supprimé fin 2012, et expulser systématiquement les étrangers condamnés pour délits graves et les fichés S étrangers.
« Rétablir le délit de séjour irrégulier. Expulser systématiquement les étrangers condamnés pour délits graves et les fichés S étrangers. »
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEConstruire davantage de centres de rétention administrative et porter la durée maximale de rétention à 24 mois ; revenir sur l'accord franco-algérien de 1968 et exercer des pressions diplomatiques (visas, transferts d'argent, aide publique au développement) sur les pays qui refusent de délivrer des laissez-passer consulaires.
« Construire plus de centres de rétention administrative et allonger la durée de la rétention administrative à 24 mois. Revenir sur l'accord franco-algérien de 1968. Exercer des pressions diplomatiques et prendre des mesures de rétorsion à l'égard des pays non-coopératifs (visas, transferts d'argent, aide publique au développement, etc.). »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UESupprimer l'aide médicale d'État (AME) et la remplacer par une aide d'urgence limitée aux soins vitaux, dans le cadre d'une réforme d'ensemble des prestations non contributives.
« Nous supprimons l'aide médicale d'État. »
Faisabilité : difficileConditionner les prestations sociales non contributives (dont l'AME) à une résidence régulière d'au moins cinq ans pour les étrangers, dans une logique de regroupement des aides en une allocation unique plafonnée par rapport au SMIC.
« Conditionner les prestations sociales non contributives aux étrangers résidant régulièrement sur le territoire national depuis au moins cinq ans. »
Faisabilité : réalisable sous conditions UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineTraiter les demandes d'asile au sein des consulats français à l'étranger plutôt que sur le territoire national.
« Traiter les demandes d'asiles au sein de nos consulats à l'étranger. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEJean-Luc Mélenchon 6 promesses
Régulariser les travailleurs, étudiants et parents d'enfants scolarisés sans papiers et refuser les quotas chiffrés d'immigration.
Selon Elyseescope : La France insoumise rejette les quotas numériques sur l'immigration légale et a voté contre la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEFaire de la carte de séjour de dix ans le titre de référence et garantir l'Aide médicale d'État.
Selon votons-2027.fr : Établir la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence et garantir l'accès à l'Aide médicale d'État.
Faisabilité : difficileS'opposer à l'allongement de la rétention administrative voté en 2025 et 2026 pour les personnes sous OQTF, et interdire l'enfermement des enfants étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA).
Selon tous-les-programmes.fr : Interdire l'enfermement des enfants dans les Centres de rétention administrative (CRA).
Faisabilité : irréaliste en l'étatGarantir pleinement le droit d'asile en prenant le temps d'étudier chaque dossier, refuser toute mise sous tutelle de l'OFPRA par le ministère de l'Intérieur et abroger les dernières lois asile et immigration.
Selon tous-les-programmes.fr : Refuser toute mise sous tutelle de l'OFPRA par le ministère de l'Intérieur ; garantir pleinement le droit d'asile [...], notamment en prenant le temps d'étudier chaque dossier.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEGarantir le droit du sol intégral à tous les enfants nés en France, le rétablir sur l'ensemble du territoire national — y compris à Mayotte — et faciliter l'accès à la nationalité française.
Selon tous-les-programmes.fr : Garantir le droit du sol intégral à tous les enfants nés en France, le rétablir sur l'ensemble du territoire national et faciliter l'accès à la nationalité française.
Faisabilité : difficileSortir de l'impasse de la politique de Schengen et de Frontex, remplacer Frontex par une agence civile de sauvetage, suspendre le règlement de Dublin et renégocier les accords du Touquet, tout en défendant la primauté de la Convention européenne des droits de l'homme sur la politique migratoire.
Selon tous-les-programmes.fr : Sortir de l'impasse de la politique de Schengen et Frontex [...]. Remplacer l'agence meurtrière Frontex par une agence européenne civile de sauvetage en mer et sur terre, en appui de l'agence de l'Union européenne pour l'asile. Suspendre le règlement Dublin, renégocier les accords du Touquet.
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensFlorian Philippot 7 promesses
Mettre fin à l'immigration massive en revenant à des flux extrêmement limités, sortir de l'espace Schengen et de la CEDH, dissoudre Frontex, supprimer l'AME et renvoyer les personnes en situation irrégulière en appliquant les OQTF.
« L'objectif est de mettre un terme à la politique d'immigration massive en revenant à des flux extrêmement limités et en reconduisant aux frontières ceux qui n'ont rien à faire en France. [...] Retrouver des frontières nationales en quittant l'espace Schengen et l'UE. [...] Dissoudre Frontex. [...] Quitter la CEDH. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensDissoudre Frontex, l'agence européenne de contrôle des frontières extérieures de l'UE, jugée inefficace contre l'immigration clandestine.
« Dissoudre Frontex. L'agence européenne chargé du contrôle des frontières extérieures de l'UE, organise l'immigration clandestine bien plus qu'elle ne l'empêche. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensRefuser le mécanisme de solidarité du Pacte européen sur la migration et l'asile, qui prévoit la relocalisation de migrants ou une contribution financière par pays en cas de refus.
« Échapper au Pacte migratoire imposé par l'UE, qui nous oblige à répartir les migrants entre les pays sous peine de 20 000 euros d'amende par migrant refusé. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensMettre fin à l'immigration de travail et à la directive européenne sur les travailleurs détachés.
« Mettre fin à l'immigration de travail et à la directive européenne des travailleurs détachés. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensSupprimer l'Aide médicale d'État (AME) et la remplacer par une prise en charge limitée aux urgences vitales et aux risques épidémiques.
« L'AME doit être supprimée et remplacée par un dispositif de prise en charge des urgences vitales et des risques épidémiques. »
Faisabilité : difficileRéserver l'acquisition de la nationalité française à la filiation ou à la naturalisation au mérite.
« La citoyenneté s'acquiert par filiation ou par naturalisation au mérite. »
Faisabilité : difficileRétablir la « double peine » : l'expulsion ou l'interdiction du territoire s'ajoutant systématiquement à la peine de prison pour les étrangers délinquants.
« la France doit retrouver ses frontières nationales, rétablir la double peine et démanteler les filières du crime organisé. »
Faisabilité : irréaliste en l'état UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineFrançois Asselineau 7 promesses
Sortir de l'espace Schengen, rétablir les contrôles à toutes les frontières, dénoncer le pacte de Marrakech et porter à 75 % minimum le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire.
« Nous nous retirerons de l'Espace Schengen et établirons des contrôles à toutes les frontières [...]. Nous dénoncerons également le Pacte de Marrakech sur les migrations de 2018. [...] Notre objectif sera de porter à 75% minimum le taux effectif des expulsions, alors que ce taux est actuellement dérisoire (moins de 20%). »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensCréer un délit spécifique d'obstruction et d'aide au contournement de la loi sur l'immigration, visant les associations qui organiseraient elles-mêmes un travail de passeur clandestin.
« Nous créerons un délit spécifique d'obstruction et d'aide au contournement de la loi qui visera spécifiquement les associations, généralement financées par l'étranger, qui travaillent à saper au quotidien la législation française visant à interdire toute immigration illégale, notamment en organisant elles-mêmes un travail de passeur clandestin. »
Faisabilité : difficile UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineSortir de l'Union européenne pour mettre fin au régime des travailleurs détachés et échapper à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) en matière de contrôle des arrivées et de reconduites à la frontière.
« La sortie de l'Union européenne permettra, quant à elle, de mettre fin au système des travailleurs détachés et de ne plus être assujettis à la jurisprudence et aux décisions de la CJUE qui limitent notre capacité d'action en matière de contrôle des arrivées et des reconduites à la frontière. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensRetirer la France de certains articles de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) pour lever les obstacles qu'ils opposent aux reconduites à la frontière.
« Nous retirerons la France de certains articles de la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour la même raison. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensExiger que les États limitrophes des zones de conflit prennent leur juste part dans l'accueil des réfugiés de guerre, plutôt que de laisser la France et l'Europe occidentale en être la destination majoritaire.
« Nous exigerons que tous les États mitoyens et concernés par les zones de conflits prennent leur juste part dans l'accueil des réfugiés de guerre. »
Faisabilité : difficileOrganiser un référendum pour trancher la politique de regroupement familial et les modifications à apporter au droit du sol, notamment à Mayotte et en Guyane.
« Un référendum organisé avant la fin de l'année 2022 demandera notamment aux Français de trancher : La politique de regroupement familial ; Les modifications à apporter au droit du sol, dont le système actuel pose des problèmes particulièrement criants à Mayotte et en Guyane. »
Faisabilité : difficile ConstitutionExige de réviser la ConstitutionRejeter la « remigration » et toute expulsion collective ou massive, jugées irréalistes et susceptibles de provoquer des troubles civils, au profit de l'application stricte des procédures individuelles d'OQTF déjà prévues par la loi.
Selon TV Libertés (YouTube) : Selon TV Libertés (débat contre Jean-Yves Le Gallou, juillet 2026) : « je n'ai pas d'exemple d'un pays démocratique qui a réussi à faire partir » une population par un plan de départs massifs et collectifs, une politique de « remigration » qu'il juge irréaliste et susceptible de provoquer des troubles civils.
Faisabilité : réalisableGabriel Attal 5 promesses
Réduire l'immigration subie et privilégier un système à points pour l'immigration de travail, sur le modèle canadien.
« accueillir moins pour accueillir mieux, privilégier l'immigration de travail au détriment d'autres types d'immigration comme le regroupement familial. Ce que nous voulons, c'est la préférence travail, où l'on accueille les compétences, les talents dont nous avons besoin sur la base d'un système à points comme au Canada, fondé sur des critères simples, une offre d'emploi stable, un logement, parler français, connaître nos valeurs et les respecter. »
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEMieux encadrer et réduire le regroupement familial au profit de l'immigration de travail.
« privilégier l'immigration de travail au détriment d'autres types d'immigration comme le regroupement familial, qui doit être mieux encadré et qui doit donc diminuer. »
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEFaire voter par le Parlement, tous les deux ans, des quotas migratoires limitatifs par métier, secteur d'activité et origine géographique, sur la base des besoins économiques identifiés au préalable par les partenaires sociaux.
« Concrètement, je propose que tous les deux ans, les partenaires sociaux proposent et identifient les besoins économiques en matière d'immigration, que ces besoins soient transmis au Parlement, et que le Parlement vote des quotas. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEAssortir toute condamnation pénale d'un étranger en situation irrégulière d'une interdiction de territoire, déclenchant une rétention ou une assignation à résidence pendant la procédure d'expulsion — actuellement réservée aux délits passibles de plus de trois ans de prison.
Selon Poligraph : Assortir toute condamnation pour délit d'un étranger en situation irrégulière d'une interdiction de territoire, déclenchant rétention ou assignation à résidence le temps de la mise en œuvre de la procédure d'expulsion.
Faisabilité : difficile UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineRefuser un moratoire total sur l'immigration et s'opposer à la création de centres de rétention ou de retour pour migrants situés hors de l'Union européenne.
Selon ÉlyséeScope 2027 (citant CNEWS, 27 avril 2026) : Il écarte toutefois un moratoire total sur les arrivées et se dit opposé aux centres de rétention situés hors de l'Union européenne.
Faisabilité : réalisable Traités UEExige de changer les traités européensFabien Roussel 5 promesses
Régulariser tous les travailleurs sans-papiers et refuser les quotas d'immigration, la loi française régulant déjà les migrations de travail par secteur.
Selon Public Sénat : Régularisation de tous les travailleurs sans-papiers
Faisabilité : difficileRefuser la "préférence nationale" dans l'attribution des logements sociaux et attribuer les HLM selon la seule urgence sociale.
Selon SeLoger : Attribuer le logement social selon l'urgence sociale, pas la préférence nationale
Faisabilité : réalisableGarantir le droit d'asile aux réfugiés, interdire les tests osseux pour les mineurs non accompagnés et accroître les moyens de l'OFPRA et de l'OFII.
Selon Demos Kratos : Interdire les tests osseux pour les mineurs non accompagnés, régulariser les travailleurs sans papiers en activité et garantir le droit d'asile aux réfugiés […] Renforcer la politique d'accueil des réfugiés, accroître les moyens de l'Ofpra et de l'Ofii.
Faisabilité : réalisable sous conditions Droit de l'UEContraire au droit de l'UEDénoncer les accords du Touquet et de Dublin, remplacer Frontex par une politique de sauvetage civil en mer, et ratifier la convention internationale de 1990 sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants.
Selon Demos Kratos : Dénoncer les accords du Touquet et de Dublin, redéfinir Frontex et ratifier la Convention internationale du 18 décembre 1990.
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensFermer les centres de rétention administrative (CRA) et les zones d'attente dans les ports et les aéroports.
Selon Demos Kratos : Fermer les centres de rétention administrative (CRA) ainsi que les zones d'attentes dans les ports et les aéroports.
Faisabilité : irréaliste en l'étatMarine Le Pen 7 promesses
Réduire l'immigration légale et illégale de 80 à 90 %, mettre en place des quotas annuels et mettre fin au regroupement familial.
Selon Rassemblement national : Mettre fin à l'immigration de peuplement et au regroupement familial.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UESupprimer le droit du sol et réserver l'accès à la nationalité française à la naturalisation sur des critères de mérite et d'assimilation.
Selon Rassemblement national : Supprimer le droit du sol et limiter l'accès à la nationalité à la seule naturalisation sur des critères de mérite et d'assimilation.
Faisabilité : difficile UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineRendre irrecevable toute demande d'asile déposée sur le territoire français et n'admettre en France que les personnes ayant déjà obtenu le statut de réfugié auprès d'un poste diplomatique ou consulaire français à l'étranger.
Selon Assemblée nationale : L'asile ne doit plus pouvoir être demandé qu'à l'étranger, dans les ambassades et les consulats de France.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UESupprimer l'aide médicale d'État (AME) et la remplacer par une aide médicale d'urgence limitée aux soins vitaux et aux maladies contagieuses.
Selon Rassemblement national : Remplacer l'aide médicale d'État par une aide médicale d'urgence, réservée aux soins vitaux et aux maladies contagieuses.
Faisabilité : difficileRétablir la « double peine » (expulsion automatique après condamnation) et faciliter l'expulsion des étrangers, y compris en situation régulière, considérés comme une menace pour l'ordre public (fichés S, condamnés).
Selon Assemblée nationale : Rétablir la double peine et expulser systématiquement les délinquants étrangers, les fichés S et les clandestins.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UERéviser la Constitution, par référendum si nécessaire, pour donner à la Constitution et à la loi française la primauté sur le droit international et la jurisprudence de la CEDH en matière d'immigration, de nationalité et d'asile, et suspendre les accords de Schengen pour rétablir des contrôles aux frontières nationales.
Selon Sénat (dossier législatif) : Il ne s'agit pas de sortir de la Convention européenne des droits de l'homme, mais de faire primer notre Constitution sur les traités et sur la jurisprudence qui l'empêchent de protéger les Français.
Faisabilité : irréaliste en l'état ConstitutionExige de réviser la ConstitutionDroit de l'UEContraire au droit de l'UEDénoncer l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour appliquer aux ressortissants algériens le droit commun des étrangers (entrée, séjour, travail, étudiants) au lieu de leur régime spécifique.
Selon Assemblée nationale : Il faut dénoncer l'accord de 1968 : plus rien ne justifie que les Algériens bénéficient d'un régime plus favorable que tous les autres étrangers.
Faisabilité : difficileNicolas Dupont-Aignan 8 promesses
Sortir de l'espace Schengen pour rétablir des contrôles aux frontières nationales et recruter 10 000 agents spécialisés (policiers aux frontières, douaniers).
« Rétablir le contrôle aux frontières en sortant de Schengen, en recrutant 10 000 agents spécialisés (policiers de l'air et des frontières, douaniers) et en mobilisant l'armée si nécessaire. »
Faisabilité : difficile Traités UEExige de changer les traités européensSupprimer le droit du sol par référendum, tout en maintenant la naturalisation, et conditionner celle-ci à dix ans de résidence, la maîtrise de la langue et un service civique obligatoire de trois mois.
« Supprimer le droit du sol via un référendum, tout en maintenant la possibilité de devenir Français par naturalisation. »
Faisabilité : difficile ConstitutionExige de réviser la ConstitutionSupprimer l'Aide médicale d'État (AME) et la remplacer par un dispensaire d'urgence départemental pour les étrangers en situation irrégulière avant leur expulsion, et supprimer les aides sociales non contributives (RSA, allocations familiales, aides au logement) pour les étrangers.
« Supprimer l'Aide Médicale d'État (AME) et mettre en place dans chaque département un dispensaire d'urgence pour les étrangers en situation irrégulière, avant leur expulsion. »
Faisabilité : difficileTraiter les demandes d'asile en zone d'attente frontalière ou hors du territoire national, mettre fin à la libre circulation des demandeurs d'asile en Europe, et organiser le retour des réfugiés de guerre dans leur pays dès le rétablissement de la paix.
« Sur les 150 000 demandeurs d'asile, 100 000 qui se sont vus refuser l'asile sont toujours sur le sol français pour 90 % d'entre eux. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEAccélérer l'exécution des OQTF, supprimer les aides d'État et les visas aux pays qui refusent de délivrer des laissez-passer consulaires ou de reprendre leurs ressortissants, remettre immédiatement les mineurs étrangers non accompagnés aux autorités de leur pays d'origine, et rétablir le délit de séjour irrégulier (« délit de clandestinité »).
Selon Debout la France : Rétablir le délit de clandestinité et supprimer les aides d'État et les visas aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants sous OQTF.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UERéviser la Constitution pour affirmer la primauté du droit national sur le droit européen, rendant inapplicables les décisions de la CJUE et de la CEDH contraires à l'intérêt national.
Selon Debout la France : Modifier la Constitution pour affirmer la primauté du droit national et rendre inapplicables les décisions de la CJUE et de la CEDH contraires à l'intérêt national.
Faisabilité : irréaliste en l'état ConstitutionExige de réviser la ConstitutionDroit de l'UEContraire au droit de l'UESupprimer les dérogations et privilèges accordés aux ressortissants algériens par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, pour les soumettre au droit commun des étrangers.
Selon Debout la France : Supprimer les dérogations et privilèges accordés aux ressortissants algériens par l'accord de 1968.
Faisabilité : difficileDiviser par huit la délivrance de titres de séjour et n'ouvrir l'immigration de travail que sur des quotas stricts fondés sur les besoins économiques réels des secteurs en tension.
Selon Debout la France : Diviser par huit la délivrance de titres de séjour et établir des quotas d'immigration légale strictement fondés sur les besoins économiques réels.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEÉdouard Philippe 8 promesses
Dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 pour reprendre le contrôle des flux migratoires avec l'Algérie.
« Dénoncer l'accord de 1968 avec l'Algérie pour reprendre le contrôle des flux migratoires avec ce pays. »
Faisabilité : difficileFaire voter chaque année par le Parlement une liste de pays sûrs pour le droit d'asile et restreindre l'immigration familiale.
« Mettre fin au dévoiement de l'asile en faisant voter chaque année par le Parlement une liste de pays sûrs. Restreindre l'immigration familiale. »
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEExpulser immédiatement les étrangers délinquants et mettre fin à leurs aides sociales.
« Être intraitables avec les étrangers délinquants : expulsion immédiate et fin des aides sociales. »
Faisabilité : difficile UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineSuspendre totalement l'enregistrement de toute nouvelle demande d'asile à Mayotte pendant tout le prochain quinquennat, tant que le territoire restera saturé.
« l'enregistrement de toute nouvelle demande d'asile à Mayotte sera suspendu pendant le prochain quinquennat […] tant que le territoire restera saturé, cette voie d'immigration restera fermée »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UESuspendre totalement, pendant plusieurs années, l'acquisition de la nationalité française par le droit du sol à Mayotte, au-delà du durcissement déjà voté en 2025.
« il faut aller encore plus loin et le suspendre totalement pendant plusieurs années »
Faisabilité : difficileInstaurer une politique de quotas migratoires votés chaque année par le Parlement pour choisir l'immigration économique, tout en maintenant l'accès des étudiants étrangers et des compétences recherchées.
« Mettre en place une politique de quotas migratoires permettant de choisir notre immigration économique. »
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UECréer un « verrou Schengen » interdisant à un État membre de procéder seul à une régularisation massive de personnes sans titre de séjour au-delà d'un seuil fixé collectivement, sans accord européen préalable.
Selon Parlons Politique : Un État ne pourrait plus engager seul une régularisation importante de personnes sans titre de séjour.
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensCréer un « régime européen d'urgence » permettant à un État membre de suspendre l'enregistrement de nouvelles demandes d'asile en cas d'« attaque hybride » migratoire à sa frontière, sur le modèle proposé par le premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis.
Selon Parlons Politique : un « régime européen d'urgence » […] permettrait de suspendre l'enregistrement de nouvelles demandes d'asile lorsqu'un État ferait face à une situation exceptionnelle qualifiée d'« attaque hybride » contre sa frontière
Faisabilité : difficile Traités UEExige de changer les traités européensUE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineMarine Tondelier 6 promesses
Accueillir sans condition les réfugiés climatiques et renforcer la solidarité migratoire européenne.
Selon Prisme : Accueil inconditionnel des réfugiés climatiques
Faisabilité : irréaliste en l'état UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineRéexaminer les obligations de quitter le territoire (OQTF) au cas par cas dans le strict respect du droit international, plutôt que de manière systématique.
Selon Prisme : Les expulsions doivent respecter strictement le droit international et les décisions de justice, avec un examen au cas par cas plutôt qu'une application systématique
Faisabilité : réalisable sous conditionsMettre fin à la rétention administrative et aux expulsions, régulariser largement les personnes sans-papiers et garantir des titres de séjour stables aux jeunes devenus majeurs.
Selon votons-2027.fr : Fin de la rétention administrative et des expulsions […] Pour un accueil digne et une large régularisation des sans-papiers […] Des titres de séjour pour les jeunes majeur·es.
Faisabilité : irréaliste en l'étatDévelopper les visas de travail pour ouvrir des voies légales à l'immigration économique.
Selon votons-2027.fr : Développement des visas de travail.
Faisabilité : réalisable sous conditionsRenégocier le Pacte européen sur la migration et l'asile pour garantir un accueil digne des migrants, et remplacer la logique de surveillance de Frontex par une agence de sauvetage en mer et sur terre.
Selon LCP - Assemblée nationale : Mettre en place une « agence de sauvetage en mer et sur terre » et renégocier le Pacte asile et immigration récemment adopté, dans l'optique de garantir un « accueil digne des migrants ».
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensGarantir le droit du sol intégral pour les enfants nés en France, faciliter l'accès à la nationalité française et mettre fin au statut migratoire particulier de Mayotte.
Selon LCP - Assemblée nationale : Garantir le droit du sol intégral pour les enfants nés en France et faciliter l'obtention de la nationalité française […] supprimer le statut particulier de Mayotte en matière de déplacements avec le reste du territoire français.
Faisabilité : difficileÉric Zemmour 7 promesses
Mettre en œuvre la « remigration » : fin du regroupement familial, droit d'asile limité à une centaine de personnes par an, dépôt des demandes d'asile uniquement dans les consulats à l'étranger.
Selon BFMTV : Il faut ce que je réclame depuis des années : la remigration.
Faisabilité : irréaliste en l'état UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineDéchoir de la nationalité française les criminels binationaux et les délinquants récidivistes, imposer une caution de 10 000 € pour l'obtention d'un visa depuis certains pays et dénoncer les accords bilatéraux facilitant l'immigration.
Selon Fondation iFRAP : Déchoir de la nationalité française les criminels binationaux et les délinquants récidivistes. [...] Instaurer une caution obligatoire de 10 000 euros pour l'obtention d'un visa pour les étrangers provenant de pays dont sont majoritairement issus les immigrés clandestins.
Faisabilité : irréaliste en l'état ConstitutionExige de réviser la ConstitutionUE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineSupprimer l'aide médicale d'État (AME) et ne conserver que la prise en charge des soins vitaux et des urgences.
Selon Orange Actu : Nos hôpitaux sont assiégés par le monde entier venu se faire soigner aux frais du contribuable ; la suppression de l'aide médicale d'État sera une mesure prioritaire.
Faisabilité : difficileExpulser systématiquement les étrangers en situation irrégulière, les détenus étrangers en fin de peine, les bénéficiaires étrangers de prestations sociales et les résidents étrangers en situation régulière sans emploi depuis six mois à un an ; suspendre l'aide publique au développement vers les pays qui refusent de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires à l'exécution des OQTF.
Selon Institut Montaigne : Renvoyer les étrangers venus travailler qui, au bout de six mois à un an, n'ont pas d'emploi, et supprimer les aides au développement aux pays qui n'acceptent pas leurs ressortissants expulsés.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UEFaire sortir la France de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), rétablir des contrôles nationaux aux frontières et interdire la libre circulation des ressortissants non européens dans l'espace Schengen, et sortir du Pacte européen sur la migration et l'asile ainsi que de la directive européenne sur le regroupement familial.
Selon Reconquête : Quitter la CEDH.
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UERefuser toute ouverture de l'immigration de travail sur les métiers en tension, y compris par un titre de séjour ou une régularisation dédiés, et privilégier une revalorisation de ces métiers pour les résidents déjà en France.
Selon ÉlyséeScope : Plutôt que de faire venir davantage d'étrangers, il faut repenser ces métiers en tension.
Faisabilité : réalisable sous conditionsRestreindre le droit du sol (article 21-7 du code civil) aux enfants nés en France de parents en situation régulière, et durcir l'accès à la naturalisation.
Selon Orange Actu : Il faut supprimer le droit du sol.
Faisabilité : difficileFrançois Ruffin 5 promesses
S'opposer à toute politique d'« immigration de travail » destinée à combler des pénuries de main-d'œuvre dans les services, en particulier dans l'aide à domicile et les Ehpad.
« Je suis absolument opposé à l'importation de main d'œuvre […] Je suis contre cette main d'œuvre jetable, variable d'ajustement. Pour ces métiers, il faut construire un vrai statut, assurer des revenus. »
Faisabilité : réalisable sous conditionsRégulariser les travailleurs sans-papiers déjà présents en France pour des raisons humanitaires et de cohésion sociale, et reconnaître les pleins droits aux médecins étrangers déjà en exercice.
« Tous les habitants doivent pouvoir travailler, gagner leur vie par le travail. […] Des Français et des étrangers sur notre sol, avec ou sans papiers. »
Faisabilité : réalisable sous conditionsRefuser de combler les besoins hospitaliers par le recrutement de médecins formés à l'étranger (médecins algériens cités, en réponse à des propos d'Emmanuel Macron) et plaider pour une autonomie nationale de formation médicale.
Selon 21 News (d'après Le Figaro) : Avoir ses médecins.
Faisabilité : difficileCibler les obligations de quitter le territoire français (OQTF) sur les personnes qui troublent l'ordre public plutôt que d'en prononcer des centaines de milliers peu appliquées.
« En faisant des centaines de milliers d'OQTF qui ne sont pas pour la plupart appliquées, vous renoncez à cibler sur les personnes qui troublent le plus l'ordre public […] une politique d'OQTF qui soit beaucoup plus ciblée et beaucoup plus effective. »
Faisabilité : difficileAccueillir, de manière organisée et encadrée, une part proportionnée des réfugiés arrivant en Europe, avec formation linguistique et professionnelle, en refusant le vocabulaire d'« invasion » ou de « submersion ».
« En proportion, si la France prenait sa part, ça ferait autour d'un millier de personnes […] de manière organisée, de manière encadrée, en prévoyant pour eux une formation à la langue et ensuite une formation à un métier pour que ces personnes puissent travailler. »
Faisabilité : réalisable sous conditions UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineNathalie Arthaud 3 promesses
Régulariser tous les travailleurs sans papiers et garantir la liberté de circulation et d'installation.
« Régularisation de tous les sans-papiers, liberté de circulation et d'installation pour chaque être humain de cette planète ! Union de tous les travailleurs ! »
Faisabilité : irréaliste en l'état Droit de l'UEContraire au droit de l'UERejeter la fermeture des frontières européennes (« l'Europe forteresse ») qui empêche les travailleurs algériens, marocains et africains de venir en France et d'y faire venir leur famille.
« La frontière de Schengen coupe en deux l'Europe elle-même, séparant des peuples que leur histoire unit. Elle coupe les rives nord de la Méditerranée de ses rives sud. Il n'a jamais été aussi difficile qu'aujourd'hui pour des travailleurs algériens, marocains, africains, de venir et faire venir leurs familles en France. Eh bien, cette Europe, l'Europe forteresse [...] cette Europe n'est pas la nôtre ! »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensRefuser tout amalgame entre migrants, musulmans et terrorisme, et rejeter la fermeture des frontières comme réponse au terrorisme ou à l'insécurité.
Selon ÉlyséeScope : Les politiques qui cherchent à restreindre l'immigration en réponse au terrorisme échouent à traiter les causes profondes de la violence et de l'instabilité sociale […] les politiques de fermeture des frontières ne résolvent pas les problèmes économiques ou sécuritaires.
Faisabilité : réalisable sous conditionsBruno Retailleau 7 promesses
Supprimer le droit du sol et le remplacer par des conditions d'assimilation, notamment un test de connaissance de l'histoire et de la culture françaises.
Selon Élysée Scope : Suppression du droit du sol.
Faisabilité : difficileCréer un numerus clausus migratoire annuel voté chaque année par le Parlement, réduire le regroupement familial élargi et durcir les conditions d'accès à l'Aide médicale d'État.
Selon Élysée Scope : Un numerus clausus migratoire débattu et voté chaque année par le Parlement.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEPorter la durée maximale de rétention administrative de 90 à 210 jours pour les étrangers condamnés pour des faits d'une particulière gravité (crimes, terrorisme).
Selon Ministère de l'Intérieur : Il faut porter à 210 jours la durée de rétention pour les individus condamnés pour des faits d'une particulière gravité.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UEDénoncer, ou à défaut renégocier en profondeur, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour soumettre les ressortissants algériens au droit commun des étrangers (Ceseda).
Selon Public Sénat : Il faut sortir de cet accord de 1968, ou à tout le moins le renégocier en profondeur.
Faisabilité : difficileRétablir des contrôles à la frontière avec l'Espagne et durcir l'application des règles Schengen après la régularisation par l'Espagne d'environ 500 000 étrangers en situation irrégulière en 2026, en menaçant de mettre l'Espagne « au ban » des nations européennes en cas de persistance.
Selon Public Sénat : Si l'Espagne persiste, je rétablirai les contrôles à la frontière espagnole et je la mettrai au ban des nations européennes.
Faisabilité : réalisable UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineRéviser la Constitution, par référendum si nécessaire (élargissement de l'article 11), pour donner à la Constitution et à la loi française la primauté sur les normes et jurisprudences internationales, dont la CEDH, en matière d'immigration.
Selon vie-publique.fr : L'État de droit n'est ni intangible, ni sacré.
Faisabilité : irréaliste en l'état ConstitutionExige de réviser la ConstitutionDroit de l'UEContraire au droit de l'UESuspendre, par décision ministérielle, l'examen par l'OFPRA des demandes d'asile des ressortissants syriens, et faire appliquer strictement dès juin 2026 le nouveau cadre européen de l'asile (Pacte européen sur la migration et l'asile) pour accélérer les procédures et l'éloignement des déboutés.
Selon TV5 Monde : Il n'y a plus de risque en Syrie qui justifie la protection automatique ; j'ai demandé à l'Ofpra de suspendre l'examen de ces dossiers.
Faisabilité : réalisable sous conditions UE incertainCompatibilité avec le droit de l'UE incertaineRaphaël Glucksmann 7 promesses
Abroger la loi immigration de 2024 et mettre fin à la « politique du chiffre » sur les obligations de quitter le territoire, tout en continuant à exécuter les OQTF prononcées.
Selon LCP : Mettre fin à la politique du chiffre sur les OQTF, tout en continuant à exécuter les décisions prononcées.
Faisabilité : difficile Droit de l'UEContraire au droit de l'UECréer des guichets uniques d'intégration sur le modèle portugais et permettre le droit au travail dès le dépôt de la demande d'asile.
Selon LCP : Créer des guichets uniques d'intégration, sur le modèle portugais, couvrant titre de séjour, emploi, santé, éducation et formation.
Faisabilité : réalisable sous conditionsRégulariser les travailleurs sans papiers employés dans les métiers en tension, tout en reconnaissant que l'échec de l'intégration des immigrés pose un problème réel.
Selon wikiglucksmann.fr : il appelle à régulariser les sans-papiers dans les métiers sous tension, tout en reconnaissant que l'échec de la France à intégrer les immigrés pose problème au pays tout entier
Faisabilité : réalisable sous conditionsOrganiser une convention citoyenne sur l'immigration, dont les membres seraient tirés au sort et dont les conclusions donneraient lieu à des textes de loi soumis au Parlement, en écartant à la fois l'« immigration zéro » et l'ouverture totale des frontières.
« Non, l'immigration zéro n'est ni souhaitable, ni possible. Et non, s'installer en France n'est pas un droit universel. »
Faisabilité : réalisable sous conditionsMettre fin au système de Dublin et bâtir une politique migratoire réellement européenne, avec un mécanisme de répartition des demandeurs d'asile fondé sur leur libre arbitre et une solidarité effective et obligatoire entre États membres.
« on n'a pas européanisé la question migratoire [...] on est dans un système actuel qu'on appelle le système de Dublin qui crée le chaos migratoire [...] ce que nous proposons, c'est une politique migratoire réellement européenne qui respecte le droit d'asile, qui respecte les migrations liées au travail [...] et qui assume d'organiser l'accueil. »
Faisabilité : irréaliste en l'état Traités UEExige de changer les traités européensCréer des filières légales d'immigration en Europe, y compris pour les migrations liées au travail, plutôt que de promettre une immigration zéro jugée irréaliste.
« si on veut cesser d'être hypocrite, oui, il faut des filières légales, des voies légales d'immigration en Europe. »
Faisabilité : difficile Traités UEExige de changer les traités européensCréer un permis de travail pluriannuel pour les travailleurs saisonniers et harmoniser les politiques de visa de travail au niveau européen.
Selon wikiglucksmann.fr : créer un permis de travail pluriannuel pour les travailleurs saisonniers, tout en harmonisant les politiques de visa du travail au niveau européen, pour encadrer légalement des flux qui existent de fait.
Faisabilité : réalisable sous conditions Droit de l'UEContraire au droit de l'UEVérifications et bilans sur l'immigration
Vérifications de faits
- Trompeur Éric Zemmour « Un renvoi des étrangers en situation régulière au chômage depuis six mois à un an pourrait s'appuyer sur l'ordonnance du 2 novembre 1945 (annoncé les 22-23 septembre 2026). 20 Minutes (Fake Off) est arrivé à la même conclusion (« approximation historique et juridique ») ; verdict retenu ici : Les Décodeurs. » Les Décodeurs (Le Monde) et historiens du droit, via Elections2027.com a jugé cette affirmation trompeuse le 22 septembre 2026.
- Imprécis Édouard Philippe « Dans une tribune au Figaro (10 août 2026) puis lors d'un déplacement à Mayotte, Édouard Philippe a affirmé vouloir « suivre la voie du contrôle et de la fermeté pour faire respecter nos lois françaises et nos règles européennes » tout en proposant de suspendre l'enregistrement des nouvelles demandes d'asile face à une « situation exceptionnelle » ; Les Surligneurs a qualifié la mesure « impossible » au regard de la Constitution, de la convention de Genève et du droit de l'Union européenne (verdict maison hors échelle vrai/imprécis/trompeur/faux). » Les Surligneurs a jugé cette affirmation imprécise le 24 août 2026.
- Imprécis Bruno Retailleau « Bruno Retailleau annonce qu'il rétablira des contrôles à la frontière avec l'Espagne si celle-ci persiste dans sa régularisation massive de sans-papiers. » Public Sénat a jugé cette affirmation imprécise le 21 avril 2026.
- Faux Éric Zemmour « Emmanuel Macron a fait entrer 2 millions d'immigrés supplémentaires en France pendant son premier quinquennat (déclaration du 10 avril 2022). » Les Décodeurs (Le Monde) et démographes (Michèle Tribalat, Hervé Le Bras) : le calcul ignore le solde migratoire (départs et décès) et confond entrées brutes et variation nette de population immigrée a jugé cette affirmation fausse le 1 janvier 2023.
Bilan de mandats passés
- ✓ tenue Jean-Luc Mélenchon Opposition constante, au programme comme au vote, à l'allongement de la rétention administrative des personnes sous OQTF et à l'extension des CRA. (chef de file de La France insoumise (groupe parlementaire ; jamais élu à l'exécutif), 2026) : tenue.
- ◐ partielle Bruno Retailleau Porter la durée maximale de rétention administrative de 90 à 210 jours pour les étrangers condamnés pour des faits graves. (Ministre de l'Intérieur, 2025) : partielle.
- ✓ tenue Bruno Retailleau Durcir par circulaire les critères de la naturalisation par décret et des régularisations exceptionnelles (admission exceptionnelle au séjour). (Ministre de l'Intérieur, 2025) : tenue.
- ✕ non tenue Gabriel Attal Réforme de l'Aide médicale d'État (AME) par voie réglementaire, sur la base du rapport Évin-Stefanini, annoncée « avant l'été 2024 » lors de sa déclaration de politique générale. (Premier ministre, 2024) : non tenue.
- ◐ partielle Bruno Retailleau Faire baisser l'immigration irrégulière et exécuter davantage d'obligations de quitter le territoire français (OQTF), après avoir fixé comme objectif, dès sa prise de fonction, de mettre fin à la hausse des entrées (470 000 étrangers supplémentaires constatés l'année précédente). (Ministre de l'Intérieur, 2024) : partielle.
- ✓ tenue Bruno Retailleau Suspendre l'examen par l'Ofpra des demandes d'asile des ressortissants syriens. (Ministre de l'Intérieur, 2024) : tenue.
- ✕ non tenue Bruno Retailleau Faire baisser le niveau global de l'immigration régulière vers la France. (Ministre de l'Intérieur, 2024) : non tenue.
- ◐ partielle Nicolas Dupont-Aignan Voter contre le projet de loi immigration, qu'il a qualifié d'« arnaque » et de texte qui « fait semblant » de réformer. (Député de l'Essonne (non inscrit), 2023) : partielle.
- ◐ partielle Gabriel Attal Réduire de 30 à 50 % les visas délivrés à l'Algérie, au Maroc et à la Tunisie pour faire pression sur ces pays afin qu'ils délivrent davantage de laissez-passer consulaires nécessaires à l'exécution des OQTF. (Porte-parole du gouvernement, 2021) : partielle.
- ◐ partielle Édouard Philippe Loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie » (loi Collomb, 2018) : réduire les délais de traitement de l'asile et rendre les éloignements plus efficaces. (Premier ministre, 2018) : partielle.